Ombre milieu
PARTAGEONS LES POINTS
 
Ombre haut
Ombre bas
 














































 

> Résultats de la recherche

16IG

Tian chuang



Noms secondaires

Chuang long


Chuang long


Chuang long


Chuang long


(d'après Lingshu)

Tian long


(d'après Xun jing)

Tian chuang


(d'après Jiayi jing)

Chuang long


(d'après Jiayi jing)

> LOCALISATION

Chamfrault :

En arrière du sterno-cléido-mastoïdien, sous l’angle du maxillaire inférieur, derrière Fu tu (18GI).

Soulié de Morant :

Région latérale du cou, 3 TDD sous la mastoïde, à l’angle du rebord postérieur du sterno-cléido-mastoïdien et du rebord inférieur et postérieur de l’apophyse latérale de la 2ème vertèbre cervicale (axis), dans un creux, 2 TDD sous et en arrière de Tian rong (17IG), environ 4 TDD au-dessus de Jian zhong shu (15IG), 1 TDD sous et en avant de Tian yu (16TR), 2 TDD au-dessus de Tian ding (17GI), 3 TDD sous Yi feng (17TR).

Pékin :

Au bord postérieur du muscle sterno-cléido-mastoïdien, à 0,5 cun en arrière de Fu tu (18GI).

Shanghai :

Au même niveau que la pomme d’Adam et à 3,5 cun en de hors d’elle, 0,5 cun en arrière de Fu tu (18GI).

Duron-Borsarello :

Derrière le sterno-cléido-mastoïdien, dans la cavité où l’on sent l’artère.

Nguyen van Nghi :

3,5 cun en dehors de la pomme d’Adam, sur le bord postérieur du SCM, derrière le Fu tu (18GI).

Dacheng :

Dans une courbe du grand tendon du cou, dans un creux où une artère bat.

Sun Simiao :

Dans une dépression sous l’angle du maxillaire inférieur et sur l’artère de la carotide, après Fu tu (18GI).

Lingshu :

LS 2 : « Les points shu des quatre membres »
手太陽當曲頰。
« [Pour le méridien] taiyang de main, [le point Tian chuang (16IG) se trouve] juste [au-dessous de] l’angle de la mâchoire inférieure. »

Jiayi jing :

III-12 : « Les dix-sept points du cou »
天窗,一名窗籠1,在曲頰下,扶突後,動脈應手陷者中
« Le [point] Tian chuang (16IG), qui s’appelle aussi Chuang long, se situe sous l’angle du maxillaire inférieur, derrière le [point] Fu tu (18GI), dans un creux où l’on sent battre une artère sous la main. »
1. Le Jiayi jing écrit 天窓 et 窓籠. 窓 est un caractère qui n’est pas retrouvé dans le Grand Ricci mais que nous avons développé dans IDEOGRAMMES (NdA)


> TECHNIQUES DE PUNCTURE

Chamfrault :

0,3 cun selon Tongren. 0,6 cun selon Suwen.

Pékin/Shanghai :

Perpendiculaire, 0,5 à 1 cun.

Nguyen van Nghi :

Verticale, 0,5 à 1 cun.

Jiayi jing :

III-12 : « Les dix-sept points du cou »
刺入六分,灸三壯。
« On le puncture à 0,6 pouce de profondeur et on y fait trois cônes de moxa. »


> FONCTIONS

Soulié de Morant :

Agit sur intestin grêle, foie, oeil latéral et oreille, gorge, épaule postérieure, anus.

Nguyen van Nghi :

Point « fenêtre du ciel » à puncturer lorsque l’énergie ne peut gagner l’extrémité céphalique.

Gérard Guillaume-Mach Chieu :

Dissipe le vent. Vivifie les luo.
Calme le shen. Nourrit le coeur.
Selon Tai yi shen zhen :
Élimine le vent et la chaleur, libère la stagnation de froid.
Supprime le gonflement et la douleur de la gorge.

Lingshu :

LS 2 : « Les points shu des quatre membres »
Après avoir énuméré les trajets des méridiens principaux des cinq organes et des six entrailles (le méridien du coeur n’est pas cité) dans l’ordre : P – MC – F – Rt – Rn – V – VB – E – TR – IG – GI, le texte parle des points fenêtre du ciel en ces termes :
缺盆之中,任脈也,名曰天突。一次,任脈側之動脈足陽明也,名曰人迎;二次脈,手陽明也,名曰扶突;三次脈,手太陽也,名曰天窗;四次脈,足少陽也,名曰天容五次脈,手少陽也,名曰天牖;六次脈,足太陽也,名曰天柱;七次脈,頸中央之脈,督脈也,名曰風府。腋內動脈手太陰也,名曰天府。腋下三寸手心主也,名曰天池。
« Au milieu des creux sus-claviculaires (缺盆 quepen), c’est le [méridien] renmai [où se situe] le point appelé Tian tu (22VC). Des deux côtés du renmai, sur la première rangée [verticale], là où il y a un vaisseau qui bat, c’est le [méridien] yangming de pied [où se situe] le point appelé Ren ying (9E) ; sur la deuxième rangée, c’est le [méridien] yangming de main [où se situe] le point appelé Fu tu (18GI) ; sur la troisième rangée, c’est le [méridien] taiyang de main [où se situe] le point appelé Tian chuang (16IG) ; sur la quatrième rangée, c’est le [méridien] du shaoyang de pied [où se situe] le point appelé Tian rong (17IG) ; sur la cinquième rangée, c’est le [méridien] du shaoyang de main [où se situe] le point appelé Tian you (16TR) ; sur la sixième rangée, c’est le [méridien] du taiyang de pied [où se situe] le point appelé Tian zhu (10V) ; sur la septième rangée, en plein milieu (中央 zhong yang) de la nuque, c’est le [méridien] dumai [où se situe] le point appelé Feng fu (16VG). À l’intérieur des aisselles, là où il y a un vaisseau qui bat, c’est le [méridien] taiyin
 de main [où se situe] le point appelé Tian fu (3P). Trois pouces au-dessous des aisselles, c’est le [méridien] ministre du coeur de main [où se situe] le point appelé Tian chi (1MC). »
1. Commentaire de Nguyen van Nghi : « Le Tian rong (17IG) appartenant au zu shaoyang » a été l’objet de discussion au cours des siècles. Le paragraphe décrit la localisation des points cervicaux et nucaux ». Par conséquent, nous ne pensons pas qu’il s’agisse d’une erreur d’impression car le Tian chong (9VB) est situé au crâne et non au cou. Nous penchons donc vers la thèse suivante : Avant l’époque des Tang (618-906), le Tian rong (17IG) a été classé parmi les points appartenant au zu shaoyang (VB), probablement en raison de la liaison étroite entre taiyang et shaoyang (le shaoyang étant le méridien « mi-interne et mi-externe » = « barrière »).
Commentaire de Chamfrault : « Tous ces points sont sur des méridiens qui montent graduellement vers le cou. Ils représentent l’énergie yang qui monte de la terre pour aller se relier à celle du ciel. Le renmai et le dumai prennent leur source aux reins ; ils communiquent également avec l’énergie yin et yang de l’univers. L’énergie située aux points Tian fu (3P) et Tian chi (1MC) vient du réchauffeur moyen. Ces deux méridiens, poumon et maître du coeur, régissent l’un l’énergie, l’autre le sang. Tous les points énumérés ci-dessus sont des points de communication avec l’énergie du ciel, mais leur énergie vient du bas du corps. »

LS 5 : « Racines et nœuds » / Jiayi jing II-5 : « La cime et le tronc d’enracinement des douze méridiens »
手太陽根於少澤,溜於陽谷,注於小海,入於天窗,支正也 [] 此所謂十二經者,盛絡皆當取之。
« Le taiyang de main s’enracine (根 gen) à Shao ze (1IG), s’écoule (溜 liu) à Yang gu (5IG), se déverse (注 zhu) à Xiao hai (8IG)1, entre (入 ru) à Tian chuang (16IG) [on pense qu’il s’agit d’une erreur] et Zhi zheng (7IG)2 […] Quand un luo est plein (盛 sheng), il faut le traiter. »
1. Le texte original dit shaohai. La présente édition chinoise l’a corrigé d’après les textes du Jiayi jing et du Suwen.
2. Le Taisu dit : « En ce qui concerne les points shu, il s’agit des six méridiens (脈 maiyang qui s’écoulent par 井 jing, 榮 ying, 輸 shu, 原 yuan, 經 jing, 合 hesuivant l’ordre des cinq éléments (五行 wuxing) et leur arrivée au corps en fait l’extrémité. Ici, [le trajet] des six yang de main et de pied, qui montent de la racine jusqu’à l’entrée, s’écoulent, se déversent et circulent en montant, présente une certaine différence avec le trajet des chapitres Benshu et Mingtang. Ici, les points où l’on dit « s’enraciner » (根 gen) correspondent tous aux points de sortie de ces deux derniers textes. Ici, les points où l’on dit « s’écouler » (溜 liu) correspondent tous aux points de passage. Seul le point où s’écoule le taiyang de main ne passe pas à Wan gu (4IG), mais se déplace vers le [point] Yang gu (5IG) qui correspond dans ces textes à un point d’écoulement abondant ; il semble que ce soit le seul méridien qui diffère. Ici, les points où l’on dit « se déverser » correspondent tous aux points d’écoulement abondant de ces textes ; seul le yangming de pied ne correspond pas au [point] Xie xi (41E) d’écoulement abondant, mais se déplace vers le [point] de réunion Xia ling (36E) ; comme plus haut, c’est le seul méridien qui diffère. Ici, les points où l’on dit « entrer » diffèrent tous des points de ces textes. Les six méridiens yang partent tous des doigts de la main et du pied en tant qu’enracinement et montent établir une liaison (絡 luo) jusqu’à la ramification du grand luo qu’on appelle « l’entrée ». Il y a deux endroits d’entrée […] ; seuls les yangming de main et de pied arrivent en avant du cou aux [points] Ren ying (9E) et Fu tu (18GI). L’endroit où sort le trajet d’écoulement s’appelle 井 jing (puits) ; ici, il s’appelle racine, [car] le puits est le lieu d’où sort l’eau ; c'est pourquoi la racine équivaut au puits (井 jing). »

Jiayi jing :

III-12 : « Les dix-sept points du cou »
手太陽脈氣所發。
« Le souffle du taiyang de main s’y déploie. »

Jean Marc Kespi :

Les points « fenêtre du ciel » sont au nombre de 10. Il sont pour fonction de relier le tronc à la tête, ciel de l’homme, et celui-ci au ciel extérieur qui le couvre. Shou taiyang se relie au grand yang extérieur (taiyang) qui agit sur l’homme et en particulier ici sur sa tête, d’où la symptomatologie du 16 STYg/IG avec atteinte de la "figure et de la tête par froid et vent" et son action sur les fonctions de l’oeil et de l’oreille (qui reçoivent les informations extérieures).
Il contrôle donc l’influence du ciel sur l’homme et en particulier au niveau des orifices (oeil, oreille, gorge, parole), du cerveau (apoplexie), de la tête et de la face.

Jean Marc Eyssalet :

Connaissance de l’acupuncture : Intestins, labyrinthes et métamorphoses – 2008
Il existe un lien fondamental entre l’intestin grêle et la gorge souligné par le Lingshu 5 :
咽喉小腸者傳送也 Yan hou xiao chang zhe chuan song ye
« La gorge (pharynx-larynx) et l’intestin grêle sont (des lieux de) transmission et propagation »
On sait en effet que le « clair du trouble » monte à la gorge alors que le trouble du yang ou « trouble du trouble » culmine au niveau de l’intestin grêle. Ce rapport dynamique entre intestins et carrefour pharyngolaryngé pourrait permettre d’envisager certains points « fenêtre du ciel » dans le sens du dialogue entre clair et trouble, en particulier les points appartenant aux méridiens de l’intestin grêle, voire du gros intestin qui lui succède. Ainsi le 16IG, 天窗 Tian chuang, « Fenêtre céleste », traite conjointement la pathologie anale et l’aphonie brutale ; le 17IG, 天容 Tian rong, « Accueil céleste », traite le bégaiement et la raideur de la langue ; 17GI, 天鼎 Tian ding, « Chaudron céleste », « ouvre » la gorge et traite la paralysie de la langue et des muscles hyoïdiens ; 18GI, 扶突 Fu tu, « Soutient le surgissement », traite les spasmes laryngés et l’oedème de la luette.


> SYMPTOMATOLOGIE

Signes généraux

Dacheng :

Hyperthermie et opisthotonos.

Neurologie

Chamfrault :

Apoplexie cérébrale. Trismus.

Duron-Borsarello :

Trismus. Paralysie faciale.

Dacheng :

Hyperthermie et opisthotonos. Trismus.

Ophtalmologie

Soulié de Morant :

Canthus externe.

ORL

Chamfrault :

Angine. Devient brusquement muet.
Surdité subite.

Soulié de Morant :

Bourdonnements d'oreille. Ou douleur de l'oreille. Ou surdité.
Gorge : ne peut parler. Respiration difficile.

Pékin :

Surdité. Bourdonnements.
Enflure et douleur de la gorge.

Roustan :

Enflure et douleur de la gorge.
Bourdonnements d'oreilles. Surdité.

Duron-Borsarello :

Angine.
Surdité. Douleur de l'oreille.

Nguyen van Nghi :

Surdité et bourdonnements.
Amygdalite. Dysphonie.

Dacheng :

Douleur de la gorge. Amygdalite. Dysphonie soudaine. Dysphonie suite à une attaque directe du vent. Aphonie.
Ulcère nasal.

Sun Simiao :

Bourdonnements d'oreilles. Douleur de l’oreille.
Douleur de la gorge. Mutisme soudain, incapacité de parler.

Stomatologie

Chamfrault :

Enflure des joues.

Soulié de Morant :

Douleur maxillaire.

Roustan :

Gonflement du cou.

Dacheng :

Inflammation de la joue. Gonflement de la joue.

Sun Simiao :

Douleur et gonflement des joues. Chaleur de l’épiderme de la face.

Dermatologie

Chamfrault :

Scrofule. Enflure des joues.

Soulié de Morant :

Enflure douloureuse de la tête et du visage par Froid ou Vent. Douleur maxillaire.

Sun Simiao :

Chaleur de l’épiderme de la face.

Digestif

Soulié de Morant :

Fistule anale suintante.

Dacheng :

Hémorroïdes.

Gynécologie

Sun Simiao :

Métrorragie.

Appareil locomoteur

Chamfrault :

Douleur du cou. Douleur des épaules et du cou. Torticolis.

Soulié de Morant :

Nuque, épaule postérieure et omoplate supérieure : torticolis, douleur, contracture.

Pékin :

Raideur douloureuse du cou et de la nuque.

Roustan :

Torticolis.

Duron-Borsarello :

Douleur des épaules.

Nguyen van Nghi :

Raideur douloureuse du cou.

Dacheng :

Douleur du cou. Douleur de l’épaule. Raideur du cou.

Dacheng :

Douleur de la nuque.


> SYMPTOMATOLOGIE DANS LES TEXTES

Jiayi jing :

- XI-9 (2) : « Les abcès et les abcès térébrants provoqués par le souffle froid qui se loge dans les méridiens et les luo ainsi que la lèpre et l’eczéma aigu provoqués par le vent qui s’accumule »
頰腫痛,天窗主之。
« Les joues enflées et douloureuses relèvent du [point] Tian chuang (16IG). »

- XII-5 : « Maladies des oreilles provoquées par l’atteinte des méridiens (脈 mai) taiyang et shaoyang de main »
耳鳴,百會及頷厭、顱息、天窗、大陵、偏歷、前谷、後溪皆主之。
« Les acouphènes relèvent du [point] Bai hui (20VG) et de tous les [points suivants] : Han yan (4VB), Lu xi (19TR), Tian chuang (16IG), Da ling (7MC), Pian li (6GI), Qian gu (2IG) et Hou xi (3IG). »

- XII-5 : « Maladies des oreilles provoquées par l’atteinte des méridiens (脈 mai) taiyang et shaoyang de main »
耳聾無聞,天窗主之。
« La surdité totale relève du [point] Tian chuang (16IG). »

- XII-9 : « Tumeurs et goitres provoqués par la nouure du souffle »
癭,天窗(一本作天容,千金作天府)及會主之。
« Les goitres (癭 ying) relèvent des [points] Tian chuang (16IG) [une autre version écrit Tian rong (17IG), le Qianjin acrit Tian fu (3P)] et Nao hui (13TR). »


> OBSERVATIONS