Ombre milieu
PARTAGEONS LES POINTS
 
Ombre haut
Ombre bas
 














































 

> Résultats de la recherche

7IG

Zhi zheng




> LOCALISATION

Chamfrault :

5 cun au-dessus du poignet, sur la face postérieure de l’avant-bras, sur le cubitus.

Soulié de Morant :

Bord cubital de l’avant-bras, 4 TDD au-dessus du poignet, entre rebord antérieur du cubitus et cubital, à l’angle du cubital antérieur et du rebord supérieur d’une masse transverse, dans un creux, 2 larges TDD en arrière de Yang lao (6IG), 2 TDD sous Xiao hai (8IG), séparé par le méplat du cubitus de San yang luo (8TR).

Pékin :

5 cun au-dessus du poignet, sur la ligne reliant Yang gu (5IG) à Xiao hai (8IG).

Shanghai :

5 cun au-dessus de Yang gu (5IG), au bord du cubitus.

Duron-Borsarello :

5 cun au-dessus de l’articulation du poignet, sur le bord interne du cubitus, dans un creux de l’os.

Nguyen van Nghi :

5 cun au-dessus de Yang gu (5IG), sur le bord cubital de l’avant-bras.

Dacheng :

5 cun en arrière du poignet.

Sun Simiao :

5 cun au-dessus du pli du poignet. Une branche collatérale de shou taiyang en part pour rejoindre le shaoyin.

Jiayi jing :

III-29 : « Les seize points du taiyang de main aux membres supérieurs1 »
在肘後(一本作腕後)五寸,別走少陰者。
« Il se situe à cinq pouces en arrière du poignet. Un trajet se sépare vers (別走 bie zou) le shaoyin ».
1. Littéralement : « Les seize points du taiyang de main arrivant au bras ».


> TECHNIQUES DE PUNCTURE

Chamfrault/Dacheng :

0,3 cun selon Tongren.

Pékin/Shanghai :

Perpendiculaire, 0,5 à 0,8 cun.

Nguyen van Nghi :

Verticale, 0,5 à 0,8 cun.

Jiayi jing :

III-29 : « Les seize points du taiyang de main aux membres supérieurs1 »
刺入三分,留七呼,灸三壯。
« On le puncture à 0,3 pouce de profondeur et on laisse l’aiguille pendant sept expirations. On y fait trois cônes de moxa. »
1. Littéralement : « Les seize points du taiyang de main arrivant au bras ».


> FONCTIONS

Chamfrault :

C’est un point mu de l’estomac.
Point de vaisseau secondaire vers le méridien SSYi/C à puncturer avec le point Shen men (7C) dans les symptômes de troubles de vaisseau secondaire de méridien SSYi/C.

Soulié de Morant :

Point de passage entre intestin grêle et coeur (Tong li 5C à IG).
Agit sur intestin grêle, cerveau et moelle épinière, nuque, épaule, avant-bras et main.

Duron-Borsarello :

Vide d’énergie (tonifier). Craint le froid (tonifier).

Nguyen van Nghi :

Point luo du méridien d’où partent les vaisseaux luo. Le luo transversal va au méridien SSYi/C.
Point de contrôle de la partie profonde du méridien.
Point considéré comme le point mu de l’estomac.

Gérard Guillaume-Mach Chieu :

Dissipe le vent. Libère le biao, perméabilise les méridiens, vivifie le luo.
Apaise le coeur et calme le shen.

Lingshu :

LS 5 : « Racines et nœuds » / Jiayi jing II-5 : « La cime et le tronc d’enracinement des douze méridiens »
手太陽根於少澤,溜於陽谷,注於小海,入於天窗,支正也 [] 此所謂十二經者,盛絡皆當取之。
« Le taiyang de main s’enracine (根 gen) à Shao ze (1IG), s’écoule (溜 liu) à Yang gu (5IG), se déverse (注 zhu) à Xiao hai (8IG)1, entre (入 ru) à Tian chuang (16IG) [on pense qu’il s’agit d’une erreur] et Zhi zheng (7IG)2 […] Quand un luo est plein (盛 sheng), il faut le traiter. »
1. Le texte original dit shaohai. La présente édition chinoise l’a corrigé d’après les textes du Jiayi jing et du Suwen.
2. Le Taisu dit : « En ce qui concerne les points shu, il s’agit des six méridiens (脈 maiyang qui s’écoulent par 井 jing, 榮 ying, 輸 shu, 原 yuan, 經 jing, 合 hesuivant l’ordre des cinq éléments (五行 wuxing) et leur arrivée au corps en fait l’extrémité. Ici, [le trajet] des six yang de main et de pied, qui montent de la racine jusqu’à l’entrée, s’écoulent, se déversent et circulent en montant, présente une certaine différence avec le trajet des chapitres Benshu et Mingtang. Ici, les points où l’on dit « s’enraciner » (根 gen) correspondent tous aux points de sortie de ces deux derniers textes. Ici, les points où l’on dit « s’écouler » (溜 liu) correspondent tous aux points de passage. Seul le point où s’écoule le taiyang de main ne passe pas à Wan gu (4IG), mais se déplace vers le [point] Yang gu (5IG) qui correspond dans ces textes à un point d’écoulement abondant ; il semble que ce soit le seul méridien qui diffère. Ici, les points où l’on dit « se déverser » correspondent tous aux points d’écoulement abondant de ces textes ; seul le yangming de pied ne correspond pas au [point] Xie xi (41E) d’écoulement abondant, mais se déplace vers le [point] de réunion Xia ling (36E) ; comme plus haut, c’est le seul méridien qui diffère. Ici, les points où l’on dit « entrer » diffèrent tous des points de ces textes. Les six méridiens yang partent tous des doigts de la main et du pied en tant qu’enracinement et montent établir une liaison (絡 luo) jusqu’à la ramification du grand luo qu’on appelle « l’entrée ». Il y a deux endroits d’entrée […] ; seuls les yangming de main et de pied arrivent en avant du cou aux [points] Ren ying (9E) et Fu tu (18GI). L’endroit où sort le trajet d’écoulement s’appelle 井 jing (puits) ; ici, il s’appelle racine, [car] le puits est le lieu d’où sort l’eau ; c'est pourquoi la racine équivaut au puits (井 jing). »


- LS 6 : « Durée de vie, dur et mou » / Jiayi jing VI-6 : « Importante discussion sur l’examen de la forme corporelle à l’extérieur et à l’intérieur, des jeunes et des vieux, des gras et des maigres et sur la clarté d’esprit le matin et l’aggravation le soir chez les malades »
病在陰之陽者,刺絡脈。
« Lorsque la maladie est dans le yang de yin, on puncture les [points] luo des yang1. »
1. Le Lingshu zhuzheng fawei dit : « Ceci veut dire que lorsque les cinq organes sont malades et que [la maladie] se situe dans la peau, on doit puncturer le [point] luo des méridiens yang ». Le Lingshu jizhu dit : « La maladie est dans le yang de yin signifie qu’à l’intérieur les six entrailles sont malades, c'est pourquoi on doit puncturer les vaisseaux luo. ». Le Leijing dit : « Le yang de yin désigne une maladie yin dans le yang. On doit puncturer les vaisseaux luo car les vaisseaux luo sont superficiels et se trouvent tous en zone yang. »

- LS 10 : « Les méridiens (經脈 jingmai) / Jiayi jing II-1 (2) : « Les douze méridiens, les luo et les branches distinctes »
手太陽之別,名曰支正。上腕五寸,內注少陰;其別者,上走肘,絡 肩。實則節弛肘廢;虛則生,小者如指痂疥。取之所別也 [] 凡此十五絡者,實則必見,虛則必下。視之不見,求之上下。人經不同,絡脈亦所別也。
« Le 絡 luo (別 bie)1 du taiyang de main s’appelle Zhi zheng (7IG). [Il se sépare] à cinq distances au-dessus du poignet pour aller vers l’intérieur se verser dans le shaoyin. Son [trajet] séparé monte au coude et se lie (絡 luo) à la partie supérieure de l’articulation de l’épaule. En cas de plénitude, les articulations sont relâchées (弛 shi) et les coudes sont paralysés (廢 fei)2 ; en cas de vide apparaissent des verrues, petites et [nombreuses] comme les croûtes de la gale entre les doigts3. On le traite à l’endroit où il se sépare [de son méridien] […] Chacun de ces quinze luo4, en cas de plénitude, est obligatoirement visible ; en cas de vide, ils sont obligatoirement enfoncés. Quand ils ne sont pas visibles, on les cherche en avant et en aval [du point luo, car] les méridiens (經 jing) des hommes n’étant pas identiques, les vaisseaux luo sont également différents5. »
1. Ici le 絡 luo est appelé 別 bie ce qui veut dire « se séparer » ou « trajet séparé ». À ce sujet, le Lingshu zhuzheng fawei dit : « Or [ici] on ne dit pas 絡 luo mais 別 bie parce qu’au niveau de ce point [le luo] se sépare de son méridien propre pour aller au méridien voisin ».
2. Le Lingshu jizhu dit : « Le [méridien] de l’intestin grêle taiyang de main régit les liquides organiques 絡液 ye : en cas de plénitude, les liquides 津液 jinye sont retenus, stagnent et ne peuvent plus irriguer les os, c’est pourquoi les articulations se relâchent et les coudes sont paralysés ».
3. Le Lingshu shi dit : « Ceci veut dire que les verrues poussent nombreuses comme les croûtes de la gale entre les doigts ».
4. Le Lingshu zhuzheng fawei dit : « Ce chapitre (LS 10) compte quinze méridiens luo avec le changqiang du dumai et le weiyi du renmai [tandis que] le Nanjingcompte quinze méridiens luo avec les luo du yangqiao et du yinqiao. [Ce dernier] ignore totalement que c’est par les vaisseaux luo que le dumai gouverne les yanget que le renmai gouverne les yin ; c’est encore le Lingshu qui a raison. » Le Leijing écrit : « Dans ce chapitre, le luo (別 bie) de taiyin de pied s’appelle gongsun, mais il y a aussi le grand luo de la rate qui s’appelle dabao, le luo (別 bie) de yangming de pied s’appelle fenglong, mais dans [le chapitre] "Sur la respiration et le pouls du sujet sain" (Suwen 18), il y a aussi le grand luo de l’estomac qui s’appelle xuli. Cependant, chaque méridien n’a qu’un seul luo, mais la rate et l’estomac en ont chacun deux, car la rate et l’estomac sont l’origine (本 ben) des organes et des entrailles et les douze méridiens en reçoivent tous le souffle. On compte en tout seize luo. »
5. Le Taisu dit : « En cas de plénitude, le sang remplit les vaisseaux, c'est pourquoi [ils sont] obligatoirement visibles ; en cas de vide, le sang manque dans les vaisseaux, c'est pourquoi ils s’enfoncent obligatoirement. Les vaisseaux enfoncés sont difficiles à voir, c'est pourquoi on les cherche en amont ou en aval. L’homme est doté du souffle et du corps, aucune partie ne peut être identique [chez les sujets différents], comment serait-il possible qu’il y ait des méridiens et des luo identiques ? C'est pourquoi il faut les chercher en amont et en aval et alors on peut les voir. »

Remarque personnelle : Ordre de citation des méridiens luo dans le Jiayi jing et le Lingshu :
P – C – MC – IG – GI – TR – V – VB – E – Rt – Rn – F – VC – VG – 21Rt 

Jiayi jing :

III-29 : « Les seize points du taiyang de main aux membres supérieurs1 »
支正,手太陽絡。
« Le [point] Zhi zheng (7IG) est le [point] luo du taiyang de main. »
1. Littéralement : « Les seize points du taiyang de main arrivant au bras ».

Jean Marc Kespi :

Ce point luo :
- Régularise l’intérieur et l’extérieur au niveau de STYg.
- Résonne sur le méridien couplé SSYi.
- Gouverne les moyens de contact dépendant du luo longitudinal à savoir le membre supérieur et la peau.
Il est de plus utilisé unilatéralement dans les atteintes controlatérales du ZJYi.

Jean Marc Eyssalet :

Connaissance de l’acupuncture : Intestins, labyrinthes et métamorphoses – 2008
Shou taiyang qui reçoit le « trouble du yang » (LS40) est le niveau privilégié où ce dernier pourra être modulé, mis en mouvement ou dispersé. C’est le cas du 3IG, 後谿 Hou xi, « Vallée postérieure », point de tonification et point shu du shou taiyang, qui fait circuler les stagnations intestinales (flatulences, selles graisseuses) en même temps qu’il ouvre l’énergie du vaisseau gouverneur, dumai, traitant l’épilepsie et les convulsions, symptomatiques d’une montée du « trouble » au niveau du cerveau. C’est aussi le cas du 7IG, 支正 Zhi zheng, « Branche régulière », point luo utilisé aussi bien dans la boulimie que dans l’état maniaque ou la dépression. C’est encore celui du 8IG, 小海 Xiao hai, « Petite mer », point de dispersion qui traite aussi bien les inflammations buccales que la folie agitée ou l’épilepsie de la forme « cri du mouton ».


> SYMPTOMATOLOGIE

Signes généraux

Chamfrault :

Fièvre avec douleur au cou. Grande soif et raideur du cou (torticolis).
Toutes sortes de tuberculose. Éblouissements.

Soulié de Morant :

Congestion de la face aisée. Rougit facilement.
En tant que point luo : Point de passage entre intestin grêle et coeur (Tong li 5C à IG) :
Excès : articulations douloureuses ou contractées.
Insuffisance : orgelet ou verrue.

Duron-Borsarello :

Vide d’énergie, craint le froid.
Migraines. Éblouissements.

Dacheng :

Vide dû au Vent avec peur et tristesse, folie calme ou folie agitée, asthénie, faiblesse des quatre membres, contracture du coude et difficulté à fermer la main. Signes précurseurs de la maladie de la chaleur : lombalgie, cervicalgie, polydipsie, raideur de la nuque, tumeur cutanée bénigne de la face. Vertiges.

En tant que point luo :
Plénitude : articulations relâchées (disperser).
Vide : petits furoncles et dermatoses (tonifier).

Sun Simiao :

Chaleur généralisée, douleur et raideur de la nuque, frissons. Chaud et froid. Fièvres intermittentes dues au vent. Maladie de la chaleur précédée d’endolorissement des cuisses et des reins, tendance à avoir soif.

Psychisme

Chamfrault :

Peureux. Folie. Gémissements.

Soulié de Morant :

Refoulement d’énergie par sentiments. Par choc : vide, peur, émotivité, dépression. Chagrin, regrets. Affaiblissement et décadence de nerfs et cerveau. Appréhension surexcitée, paroles surexcitées.

Pékin :

Troubles mentaux.

Nguyen van Nghi/Roustan :

Neurasthénie. Maladies mentales.

Dacheng :

Peur, tristesse, folie calme ou folie agitée par vide dû au vent.

Sun Simiao :

Démence verbale. Frayeur et peur.

Jean Marc Kespi :

Trac.

Neurologie

Duron-Borsarello :

Épilepsie. Congestion cérébrale.

Sun Simiao :

Trismus.

Ophtalmologie

Chamfrault :

Petite tumeur aux yeux.

Soulié de Morant :

Orgelet (compère-loriot) (tonifier).

Dacheng :

Troubles de la vue.

ORL

Sun Simiao :

Inflammation de la gorge, angine.
Surdité.

Stomatologie

Soulié de Morant :

Maxillaire et dessous menton opposé : enflure, douleur.

Dermatologie

Soulié de Morant :

Visage : miliaire, petites élevures blanches opposées (tonifier). Verrues (tonifier).

Dacheng :

Tumeur cutanée bénigne de la face (signe précurseur de la maladie de la chaleur). Petits furoncles, dermatoses (en cas de vide).

Pneumologie

Sun Simiao :

Toux avec glaires. Toux, inversion et remontée du souffle. Toux et inversion du souffle.

Digestif

Sun Simiao :

Vomissements glaireux.

Endocrinologie

Chamfrault :

Grande soif et raideur du cou.

Soulié de Morant :

Diabète floride (aime manger, engraisse, soif) (tonifier).

Dacheng :

Polydipsie (signe précurseur de la maladie de la chaleur).

Appareil locomoteur

Chamfrault :

Quatre membres faibles. Contracture du bras et du coude qui ne peut être fléchi. Impossibilité de serrer le poing. Douleur aux dix doigts.

Soulié de Morant :

Toutes articulations raides ou contractées, douleurs ou spasmes (disperser).
Épaule postérieure et membre supérieur (faiblesse). Main ne serre pas, ou douleur ou contracture (disperser). Articulations des doigts : enflées, ou douleur aiguë, ou contracture ou flaccidité (disperser).

Pékin :

Raideur de la nuque.
Douleur du coude, du bras et des doigts.

Roustan :

Contracture du cou. Douleur du coude et du bras.

Duron-Borsarello :

Douleur du coude avec oedème. Douleur du coude, ne peut serrer le poing.
Rhumatisme de la hanche.

Nguyen van Nghi :

Raideur du cou.
Douleur du coude. Douleur du bras. Acromélalgie.

Dacheng :

Articulations relâchées (en cas de plénitude). Faiblesse des quatre membres.
Contracture du coude et difficulté à fermer la main (vide dû au Vent). Acromélalgie.
Lombalgie. Cervicalgie, raideur de la nuque (signes précurseurs de la maladie de la chaleur).

Sun Simiao :

Torticolis avec douleur de la nuque et gonflement du cou.


> SYMPTOMATOLOGIE DANS LES TEXTES

Suwen :

- SW 28 : « Discussion générale sur le vide et le plein »
驚脈五:針手太陰各五,刺經太陽五,刺手少陰經絡傍者一,足陽明一,上踝五寸刺三針。« Dans les convulsions, on fait cinq piqûres en dispersion au Yang ling quan (34VB) et au Jing qu (8P) du poumon, au Yang gu (5IG) de l’intestin grêle, au Zhi zheng (7IG) (liaison au coeur), une au Jie xi (41E) de l’estomac et trois au Zhu bin (9Rn) à 5 cun au-dessus de la cheville. »
Note de Husson : Les noms des points, parfois en désaccord avec Wang Bing, sont ceux que donne le commentaire moderne Bai Hua Jie.

- SW 28 : « Discussion générale sur le vide et le plein »
腹暴滿,按之不下,取手太陽經絡者,胃也募也。少陰俞去脊椎三寸傍五,用圓利針。
« Dans la réplétion soudaine du ventre que le massage ne peut vaincre, on prend le point de liaison du taiyang de bras qui est le "collecteur" (mu) de l’estomac1 et le shu du rein2 à 1,5 cun de chaque côté du rachis. On fait cinq piqûres à l’aiguille n°6. »
1. Zhi zheng (7IG) pour Chamfrault, Zhong wan (12VC) pour Husson (!)
2. Shen shu (23V).

Lingshu :

- LS 10 : « Les méridiens (經脈 jingmai) / Jiayi jing II-1 (2) : « Les douze méridiens, les luo et les branches distinctes »
手太陽之別,名曰支正。上腕五寸,內注少陰;其別者,上走肘,絡 肩。實則節弛肘廢;虛則生,小者如指痂疥。取之所別也。
« Le 絡 luo (別 bie)1 du taiyang de main s’appelle Zhi zheng (7IG). [Il se sépare] à cinq distances au-dessus du poignet pour aller vers l’intérieur se verser dans le shaoyin. Son [trajet] séparé monte au coude et se lie (絡 luo) à la partie supérieure de l’articulation de l’épaule. En cas de plénitude, les articulations sont relâchées (弛 shi) et les coudes sont paralysés (廢 fei)2 ; en cas de vide apparaissent des verrues, petites et [nombreuses] comme les croûtes de la gale entre les doigts3. On le traite à l’endroit où il se sépare [de son méridien]. »
1. Ici le 絡 luo est appelé 別 bie ce qui veut dire « se séparer » ou « trajet séparé ». À ce sujet, le Lingshu zhuzheng fawei dit : « Or [ici] on ne dit pas 絡 luo mais 別 bie parce qu’au niveau de ce point [le luo] se sépare de son méridien propre pour aller au méridien voisin ».
2. Le Lingshu jizhu dit : « Le [méridien] de l’intestin grêle taiyang de main régit les liquides organiques 絡液 ye : en cas de plénitude, les liquides 津液 jinye sont retenus, stagnent et ne peuvent plus irriguer les os, c’est pourquoi les articulations se relâchent et les coudes sont paralysés ».
3. Le Lingshu shi dit : « Ceci veut dire que les verrues poussent nombreuses comme les croûtes de la gale entre les doigts ».


- LS 21 : « Les maladies du froid et de la chaleur » / Jiayi jing VIII-1 (1) : « La transmission des maladies dans les cinq organes et les accès de frissons et de fièvre »
風感則為寒熱。皮寒熱,皮不可附席,毛髮焦,鼻槁臘,不得汗,取三陽之絡,補手太陽。
« Les atteintes (感 gan) par le vent provoquent des frissons et de la fièvre1. Dans les frissons et la fièvre de la peau2, la peau [est tellement douloureuse que] l’on ne peut pas toucher la natte, les poils et les cheveux sont comme calcinés, le nez est extrêmement desséché3 et l’on n’arrive pas à transpirer. On traite le [point] luo du troisième yang et on tonifie le taiyin de main4. »
1. Cette phrase provient du texte correspondant du Jiayi jing VIII-1 (1).
2. Les frissons et la fièvre de la peau, des muscles et des os correspondent aux frissons et à la fièvre provoqués par le degré de pénétration du vent pervers dans le corps.
3. Remarque : Le Jiayi jing emploie un terme différent (voir vol 2, p 404) du Lingshu qui utilise 槁 gao.
4. Le Lingshu zhuzheng fawei dit : « Il faut traiter Fei yang (58V) qui est le point luo du méridien de la vessie taiyang de pied en le dispersant, car le taiyang est le troisième yang. Il faut aussi traiter Lie que (7P) qui est le point luo du méridien du poumon du taiyin de main en le tonifiant ». Pour notre part, nous serions tenté de voir comme point luo du troisième yang le point Zhi zheng (7IG) du taiyang de main, car ce point a une action importante sur la peau.


 LS 22 : « Démences » / Jiayi jing XI-2 : « Folie furieuse et épilepsie provoquées par un jueyang et une grande frayeur »
癲疾始生,先不樂,頭重痛,直視,舉目赤甚,作極已而煩心,候之於顏,取手太陽、太陰,血變而止。
« Lorsque l’épilepsie (癲疾 dianji) est sur le point de se produire, on est d’abord mélancolique (不樂 bule), la tête est lourde et douloureuse, le regard se lève vers le haut (視舉 shiju) et les yeux sont rouges. Après un accès extrême*, [le malade] est angoissé (煩心 fanxin). [Pour en faire le diagnostic] on observe le front [du malade]1. On traite les taiyangyangming et taiyin2 de main et l’on arrête lorsque le sang change [de couleur]3 ».
* Le texte correspondant du Jiayi jing traduit le même terme ji 極 par « interne » au lieu de « extrême ».
1. Le Leijing dit : « Pour en faire le diagnostic, on observe le front [du malade], [car] la couleur du pervers doit obligatoirement y apparaître. »
2. Le 
Leijing dit : « Il faut traiter les points Zhi zheng (7IG) et Xiao hai (8IG) du taiyang de main, Pian li (6GI) et Wen liu (7GI) du yangming de main ainsi que Tai yuan (9P) et Lie que (7P) du taiyin de main ».
3. Le 
Leijing dit : « [Lorsque l’on] disperse en éliminant le sang pervers, il faut attendre que la couleur du sang change et ensuite arrêter [le traitement par] les aiguilles ».

Jiayi jing :

- VII-1 (3) : « Atteintes par le froid et maladies fébriles produite par l’affection des six méridiens »
振寒熱,頸項腫,實則肘攣,頭項痛,狂易,虛則生疣,小者痂疥,支正主之。
« Les tremblements dus au froid avec frissons et fièvre, gonflement du cou et de la nuque et, en cas de plénitude, spasmes du coude, chaleur à la tête et à la nuque et démence furieuse facile ou, en cas de vide, apparition de verrues, les petites étant comme des croûtes galeuses relèvent du [point] Zhi zheng (7IG). »

- VII-5 : « Les trois (types) de malaria causée par la permutation du yin et du yang » / SW 35 : « Discussion sur les malarias »
風瘧,支正主之。
« La malaria du vent relève du [point] Zhi zheng (7IG). »


- IX-7 : « Ballonnements, plénitude abdominale, borborygmes et souffle court provoqués par les maladies qui atteignent la rate, l’estomac et le gros intestin » / SW 28 : « Discussion générale sur le vide et le plein »
腹暴痛滿,按之不下,取太陽經絡血者則已。又刺少陰(一本作少陽)去脊椎三寸傍五,用員利針,刺已如食頃久立已。
« Dans les douleurs soudaines au ventre avec plénitude qui ne diminuent pas quand on appuie dessus, on traite les 絡 luo congestionnés1 des méridiens taiyang et elles cesseront2. On puncture également à cinq reprises les [points] 俞 shu du shaoyin [une autre version écrit les [points] shu du shaoyang] qui son éloignés [l’un de l’autre] de trois distances des deux côtés de la colonne vertébrale ; on utilise l’aiguille ronde et pointue (圓利針 yuanlizhen)3 et la douleur disparaîtra dans un délai égal au temps d’un repas ».
1. Il s’agit d’une accumulation avec obstruction des vaisseaux luo qui entraîne une stagnation de sang et des ecchymoses.
2. Le texte correspondant du Suwen dit : " On traite les luo du méridien taiyang de main, le [point] mu de l’estomac". Les commentaires de ce texte divergent. Le Leijing dit : "Le luo du méridien taiyang désigne le [méridien] luo du méridien taiyang de main, c’est à dire le [point] Zhong wan (12VC) du renmai qui est le [point] mu de l’estomac. Le [point] Zhong wan c’est l’endroit d’où partent les méridiens taiyang et shaoyang de main, ainsi que le yangming de pied. C’est pourquoi on dit le luo du méridien taiyang". Par contre, le Suwen jizhu interprète le mot luo comme le point luo du taiyang de main, c’est à dire le [point] Zhi zheng (7IG). Quant au Taisu, il fait référence au taiyang de pied. Aussi, la présente édition chinoise traduit ainsi : "Il faut puncturer les luo noués des taiyang de main et de pied et les faire saigner."
3. Le Leijing explique que le [point] shu du shaoyin est le point Shen shu (23V) du méridien taiyang de pied et qu’on le puncture [ici] parce qu’il est la barrière de l’estomac. Il se situe à 1,5 pouce des deux côtés de la colonne vertébrale, c’est pourquoi le texte dit "trois pouces". L’aiguille ronde et pointue est la 6ème aiguille (Lingshu 1).


- XI-2 : « Folie furieuse et épilepsie provoquées par un jue yang et une grande frayeur »
狂易,魚際及合谷、腕骨、支正、少海、崑崙主之。
« La folie (狂易 kuangyi) relèvent des [points] Yu ji (10P), He gu (4GI), Wan gu (4IG), Zhi zheng (7IG), Shao hai (8IG) et Kun lun (60V). »

- XII-11 : « Diverses maladies infantiles / SW 28 : « discussion générale sur le vide et le plein »
驚癇脈五,針手足太陰各五,刺經太陽者五,刺手足少陰經絡傍者一,足陽明一,上踝五寸刺三針。
« Dans les convulsions infantiles (驚癇 jingxian), on puncture les cinq méridiens suivants : les taiyin de main et de pied1, chacun cinq fois lorsqu’on puncture le méridien ; le taiyang2, cinq fois ; le shaoyin de main à côté du luo du méridien, une fois3 ; le yangming de pied4, une fois ; [le shaoyang de pied] à cinq distances au-dessus de la malléole5, trois fois. »
1. Seulement le taiyin de main selon Suwen et Taisu
2. Taiyang de pied selon Taisu et Wang Bing, taiyang de main selon Suwen zhuzheng fawei et Leijing
3. Selon Wang Bing, il s’agit de Zhi zheng (7IG). Selon Leijing il s’agit du point jing (passage) du shaoyin de main nommé Ling tai (nom du 10VG !) ; le point jing (passage) du shaoyin de main se nomme Ling dao (4C). Selon Wu Kun : « lorsque l’on dit à côté de tel méridien, [cela signifie que] ce n’est ni le méridien, ni un point, [mais qu’il faut] traiter les sunluo ».
4. Point Jie xi (41E) selon Wang Bing, Suwen zhuzheng fawei et Leijing.
5. Le nom du méridien a été rajouté car, selon Wang Bing et Leijing, il s’agit du point Guang ming (37VB). Cependant, d’après Suwen zhuzheng fawei, il s’agit du point Zhu bin (9Rn).


> OBSERVATIONS