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> Résultats de la recherche

23V

Shen shu



Noms secondaires

Gao gai


Jing gong


Shao yin shu


Shen shu


(d'après Jiayi jing)

> LOCALISATION

Chamfrault :

Au-dessous et en dehors de la 2ème vertèbre lombaire, à 2 cun de la ligne médiane postérieure où se trouve le point Ming men (4VG). Ce point correspond en avant à la hauteur du nombril. Sur la même horizontale, à 2 cun en dehors de Shen shu, se trouve le point Zhi shi (52V).

Soulié de Morant :

Région lombaire, 1 large TDD de chaque côté de l’intervalle entre L3 et L4 (le rebord supérieur de L4 dépasse le niveau de la crête iliaque), au rebord externe d’un muscle vertical, au rebord externe de l’apophyse transverse de la 3ème vertèbre lombaire, dans un creux, 2 TDD sous Shen shu (23V), 2 TDD au-dessus de Da chang shu (25V), 1 TDD en dedans de Zhi shi (52V). Pas de point entre L3 et L4.

Pékin :

À 1,5 cun de la ligne médiane, sur l’horizontale passant par l’apophyse épineuse de la 2ème vertèbre lombaire.

Shanghai/Nguyen van Nghi :

1,5 cun en dehors de l’apophyse épineuse de la 2ème vertèbre lombaire.

Duron-Borsarello :

Entre L2 et L3, à 2 cun environ du 4VG.

Dacheng :

1,5 cun en dehors et au-dessous de la 14ème vertèbre (L2). Au niveau de l’ombilic. Pour localiser ce point, le sujet doit être en position assise, tête et dos en rectitude.

Sun Simiao :

Au-dessous de la 2ème vertèbre lombaire, à 1,5 cun latéralement de la colonne.

Jiayi jing :

III-8 : « Les quarante-deux points du dos qui vont de la 1ère vertèbre jusqu’à la dernière et qui sont situés à 1,5 pouce de chaque côté de l’épine dorsale »
第十四椎下兩膀,各一寸五分。
« Le [point] Shen shu (23V) se situe au-dessous de la 14ème vertèbre [il s’agit de L2] à 1,5 pouce de chaque côté. »


> TECHNIQUES DE PUNCTURE

Chamfrault :

0,3 cun pendant 7 respirations ou 1 moxa par année d’âge pour Tongren.

Pékin/Shanghai :

Perpendiculaire, 1 à 1,5 cun.

Nguyen van Nghi :

Verticale, 0,5 à 1 cun.

Dacheng :

Selon Tongren, 0,3 cun pendant 7 respirations, 1 moxa par année d’âge. Selon Suwen shu : « La puncture ne doit pas atteindre le rein sinon la mort surviendra en 6 jours avec signe fatal : éternuements. »

Lingshu :

- LS 21 : « Les maladies du froid et de la chaleur »
身有五部:伏兔一;腓二,腓者也;背三,五臟之輸四;項五。此五部有癰疽者死。
« Le corps (身 shen) a cinq parties : la première est la partie proéminente à la face antérieure de la cuisse (伏兔 futu), la deuxième le mollet (腓 fei ou 腨 chuai1), la troisième le dos, la quatrième les [points] shu [du dos] des cinq organes2, la cinquième la nuque. Si ces cinq parties ont des abcès ou des abcès térébrants (癰疽 yongju)3, c’est mortel. »
1. Le texte en donne les deux noms.
2. Ces points sont étroitement liés à chacun des cinq organes : feish
u, xinshu, ganshu, pishu et shenshu. Ils portent les noms des organes concernés.
3. Le terme 癰疽
yongju comprend différents types d’abcès, tels que : tuju (abcès sur la face antérieure de la cuisse), feichuaifa (éruption sur le mollet), fabei (éruption sur le dos), pifaju (abcès de la rate), shenshufa (éruption au [point] shu du rein) et tianzhuju (abcès au point Tian zhu-10V) …

- LS 51 : « Les points shu des organes »

黃帝問於岐伯曰:願聞五臟之腧,出於背者。
岐 伯曰:背中大腧,在杼骨之端,肺腧在三焦之間,心腧在五焦之間,膈腧在七焦之間,肝腧在九焦之間,脾腧在十一焦之間,腎腧在十四焦之間。皆挾脊相去三寸 所,則欲得而驗之,按其處,應在中而痛解,乃其輸也。灸之則可刺之則不可。氣盛則瀉之,虛則補之。以火補者,毋吹其火,須自滅也;以火瀉之,疾吹其火,傳 其艾,須其火滅也。
« [Huangdi] demanda à Qibo: J'aimerais entendre parler des points shu des cinq organes qui sortent dans le dos1.
[Qibo] répondit : Le grand point (da shu) du thorax se situe des [deux] côtés de l’apophyse de la première vertèbre (zhugu), le [point] shu du poumon se situe des [deux] côtés de la troisième vertèbre, le [point] shu du cœur se situe des [deux] côtés de la cinquième vertèbre, le [point] shu du diaphragme se situe des [deux] côtés de la septième vertèbre, le [point] shu du foie se situe des [deux] côtés de la neuvième vertèbre, le [point] shu de la rate se situe des [deux] côtés de la onzième vertèbre, le [point] shu du rein se situe des [deux] côtés de la quatorzième vertèbre ; tous [ces points] se situent à une distance de trois pouces de chaque côté du rachis2, il faut examiner pour les localiser. Si, en appuyant dessus, il y a une douleur qui répond à l’intérieur, c’est le [point] shu3. On peut y faire des moxas, mais on ne peut pas puncturer4. Si le souffle est surabondant (sheng), on disperse ; s’il est vide (xu), on tonifie. Quand on tonifie par la moxibustion, on ne souffle pas sur le feu, mais il faut [le laisser] s’éteindre lui-même. Quand on disperse par la moxibustion, on souffle rapidement sur le feu, on tapote le moxa et il faut laisser le feu s’éteindre5. »
1. Le Leijing dit : « les cinq organes demeurent dans l’abdomen, le souffle de leurs méridiens sort au taiyang de pied dans le dos et ce sont les points shu des cinq organes ».
2. En fait, c’est à la distance de 1,5 pouce de chaque côté.
3. Cette phrase peut-être comprise différemment : « si l’on appuie sur ce point, la douleur [déjà existante] disparaît ».
4. Le Taisu dit : « on peut y faire des moxas et puncturer ». L’éditeur actuel a fait corriger ce texte d’après le Taisu.
5. Le Taisu dit : « on parle [ici] de tonification et de dispersion par la moxibustion. « En brûlant le feu » à cet endroit, on fait se rassembler le souffle véritable (zhengqi), c'est pourquoi on dit tonifier. Souffler fait pénétrer la chaleur afin qu’elle attaque la maladie, c'est pourquoi on dit disperser ».

Jiayi jing :

III-8 : « Les quarante-deux points du dos qui vont de la 1ère vertèbre jusqu’à la dernière et qui sont situés à 1,5 pouce de chaque côté de l’épine dorsale »
五藏之腧,出於背者。按其處應在中而痛節,乃其腧也。灸之則何,刺之則不何。盛則瀉之,虛則補之。以火補之者,無吹其火 自減也。以火瀉之者,疾吹其火,拊其艾, 其火減頁 [] 刺入三分,七呼,灸三壯。
« Tous les points shu des cinq organes sortent dans le dos1. Si en appuyant dessus il y a une douleur qui se diffuse, c’est le point shu2. On peut y faire des moxas et puncturer3. Si le souffle est surabondant (盛 sheng) on disperse, s’il est vide (虛xu) on tonifie. Quand on tonifie par la moxibustion on ne souffle pas sur le feu mais on le laisse s’éteindre lui-même. Quand on disperse par la moxibustion on souffle rapidement sur le feu, on tapote le moxa et on laisse le feu s’éteindre4 […] On puncture le [point] Shen shu (23V) à 0,3 pouce de profondeur et on laisse l’aiguille pendant 7 expirations. On y fait 3 cônes de moxa. »
1. Le Leijing dit : « les cinq organes demeurent dans l’abdomen, le souffle de leurs méridiens sort au taiyang de pied dans le dos et ce sont les points shu des cinq organes ».
2. Cette phrase peut être comprise différemment : « si l’on appuie sur ce point la douleur [déjà existante] disparaît ».
3. Le texte ancien dit : « On peut y faire des moxas, mais on ne peut pas puncturer ». L’éditeur actuel a fait corriger le texte d’après le Taisu.
4. Le Taisu dit : « On parle [ici] de tonification et de dispersion par la moxibustion. En "brûlant le feu" à cet endroit on fait se rassembler le souffle véritable (真氣zhenqi), c’est pourquoi on dit tonifier. Souffler fait pénétrer la chaleur afin qu’elle attaque la maladie, c’est pourquoi on dit disperser ».

VIII-1 (1) : « La transmission des maladies dans les cinq organes et les accès de frissons et de fièvre » / SW60 : « Discussion sur les creux osseux »
灸寒熱之法先取項大椎以年為壯數,次灸撅骨以年為壯數,視背陷者灸之,舉臂肩上陷者灸之,兩季脅之間灸之,外踝上骨之端灸之,足小指、次指之間灸之, 上陷脈灸之,外踝後灸之,缺盆骨上切之堅動如筋者灸之,膺中陷骨間灸之,掌束骨下灸之,臍下關元三寸灸之,毛際動脈灸之,臍下二寸分間灸之,足陽明跗上動脈灸之,上一灸之,取犬所嚙處灸之,即以犬傷病法三炷灸之,凡當灸二十九處。
« La méthode de la moxibustion dans les frissons et la fièvre [est la suivante] : d’abord, on traite le [point] Da zhui (14VG) à la nuque, avec le nombre de cônes en fonction de l’âge ; ensuite, on fait des moxas au coccyx (橛骨 juegu)1 avec un nombre de cônes en fonction de l’âge ; on observe les points shu du dos (背俞 beishu) qui sont affaissés et on leur fait des moxas2 ; on lève le bras pour faire [apparaître] un creux sur l’épaule et on y fait des moxas [Jian yu (15GI) selon Leijing et les autres commentaires] ; on fait des moxas entre les deux côtes flottantes [Jing men (25VB) selon Leijing]* ; on fait des moxas à l’extrémité de la partie inférieure du péroné, au-dessus de la malléole externe [Yang fu (38VB) selon Leijing] ; on fait des moxas entre le 4ème et le 5ème orteil [Xia xi (43VB) selon Leijing] ; on fait des moxas sur le vaisseau affaissé au-dessous du mollet [Cheng shan (57V) selon Leijing]** ; on fait des moxas en arrière de la malléole externe [Kun lun (60V) selon Leijing] ; on palpe au-dessus de la clavicule, [il y a quelque chose de] dur qui bouge comme un tendon et on y fait des moxas [selon les commentaires anciens, il ne s’agit pas d’un point d’acupuncture mais d’un amas qu’il faut moxibuster là où il se trouve] ; on fait des moxas dans le creux entre les os au milieu de la poitrine [Tian tu (22VC) selon Leijing] ; on fait des moxas sous l’os du carpe au-dessus de la paume de la main [Yang chi (4TR) selon Leijing et Wang Bing ; Da ling (7MC) selon Suwen zhijie ; Yin xi (6C) selon Wu Kun] ; on fait des moxas au [point] Guan yuan (4VC) à trois distances au-dessous du nombril ; on fait des moxas sur l’artère (動脈 dongmai) à la frontière supérieure des poils du pubis [Qi chong (30E) selon Leijing] ; on fait des moxas à l’interstice [situé] à deux distances au-dessous du genou [San li (36E) selon Leijing] ; on fait des moxas [au point du] yangming de pied situé sur l’artère [située] sur le dessus du pied [Chong yang (42E) selon Leijing] ; on fait des moxas au vertex [Bai hui (20VG) selon Leijing] ; on traite par la moxibustion à l’endroit des morsures de chien avec trois cônes selon la méthode de moxibustion des maladies [causées par] les morsures de chien. Au total, il y a 29 localisations auxquelles il convient de faire de la moxibustion3. »
1. Jue gu désigne le coccyx. C’est là où se situe le point Wei lü, autre nom de Chang qiang (1VG).
2. Selon 
Leijing, « Les [points] shu du dos sont tous des points du méridien taiyang de pied. Les endroits affaissés sont ceux où le souffle du méridien est insuffisant, c’est pourquoi il faut faire des moxas ».
3. Selon 
Leijing, on ne compte pas les morsures de chien qui n’ont pas de localisation précise.
* Dans la traduction de NvN, il s’agirait du point Qi men (14F).
** Dans la traduction de Husson, il s’agirait du point Cheng jin (56V).


> FONCTIONS

Chamfrault :

Assentiment des reins.
Point de dispersion de l’énergie des cinq organes.

PROBLEME DES POINTS DISPERSANT L’ENERGIE DES CINQ ORGANES
Cette fonction est citée par Chamfrault et Duron qui, tous deux, se réfèrent à la traduction du Suwen par Chamfrault : « Pour disperser leyang aux organes : Fei shu (13V), Xin shu (15V), Gan shu (18V), Pi shu (20V), Shen shu (23V) ». Ces données, comme bien d’autres d’ailleurs, ne se retrouvent pas dans les autres traductions … ce qui n’est pas forcément un argument pour condamner celle de Chamfrault qui a traduit des sources vietnamiennes alors que Husson traduit l’édition moderne du Suwen (Shanghai 1955) ; il en va probablement de même pour la récente traduction de NvN dont le texte ne diffère que très peu de celui de Husson.
Notons aussi que NvN (RFMTC n°110), se référant au Suwen 61 cite le Xin shu (15V) comme point dispersant la chaleur perverse au niveau du thorax avec 11V, 1P et 12E, alors que dans sa traduction du Suwen 61 (RFMTC n°115), il n’est plus question de ce point mais du 12V !
A propos des points de eaux et des chaleurs, le Suwen 61 ne cite que 5 beishu : 25V, 27V, 28V, 29V et 30V, donc aucun beishu d’organe.

Soulié de Morant :

Agit sur vessie, gros intestin, rate et pancréas, foie, os, lombes, genoux, pieds ; disperse rein, poumon, surrénales.

Pékin :

Quand un viscère est troublé, une réaction morbide (douleur à la pression ou hyperesthésie) apparaît souvent au beishu correspondant. Ce point peut donc être utilisé pour traiter les affections de ce viscère. Il est également indiqué dans les états morbides de l’organe des sens avec lequel ce viscère est en relation.

Shanghai :

Traite les reins. Tonifie la colonne vertébrale.
Éclaircit les yeux et les oreilles. 

Duron-Borsarello :

Arrête les évacuations anormales.
Fortifie le sang. Bi du froid.
Avantage le feu qui produit la terre (?). Tonifie le feu et génère la terre.
Tonifie le yang des reins. Fait se réunir le coeur et le rein. Fait irriguer le rein.

Nguyen van Nghi :

Point shu du dos non seulement d’expulser le froid/humidité de la région lombaire, mais encore d’harmoniser et de tonifier l’énergie du rein.

Auteroche :

Renforce le yang originel des reins (yang du rein).
Tonifie les lombes et les reins.
Chasse l’eau et l’humidité.
Nourrit les oreilles et les yeux.
Métamère L1.

Gérard Guillaume-Mach Chieu :

Nourrit le yin, tonifie le yang.
Fortifie le cerveau et la moelle, est utile au cerveau et clarifie la vue.
Selon le Tai yi shen zhen :
Tonifie le rein. Nourrit le yin et tonifie l’insuffisance de yang du rein.
Fortifie la région lombaire. Renforce la moelle.

Lingshu :

LS 21 : « Les maladies du froid et de la chaleur »
身有五部:伏兔一;腓二,腓者也;背三,五臟之輸四;項五。此五部有癰疽者死。
« Le corps (身 shen) a cinq parties : la première est la partie proéminente à la face antérieure de la cuisse (伏兔 futu), la deuxième le mollet (腓 fei ou 腨 chuai1), la troisième le dos, la quatrième les [points] shu [du dos] des cinq organes2, la cinquième la nuque. Si ces cinq parties ont des abcès ou des abcès térébrants (癰疽 yongju)3, c’est mortel. »
1. Le texte en donne les deux noms.
2. Ces points sont étroitement liés à chacun des cinq organes : feishu, xinshu, ganshu, pishu et shenshu. Ils portent les noms des organes concernés.
3. Le terme 癰疽 yongju comprend différents types d’abcès, tels que : tuju (abcès sur la face antérieure de la cuisse), feichuaifa (éruption sur le mollet), fabei (éruption sur le dos), pifaju (abcès de la rate), shenshufa ((éruption au [point] shu du rein) et tianzhuju (abcès au point Tian zhu-10V) …

LS 52 : « Le souffle défensif » / Jiayi jing II-4 : « La cime et le tronc d’enracinement des douze méridiens »
請言氣街 [] 故氣在頭者,止之於腦;氣在胸者,止之膺與背腧;氣在腹者,止之背腧,與沖脈於臍左右之動脈者;氣在脛者,止之於氣街,與承山踝上以下。取此者,用毫針,必先按而在久應於手,乃刺而予之。所治者,頭痛眩,腹痛中滿暴脹,及有新。痛可移者,易已也;積不痛,難已也。
À propos du « carrefour des souffles (氣街 qìjiē)1 […] Quand le souffle est à la tête, il loge (止 zhi)2 au cerveau3 ; quand le souffle est dans le thorax (胸 xiong) il loge des deux côtés de la poitrine (應 ying) et aux [points] shu du dos4 ; quand le souffle est dans le ventre, il loge aux [points] shu du dos ainsi que dans le chōngmài et dans les artères à gauche et à droite du nombril5 ; quand le souffle est dans les jambes, il loge au [point] Qì jiē (30E), au [point] Chéng shān (57V) ainsi qu’au-dessus de la cheville6. Si l’on choisit [de traiter] cela, il faut employer des aiguilles fines (毫針 haozhen) ; on doit d’abord presser, attendre longtemps [le souffle] et seulement quand il répond sous la main on puncture afin de traiter7. On traite [ainsi] les céphalées, les étourdissements et les syncopes, les douleurs au ventre, les plénitudes abdominales, les ballonnements soudains ainsi que les amas récents. Ceux qui font mal et qui bougent sont faciles à guérir. Les amas qui ne sont pas douloureux sont difficiles à guérir. »
1. Qìjiē désigne les points de liaison des méridiens et des luò qui se situent à la tête, à la poitrine, au ventre et aux jambes. Qìjiē désigne aussi la région de l’artère fémorale et est un autre nom du point Qì chōng (30E).
2. Il y a différentes interprétations de cette phrase. Certains l’interprètent comme : « pour traiter on choisit… », d’autres comme : « le souffle se rassemble à… ».
3. Le commentaire du 
Taisu dit : « Le cerveau, c’est le carrefour des souffles de la tête, c’est pourquoi quand le souffle est la tête, il s’arrête à Bai hui (20VG) ». Le Leijing dit : « Toutes les moelles dépendent du cerveau, et celui qui agit en tant que rassemblement le plus élevé des souffles, c’est le carrefour des souffles de la tête ».
4. Le 
Leijing commente : « Les deux côtés de la poitrine s’appellent ying ; quand le souffle est dans la partie antérieure de la poitrine, il demeure dans les deux côtés de la poitrine (應 ying) : il s’agit d’une partie des méridiens yángmíng et shàoyīn. Quand il est dans la partie postérieure de la poitrine, il est aux [points] shu du dos. Il s’agit des points shu des organes du méridien taiyang de pied au-dessus de la 11ème vertèbre [dorsale] et du diaphragme ; ils sont tous le carrefour des souffles de la poitrine ».
5. Le 
Leijing dit : « Ce que l’on appelle les [points] shu du dos, ce sont pour le ventre tous les [points] d’organe du méridien taiyang au-dessous de la 11ème vertèbre [dorsale] et du diaphragme. Quant à ce qui circule dans la partie antérieure, ce sont les méridiens chongmai et shàoyīn, qui circulent ensemble au ventre, et l’artère des deux côtés du nombril ; c’est à dire aux [points] Huang shu (16Rn), Tian shu (25E), etc. Ils sont au carrefour des souffles du ventre ».
6. Le 
Leijing commente : « Ce que l’on appelle qìjiē, c’est un [point] du méridien yangming de pied, c’est à dire le point Qì jiē (30E). Cheng shan (57V), c’est un point du méridien taiyang de pied, il se situe au-dessus et au-dessous de la cheville ; ils sont tous également le carrefour des souffles du pied ».
7. Le 
Taisu dit : « Les méthodes de puncture du carrefour des souffles consistent toutes à appuyer longtemps pour savoir si les souffles "répondent à la main" soit par le [déclenchement] d’une douleur sous la main soit par le battement d’un vaisseau sous la main. Ensuite, il faut procéder à une tonification ou à une dispersion des souffles ».

- LS 52 : « Le souffle défensif » / Jiayi jing II-4 : « La cime et le tronc d’enracinement des douze méridiens »
足少陰之本,在內踝下上三寸中,標在背輸與舌下兩脈也。
« Le tronc d’enracinement du shaoyin de pied se situe à trois distances de [la pointe] basse de la malléole interne au milieu1 et sa cime se situe aux points shu du dos2 et aux deux vaisseaux (脈 mai) sous la langue3. »
1. D’après les commentaires, il s’agit du [point] Jiao xin (8Rn) ou du [point] Fu liu (7Rn)
2. Aux [points] Shen shu (23V) d’après le commentaire moderne.
3. D’après le commentaire moderne, il s’agit du croisement des deux vaisseaux (脈 mai) extraordinaires yinwei mai et renmai, au [point] Liang quan (23VC).

Note personnelle : ordre de citation des troncs et des cimes
Lingshu : V – VB – Rn – F – E – Rt – IG – TR – GI – P – C – MC
Jiayi jing : V – Rn – VB – E – F – Rt – IG – TR – GI – P – C – MC

Jean Marc Kespi :

C’est le point shu des reins, responsable de l’essence de l’être et donc de sa quintessence, de sa force, de ses possibilités créatrices (dont la procréation n’est qu’un aspect) : "manque d’énergie, frilosité, tous les vides, corps lourd, froid aux lombes, épuisement" ; "tous les troubles des reins" ; troubles liquidiens dus à une malabsorption de l’eau par les reins ; "oedème" ou "maigreur", "urine rare ou abondante" ; "diarrhée" ; perturbation de la rate secondaire à un trouble rénal ; atteintes des possibilités créatrices ("impuissance (non érection), désire dormir seul", "manque de sperme", "spermatorrhée nocturne", "éjaculation précoce") dues à un affaiblissement de l’essence de l’être, de la quintessence (jing) puisqu’un déséquilibre énergie/sang ou un trouble de méridien curieux ne sont pas ici en cause ; retentissement sur le méridien zu shaoyin avec lombalgies, douleurs aux membres inférieurs le long de son trajet, stagnation du yin en bas ; "pieds froids comme glace".
Ce point transporte donc l’énergie des reins pour l’offrir à l’organisme. Il faut le disperser (avec prudence vu le rôle créateur des reins) si elle est en plénitude et y appliquer des moxas si elle stagne.


> SYMPTOMATOLOGIE

Signes généraux

Chamfrault :

Teint jaune noirâtre.
Manque d’énergie. Cinq sortes de tuberculose due au
yin.
Fièvre intermittente. Frilosité. Sensation de reins glacés. Frilosité aux quatre membres, aux genoux.
Sensation de tête lourde.

Soulié de Morant :

Tous les vides. Maigreur même dans l’abondance ; aggravé par le froid ; par vide de tuberculose. Tuberculose : tous les troubles.
Frissons au soleil. Froid aux lombes, corps lourd.
Tête lourde, corps chaud, visage rouge et chaud.

Roustan :

Fièvre intermittente.

Duron-Borsarello :

Vide général, épuisement. Amaigrissement.

Dacheng :

Cachexie. Cinq sortes d’asthénie. Froid aux lombes.
Syndrome de chaleur. Tête lourde avec corps chaud. Fièvre et frilosité intermittentes.
Tremblements.
État de maigreur. Teint jaune, terne.

Sun Simiao :

Céphalée due au vent. Ne peut manger.
Chaleur généralisée. Frissons de chaleur. Teint rouge avec chaleur de la face.

Psychisme

Soulié de Morant :

Rêves d’incubes et de succubes (incube = sorte de démon qui abuse des femmes pendant leur sommeil. Succube : sorte de démon féminin, par opposition à incube).
Désire dormir seul.

Dacheng :

Spermatorrhée avec rêves (due au vide du système du shaoyin reins/coeur).

Neurologie

Chamfrault :

Apoplexie due aux reins.

Soulié de Morant :

Névralgie intercostale.

Roustan :

Séquelles de poliomyélite.
Epilepsie.

Sun Simiao :

Convulsions avec chaud et froid et opisthotonos.

Ophtalmologie

Chamfrault :

Vue trouble, ne voit pas clair.

Soulié de Morant :

Eblouissement ; vue trouble (par vide de rein).

Dacheng :

Troubles de la vue, amblyopie.

Sun Simiao :

Amblyopie importante. Fragilité de l’oeil au vent et au froid.

ORL

Chamfrault :

Surdité par faiblesse des reins.

Pékin/Roustan :

Surdité, bourdonnements d’oreilles.

Duron-Borsarello/Dacheng :

Surdité.

Nguyen van Nghi :

Surdité, acouphènes.

Dermatologie

Roustan :

Chute des cheveux.

Dacheng :

Eczéma interdigital avec prurit.

Pneumologie

Soulié de Morant :

Oedème pulmonaire (par atteinte des reins).
Tuberculose : tous les troubles. Crache du sang (hémoptysie).

Roustan :

Bronchite asthmatiforme.

Nguyen van Nghi :

Asthme d’origine rénale.

Dacheng :

Souffle court, dyspnée.

Sun Simiao :

Dyspnée. Toute maladie due à une insuffisance respiratoire. Toux.

Cardiovasculaire

Chamfrault :

Plénitude au coeur.

Soulié de Morant :

Douleur au coeur, coeur comme suspendu ?

Duron-Borsarello :

Cardialgie.

Dacheng :

Congestion sanguine de la région thoraco-diaphragmatique.

Sun Simiao :

Cardialgie. Insuffisance cardiaque.

Digestif

Chamfrault :

Mange beaucoup mais reste maigre. Mauvaise digestion.
Plénitude du ventre et du coeur. Douleur abdominale avec ballonnement des flancs.
Diarrhée chronique avec mauvaise digestion.
Dilatation du foie.

Soulié de Morant :

Hémorroïdes.
Foie gros et gras, distendu : teint jaune. Ictère et tuberculose chez les femmes.
Diarrhée avec aliments non digérés surtout dans le froid. Hémorragies intestinales.
Brûlures d’estomac.

Pékin :

Diarrhée chronique.

Duron-Borsarello :

Indigestion. Diarrhée. Amaigrissement.

Dacheng :

Ballonnement et plénitude abdominale. Anorexie. Borborygmes. Sensation de gonflement épigastrique.
Oppression des hypochondres avec irradiation vers la région pelvienne.

Sun Simiao :

Ballonnement épigastrique dû au Froid.
Diarrhée motrice due à un déséquilibre de l’humidité et à une atteinte du centre du corps par le froid.
Douleurs de l’hypogastre. Douleur aux côtés avec tiraillements.
Dysphagie. Nausées. Nausées et vomissements. Ne peut manger.

Uro-néphrologie

Chamfrault :

Yin des reins avec urines troubles et plénitude au ventre et aux flancs. Sensation de reins glacés. Yin dans la région rénale. Reins douloureux. Inflammation des reins. Feng aux reins avec douleur de la région rénale. Faiblesse des reins avec surdité.
Hématurie. Urétrite.

Soulié de Morant :

Assentiment des reins (troubles par excitation externe avec fièvre ou surexcitation). Inflammation des reins, néphrite :
- Ou bien urine rare, oedème de la face le matin, oedème pulmonaire, douleur aux reins améliorée par la marche (néphrite épithéliale, rein gros et gras).
- Ou bien urine abondante, douleur aigue aux reins en attendant pour uriner. Spasmes de vessie, incontinence d'urine ; oedème sous les yeux (salle des larmes). Néphrite interstitielle.
- Ou bien maladie de Bright. Albuminurie. Sang avec les premières gouttes d’urine. Rein gros et gras.
- Ou bien vide de rein. Urine abondante, besoins fréquents par affaiblissement des reins ; éblouissement ; vue trouble.

Pékin :

Néphrite.
Énurésie.

Roustan :

Néphrite. Douleur de colique néphrétique.
Ptose rénale. Perte d’urine. Hématurie.

Duron-Borsarello :

Maladies de l'appareil urinaire.

Nguyen van Nghi :

Néphrite. Ptose rénale.

Dacheng :

Vide de rein. Atteinte chronique du rein/eau par le froid.
Atteinte directe du rein par le vent (中風 zhongfeng), lombalgie en position accroupie, polyurie.
Dysurie. Hématurie. Urines troubles.
Pollakiurie des personnes âgées. Insuffisance du
qi des reins entraînant lombalgie et pollakiurie nocturne.

Sun Simiao :

Dysurie. Hématurie. Urines troubles et sanguinolentes.

Andrologie

Chamfrault :

Sperme yin. Éjaculation précoce. Spermatorrhée nocturne.

Soulié de Morant :

Manque de sperme. Spermatorrhée par faiblesse.
Impuissance (non érection). Genoux et pieds brisés à l’orgasme.
Désire dormir seul.

Pékin :

Pertes séminales. Impuissance.

Roustan :

Spermatorrhée. Impuissance.

Duron-Borsarello :

Affections des organes génitaux. Impuissance.

Nguyen van Nghi :

Spermatorrhée, priapisme. Impuissance.

Dacheng :

Spermatorrhée avec rêves.

Gynécologie

Chamfrault :

Amaigrissement. Règles irrégulières. Pertes blanches ou rouges.

Soulié de Morant :

Règles difficiles avec dysménorrhée.
Genoux et pieds brisés à l’orgasme. Maigreur à la suite de relations sexuelles pendant les règles ?
Ictère et tuberculose chez les femmes.

Pékin :

Règles irrégulières.

Nguyen van Nghi/Roustan :

Dysménorrhée.

Duron-Borsarello :

Affections des organes génitaux.

Dacheng :

Chez la femme : accumulation de froid dans la région pelvienne avec signes de cachexie, ou bien maigreur à la suite de relations sexuelles pendant les règles.

Sun Simiao :

Douleurs de l’hypogastre.

Endocrinologie

Chamfrault :

Diabète. Plus il boit, plus il a soif. Mange beaucoup mais reste maigre.

Soulié de Morant :

Surrénales : excès ou insuffisance. Diabète par excès des surrénales.
Maigreur même dans l’abondance.

Duron-Borsarello :

Affections du pancréas. Diabète.

Dacheng :

Maigreur. Soif excessive.

Sun Simiao :

Ne peut manger.

Métabolisme

Chamfrault :

Oedème. Enflure du corps avec fièvre.

Soulié de Morant :

Oedème de la face le matin, oedème pulmonaire (par néphrite).

Duron-Borsarello/Nguyen van Nghi/Roustan :

Oedème.

Dacheng :

Oedème généralisé.

Appareil locomoteur

Chamfrault :

Frilosité aux quatre membres, aux genoux.
Contracture de la jambe et du genou.
Reins douloureux. Feng aux reins avec douleur de la région rénale.

Soulié de Morant :

Tuberculose osseuse.
Lombes : douleurs en s’asseyant ou en se levant. Contracture lombaire.
Fesses, cuisse postérieure, genou postérieur : douleur. Genoux contractés.
Pieds froids comme de la glace. Ou contractés. Ou faibles, manquants. Genoux et pieds brisés à l’orgasme.

Pékin/Nguyen van Nghi :

Lombalgie.

Roustan :

Lumbago. Gonalgie.

Duron-Borsarello :

Douleur des jambes et des genoux.

Dacheng :

Lombalgie en position accroupie (par atteinte directe des reins par le vent). Lombalgie par insuffisance de qi des reins. Lombalgie en position assise. Froid aux lombes.
Faiblesse, contracture de l’articulation du genou.

Sun Simiao :

Faiblesse des membres et des lombes.
Froid du pied.

Pédiatrie

Pékin :

Énurésie.


> SYMPTOMATOLOGIE DANS LES TEXTES

Suwen :

SW 28 : « Discussion générale sur le vide et le plein »
腹暴滿,按之不下,取手太陽經絡者,胃也募也。少陰俞去脊椎三寸傍五,用圓利針。
« Dans la réplétion soudaine du ventre que le massage ne peut vaincre, on prend le point de liaison du taiyang de bras qui est le "collecteur" (mu) de l’estomac1 et le shu du rein2 à 1,5 cun de chaque côté du rachis. On fait cinq piqûres à l’aiguille n°6. »
1. Zhi zheng (7IG) pour Chamfrault, Zhong wan (12VC) pour Husson (!)
2. Shen shu (23V).

Jiayi jing :

- VII-4 : « Maladies convulsives provoquées par l’attaque du vent et du froid et de l’humidité du taiyang »
,脾及腎主之。
« Les maladies convulsives fébriles relèvent des [points] Pi shu (20V) et Shen shu (23V). »

- VII-5 : « Les trois [types] de malaria causées par la permutation du yin et du yang » / SW 36 : « La puncture de la malaria »
瘧脈滿大急,刺背,用中針傍五胠各一,適肥瘦出血。
« Lorsque dans la malaria le pouls est rempli (滿 man), grand (大 da) et impétueux (急 ji), on puncture les points shu du dos (背俞 beishu)1 et sur les côtés les cinq points latéraux2 en utilisant l’aiguille moyenne et en puncturant une fois chaque point. On fait saigner en fonction de la corpulence [du malade]. »
1. Il s’agit des points shu du dos, à savoir : Fei shu (13V), Xin shu (15V), Gan shu (18V), Pi shu (20V) et Shen shu (23V).
2. Littéralement cinq points sous-axillaires (五胠俞 wuqushu). Les interprétations concernant ce terme divergent. La présente édition suit le Leijing et le Suwen jizhuqui donnent les points : Po hu (42V), Shen tang (44V), Hun men (47V), Yi she (49V) et Zhi shi (52V). Wu kun pense qu’il s’agit des points : Po hu (42V), Shen tang (44V), Yi xi (45V), Ge guan (46V) et Hun men (47V).

VIII-1 (1) : « La transmission des maladies dans les cinq organes et les accès de frissons et de fièvre » / SW 60 : « Discussion sur les creux osseux »
灸寒熱之法先取項大椎以年為壯數 […] 視背陷者灸之 […] 凡當灸二十九處。
« La méthode de la moxibustion dans les frissons et la fièvre [est la suivante] : d’abord, on traite le [point] Da zhui (14VG) à la nuque, avec le nombre de cônes en fonction de l’âge
[…] On observe les points shu du dos (背俞 beishu) qui sont affaissés et on leur fait des moxas1 […] Au total, il y a 29 localisations auxquelles il convient de faire de la moxibustion. »
1. Selon Leijing, « Les [points] shu du dos sont tous des points du méridien taiyang de pied. Les endroits affaissés sont ceux où le souffle du méridien est insuffisant, c’est pourquoi il faut faire des moxas ».


- VIII-1 (2) : « Transmission des maladies dans les cinq organes et les accès de frissons et de fièvre »
寒熱食多,身羸瘦,兩脅引痛,心下賁痛,心如懸,下引臍少腹急痛,熱,面急(一本作黑),目䀮䀮,久喘咳,少氣,溺濁赤,腎主之。
« Les frissons et la fièvre avec gros appétit [tout en restant maigre], tiraillements douloureux aux côtés, douleurs épigastriques [causées par le souffle] qui heurte [en remontant], inquiétude avec palpitations1, tiraillements qui descendent jusqu’au nombril, contractions, douleurs et chaleur à l’hypogastre, visage noir, vue trouble, toux et halètements persistants, manque de souffle, urine trouble et rouge relèvent du [point] Shen shu (23V). »
1. Littéralement « coeur comme suspendu » (心如懸 xin ru xuan).

- VIII-1 (2) : « Transmission des maladies dans les cinq organes et les accès de frissons et de fièvre »
骨寒熱溲難,腎主之。
« Les frissons et la fièvre des os avec difficulté à uriner relèvent du [point] Shen shu (23V). »

- VIII-3 : « Le gonflement des cinq organes et des six entrailles »
腎脹者,腎主之,亦取太溪。
« Le gonflement du rein relève du [point] Shen shu (23V) et on traite également le [point] Tai xi (3Rn). »

IX-7 : « Ballonnements, plénitude abdominale, borborygmes et souffle court provoqués par les maladies qui atteignent la rate, l’estomac et le gros intestin » / SW 28 : « Discussion générale sur le vide et le plein »
腹暴痛滿,按之不下,取太陽經絡血者則已。又刺少陰(一本作少陽)去脊椎三寸傍五,用員利針,刺已如食頃久立已。
« Dans les douleurs soudaines au ventre avec plénitude qui ne diminuent pas quand on appuie dessus, on traite les 絡 luo congestionnés1des méridiens taiyang et elles cesseront2. On puncture également à cinq reprises les [points] 俞 shu du shaoyin [une autre version écrit les [points] shu du shaoyang] qui son éloignés [l’un de l’autre] de trois distances des deux côtés de la colonne vertébrale ; on utilise l’aiguille ronde et pointue (圓利針 yuanlizhen)3 et la douleur disparaîtra dans un délai égal au temps d’un repas ».
1. Il s’agit d’une accumulation avec obstruction des vaisseaux luo qui entraîne une stagnation de sang et des ecchymoses.
2. Le texte correspondant du Suwen dit : " On traite les luo du méridien taiyang de main, le [point] mu de l’estomac". Les commentaires de ce texte divergent. Le Leijing dit : "Le luo du méridien taiyang désigne le [méridien] luo du méridien taiyang de main, c’est à dire le [point] Zhong wan (12VC) du renmai qui est le [point] mu de l’estomac. Le [point] Zhong wan c’est l’endroit d’où partent les méridiens taiyang et shaoyang de main, ainsi que le yangming de pied. C’est pourquoi on dit le luo du méridien taiyang". Par contre, le Suwen jizhu interprète le mot luo comme le point luo du taiyang de main, c’est à dire le [point] Zhi zheng (7IG). Quant au Taisu, il fait référence au taiyang de pied. Aussi, la présente édition chinoise traduit ainsi : "Il faut puncturer les luo noués des taiyang de main et de pied et les faire saigner."
3. Le Leijing explique que le [point] shu du shaoyin est le point Shen shu (23V) du méridien taiyang de pied et qu’on le puncture [ici] parce qu’il est la barrière de l’estomac. Il se situe à 1,5 pouce des deux côtés de la colonne vertébrale, c’est pourquoi le texte dit "trois pouces". L’aiguille ronde et pointue est la 6ème aiguille (Lingshu 1).


XI-4 : « Syndrome cholériforme (霍亂 huoluan) avec vomissements et diarrhée provoqués par la perturbation du souffle dans les intestins et l’estomac » / SW 28 : « Discussion générale sur le vide et le plein »
霍亂刺傍五、足陽明及上傍三。
« Dans les syndromes cholériformes (霍亂 huoluan)1, on puncture [le point situé] à côté du [point shen] shu2 à cinq reprises et le [point] latéral yangming de pied ainsi que [celui] au-dessus à trois reprises3. » 
1. 霍亂 huoluan signifie littéralement « perturbation soudaine » (霍 huo = rapide, soudain ; 亂 luan = perturbation, désordre).
Le Lingshu chapitre 34 définit cette perturbation ainsi : « Le souffle clair se situe dans le yin, le souffle trouble dans le yang ; le souffle nourricier suit les méridiens, le souffle défensif circule en sens contraire, le clair et le trouble se brouillent réciproquement […] Si la perturbation est dans les intestins et l’estomac, elle provoque un syndrome cholériforme (霍亂 huoluan) ».
Le Leijing dit : « Lorsque le pervers se situe dans le réchauffeur moyen (中焦 zhongjiao), [le malade souffre] à la fois de vomissements et de diarrhée, le souffle des organes va et vient, l’esprit [du malade] est troublé, c’est pourquoi cela s’appelle 霍亂 huoluan (syndrome cholériforme) ».
2. Selon Wang Bing le point qui se situe à côté du point Shen shu (23V) et le point Zhi shi (52V).
3. Les interprétations divergent selon les auteurs : selon Wang Bing il s’agit des points Wei shu (21V) et Wei cang (50V). D’après le Suwen zhuzheng fawei ce sont les points Wei cang (50V) et Yi shi (49V).


> OBSERVATIONS