Ombre milieu
PARTAGEONS LES POINTS
 
Ombre haut
Ombre bas
 














































 

> Résultats de la recherche

17IG

Tian rong




> LOCALISATION

Chamfrault :

0,3 à 0,4 cun au-dessous de l’oreille, sur le bord postérieur ou maxillaire inférieur, devant le tendon du sterno-cléido-mastoïdien, au-dessus et un peu en arrière du point Jia che (6E), dans un creux de l’os.

Soulié de Morant :

Cou latéral supérieur, un peu en arrière de l’angle de la mâchoire, à l’angle du rebord antérieur de la mastoïde et de l’insertion sur elle du sterno-cléido-mastoïdien, dans un creux, 2 TDD au-dessus et en avant de Tian chuang (16IG), 1 TDD sous Yi feng (17TR), 2 TDD en arrière de Fu tu (18GI).

Pékin :

En arrière et en bas de l’angle du maxillaire inférieur, au bord antérieur du sterno-cléido-mastoïdien.

Shanghai/Nguyen van Nghi :

En arrière de l’angle du maxillaire inférieur, en avant du bord antérieur du sterno-cléido-mastoïdien.

Duron-Borsarello :

Bord antérieur du sterno-cléido-mastoïdien, 2 cun sous la mastoïde.

Dacheng/Sun Simiao :

Au-dessous de l’oreille, en arrière de l’angle du maxillaire inférieur.

Lingshu :

LS 2 : « Les points shu des quatre membres »
足少陽在耳下曲頰之後。
« [Pour le méridien] shaoyang de pied, [le point Tian rong (17IG)] se situe derrière l’angle de la mâchoire inférieure au-dessous de l’oreille. »

Jiayi jing :

III-12 : « Les dix-sept points du cou »
天容,在耳曲頰後。
« Le [point] Tian rong (17IG) se situe sous l’oreille derrière l’angle du maxillaire inférieur. »


> TECHNIQUES DE PUNCTURE

Chamfrault/Dacheng :

0,1 cun selon Tongren.

Pékin :

Perpendiculaire, 1 à 1,5 cun.

Shanghai :

Perpendiculaire, vers la racine de la langue, 1 à 1,5 cun.

Nguyen van Nghi :

Verticale, 1,5 à 2 cun. Attention à l’artère.

Jiayi jing :

III-12 : « Les dix-sept points du cou »
刺入一寸,灸三壯。
« On le puncture à un pouce de profondeur et on y fait trois cônes de moxa. »


> FONCTIONS

Chamfrault/Nguyen van Nghi :

Point de réunion avec ZSYg/VB.
Point de réunion des distincts de ZJYi/F et ZSYg/VB.

Soulié de Morant :

Éveille une réponse dans les points commandant le sang : Gao huang (43V) et Ge shu (17V).
Agit sur intestin grêle, poumons, bronches, larynx, gorge, oeil.

Nguyen van Nghi :

Point « fenêtre du ciel ».

Gérard Guillaume-Mach Chieu :

Purifie la chaleur. Vivifie les luo.
Relâche les tendons. Élimine les oedèmes.

Lingshu :

LS 2 : « Les points shu des quatre membres »
Après avoir énuméré les trajets des méridiens principaux des cinq organes et des six entrailles (le méridien du coeur n’est pas cité) dans l’ordre : P – MC – F – Rt – Rn – V – VB – E – TR – IG – GI, le texte parle des points fenêtre du ciel en ces termes :
缺盆之中,任脈也,名曰天突。一次,任脈側之動脈足陽明也,名曰人迎;二次脈,手陽明也,名曰扶突;三次脈,手太陽也,名曰天窗;四次脈,足少陽也,名曰天容五次脈,手少陽也,名曰天牖;六次脈,足太陽也,名曰天柱;七次脈,頸中央之脈,督脈也,名曰風府。腋內動脈手太陰也,名曰天府。腋下三寸手心主也,名曰天池。
« Au milieu des creux sus-claviculaires (缺盆 quepen), c’est le [méridien] renmai [où se situe] le point appelé Tian tu (22VC). Des deux côtés du renmai, sur la première rangée [verticale], là où il y a un vaisseau qui bat, c’est le [méridien] yangming de pied [où se situe] le point appelé Ren ying (9E) ; sur la deuxième rangée, c’est le [méridien] yangming de main [où se situe] le point appelé Fu tu (18GI) ; sur la troisième rangée, c’est le [méridien] taiyang de main [où se situe] le point appelé Tian chuang (16IG) ; sur la quatrième rangée, c’est le [méridien] du shaoyang de pied [où se situe] le point appelé Tian rong (17IG) ; sur la cinquième rangée, c’est le [méridien]¬ du shaoyang de main [où se situe] le point appelé Tian you (16TR) ; sur la sixième rangée, c’est le [méridien] du taiyang de pied [où se situe] le point appelé Tian zhu (10V) ; sur la septième rangée, en plein milieu (中央 zhong yang) de la nuque, c’est le [méridien] dumai [où se situe] le point appelé Feng fu (16VG). À l’intérieur des aisselles, là où il y a un vaisseau qui bat, c’est le [méridien] taiyin
 de main [où se situe] le point appelé Tian fu (3P). Trois pouces au-dessous des aisselles, c’est le [méridien] ministre du coeur de main [où se situe] le point appelé Tian chi (1MC). »
1. Commentaire de Nguyen van Nghi : « Le Tian rong (17IG) appartenant au zu shaoyang » a été l’objet de discussion au cours des siècles. Le paragraphe décrit la localisation des points cervicaux et nucaux ». Par conséquent, nous ne pensons pas qu’il s’agisse d’une erreur d’impression car le Tian chong (9VB) est situé au crâne et non au cou. Nous penchons donc vers la thèse suivante : Avant l’époque des Tang (618-906), le Tian rong (17IG) a été classé parmi les points appartenant au zu shaoyang (VB), probablement en raison de la liaison étroite entre taiyang et shaoyang (le shaoyang étant le méridien « mi-interne et mi-externe » = « barrière »).
Commentaire de Chamfrault : « Tous ces points sont sur des méridiens qui montent graduellement vers le cou. Ils représentent l’énergie yang qui monte de la terre pour aller se relier à celle du ciel. Le renmai et le dumai prennent leur source aux reins ; ils communiquent également avec l’énergie yin et yang de l’univers. L’énergie située aux points Tian fu (3P) et Tian chi (1MC) vient du réchauffeur moyen. Ces deux méridiens, poumon et maître du coeur, régissent l’un l’énergie, l’autre le sang. Tous les points énumérés ci-dessus sont des points de communication avec l’énergie du ciel, mais leur énergie vient du bas du corps. »

- LS 5 : « Racines et nœuds » / Jiayi jing II-5 : « La cime et le tronc d’enracinement des douze méridiens »
足少陽根於竅陰,溜於丘墟,注於陽輔,入於天容、光明也 [] 此所謂十二經者,盛絡皆當取之。
« le shaoyang de pied s’enracine (根 gen) à Qiao yin (44VB), s’écoule (溜 liu) à Qiu xu (40VB), se déverse (注 zhu) à Yang fu (38VB), entre (入 ru) à Tian rong (17IG)1 et à Guang ming (37VB)2 […] Quand un luo est plein (盛 sheng), il faut le traiter. »
1. Le texte correspondant du Jiayi jing écrit « Tian chong (9VB) ».
2. Le Taisu dit : « En ce qui concerne les points shu, il s’agit des six méridiens (脈 mai) yang qui s’écoulent par 井 jing, 榮 ying, 輸 shu, 原 yuan, 經 jing, 合 he suivant l’ordre des cinq éléments (五行 wuxing) et leur arrivée au corps en fait l’extrémité. Ici, [le trajet] des six yang de main et de pied, qui montent de la racine jusqu’à l’entrée, s’écoulent, se déversent et circulent en montant, présente une certaine différence avec le trajet des chapitres Benshu et Mingtang. Ici, les points où l’on dit « s’enraciner » (根 gen) correspondent tous aux points de sortie de ces deux derniers textes. Ici, les points où l’on dit « s’écouler » (溜 liu) correspondent tous aux points de passage. Seul le point où s’écoule le taiyang de main ne passe pas à Wan gu (4IG), mais se déplace vers le [point] Yang gu (5IG) qui correspond dans ces textes à un point d’écoulement abondant ; il semble que ce soit le seul méridien qui diffère. Ici, les points où l’on dit « se déverser » correspondent tous aux points d’écoulement abondant de ces textes ; seul le yangming de pied ne correspond pas au [point] Xie xi (41E) d’écoulement abondant, mais se déplace vers le [point] de réunion Xia ling (36E) ; comme plus haut, c’est le seul méridien qui diffère. Ici, les points où l’on dit « entrer » diffèrent tous des points de ces textes. Les six méridiens yang partent tous des doigts de la main et du pied en tant qu’enracinement et montent établir une liaison (絡 luo) jusqu’à la ramification du grand luo qu’on appelle « l’entrée ». Il y a deux endroits d’entrée […] ; seuls les yangming de main et de pied arrivent en avant du cou aux [points] Ren ying (9E) et Fu tu (18GI). L’endroit où sort le trajet d’écoulement s’appelle 井 jing (puits) ; ici, il s’appelle racine, [car] le puits est le lieu d’où sort l’eau ; c\'est pourquoi la racine équivaut au puits (井 jing). »

Jiayi jing :

III-12 : « Les dix-sept points du cou »
手少陽脈氣所發。
« Le souffle du méridien taiyang1 de main s’y déploie. »
1. L’édition ancienne du Jiayi jing porte « shaoyang de main ». La présente édition a été corrigée d’après le Waitai, le Tongren et le Shengji zonglu.

Jean Marc Kespi :

Ce point « fenêtre du ciel » gouverne, à l’intérieur de l’homme, la sortie du yin du tronc ("homme" de l’homme) vers la tête ("ciel" de l’homme). C’est un point de réunion avec le shaoyang qui fait circuler le yin. Aussi évoque t-il une réponse dans les points commandant le sang, 43 ZTYg/V et 17 ZTYg/V. Sa symptomatologie nous dit :
- Une plénitude de yin dans la poitrine.
- Une non sortie de ce yin : "gorge irritée (comme des ronces), dyspnée empêchant de parler, toux.
- Un vide de yin à la tête : "enflure du cou, gencives ébranlées et enflées, langue enflée, …"

Jean Marc Eyssalet :

Connaissance de l’acupuncture : Intestins, labyrinthes et métamorphoses – 2008
Il existe un lien fondamental entre l’intestin grêle et la gorge souligné par le Lingshu 5 :
咽喉小腸者傳送也 Yan hou xiao chang zhe chuan song ye
« La gorge (pharynx-larynx) et l’intestin grêle sont (des lieux de) transmission et propagation »
On sait en effet que le « clair du trouble » monte à la gorge alors que le trouble du yang ou « trouble du trouble » culmine au niveau de l’intestin grêle. Ce rapport dynamique entre intestins et carrefour pharyngolaryngé pourrait permettre d’envisager certains points « fenêtre du ciel » dans le sens du dialogue entre clair et trouble, en particulier les points appartenant aux méridiens de l’intestin grêle, voire du gros intestin qui lui succède. Ainsi le 16IG, 天窗 Tian chuang, « Fenêtre céleste », traite conjointement la pathologie anale et l’aphonie brutale ; le 17IG, 天容 Tian rong, « Accueil céleste », traite le bégaiement et la raideur de la langue ; 17GI, 天鼎 Tian ding, « Chaudron céleste », « ouvre » la gorge et traite la paralysie de la langue et des muscles hyoïdiens ; 18GI, 扶突 Fu tu, « Soutient le surgissement », traite les spasmes laryngés et l’oedème de la luette.


> SYMPTOMATOLOGIE

Signes généraux

Soulié de Morant :

Refroidissement, fièvre.

Dacheng :

Fièvre et frilosité.

Neurologie

Chamfrault/Duron-Borsarello/Dacheng :

Trismus.

Soulié de Morant :

Nerf spinal (XI).

ORL

Chamfrault :

Angine. Sensation d’obstruction de la gorge.
Bourdonnements et surdité.

Soulié de Morant :

Gorge irritée « comme des ronces », dyspnée empêchant de parler, toux.
Oreilles : bourdonnements ? Surdité ?

Pékin :

Amygdalite. Enflure et douleur de la gorge. Dysarthrie.

Roustan :

Amygdalite. Pharyngite.
Surdité. Bourdonnements d'oreilles.

Duron-Borsarello :

Bourdonnements.

Nguyen van Nghi :

Amygdalite. Pharyngite. Aphonie.

Dacheng :

Dysphonie. Affections de la gorge. Algoparesthésie du pharynx. Sensation de gêne, de corps étranger dans la gorge.
Bourdonnements ou surdité.

Sun Simiao :

Bourdonnements d'oreilles semblables à un chant de cigale.
Chaud et froid dans la gorge.

Jean Marc Eyssalet :

Bégaiement.

Stomatologie

Chamfrault :

Langue raide, ne peut parler.

Soulié de Morant :

Dents : incisives ébranlées. Odontalgie des incisives et caries. Gencives enflées.
Langue enflée (abcès de la face inférieure ?). Salive, crises de vomissements. Tumeurs de la langue, face inférieure (AGMA = grenouillette).

Pékin :

Dysarthrie.

Roustan :

Gonflement et douleur du cou.

Dacheng :

Bricomanie. 

Dermatologie

Chamfrault :

Adénite cervicale. Abcès du cou empêchant de tourner la tête et de parler.

Soulié de Morant :

Tumeurs ? (adénites ?). Cou latéral : enflure, douleur, démangeaisons, abcès.

Roustan :

Gonflement et douleur du cou.

Duron-Borsarello :

Abcès du cou. 

Dacheng :

Adénopathie cervicale avec impossibilité de tourner le cou.

Pneumologie

Chamfrault :

Douleur et plénitude de la poitrine empêchant de respirer.

Soulié de Morant :

Refroidissement, fièvre, poitrine pleine, ne peut respirer. Dyspnée empêchant de parler, toux.

Roustan :

Suffocation intermittente.

Nguyen van Nghi :

Dyspnée.

Dacheng :

Dyspnée avec douleur abdominale et ballonnement. Douleur de la poitrine. Sensation de gonflement de la poitrine.

Sun Simiao :

Dyspnée. Engorgement thoracique avec gêne respiratoire.

Digestif

Chamfrault :

Nausées et vomissements.

Soulié de Morant :

Vomissements.

Pékin :

Dyspnée avec douleur abdominale et ballonnement. Vomissements glaireux.

Appareil locomoteur

Soulié de Morant :

Poitrine : contraction à hauteur d’omoplate. Nerf spinal (XI).

Duron-Borsarello :

Crampes musculaires du cou et des épaules.

Dacheng :

Tête raide impossible à tourner.


> SYMPTOMATOLOGIE DANS LES TEXTES

Suwen :

SW 46 : « Pathogénies »
帝曰:有病怒狂者,此病安生岐伯曰:生於陽也。岐伯曰陽氣者因暴折而難決故善怒也病名曰陽厥。
帝曰何以知之岐伯曰陽明者常動巨陽少陽不動不動而動大疾此其候也。奪其食即已。夫食入於陰,長氣於陽,故奪其食即已。使之服以生鐵絡為飲,夫生鐵絡者,下氣疾也。
« Huangdi : Comment se produisent les folies furieuses ?
Qibo : elles viennent du yang. La colère est provoquée par une brutale répression du
yang empêché dans son déversement, c’est un "blocage de yang" (yang jue)
Huangdi : À quoi les reconnaît-on ?
Qibo : Le yangming est normalement animé de pulsations aux points Ren ying (9E) et Qi she (11E). Il en va tout autrement pour les taiyang et shaoyang (dont les points Tian rong 17IG et Tian you 16TR) ne s’animent qu’en cas de maladie grave. La suppression des aliments y met fin immédiatement. En effet, les aliments entrent dans le yin et font croître le yang. La suppression de la nourriture fait tout cesser aussitôt. On fait boire de l’eau ferrugineuse qui abat les maladies du qi ».
Remarque : La version de NvN donne comme points de taiyang les 40V et 60V et comme points de shaoyang les 2VB et 39VB.

Lingshu :

LS 75 : « Des méthodes de puncture du [souffle] véritable et du [souffle] pervers » / Jiayi jing IX-3 : « Toux avec remontée du souffle produite par le pervers qui, se situant au poumon, aux cinq organes et aux six entrailles, les rend malades »
黃帝曰:刺衛言振埃,夫子乃言刺外經,去陽病,余不知其所謂也。願卒聞之。岐伯曰:振埃者,陽氣大逆,上滿於胸中,憤瞋肩息,大氣逆上,喘喝坐伏,病惡埃煙,飼不得息,請言振埃,尚疾於振埃。黃帝曰:善。取之何如?岐伯曰:取之天容。黃帝曰:其咳上氣窮拙胸痛者,取之奈何?岐伯曰:取之廉泉。黃帝曰:取之有數乎?岐伯曰:取天容者,無過一里,取廉泉者,血變而止。
« Huangdi demanda : Le Cijie1 parle de [la méthode de puncture appelée] "secouer la poussière" (振埃 zhenai)2 et vous dites, maître, qu’elle [consiste] à puncturer [le trajet] externe des méridiens (外經 waijing)3 pour éliminer les maladies yang ». Je ne sais pas ce que cela veut dire et j’aimerai l’entendre en détail.
Qibo répondit : Secouer la poussière c’est, dans son grand reflux, le souffle yang4 monte remplir le thorax [provoquant] oppression, gonflement et dyspnée avec haussement des épaules. Lorsque le grand souffle (大氣 daqi)5 reflue vers le haut, on halète bruyamment en position assise ou penchée en avant, cette maladie déteste la poussière et la fumée6, on souffre de dysphagie (ye) et l’on n’arrive pas à respirer. [Le traitement est] encore plus rapide [que par la méthode] "secouer la poussière" dont on vient de parler6
Huangdi dit : très bien. Comment le traite t-on ?
Qibo répondit : On traite le [point] Tian rong (17IG).
Huangdi demanda : Dans la toux avec remontée du souffle, corps recroquevillé et poitrine douloureuse comment le traite t-on ?
Qibo répondit : On traite le [point] Lian quan (23VC).
Huangdi demanda : Pour le traiter, y a-t-il une méthode ?
Qibo répondit : Lorsque l’on traite le [point] Tian rong (17IG), la profondeur [de la puncture] ne doit pas [dépasser] une distance7. Lorsque l’on traite le [point] Lian quan (23VC), on arrête [le traitement] dès que la circulation [des luo] est rétablie (血變 xuebian)8. »
1. Cijie : nom d’un ancien classique médical.
2. Une note du texte correspondant du Jiayi jing dit : Secouer la poussière (振埃 zhenai) est une des cinq méthodes de puncture qui fait allusion à l’efficacité thérapeutique obtenue par cette méthode.
3. Le texte correspondant du Jiayi jing dit : « puncturer les méridiens externes pour éliminer les maladies yang ». Il dit par ailleurs que le Taisu explique ainsi wai jing (portion externe du trajet du méridien) : « Lorsqu’ils entrent dans les entrailles et dans les organes, les douze méridiens s’appellent méridiens internes (內經 nei jing). Lorsqu’ils circulent dans les quatre membres et à la peau, ils s’appellent méridiens externes (外經 wai jing) ».
4. Selon le Leijing, ici « souffle yang » signifie « le pervers yang ».
5. D’après la note du Jiayi jing, il s’agit de 宗氣 zongqi, le souffle maître.
6. Ces phrases ne sont pas citées dans le Jiayi jing.
7. Le Taisu dit : « [Ici] une distance veut dire un pouce ; ainsi, le Mingtang dit : on puncture le [point] Tian rong à un pouce de profondeur. » Liu Hengru dit : « Encore cinq pouces au-dessous du [point] Tian fu il y a un point qui s’appelle Wu li ; [Le point] trois pouces au-dessous du genou s’appelle San li ; ces deux points peuvent servir de référence de sémantique du caractère li au sens de "pouce"… »
8. Le Jiayi jing traduit 血變 xuebian différemment en disant : « on arrête le traitement dès que le teint change ».


Traduction de Ming Wong :
« "Secouer la poussière" ou stimuler signifie puncturer les méridiens jing en superficie (sur la peau des quatre membres) afin de traiter les maladies de type yang
Qibo : "Secouer la poussière" atteste la forte remontée contraire du yangqi entraînant la plénitude thoracique. Elle est comparée à la montée de la colère et à la levée de l’épaule par la respiration. Cette forte énergie, en remontée contraire, provoque l’asthme marqué par le son he. On est assis ou on paraît prosterné. Lors de la crise, on prend en aversion la poussière et la fumée. On étouffe et on ne peut plus respirer normalement. La discussion sur ce qui est appelé "secouer la poussière" est une allusion au traitement de la maladie.
Huangdi : Bien ! Quel point doit-on traiter ?
Qibo : On traite le point Tian rong (17IG) ».
Traduction de NvN :
« Huangdi : Parmi les méthodes de puncture j’ai entendu parler de celles des 5 délivrances […]
Qibo : La méthode "Secouer la poussière" (振埃 zhenai) est utilisée dans le traitement des grands afflux de l’énergie yang. Le yang pervers s’accumulant dans le thorax occasionne des signes tels que plénitude de la poitrine et oppression thoracique, respiration sus-claviculaire (tirage et élévation des épaules), remontée de la Grande Énergie (daqi) avec crises dyspnéiques, respiration bruyante, malade en position assise, tête baissée, impossibilité de s’allonger ; durant la crise : crainte de la poussière et de la fumée. Le zhenai est une thérapeutique d’urgence tel le balayement de la poussière lors du nettoyage de la maison. [On puncture] le point Tian rong (17IG)1 […] Lors de la puncture, le temps de pose de l’aiguille ne doit pas dépasser celui mis à parcourir 1 li (= 1500 mètres environ) ».
1. Tian rong (17IG) et Lian quan (23VC) sont les deux points utilisés en urgence dans les grandes crises provoquées par les afflux contraires.

Jiayi jing :

- VIII-1 (2) : « Transmission des maladies dans les cinq organes et les accès de frissons et de fièvre »
寒熱取五處,乃天池、風池、腰、長強、大杼、中膂、中內俞、上、齦交、上關、關元、天牖、天容、合谷、陽溪、關衝,中渚、陽池、消濼、少澤、前谷、腕骨、陽谷、少海、然谷、至陰、崑崙主之。
« Le traitement des frissons et des fièvres relève [des points suivants] : Wu chu (5V) et Tian chi (1MC), Feng chi (20VB), Yao shu (2VG), Chang qiang (1VG), Da zhu (11V), Zhong lü nei shu (29V), Shang liao (31V), Yin jiao (28VG), Shang guan (3VB), Guan yuan (4VC), Tian you (16TR), Tian rong (17IG), He gu (4GI), Yang xi (5GI), Guan chong (1TR), Zhong zhu (3TR), Yang chi (4TR), Xiao luo (12TR), Shao ze (1IG), Qian gu (2IG), Wan gu (4IG), Yang gu (5IG), Shao hai (8IG), Ran gu (2Rn), Zhi yin (67V) et Kun lun (60V). »

- VIII-2 : « Les atteintes (收 shou) des méridiens et des luo par la maladie qui, en pénétrant dans les intestins, l’estomac et les cinq organes, provoquent [les amas] 伏梁 fuliang, 息賁 xiben, 肥氣 feiqi, 痞氣 piqi et 奔豚 bentun1 »
疝積胸中痛,不得窮屈,天容主之。
« L’amas par hernie (疝積 shanji)2 avec douleurs thoraciques et impossibilité de respirer relève du point Tian rong (17IG). »
1. Il s’agit des cinq amas : l’amas du coeur fuliang, l’amas du foie feiqi, l’amas de la rate piqi, l’amas du poumon xiben et l’amas du rein bentun.
2. Le mot shan, qui signifie « hernie », désigne en réalité dans la médecine chinoise des syndromes douloureux de l’hypogastre et des organes génitaux, aussi bien chez l’homme que chez la femme. On trouve son emploi dans trois types de syndromes : Tout d’abord, c’est l’appellation générale des anomalies saillantes du tronc qui s’accompagnent de douleurs telles que les hernies abdominales, scrotales, … Ensuite, les hernies désignent des maladies des organes sexuels externes accompagnés d’abcès, pus, gonflements, douleurs, … Enfin, elles désignent des douleurs violentes abdominales accompagnées de constipation et d’anurie.


- IX-3 : « Toux avec remontée du souffle produite par le pervers qui, se situant au poumon, aux cinq organes et aux six entrailles, les rend malades »
咳逆上氣唾沫,天容及行間主之。
« La toux avec reflux du souffle vers le haut et crachement de salive relève des [points] Tian rong (17IG) et Xing jian (2F). »

- X-5 : « Douleurs scapulaires et dorsales, douleur à la partie antérieure de l’épaule, au bras et [douleur] d’arrachement à l’épaule provenant de l’atteinte des taiyin, yangming, taiyang et shaoyang de main »
肩痛不可舉,天容及秉風主之。
« Les douleurs scapulaires avec impossibilité de lever le bras relèvent des [points] Tian rong (17IG) et Bing feng (12IG). »

- XI-9 (2) : « Les abcès et les abcès térébrants provoqués par le souffle froid qui se loge dans les méridiens et les luo ainsi que la lèpre et l’eczéma aigu provoqués par le vent qui s’accumule »
頭項癰腫不能言,天容主之。
« Les abcès avec gonflement au cou et à la nuque au point de ne pas pouvoir parler relèvent du [point] Tian rong (17IG). »

- XII-5 : « Maladies des oreilles provoquées par l’atteinte des méridiens (脈 mai) taiyang et shaoyang de main »
耳聾,嘈嘈無所聞,天容主之。
« La surdité avec un bruit de tumulte (嘈嘈 caocao) et la perte totale de l’audition relève du [point] Tian rong (17IG). »

- XII-8 : « Bi du larynx et douleurs pharyngées provoquées par l’atteinte des méridiens (脈 mai) yangming et shaoyang de main et de pied »
喉痺不能言,取足陽明;能言,取手陽明。
喉痺,完骨及天容、氣舍、天鼎、尺澤、合谷、商陽、陽溪、中渚、前谷、商丘、然谷、陽交悉主之。

« Dans les bi du larynx1 avec impossibilité de parler, on traite le yangming de pied. Si on peut parler, on traite le yangming de main2.
Le bi du larynx relève du [point] Wan gu (12VB) ainsi que de tous [les points suivants] : Tian rong (17IG), Qi she (11E), Tian ding (17GI), Chi ze (5P), He gu (4GI), Shang yang (1GI), Yang xi (5GI), Zhong zhu (3TR), Qian gu (2IG), Shang qiu (5Rt), Rang gu (2Rn), et Yang jiao (35VB) ».
1. La phrase suivante provient du chapitre 26 « Maladies diverses » (za bing) du Lingshu.
2. Le
Lingshu jizhu dit : « Le bi du larynx, c’est l’obstruction par le pervers du larynx qui est enflé et douloureux. Le méridien yangming de pied longe la gorge et passe des deux côtés de la pomme d’Adam, c’est pourquoi lorsque le pervers obstrue [le larynx] et [que le malade] ne peut parler, il faut traiter le yangming de pied. Le méridien yangming de main se situe à côté du larynx de façon plus éloignée, c’est pourquoi lorsque [le malade] peut parler on traite le yangming de main ».

- XII-9 : « Tumeurs et goitres provoqués par la nouure du souffle »
癭,天窗(一本作天容,千金作天府)及會主之。
« Les goitres (癭 ying) relèvent des [points] Tian chuang (16IG) [une autre version écrit Tian rong (17IG), le Qianjin acrit Tian fu (3P)] et Nao hui (13TR). »


> OBSERVATIONS