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14V

Jue yin shu



Noms secondaires

Jue shu


Que shu


Jue yin shu


Jue shu



> LOCALISATION

Chamfrault :

Au-dessous et à côté de la 4ème vertèbre dorsale, à 2 cun de la ligne médiane postérieure. Sur la même horizontale, à 2 cun de Jue yin shu (14V) se trouve Gao huang (43V).

Soulié de Morant :

Dans le dos, à mi-distance entre l’épine dorsale et le rebord inférieur de l’arête de l’omoplate, entre deux muscles verticaux (ilio-costal et long dorsal), au rebord inférieur de la 4ème côte, dans un creux sur trapèze et rhomboïde, 2 TDD sous Fei shu (13V), 2 TDD au-dessus de Xin shu (15V), 2 TDD en dedans de Gao huang (43V).

Pékin/Shanghai/Nguyen van Nghi :

1,5 cun en dehors de l’extrémité de l’apophyse épineuse de la 4ème vertèbre dorsale, dans le 4ème espace intercostal (S, NvN). Position assise ou couchée sur le ventre (P).

Duron-Borsarello :

Entre D4 et D5, à 2 cun environ de dumai.

Dacheng :

1,5 cun en dehors et au-dessous de la 4ème vertèbre dorsale. Pour localiser le point, le patient doit être en position assise, tête et dos en rectilignes.

Sun Simiao :

Non cité.


> TECHNIQUES DE PUNCTURE

Chamfrault/Dacheng :

0,3 cun pour Tongren.

Pékin :

Perpendiculaire, 0,3 à 0,5 cun.

Shanghai :

Perpendiculaire, 0,5 à 1 cun ; ou sous-cutanée de haut en bas, 1 à 2 cun.

Nguyen van Nghi :

Oblique vers le bas, 0,5 à 1 cun.

Jiayi jing :

VIII-1 (1) : « La transmission des maladies dans les cinq organes et les accès de frissons et de fièvre » / SW60 : « Discussion sur les creux osseux »
灸寒熱之法先取項大椎以年為壯數,次灸撅骨以年為壯數,視背陷者灸之,舉臂肩上陷者灸之,兩季脅之間灸之,外踝上骨之端灸之,足小指、次指之間灸之, 上陷脈灸之,外踝後灸之,缺盆骨上切之堅動如筋者灸之,膺中陷骨間灸之,掌束骨下灸之,臍下關元三寸灸之,毛際動脈灸之,臍下二寸分間灸之,足陽明跗上動脈灸之,上一灸之,取犬所嚙處灸之,即以犬傷病法三炷灸之,凡當灸二十九處。
« La méthode de la moxibustion dans les frissons et la fièvre [est la suivante] : d’abord, on traite le [point] Da zhui (14VG) à la nuque, avec le nombre de cônes en fonction de l’âge ; ensuite, on fait des moxas au coccyx (橛骨 juegu)1 avec un nombre de cônes en fonction de l’âge ; on observe les points shu du dos (背俞 beishu) qui sont affaissés et on leur fait des moxas2 ; on lève le bras pour faire [apparaître] un creux sur l’épaule et on y fait des moxas [Jian yu (15GI) selon Leijing et les autres commentaires] ; on fait des moxas entre les deux côtes flottantes [Jing men (25VB) selon Leijing]* ; on fait des moxas à l’extrémité de la partie inférieure du péroné, au-dessus de la malléole externe [Yang fu (38VB) selon Leijing] ; on fait des moxas entre le 4ème et le 5ème orteil [Xia xi (43VB) selon Leijing] ; on fait des moxas sur le vaisseau affaissé au-dessous du mollet [Cheng shan (57V) selon Leijing]** ; on fait des moxas en arrière de la malléole externe [Kun lun (60V) selon Leijing] ; on palpe au-dessus de la clavicule, [il y a quelque chose de] dur qui bouge comme un tendon et on y fait des moxas [selon les commentaires anciens, il ne s’agit pas d’un point d’acupuncture mais d’un amas qu’il faut moxibuster là où il se trouve] ; on fait des moxas dans le creux entre les os au milieu de la poitrine [Tian tu (22VC) selon Leijing] ; on fait des moxas sous l’os du carpe au-dessus de la paume de la main [Yang chi (4TR) selon Leijing et Wang Bing ; Da ling (7MC) selon Suwen zhijie ; Yin xi (6C) selon Wu Kun] ; on fait des moxas au [point] Guan yuan (4VC) à trois distances au-dessous du nombril ; on fait des moxas sur l’artère (動脈 dongmai) à la frontière supérieure des poils du pubis [Qi chong (30E) selon Leijing] ; on fait des moxas à l’interstice [situé] à deux distances au-dessous du genou [San li (36E) selon Leijing] ; on fait des moxas [au point du] yangming de pied situé sur l’artère [située] sur le dessus du pied [Chong yang (42E) selon Leijing] ; on fait des moxas au vertex [Bai hui (20VG) selon Leijing] ; on traite par la moxibustion à l’endroit des morsures de chien avec trois cônes selon la méthode de moxibustion des maladies [causées par] les morsures de chien. Au total, il y a 29 localisations auxquelles il convient de faire de la moxibustion3. »
1. Jue gu désigne le coccyx. C’est là où se situe le point Wei lü, autre nom de Chang qiang (1VG).
2. Selon 
Leijing, « Les [points] shu du dos sont tous des points du méridien taiyang de pied. Les endroits affaissés sont ceux où le souffle du méridien est insuffisant, c’est pourquoi il faut faire des moxas ».
3. Selon 
Leijing, on ne compte pas les morsures de chien qui n’ont pas de localisation précise.
* Dans la traduction de NvN, il s’agirait du point Qi men (14F).
** Dans la traduction de Husson, il s’agirait du point Cheng jin (56V).


> FONCTIONS

Chamfrault :

Point assentiment du foie et du maître du coeur.

Soulié de Morant :

Assentiment des vaisseaux (troubles par action externe avec fièvre ou surexcitation).
Agit sur vessie, poumons, vaisseaux sanguins, coeur.

Pékin :

Point beishu du péricarde. Quand un viscère est troublé, une réaction morbide (douleur à la pression ou hyperesthésie) apparaît souvent au beishu correspondant. Ce point peut donc être utilisé pour traiter les affections de ce viscère. Il est également indiqué dans les états morbides de l’organe des sens avec lequel ce viscère est en relation.

Duron-Borsarello :

Point assentiment du maître du coeur.

Nguyen van Nghi :

Point spécifique de dispersion de l’énergie yang du xin bao (maître du coeur).

Dacheng :

Selon les questions et réponses de certaines thèses : « Les organes et les entrailles ont chacun un point shu sauf le xin bao, pourquoi ? » Réponse : « Si, le xin bao luo a son point shu qui est le jueyin shu ».

Gérard Guillaume-Mach Chieu :

Perméabilise le foie et les méridiens.
Régularise le qi et vivifie les luo.

Jean Marc Kespi :

« Acupuncture »
Ce point pose problème, nous ne comprenons pas sa fonction ni sa dénomination. Pourquoi est-il le seul point à être nommé dialectiquement ? Deux solutions sont possibles :
- Ce point a été transformé par un commentateur et, de point curieux, il est devenu point de méridien principal, auquel cas il ne fait pas partie des points shu du dos. Le fait que le thorax ne possède que deux viscères auxquels répondent déjà deux points shu, les 13 et 15 ZTYg/V, est en faveur de cette hypothèse.
- Le 14 ZTYg/V gouverne le coeur-organe qui répond au shou jueyin quand le 15 ZTYg/V régit le coeur-centre. La symptomatologie du 14ZTYg/V s’accorde bien avec cette fonction, mais celle du 15ZTYg/V paraît bien recouvrir dans le même temps les coeurs centre et viscère.
Seule une expérimentation clinique sur l’action cardiovasculaire de ces deux points permettrait de trancher.
NB : La répartition rigoureusement anatomique des beishu par rapport au diaphragme implique que le jueyin concerné ne peut être que celui de la poitrine (xinbaoluo). Il n’y a pas de raison pour que ce « viscère » ne soit pas reconnu à part entière même s’il ne s’agit que d’une « fonction » (il a le nom mais pas la forme) puisque le TR est lui bien représenté par un beishu.

« L’homme et ses symboles en MTC »
p 101 : « Entre les 4ème et 5ème vertèbres dorsales résonne la fonction nutritive de xinbaoluo, équivalant à la partie privée de la Cité interdite, avec les points 14V et 43V ».
p 175 : « Sont reliés à xinbaoluo, nutrition et protection, les points 14V et 43V d’une part, et 10VG, 16V et 45V d’autre part […] Le 14V, "shu du xinbaoluo", qui permet à la sève de l’arbre de circuler librement, avec souplesse et aisance, jusqu’aux extrémités des branches et des racines, assure la circulation nourricière du coeur ».

Paul Couderc :

Revue Française d'Acupuncture n° 81 – 1994
Jueyin shu (14V) : l’injonction céleste à propager jueyin (maître du coeur).
L’injonction d’envoi (輸 shu) percute en quelque sorte jueyin (maître du coeur) et son dynamisme ainsi stimulé se répand dans l’organisme afin de s’y offrir. Dans le nom secondaire, l’injonction d’envoi (輸 shu) est déterminée par l’image d’une porte monumentale (arc de triomphe ?) ou de l’ensemble des deux tours de guet (闕 que) situé devant l’entrée du palais du Feu Impérial. Il y a donc injonction céleste à diffuser une image solennellement monumentale qui annonce l’importance de ce lieu. C’est la fonction du cortège officiel qui annonce avec faste le passage du prince, une sorte d’animation par le qi (dynamisme shu) de la solennité de l’instant.
Cette image monumentale (闕 que) paraît bien établie dans d’autres car déterminée par :

- quelque chose d’énorme qui en impose dans Ju que (14VC) : c’est la faculté d’en imposer (un peu comme l’empereur) par sa seule présence ;
- un caractère principiel et spirituel dans Shen que (8VC) : c’est la puissance vitale de l’esprit régulant les forces du chaos par une maîtrise intérieure, par une victoire sur soi-même ;
- une notion de pierre qui évoque une assise territoriale dans Shi que, nom secondaire de Shi guan (18Rn) : on est ainsi averti solennellement qu’il y a une limite en deçà de laquelle les choses restent en place comme pétrifiées et qu’il faut aller au-delà afin d’assumer son périple.
La défaillance de ce paraître, de cet « entourage » qui met en valeur le rayonnement personnel caractérise, semble-t-il, le trouble de cette fonction. Il n’y a pas la révolte un peu vaine et le persiflage préventif du « beauf qui la ramène » car il n’arrive pas à s’imposer comme dans le trouble de Ju que (14VC), mais une telle discrétion dans la manifestation indique qu’il y a risque que rien ne soit remarqué. Il y a en apparence effacement, mais la fièvre et l’excitation caractéristiques des points shu du dos montre que l’expédient de la discrétion sent l’artificiel, et ce d’autant plus qu’il s’agit en principe d’une typologie taiyang, généralement marquée par un effet d’annonce […] On sent avec ces patients comme dans les instants qui précèdent le lever du soleil derrière une montagne encore noire d’obscurité : il y a la lueur pleine de promesses, mais la manifestation rayonnante n’est pas encore là.


> SYMPTOMATOLOGIE

Signes généraux

Soulié de Morant :

Malaise au soleil et à la chaleur.
Mal de montagne.

Pékin :

Douleur du vertex.

Nguyen van Nghi :

Céphalée du vertex.

Dacheng :

Entassement énergétique.

Psychisme

Pékin/Roustan :

Neurasthénie.

Nguyen van Nghi :

Maladies mentales.

Dacheng :

Inquiétude. Tristesse.

ORL

Soulié de Morant :

Saignement de nez.

Stomatologie

Soulié de Morant :

Odontalgie aiguë (dents, molaires).

Dacheng/Roustan :

Odontalgie.

Cardiovasculaire

Chamfrault :

Douleur au coeur.

Soulié de Morant :

Coeur : trouble ou douleurs. Coeur contracté avec agitation et malaise. Coeur gros et gras ? Péricardite.
Agitation interne au 7ème jour de la typhoïde.

Pékin :

Péricardite.

Roustan :

Cardiopathie rhumatismale.

Duron-Borsarello :

Affections cardiaques (péricarde et coronaire).

Nguyen van Nghi :

Oppression et douleur du thorax. Péricardite.

Pneumologie

Chamfrault :

Toux avec quintes.
Plénitude de la poitrine et obstruction avec malaise.

Soulié de Morant :

Tout trouble des voies respiratoires. Emphysème. Pneumonie.
Quintes de toux avec plénitude de la poitrine.

Pékin :

Étouffement. Point de côté.

Roustan :

Dyspnée. Toux.
Névralgie intercostale.

Duron-Borsarello :

Maladies respiratoires.

Nguyen van Nghi :

Oppression et douleur du thorax.

Dacheng :

Toux due à une remontée d'énergie vers le haut. Plénitude et oppression thoraciques.

Digestif

Chamfrault/Duron-Borsarello/Roustan :

Vomissements.

Soulié de Morant :

Crises de vomissements.

Nguyen van Nghi :

Hoquet.

Dacheng :

Douleurs abdominales. Douleurs épigastriques. Nausées et vomissements.

Dermatologie

Soulié de Morant :

Herpès de la vulve ou herpès du prépuce ?


> SYMPTOMATOLOGIE DANS LES TEXTES

Jiayi jing :

VIII-1 (1) : « La transmission des maladies dans les cinq organes et les accès de frissons et de fièvre » / SW 60 : « Discussion sur les creux osseux »
灸寒熱之法先取項大椎以年為壯數 […] 視背陷者灸之 […] 凡當灸二十九處。
« La méthode de la moxibustion dans les frissons et la fièvre [est la suivante] : d’abord, on traite le [point] Da zhui (14VG) à la nuque, avec le nombre de cônes en fonction de l’âge
[…] On observe les points shu du dos (背俞 beishu) qui sont affaissés et on leur fait des moxas1 […] Au total, il y a 29 localisations auxquelles il convient de faire de la moxibustion. »
1. Selon Leijing, « Les [points] shu du dos sont tous des points du méridien taiyang de pied. Les endroits affaissés sont ceux où le souffle du méridien est insuffisant, c’est pourquoi il faut faire des moxas ».


> OBSERVATIONS