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> Résultats de la recherche

11V

Da zhu



Noms secondaires

Bei shu


Bei shu xue


Da shu


Bai lao



> LOCALISATION

Chamfrault :

À 2 cun de la ligne médiane postérieure, au niveau de la 1ère vertèbre dorsale, au-dessous de son apophyse épineuse. Sur la ligne médiane postérieure se trouve le Tao dao (13VG). Pour localiser et puncturer, faire mettre le sujet assis, le dos et la tête en rectitude.

Soulié de Morant :

Partie supérieure du dos, à 1 petit TDD du rebord inféro-externe (épineuse) de la 1ère vertèbre dorsale (la 7ème étant la première saillante), au niveau du rebord inférieur de la première côte, dans un creux entre deux muscles verticaux. Le courant descend la ligne médiane (des assentiments) vers Feng men (12V), 5 TDD sous Tian zhu (10V), 2 TDD en dedans et au-dessus de Feng men (12V), 3 larges TDD en dedans de Fu fen (41V), 1 TDD en dehors et au-dessous de Bai lao (nom secondaire de 14VG), 1 large TDD en dedans et au-dessus de Tao dao (13VG), 2 TDD serrés sous Jian wai shu (14IG).

Pékin/Shanghai :

À 1,5 cun de la ligne médiane, sur l’horizontale passant par l’apophyse épineuse de la 1ère vertèbre dorsale.

Duron-Borsarello :

Malade assis, lui faire baisser et lever la tête pour bien repérer l’apophyse épineuse de D1, au-dessous de cette apophyse, à 2 cun de la ligne médiane du dos et du 13VG.

Nguyen van Nghi :

À 1,5 cun en dehors de l’apophyse épineuse de la 1ère vertèbre dorsale, dans le 1er espace intercostal.

Dacheng :

1,5 cun en dehors et au-dessous de la 1ère vertèbre dorsale. Pour localiser le point, le patient doit être en décubitus ventral ou en position assise avec tête et dos en rectitude.

Sun Simiao :

Sous la 1ère dorsale, à 1,5 cun latéralement de la colonne.

Jiayi jing :

III-8 : « Les quarante-deux points du dos qui vont de la 1ère vertèbre jusqu’à la dernière et qui sont situés à 1,5 pouce de chaque côté de l’épine dorsale »
大杼在項第一椎下兩,各一寸五分者中。
« Sur la nuque au-dessous de la 1ère vertèbre [dorsale] à 1,5 pouce de chaque côté, dans un creux. »


> TECHNIQUES DE PUNCTURE

Chamfrault :

0,5 cun pour Tongren. Moxas interdits pour Mingtang. 0,3 cun pendant 7 respirations pour Suwen.

Pékin :

Perpendiculaire, 0,3 à 0,5 cun.

Shanghai :

Oblique vers le rachis, 0,7 à 1 cun.

Duron-Borsarello :

Pas de moxas.

Nguyen van Nghi :

Oblique vers le bas, 0,5 à 1 cun. Moxas interdits pour Mingtang.

Dacheng :

0,5 cun pour Tongren. Moxas interdits pour Mingtang. 0,3 cun pendant 7 respirations pour Suwenzhu. Moxibustion seulement pour les cas aigus et urgents pour Zhisheng Ting.

Lingshu :

LS 51 : « Les points shu des organes »
黃帝問於岐伯曰:願聞五臟之腧,出於背者。
岐 伯曰:背中大腧,在杼骨之端,肺腧在三焦之間,心腧在五焦之間,膈腧在七焦之間,肝腧在九焦之間,脾腧在十一焦之間,腎腧在十四焦之間。皆挾脊相去三寸 所,則欲得而驗之,按其處,應在中而痛解,乃其輸也。灸之則可刺之則不可。氣盛則瀉之,虛則補之。以火補者,毋吹其火,須自滅也;以火瀉之,疾吹其火,傳 其艾,須其火滅也。
« [Huangdi] demanda à Qibo: J'aimerais entendre parler des points shu des cinq organes qui sortent dans le dos1.
[Qibo] répondit : Le grand point (da shu) du thorax se situe des [deux] côtés de l’apophyse de la première vertèbre (zhugu), le [point] shu du poumon se situe des [deux] côtés de la troisième vertèbre, le [point] shu du cœur se situe des [deux] côtés de la cinquième vertèbre, le [point] shu du diaphragme se situe des [deux] côtés de la septième vertèbre, le [point] shu du foie se situe des [deux] côtés de la neuvième vertèbre, le [point] shu de la rate se situe des [deux] côtés de la onzième vertèbre, le [point] shu du rein se situe des [deux] côtés de la quatorzième vertèbre ; tous [ces points] se situent à une distance de trois pouces de chaque côté du rachis2, il faut examiner pour les localiser. Si, en appuyant dessus, il y a une douleur qui répond à l’intérieur, c’est le [point] shu3. On peut y faire des moxas, mais on ne peut pas puncturer4. Si le souffle est surabondant (sheng), on disperse ; s’il est vide (xu), on tonifie. Quand on tonifie par la moxibustion, on ne souffle pas sur le feu, mais il faut [le laisser] s’éteindre lui-même. Quand on disperse par la moxibustion, on souffle rapidement sur le feu, on tapote le moxa et il faut laisser le feu s’éteindre5. »
1. Le Leijing dit : « les cinq organes demeurent dans l’abdomen, le souffle de leurs méridiens sort au taiyang de pied dans le dos et ce sont les points shu des cinq organes ».
2. En fait, c’est à la distance de 1,5 pouce de chaque côté.
3. Cette phrase peut-être comprise différemment : « si l’on appuie sur ce point, la douleur [déjà existante] disparaît ».
4. Le Taisu dit : « on peut y faire des moxas et puncturer ». L’éditeur actuel a fait corriger ce texte d’après le Taisu.
5. Le Taisu dit : « on parle [ici] de tonification et de dispersion par la moxibustion. « En brûlant le feu » à cet endroit, on fait se rassembler le souffle véritable (zhengqi), c'est pourquoi on dit tonifier. Souffler fait pénétrer la chaleur afin qu’elle attaque la maladie, c'est pourquoi on dit disperser ».


Jiayi jing :

III-8 : « Les quarante-deux points du dos qui vont de la 1ère vertèbre jusqu’à la dernière et qui sont situés à 1,5 pouce de chaque côté de l’épine dorsale »
五藏之腧,出於背者。按其處應在中而痛節,乃其腧也。灸之則何,刺之則不何。盛則瀉之,虛則補之。以火補之者,無吹其火 自減也。以火瀉之者,疾吹其火,拊其艾, 其火減頁 [] 刺入三分,七壯
« 
Tous les points shu des cinq organes sortent dans le dos1. Si en appuyant dessus il y a une douleur qui se diffuse, c’est le point shu2. On peut y faire des moxas et puncturer3. Si le souffle est surabondant (盛 sheng) on disperse, s’il est vide (虛xu) on tonifie. Quand on tonifie par la moxibustion on ne souffle pas sur le feu mais on le laisse s’éteindre lui-même. Quand on disperse par la moxibustion on souffle rapidement sur le feu, on tapote le moxa et on laisse le feu s’éteindre4 […] On puncture le [point] Da zhu (11V) à 0,3 pouce de profondeur et on laisse l’aiguille pendant 7 expirations. On y fait 7 cônes de moxa. »

1. Le Leijing dit : « les cinq organes demeurent dans l’abdomen, le souffle de leurs méridiens sort au taiyang de pied dans le dos et ce sont les points shu des cinq organes ».
2. Cette phrase peut être comprise différemment : « si l’on appuie sur ce point la douleur [déjà existante] disparaît ».
3. Le texte ancien dit : « On peut y faire des moxas, mais on ne peut pas puncturer ». L’éditeur actuel a fait corriger le texte d’après le Taisu.
4. Le Taisu dit : « On parle [ici] de tonification et de dispersion par la moxibustion. En "brûlant le feu" à cet endroit on fait se rassembler le souffle véritable (真氣zhenqi), c’est pourquoi on dit tonifier. Souffler fait pénétrer la chaleur afin qu’elle attaque la maladie, c’est pourquoi on dit disperser ».


> FONCTIONS

Chamfrault :

Point de réunion avec dumai, STYg/IG et SSYg/TR.
Point très important pour toutes les affections osseuses.

Soulié de Morant :

Répond au point Qu bin (7VB) opposé.
Point de réunion avec STYi/P, ZTYi/Rt et ZSYg/VB (indiqué dans l’atlas des points)
Tonifier tonifie les organes distributeurs yin … tous les os … le renmai … et disperse vessie, triple réchauffeur, vésicule biliaire, dumai.
Point de passage entre dumai et renmai. Tonifier tonifie renmai et disperse dumai. Disperser a l’effet contraire.
Point de réunion des os. Tout trouble des os. Toutes les articulations opposées.

Shanghai :

Point de réunion avec ZSYg/VB.
Point hui des os.

Duron-Borsarello :

Point de réunion avec STYg/IG, SSYg/TR et dumai.
Point de réunion des os.

Nguyen van Nghi :

Point appelé « luo distinct » du dumai (Dacheng).
Point de réunion avec STYg/IG, SSYg/TR et ZSYg/VB (Dacheng).
Point de réunion de l’énergie des os (Nanjing).
Point spécifique de dispersion de l’ensemble de l’énergie yang du corps (Lingshu 51) et des cinq organes (Suwen 32).
Point important employé en psychiatrie spécialement dans les cas d’épilepsie avec contractures (Lingshu 22).

Nan jing :

45ème difficulté
經言八會者,何也? […] 骨會大杼 […] 熱病在內者,取其會之氣穴也。
« Le [Nei] Jing dit qu’il y a huit réunions. De quoi s’agit-il ? […] Les os se réunissent à Da zhu (11V) […] Lorsqu’une maladie de chaleur siège à l’intérieur, il faut traiter ces points de réunion énergétique. »
La réunion des os est à Da zhu : les os, c’est ce que nourrit la moelle ; la moelle descend spontanément du cerveau à Da zhu ; de Da zhu, elle pénètre dans la colonne vertébrale au-dessus du coeur, traverse l’extrémité du coccyx, se répand dans l’ensemble des os et des tendons. C’est pourquoi l’énergie des os se réunit ici et y pénètre. Maître Yi Yuan l’Ancien s’exprime ainsi : "Si l’homme peut marcher d’un bon pas, c’est grâce à la réunion des moelles à Jue gu (nom secondaire du 39VB mais qui désigne également l’extrémité du coccyx dans le Suwen) ; si l’épaule peut supporter une lourde charge, c’est grâce à la réunion des os à Da zhu". »

Mussat :

Ce point est donné comme lieu de réunion des os. Il paraît difficile de préciser cette relation (de même que pour la notion de "moelles") d’autant plus que ce point est notifié comme "point spécifique de dispersion de l’ensemble de l’énergie yang du corps" (Neijing 51).
Il est également indiqué comme ayant la propriété de faire baisser la température si on l’associe aux points 16TR et 29V.
Mais il est peut-être possible que la notion de « réunion des os » veuille simplement signifier de manière symbolique que, l’os étant le plus "dense" du corps, est relié au yin du shaoyin. L’os "représente" donc ce qu’il y a de plus profond, de plus yin, de plus froid. Par conséquent, en mettant en mouvement "ce qu’il y a de plus froid dans le corps", on combat l’excès de chaleur, l’excès de yang. Il faut donc puncturer une des zones de plus haute potentialité du corps, un des endroits où la chaleur thoracique a le plus de chance de se grouper, à savoir le haut du thorax. Et comme il s’agit de "disperser le yang", ce point doit être en zone yang. Le point 11V répond exactement à ces diverses nécessités car il permet "la montée de ce qui est le plus froid, le plus yin", donc « l’os/nord/froid » par analogie.

Gérard Guillaume-Mach Chieu :

Libère le biao. Vivifie les luo. Dissipe la chaleur.
Dégage les poumons, calme la dyspnée.
Selon Tai yi shen zhen :
Disperse le vent. Libère la superficie (biao).
Fortifie les tendons. Calme les spasmes.

Lingshu :

LS 33 : « Discussion sur les mers » / Jiayi jing I-8 : « Les quatre mers »
人有四海,十二經水者皆注於海。有髓海,有血海,有氣海,有水穀之海1胃者水谷之海,其輸上在氣街(衝),下至三里;衝脈者,為十二經之海,其輸上在於大杼,下出於巨虛之上下廉;膻中者,為氣之海,其輸上在於柱骨之上下,前在於人迎,腦為髓之海,其輸上在於其蓋,下在風府。
« L’homme a quatre mers. Les douze cours d’eau se déversent dans les quatre mers. Il y a la mer des moelles, la mer du sang, la mer du souffle, la mer de l’eau et des céréales1. L’estomac, c’est la mer de l’eau et des céréales, son point en haut c’est Qi jie (30E), en bas c’est San li (36E). Le chongmai, c’est la mer des douze méridiens, son point (輸 shu) en haut c’est Da zhu (11V), en bas ces points (輸 shu) sortent à Ju xu shang lian (37E) et Ju xu xia lian (39E). Le milieu de la poitrine (膻中 tanzhong)2, c’est la mer des souffles, ses points (輸shu) en haut sont au-dessus et au-dessous de la septième vertèbre cervicale (柱骨 zhugu)3, en avant c’est Ren ying (9E). Le cerveau, c’est la mer des moelles, son point (輸 shu) en haut se situe au vertex (蓋 gai)4, en bas c’est Feng fu (16VG). »
1. Ce passage provient du Jiayi jing.
2. C’est aussi le nom du point 17VC.
3. D’après le commentaire chinois, il s’agit des points Da zhui (14VG) et Ya men (15VG).
4. C’est le point Bai hui (20VG).

Jiayi jing :

III-8 : « Les quarante-deux points du dos qui vont de la 1ère vertèbre jusqu’à la dernière et qui sont situés à 1,5 pouce de chaque côté de l’épine dorsale »
足太陽手太陽之會(氣府論註云督脈別絡手足太陽三脈之會)。
« [Point de] rencontre (會 hui) du taiyang de pied et du taiyang de main. » [Le commentaire de la "Discussion sur les points d’acupuncture" dit : [point de] rencontre de trois vaisseaux : le méridien luo (別絡 bieluo) du dumai et les méridiens taiyang de main et de pied]

Jean Marc Kespi :

Ce point, hui des os, mer des méridiens avec les 37 et 39 ZYgM/E, active la circulation du yin profond et régit en fait l’armature, la charpente du corps, armature et charpente qui nous sont signifiées par les os sur le plan matériel et par les méridiens sur le plan énergétique. D’où la référence au "métier à tisser", à la fatigue et au dos. D’où son affinité avec le rachis, colonne de soutènement. D’où sa liaison avec shou taiyang car, dit le Lingshu, « taiyang est la règle » et donc l’armature, la charpente physique et psychique. D’où aussi sa liaison avec dumai, méridien curieux auquel la vie s’adosse. D’où sa liaison enfin avec shaoyang, charnière et mise en mouvement du yang.
La mer des méridiens semble récapituler la coordination des échanges à l’intérieur de l’homme : le 11 ZTYg/V régit la circulation profonde du yin et l’armature, la charpente, la trame qui permet la vie ; les 37 et 39 ZYgM/E gouvernent tous les échanges entre les régions yin et yang du corps à quelque plan que ce soit et dans les deux sens.
Il faut donc le puncturer pour renforcer la charpente, l’armature d’un être, que ce soit :
- Sur le plan psychique : "se sent maltraité, sursauts nerveux, agitation nerveuse, insanité"
- Sur le plan matériel : "tous troubles des os, douleur vertébrale, rhumatisme vertébral, douleurs de la face postérieure du tronc (nuque, dos, lombes), douleurs atroces au genou qui ne peut être fléchi".
NB : Le tissage est structure et mouvement de l’univers, travail de création et d’enfantement à partir de sa propre substance ; cadre de l’univers, anatomie mystérieuse de l’homme, il est tout ce qui commande notre destin ; il témoigne de la loi qui ordonne le changement continuel et universel des êtres d’où procède la variété infinie des formes.


> SYMPTOMATOLOGIE

Signes généraux

Chamfrault :

Fièvre sans sueurs après avoir attrapé froid. Paludisme avec toux et vertiges.
Feng dans la tête avec frilosité. Éblouissements.
Hernie inguinale.

Soulié de Morant :

Fièvre prolongée par choc ou refoulement. Fièvre tierce, vertiges.
Sensation de froid dans le dos et l'épaule.
Faiblesse jusqu’à paralysie. Écrasé.
Malaise, agitation nerveuse, frissons, maux de tête. Ou éblouissement.

Pékin :

Rhume avec toux, fièvre.

Roustan :

Grippe. Céphalées.

Duron-Borsarello :

Céphalées.

Dacheng :

Maladie de l’automne avec beaucoup de fièvre et de frilosité.
Maladie du shanghan avec lombalgie et rachialgie, oppression thoracique, céphalée et frilosité, raideur cervicale, fièvre et frilosité, 
absence de sueur, vertiges.
Diminution du potentiel énergétique, corps chaud, éblouissement.

Sun Simiao :

Absence de sudation. Crainte du froid. Fièvre tierce.
Céphalée. Engorgement et malaise. Reflux du souffle.
Ne peut rester longtemps debout. Tombe à la renverse.

Psychisme

Chamfrault :

Folie avec corps contracturé.

Soulié de Morant :

Se sent maltraité, sursauts nerveux, agitation nerveuse.
Ou insanité avec muscles contracturés, corps tordu.

Dacheng :

Folie. Nervosité, impossibilité de se tenir tranquille.

Sun Simiao :

Ne peut rester au lit tranquillement.

Neurologie

Chamfrault :

Épilepsie. Feng dans la tête avec frilosité.

Soulié de Morant :

Faiblesse jusqu’à paralysie. Ne peut rester longtemps debout.
Sursauts nerveux, agitation nerveuse, contractions.
Ou insanité avec muscles contractés, corps tordu, grande contracture.
Névralgie ciliaire.

Duron-Borsarello :

Épilepsie.
Névralgie scapulaire.

Nguyen van Nghi :

Paresthésie des membres.

Dacheng :

Contractures musculaires. Ne peut rester longtemps debout.

Sun Simiao :

Tombe à la renverse.

Ophtalmologie

Chamfrault/Dacheng :

Éblouissements. 

Soulié de Morant :

Oeil même côté. Muscle ciliaire (accommodation à distance). Névralgie ciliaire.

Sun Simiao :

Amblyopie importante. Fragilité de l’oeil au vent et au froid.

ORL

Pékin :

Rhume avec toux.

Roustan :

Affections de la gorge.

Duron-Borsarello :

Bourdonnements.

Sun Simiao :

Chaud et froid dans la gorge. Inflammation de la gorge, angine.

Pneumologie

Chamfrault :

Sensation de chaleur dans la poitrine. Toux. Bronchite.

Soulié de Morant :

Toux. Bronchite. Tuberculose pulmonaire.

Pékin :

Rhume avec toux.

Roustan :

Bronchite, pneumonie. Suffocation intermittente, dyspnée.

Duron-Borsarello :

Toux. Bronchite.

Nguyen van Nghi :

Bronchite. Pneumonie.

Dacheng :

Oppression thoracique (maladie du shanghan). Toux et dyspnée. Quintes de toux. Sensation de chaleur dans la poitrine.

Digestif

Chamfrault :

Douleur et ballonnement au ventre.

Duron-Borsarello :

Affections du diaphragme.

Dacheng :

Plénitude abdominale. Coliques. Douleur abdominale due à des troubles de l’énergie de l’intestin grêle.

Appareil locomoteur

Chamfrault :

Contractures musculaires. Ne peut se tenir debout.
Douleur atroce du genou qui ne peut être fléchi. Arthrite du genou.
Raideur de la nuque. Torticolis. Contracture de la région rénale et de la colonne vertébrale.
Point très important pour toutes les affections osseuses.

Soulié de Morant :

Réunion des os. Tout trouble des os. Tuberculose osseuse (tonnifer). Décalcification (tonifier).
Vertèbres : douleur ; abcès ; mal de Pott. Rhumatisme vertébral.
Toutes articulations opposées : douleur ; inflammation ; rhumatisme (hanche, genou, épaule, bras, …)
Nuque, cou latéral, épaule postérieure, bras postérieur. Ne peut baisser ni relever la tête. Spasmes de nuque à omoplate.
Contracture lombaire (opposée). Ne peut se pencher ni se relever.

Pékin :

Douleur de l’épaule.

Roustan :

Dorsalgie, arthrite. Gonalgie.

Duron-Borsarello :

Névralgie scapulaire. Torticolis. Arthrite du genou.

Nguyen van Nghi :

Raideur cervicale. Douleur de l’omoplate. Tuberculose osseuse. Arthrite.

Dacheng :

Gonalgie avec impossibilité de fléchir le genou.
Lombalgie et rachialgie, raideur cervicale (dans le cadre de la maladie de shanghan). Douleur et raideur du rachis empêchant le malade de se tenir debout.
Contractures musculaires.
Bi à prédominance vent avec laxité articulaire.

Sun Simiao :

Douleur de l’épaule et du dos. Ne peut rester longtemps debout. Raideur et tension de la colonne vertébrale et lombaire.


> SYMPTOMATOLOGIE DANS LES TEXTES

Suwen :

- SW 32 : « De l’acupuncture des chaleurs »
諸治熱病,以飲之寒水乃刺之,必寒應之,居止寒處,身寒而止也 [] 熱病始於頭首者,刺項太陽而汗出止。
« Toutes les maladies chaudes se traitent par les boissons fraîches et l'acupuncture. On habille de vêtements frais le malade que l'on fait reposer dans un endroit frais. Dès que le corps est rafraîchi, on cesse les piqûres [] Si la maladie débute à la tête, on pique la nuque et le taiyang jusqu’à transpiration. »
1- Il s'agit de Tian zhu (10V) et Da zhu (11V).

- SW 60 : « Des creux osseux »
膝痛不可屈伸,治其背內
« La douleur immobilisant le genou se traite dans le dos (Da zhu). »

Lingshu :

LS 22 : « Démences » / Jiayi jing XI-2 : « Folie furieuse et épilepsie provoquées par un jue yang et une grande frayeur »
筋癲疾者,身倦攣急大,刺項大經之大杼脈,嘔多沃沫*,氣下泄,不治。 脈癲疾者,暴仆,四肢之脈皆脹而縱,脈滿,盡刺之出血,不滿,灸之項太陽,灸帶脈於腰相去三寸,諸分肉本輸。嘔吐沃沫,氣下泄,不治。癲疾者,疾發如狂者,死不治。
« Dans l’épilepsie des tendons (筋癲疾 jindianji), le corps est recroquevillé et contracté, le pouls est grand (大 da) ; on puncture le [point] Da zhu (11V) du grand méridien de la nuque. Si [le malade] vomit beaucoup de salive et d’écume, le souffle s’écoule vers le bas et il ne peut être guéri. Dans l’épilepsie des vaisseaux (脈癲疾 maidianji), [le malade] tombe subitement en syncope, les vaisseaux (脈 mai)1 des quatre membres sont tous gonflés et relâchés. Si les vaisseaux sont pleins (滿 man), on les puncture tous et on les fait saigner. S’ils ne sont pas pleins, on fait des moxas sur le taiyang des deux côtés de la nuque2, des moxas au [point] Dai mai (26VB) [qui se situe] à trois pouces des lombes, [aux points qui se situent] dans les plans de séparation de la chair (分肉 fenrou) et aux [points] shu des quatre membres (本俞benshu)3. Si [le malade] vomit beaucoup de salive et d’écume, le souffle s’écoule vers le bas et il ne peut être guéri. L’épilepsie qui se produit subitement comme la folie furieuse ne guérit pas et l’on meurt4. »
1. Selon Leijing, il s’agit des vaisseaux sanguins.
2. Une note du texte correspondant du Jiayi jing dit que, selon Leijing zhuzheng fawei, il s’agit des points Tian zhu (10V) et Da zhu (11V).
3. Traduit d’après l’interprétation du Leijing qui écrit : « … désigne les points des méridiens dans les plans de séparation de la chair et aux quatre membres. Il faut traiter tous les endroits gonflés et relâchés. »
4. Cette dernière phrase n’est pas reprise dans le texte correspondant du Jiayi jing.
* Remarque : le Jiayi jing écrit 涎沫 xian mo, 涎 xian étant la salive en tant que liquide corporel lié à la Rate.

- LS 22 : « Démences » / Jiayi jing XI-2 : « Folie furieuse et épilepsie provoquées par un jue yang et une grande frayeur »
脈癲疾者,暴仆,四肢之脈皆脹而縱,脈滿,盡刺之出血,不滿,灸之項太陽,灸帶脈於腰相去三寸,諸分肉本輸。嘔吐沃沫,氣下泄,不治。癲疾者,疾發如狂者,死不治。
« Dans l’épilepsie des vaisseaux (脈癲疾 maidianji), [le malade] tombe subitement en syncope, les vaisseaux (脈 mai)1 des quatre membres sont tous gonflés et relâchés. Si les vaisseaux sont pleins (滿 man), on les puncture tous et on les fait saigner. S’ils ne sont pas pleins, on fait des moxas sur le taiyang des deux côtés de la nuque2, des moxas au [point] Dai mai (26VB) [qui se situe] à trois pouces des lombes, [aux points qui se situent] dans les plans de séparation de la chair (分肉 fenrou) et aux [points] shu des quatre membres (本俞 benshu)3. Si [le malade] vomit beaucoup de salive et d’écume, le souffle s’écoule vers le bas et il ne peut être guéri. L’épilepsie qui se produit subitement comme la folie furieuse ne guérit pas et l’on meurt4. »
1. Selon Leijing, il s’agit des vaisseaux sanguins.
2. Une note du texte correspondant du Jiayi jing dit que, selon Leijing zhuzheng fawei, il s’agit des points Tian zhu (10V) et Da zhu (11V).
3. Traduit d’après l’interprétation du Leijing qui écrit : « … désigne les points des méridiens dans les plans de séparation de la chair et aux quatre membres. Il faut traiter tous les endroits gonflés et relâchés. »
4. Cette dernière phrase n’est pas reprise dans le texte correspondant du Jiayi jing.

- LS 33 : « Discussion sur les mers » / Jiayi jing I-8 : « Les quatre mers »
 人有四海。。。衝脈者,為十二經之海,其輸上在於大杼,下出於巨虛之上下廉。。。血海不足,亦常想其身小,狹然不知其所病
 « L’homme a quatre mers ... Le chongmai, c’est la mer des douze méridiens, son point (輸 shu) en haut c’est Da zhu (11V), en bas ces points (輸 shu) sortent à Ju xu shang lian (37E) et Ju xu xia lian (39E) ... Quand la mer du sang est trop abondante, on ressent souvent le corps grand, on est triste et on ne sait pas de quoi on est malade ; quand la mer du sang est insuffisante, on ressent souvent le corps petit, on se sent resserré et on ne sait pas de quoi on est malade. »

LS 34 : « Cinq perturbations » / Jiayi jing VI-4 : « Importante discussion sur la conformité1 et la norme du yin et du yang, du clair et du trouble »
黃帝曰:五亂者,刺之有道乎?岐伯曰:有道以來,有道以去,審知其道,是謂身寶 [] 氣在於頭者,取之天柱大杼,不知,取足太陽滎俞。
« Huangdi demanda : Pour puncturer les cinq perturbations, existe t-il des règles ?
Qibo répondit : [Puisqu’] il y a de la régularité dans leur apparition, il y a des règles pour leur élimination. La connaissance de ces règles est [comme] un bijou précieux qu’on porte sur soi […] Si le souffle [perturbé] se situe à la tête, on traite les points Tian zhu (10V) et Da zhu (11V) ; s’il n’y a pas d’effet, on traite les points ying et shu du taiyang de pied2. » [le Lingshu écrit taiyang de main]
1. Il s’agit de la conformité (順 shun) et de l’opposition (ni) de la circulation du souffle dans les douze méridiens selon les changements naturels de l’environnement.
2. C’est-à-dire respectivement les points Tong gu (66V) et Shu gu (65V). Un autre texte du Liingshu écrit : « Les [points] ying et shu du taiyang de main » c’est-à-dire respectivement les points Qian gu (2IG) et Houxi (3IG).

Traduction de Chamfrault : « Dans le cas de céphalée occipitale due à un dérèglement de la circulation de l’énergie rong et de l’énergiewei, l’énergie rong au lieu de circuler dans le yin passe dans le yang, et l’énergie wei au lieu de circuler dans le yang passe dans le yin, il faut puncturer Tian zhu (10V) et Da zhu (11V). S’il n’y a pas de résultats, on ajoute les points rong et shu de taiyang (66V et 65V). »

LS 75 : « Des méthodes de puncture du [souffle] véritable et du [souffle] pervers » / Jiayi jing VII-1 (1) : « Atteintes par le froid et maladies fébriles produite par l’affection des six méridiens »
黃帝曰:刺衛言徹衣,夫子乃言盡刺諸陽之奇俞,未有常處也。願卒聞之。
岐伯曰:是陽氣有餘,而陰氣不足,陰氣不足則內熱,陽氣有餘則外熱,內熱相搏,熱於懷炭,外畏綿帛近,不可近身,又不可近席。腠理閉塞,則汗不出,舌焦唇槁,臘干益燥,飲食不讓美惡。
« Huangdi demanda : "Le Ci jie parle de [la méthode de puncture] "ôter les vêtements" (徹衣 cheyi) et vous dîtes, maître, qu’elle [consiste] à puncturer tous1 les points extraordinaires (奇俞 qishu) des [régions] yang2. [Tous ces points] n’ont pas d’emplacement fixe, j’aimerais en entendre le récit complet".
Qibo répondit : "C’est l’excès du souffle yang et l’insuffisance du souffle yin. Si le souffle yin est insuffisant, il y a de la chaleur interne (內熱neire) ; si le souffle yang est en excès, il y a de la chaleur externe (外熱 waire). Ces deux chaleurs entrent en interaction et [le malade a] chaud comme s’il embrassait de la braise*, ses vêtements lui brûlent le corps et il ne peut pas toucher la natte**. Les linéaments (腠理couli) sont obstrués et il ne transpire pas ; sa langue est rôtie, ses lèvres sont desséchées, la gorge est sèche et il ne distingue pas le goût de nourriture3. On traite ceci par les [points] Tian fu (3P)*** et Da zhu (11V) [en les puncturant] trois fois chacun ; on puncture en outre le [point] Zhong lu4 pour éliminer la chaleur et on tonifie les taiyin de main et de pied pour faire transpirer5. [Ainsi], la chaleur partira, la sueur sèchera rapidement comme si on ôtait les vêtements" ».
1. Le mot « tous » n’est pas repris dans le Jiayi jing.
2. Textuellement « des 
yang » d’où les différentes interprétations possibles. La présente édition l’interprète comme « des méridiens yang » pensant que qi shu (points extraordinaires) s’applique ici aux 59 punctures contre les maladies fébriles. Nous ne l’avons pas suivie car le terme qi shu désigne des points hors méridiens.
3. Le 
Jiayi jing dit : « […] la gorge est sèche et il a soif. »
4. Il s’agit probablement du point Zhong lü shu (29V).
5. 
Remarque personnelle : Il doit s’agir de l’une des techniques de sudorification qui utilise les points Tai yuan (9P), Yu ji (10P), Yin bai (1Rt) et Da du (2Rt). Toutefois, NvN ne cite que Da du (2Rt) dans son commentaire.
* NvN traduit : « le malade a l’impression d’avoir de la cendre chaude dans son corps ».
** NvN rajoute : « et il refuse la présence de quelqu’un près de lui ».
*** AN : la traduction de Chamfrault (d’après F. Perrey) dit Tian you (16TR) au lieu de Tian fu (3P).

- LS 75 : « Des méthodes de puncture du [souffle] véritable et du [souffle] pervers/ Jiayi jing VII-3 : « Apparition d’un jue chaud par dépérissement du yin et apparition d’un jue froid par dépérissement du yang »
上寒下熱,先刺其項太陽,久留之,已刺則熨項與肩胛,令熱下合乃止,此所謂推而上之者也。上熱下寒,視其虛脈而陷之於經絡者,取之,氣下乃止,此所謂引而下之者也。
« Lorsque le haut est froid et que le bas est chaud, on puncture d’abord le taiyang à la nuque1 et on laisse longtemps les aiguilles. Lorsque l’on a enfoncé les aiguilles, on applique le feu ou des produits réchauffés sur la nuque, les épaules et les omoplates2. On arrête lorsque la chaleur rejoint celle d’en bas3. C’est ce que l’on appelle "pousser pou faire monter". Lorsque le haut est chaud et le bas est froid, [on examine] les méridiens et les luo pour voir quels vaisseaux sont vides et creux, et on les traite jusqu’à ce que le souffle descende4. C’est ce que l’on appelle "guider pour faire descendre". »
1. D’après Leijing, il s’agit des points Da zhu (11V) et Tian zhu (10V) du taiyang de pied.
2. Le texte correspondant du Jiayi jing dit seulement « sur la nuque et les omoplates ».
3. Le texte correspondant du Jiayi jing précise qu’une autre version écrit : « lorsque le haut se réchauffe et le bas se refroidit ».
4. Le Leijing précise qu’il faut voir quels méridiens sont vides et creux. On les traite en les tonifiant et l’on arrête que lorsque le souffle est descendu.

Jiayi jing :

- VII-1 (2) : « Atteintes par le froid et maladies fébriles produites par l’affection des six méridiens »
頸項痛不可以俯仰,頭痛振寒,瘈瘲,氣實則脅滿,俠脊有寒氣,熱,汗不出,腰背痛,大杼主之。
« La douleur au cou et à la nuque au point de ne pouvoir se pencher ni en avant ni en arrière, les céphalées, les tremblements dus au froid, les convulsions et, si le souffle est plein, plénitude aux côtés du thorax, sensation de froid aux deux côtés de la colonne vertébrale, fièvre sans 
sueurs et douleur aux lombes et au dos relèvent du [point] Da zhu (11V). »

- VII-4 : « Maladies convulsives provoquées par l’attaque du vent et du froid et de l’humidité du taiyang »
脊強互引,惡風時振栗,喉痺,大氣滿,喘,胸中鬱鬱1,氣熱,䀮䀮,項強,寒熱,偃仆不能久立,煩滿急,身不安席,大椎主之
« Les maladies convulsives avec raideur et tiraillements de la colonne vertébrale, crainte du vent, fréquents tremblements dus au froid, bi de la gorge (喉痺 houbi), plénitude de souffle pervers (大氣 daqi) qui donne halètement et sensation d’étouffement dans la poitrine, corps fiévreux, vertiges, vue trouble, nuque raide, frissons et fièvre (寒熱 hanre), chutes avec syncope, impossibilité de se tenir debout longtemps, anxiété et spasmes abdominaux, impossibilité de rester couché tranquille relèvent du [point] Da zhu (11V). »
1. 鬱鬱 yù yù signifie : accablé de chagrin, déprimé ; touffu, dense, luxuriant ; beau, agréable ; (s’élever) en volutes ; obscur, noir ; pénétrant, suave (parfum) ; nombreux (GR 13224)


- VII-5 : « Les trois (types) de malaria causée par la permutation du yin et du yang » / SW 36 : « L’acupuncture dans les malarias »
一十二瘧者,其發各不同時。察其病形,以知其何脈之病。先其發時,如一食頃而刺之,一刺則衰,二刺則知,三刺則已,不已刺舌下兩脈出血,不已刺中盛經出血,又刺項以下俠脊者必已。舌下兩脈者,廉泉穴也。
« Les douze [types de] malaria1 ont chacun leur propre moment d’accès ; on observe les symptômes afin de savoir quel est le méridien (脈 mai) malade. Si on puncture le temps d’un repas avant l’accès, à la première fois [la maladie] s’affaiblit, à la deuxième [l’amélioration] est perceptible, à la troisième [le malade] guérit. S’il ne guérit pas, on puncture les deux vaisseaux sous la langue en les faisant saigner. S’il ne guérit [toujours] pas, on puncture le méridien en excès (盛經 sheng jing)2 [au point] Xi zhong (40V) pour le faire saigner ainsi que [les points] qui longent la colonne vertébrale sous la nuque
3 et [le malade] guérira obligatoirement. Les deux vaisseaux sous la langue sont les points lian quan4. »
1. Il s’agit des malarias des six méridiens, des cinq organes et de celle de l’estomac.
2. 盛經 sheng jing désigne ici les vaisseaux congestionnés. Nous l’avons traduit littéralement pour accentuer le fait que les mots méridiens (經 jing) et vaisseaux (脈 mai) sont souvent interchangeables dans les textes médicaux chinois.
3. Remarque :  La version de Chamfrault indique les points Da zhu (11V) et Feng men ou Re fu (12V). La version de Nguyen van Nghi par contre indique en lieu et place de 11V et 12V les «Wu ku shu » ou points benshen (42V, 44V, 47V, 49V, 52V) et les points shu du dos.
4. Le Suwen shi indique qu’ici il ne doit pas s’agir du point Lian quan (23VC) du renmai car les points du renmai sont tous uniques et il ne peut donc pas y en avoir deux. Le chapitre 59 « Discussion sur les demeures du souffle » (Qifu lun) du Suwen dit : « Le shaoyin de pied [a] sous la langue un [point] de chaque [côté] ». Wang Bing commente : « Les deux points sous la langue du shaoyin se situent dans un creux devant le ren ying et devant les artères ; ils s’appellent she ben (racine de la langue) et [se situent] à droite et à gauche [de celle-ci, soit] deux [points en tout] ». Le chapitre 5 « Les racines et les nœuds » (genjie) du Lingshu dit : « Le shaoyin s’enracine au [point] Yong quan (1Rn) et se noue au [point] Lian quan (23VC) ».

- VII-5 : « Les trois (types) de malaria causée par la permutation du yin et du yang » / SW 36 : « L’acupuncture dans les malarias »
一,刺瘧者,必先問其病之所先發者,先刺之。先頭痛及重者,先刺頭上及兩額兩肩間出血。先項背痛者,先刺之,先腰脊痛者,先刺中出血。先手臂痛者,先刺手少陰陽明十指間;先足脛酸痛者,先刺足陽明十指間出血。
« Dans la puncture contre la malaria, on se renseigne d’abord sur l’endroit où commence l’accès de la maladie et l’on puncture en premier cet endroit. Si [le patient] commence par avoir la tête douloureuse et lourde, on puncture d’abord en haut de la tête, des deux cotés du front, entre les sourcils et l’on fait saigner1. S’il commence par avoir des douleurs à la nuque et au dos, on les puncture d’abord2. S’il commence par avoir des douleurs aux vertèbres lombaires, on puncture d’abord Xi zhong (40V) et on le fait saigner. S’il commence par des douleurs aux mains et aux bras, on puncture d’abord les shaoyin et yangming de main et les dix doigts3. S’il commence par des douleurs et des courbatures aux pieds et aux jambes, on puncture d’abord le yangming4 de pied et les dix doigts que l’on fait saigner. »
1. Le Leijing dit : « En haut de la tête désigne les points Bai hui (20VG) et Shang xing (23VG) du dumai. Les deux côtés du front désignent les points Xuan lu (5VB) du shaoyang de pied. Entre les sourcils désigne le point Zan zhu (2V) du taiyang de pied ».
Remarques : Ici, NvN cite en lieu et place du 5VB et du 2V deux points hors méridien : Tai yang (9PC) et Yin trang (3PC).
La version du Dacheng dit : « les deux côtés du front » au lieu des tempes et donne Yang bai (14VB) au lieu de 5VB.
2. Remarque : Cette phrase reste imprécise. NvN et Husson la traduisent comme « il faut puncturer les points de la nuque et du dos » à savoir : Feng chi (20VB), Feng fu (16VG), Shen dao (11VG) et Da zhui (11V).
3. Le
Leijing dit : « Pour les shaoyin et yangming de main, il s’agit des points 井 jing (puits), Shao chong (9C) et Shang yang (1GI). On puncture les dix doigts en traitant aussi les points 井 jing (puits) selon les méridiens affectés par la maladie ».
4. Remarque : NvN et Husson citent Li dui (45E).

- VII-5 : « Les trois [types] de malaria causées par la permutation du yin et du yang » / SW 36 : « La puncture de la malaria »

風瘧,發則汗出惡風,刺足三陽經背之血者。脛酸痛,按之不可,名曰肘髓病,以針針骨出其血,立已。身小痛,刺諸陰之井無出血,間日一刺。
« Dans la malaria du vent, lors de l’accès, on transpire et on craint le vent ; on puncture les points shu du dos du troisième méridien yangde pied (足三陽經背俞 zu sanyang jing beishu)1 et on les fait saigner. Lorsque les jambes sont douloureuses et courbaturées au point de ne pas pouvoir y toucher, cela s’appelle la maladie de la moelle du pied (胕髓病 fu sui bing) ; on puncture Jue gu2 avec l’aiguille à tête de flèche (鑱針 chanzhen) en faisant sortir le sang et [le patient] guérira immédiatement. Lorsque le corps est peu douloureux, on puncture, sans les faire saigner, les [points] jing (puits) de tous les [méridiens] yin et ce tous les deux jours. »
1. D’après Leijing, l’expression 三陽 sanyang signifie les trois points shu correspondant aux entrailles des trois yang de pied : Pang guang shu (28V) pour le taiyang, Wei shu (21V) pour le yangming et Dan shu (19V) pour shaoyangWang Bing se contente de dire que 三陽 sanyang signifie le "troisième yang". Le Suwen Jizhu dit : « Beishu, ce sont les points du méridien du taiyang, car le souffle du taiyang régit la superficie. Le pervers ayant blessé le taiyang, le souffle de la superficie est vide et [le malade] craint le vent, c’est pourquoi il convient de disperser le pervers du taiyang ».

Remarque : Husson cite la puncture du Da zhu (11V). NvN et le dacheng indiquent la puncture et la saignée des points shu du dos des trois méridiens yang que NvN interprète comme étant : 27V et 28V pour taiyang, 19V et 22V pour shaoyang, 21V et 25V pour yangming.
2. Jue gu est le nom de l’extrémité inférieure du péroné. Le Leijing dit : « le propre nom de Jue gu est Xuan zhong. C’est le point du méridien shaoyang de pied (39VB) ». Pour Wang Bing cependant, Jue gu correspond au point Yang fu (38VB).

- VII-5 : « Les trois (types) de malaria causée par la permutation du yin et du yang »
瘧,上星主之,先取後取天牖、風池、大杼。
« Les malarias (㾬瘧 jienue) relèvent du [point] Shang xing (23VG), [mais] auparavant on traite le [point] Yi xi (45V) et ensuite les [points] Tian you (16TR), Feng chi (20VB) et Da zhu (11V). »

- VII-5 : « Les trois (types) de malaria causée par la permutation du yin et du yang »
瘧,取完骨及風池,大杼,心,上窌,,陰都,太淵,三間,合谷,陽池,少澤,前骨,後谿,腕骨、陽谷、俠溪、至陰、通谷、京骨,皆主之。
« Dans les malarias (㾬瘧 jienue) on choisit [parmi les points] dont elles relèvent : Wan gu (12VB), Feng chi (20VB), Da zhu (11V), Xin shu (15V), Shang liao (31V), Yi xi (45V), Yin du (19Rn), Tai yuan (9P), San jian (3GI), He gu (4GI), Yang chi (4TR), Shao ze (1IG), Qian gu (2IG), Hou xi (3IG), Wan gu (4IG), Yang fu (5IG), Xia xi (43VB), Zhi yin (67V), Tong gu (66V) et Jing gu (64V). »

- VIII-1 (2) : « Transmission des maladies dans les cinq organes et les accès de frissons et de fièvre »
寒熱取五處,乃天池、風池、腰、長強、大杼、中膂、中內俞、上、齦交、上關、關元、天牖、天容、合谷、陽溪、關衝,中渚、陽池、消濼、少澤、前谷、腕骨、陽谷、少海、然谷、至陰、崑崙主之。
« Le traitement des frissons et des fièvres relève [des points suivants] : Wu chu (5V) et Tian chi (1MC), Feng chi (20VB), Yao shu (2VG), Chang qiang (1VG), Da zhu (11V), Zhong lü nei shu (29V), Shang liao (31V), Yin jiao (28VG), Shang guan (3VB), Guan yuan (4VC), Tian you (16TR), Tian rong (17IG), He gu (4GI), Yang xi (5GI), Guan chong (1TR), Zhong zhu (3TR), Yang chi (4TR), Xiao luo (12TR), Shao ze (1IG), Qian gu (2IG), Wan gu (4IG), Yang gu (5IG), Shao hai (8IG), Ran gu (2Rn), Zhi yin (67V) et Kun lun (60V). »

XI-2 : « Folie furieuse et épilepsie provoquées par un jue yang et une grande frayeur »
癲疾嘔沫,神庭及兌端、承漿主之。其不嘔沫,本神及百會、後頂、玉枕、天衝、大杼、曲骨、尺澤、陽溪、外丘、當上脘傍五分,通谷、金門、承筋、合陽主之,委中下二寸為合陽。
« L’épilepsie (癲疾 dianji) avec vomissements d’écume relèvent des [points] Shen ting (24VG), Dui duan (27VG), Cheng jiang (24VC). L'épilepsie sans vomissements d'écume relève des [points] Ben shen (13VB), Bai hui (20VG), Hou ding (19VG), Yu zhen (9V), Tian chong (9VB), Da zhu (11V), Qu gu (2VC), Chi ze (5P), Yang xi (5GI), Wai qiu (36VB), Tong gu (20Rn) qui se situe à 0,5 cun à côté du [point] Shang wan (13VC), Jin men (63V), Cheng jin (56V) et He yang 55V). »


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