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> Résultats de la recherche

42V

Po hu



Noms secondaires

Hun hu



> LOCALISATION

Chamfrault :

Au-dessous et en dehors de la 3ème vertèbre dorsale, à 4 cun de la ligne médiane postérieure.

Soulié de Morant :

Région supérieure du dos, à l’angle du rebord interne de l’angle supéro-interne de l’omoplate et du rebord inférieur de la 2ème côte, au rebord inféro-interne de l’insertion de l’angulaire de l’omoplate, au rebord externe de l’iliocostal, dans un creux, sur le rhomboïde, 1 très large TDD sous Fu fen (41V), 1 très large TDD au-dessus de Gao huang (43V), 2 TDD en dehors de Fei shu (13V), 2 TDD en dedans de Qu yuan (13IG).

Pékin :

À 3 cun de l a ligne médiane, sur l’horizontale passant par l’apophyse épineuse de la 3ème vertèbre dorsale.

Shanghai :

3 cun en dehors de la pointe de l’apophyse épineuse de la 3ème vertèbre dorsale.

Duron-Borsarello :

À 4 cun environ du 12VG, sous D3.

Nguyen van Nghi :

3 cun en dehors de l’apophyse épineuse de la 3ème vertèbre dorsale, dans le 3ème espace intercostal.

Dacheng :

3 cun en dehors et au-dessous de la 3ème vertèbre (dorsale). Pour localiser le point, le sujet doit être en position assise avec tête et dos en rectitude.

Sun Simiao :

Sous la 3ème dorsale, à 3 cun latéralement de la colonne.

Jiayi jing :

III-9 : « Les vingt-six points qui longent l’épine dorsale à trois pouces de chaque côté et qui descendent de la deuxième jusqu’à la vingt-et-unième vertèbre [4ème sacrée] »
魄戶在第三椎下兩傍,各三分。
« Le [point] Po hu (42V) se situe au-dessous de la 3ème vertèbre [dorsale], dans un creux, à trois pouces de chaque côté. »


> TECHNIQUES DE PUNCTURE

Chamfrault/Dacheng :

0,5 cun pour Tongren. C’est un point de dispersion de l’énergie ; laisser longtemps l’aiguille en place.

Pékin :

Perpendiculaire, 0,3 à 0,5 cun.

Shanghai/Nguyen van Nghi :

Oblique, 0,5 à 0,8 cun.

Jiayi jing :

III-9 : « Les vingt-six points qui longent l’épine dorsale à trois pouces de chaque côté et qui descendent de la deuxième jusqu’à la vingt-et-unième vertèbre [4ème sacrée] »
刺入三分,灸五壯。
« On le puncture à 0,3 pouce de profondeur. On y fait cinq cônes de moxa. »


> FONCTIONS

Chamfrault :

Point de dispersion de l’énergie ; laisser longtemps l’aiguille en place.

Soulié de Morant :

Primate : le plan inférieur, dominé par les instincts primitifs de la plante qui pousse, s’empare de tout ce qu’elle peut prendre, le désagrège et en fait sa substance. Acquisivité, agressivité, destructivité, constructivité, tel est le « Primate », égoïste et avide. Son nom chinois est po, « ce qui ne se voit pas et nous influence dans la nouvelle lune ».
Un pouls le reflète : gauche IV profond [secteur décrit par SdM comme au-dessus du pied du pouls, vers le coude]. En vérité, c’est l’instrument de l’horrible Loi de Nature qui veut que nous ne puissions vivre qu’en tuant et en dévorant la vie. C’est par lui que la Nature nous aveugle par l’instinct de reproduction le plus grossier. La forme d’intelligence du Primate est la ruse/astuce, l’art de mentir et le plaisir de duper par la parole ou le silence.
Son intensité se voit dans un teint un peu gras, sans couleur ; son insuffisance dans une peau farineuse, sèche ; sa dominance dans la grande taille de l’os occipital.
La tradition enseigne une relation entre le Primate et les poumons.
Le Primate et les lobes occipitaux supérieurs du cerveau ont ensemble à leur pouls les mêmes modifications en réponse à certains points : Shang lian de jambe (37E), Bai hui (20VG), Hou ding (19VG).
Agit sur dos, nuque, sang ; disperse le poumon.

Nguyen van Nghi :

Point en connexion avec le jing du poumon.
Point faisant partie du groupe des points cités par Suwen dans le traitement des affections induites par le vent dont les manifestations peuvent être diurnes ou nocturnes (cf SW 36 « l’acupuncture dans les malarias » : les malarias proviennent toutes des vents).

Gérard Guillaume-Mach Chieu :

Dégage le qi du poumon, abaisse le contre-courant ni, calme la dyspnée.
Selon le Tai yi shen zhen :
Régularise le qi et fait communiquer le poumon.
Élimine la chaleur et calme la toux.
Calme la dyspnée et inverse le contre-courant ni.

Jiayi jing :

III-9 : « Les vingt-six points qui longent l’épine dorsale à trois pouces de chaque côté et qui descendent de la deuxième jusqu’à la vingt-et-unième vertèbre [4ème sacrée] »
足太陽脈氣所發。
« Le souffle du méridien taiyang de pied s’y déploie. »

Jean Marc Kespi :

« Acupuncture »
Les points « âmes » ou benshen portent les noms de shen et sont à la même hauteur que les points shu des organes qui sont en continuité avec le même élément qu’eux. Cette relation des benshen avec les 4 éléments nous est dite par le cycle de création. Leurs fonctions sont obscures. Ils ne comportent aucune indication psychique ou spirituelle et ne paraissent agir que sur l’organe correspondant, plus que sur la métabolisation des aliments. Il s nous ont donnés par Husson (SW 32 ?) comme points shu, yang, des viscères. Nous ne voyons pas la relation entre la fonction créatrice de ces cinq « âmes » et les indications de ces points ; à moins qu’ils ne soient dialectiques des points mu des 4 éléments dont ils renforceraient l’action sur un plan plus subtil, plus yang.

« L’homme et ses symboles en MTC »
p 132 : Les grands couples : l’émanation de l’Un dans le Multiple […] Sortir-entrer : la médiation.
« Les « entrées et sorties » sont régies par un mécanisme, po, lié au poumon, à la respiration, à l’incarnation du qi. Po est cette fonction automnale qui fait q’un qi s’incarne dans une forme sensible lors de sa sortie dans la vie et se disperse à son entrée dans la mort, lors de son retour au Sans-Forme. Po est lié aux poumons, au soufflet qui, entre Ciel et Terre, dans le vide médian, permet la condensation, la transformation et la circulation des souffles. Les points qui lui répondent (42V, 13V, 12VG) comportent dans leur symptomatologie « l’envie de mourir ou l’envie de tuer ». Lorsque, chez un être, une partie du qi qui lui est alloué ne peut s’incarner, il se retourne contre lui avec sa vocation de vie et de mort, d’où l’envie de mourir et/ou de tuer, accompagnée de symptômes psychiques et pulmonaires ».
p 196 : Les viscères : zangfu […] Po-hun et les points 25E, 42V et 47V
« Le 25E, pivot céleste, est situé au milieu du corps, à hauteur de l’ombilic. « Au-dessus, c’est l’énergie du Ciel ; au-dessous, c’est celle de la Terre1 ». Il est logis du po-Terre et du hun-Ciel, sa fonction est en effet de relier Ciel et Terre pour qu’ils puissent être ensuite accomplis par le 12VC […] Le 42V, Po hu, répond aux jing (quintessence) et shen (« entrées et sorties ») du poumon. L’épuisement du jing d’un organe provient d’une maladie grave ou chronique ou d’un surmenage retentissant sur ce viscère […] Le 47V, Hun men, régit le jing du foie et son shen (« allées et venues ») ».
1. A. Chamfrault, Traité de médecine chinoise, Coquemard, 1964.

Jean Marc Eyssalet :

Actes du congrès de la FAFORMEC – Rouen 2010, p 23-24
En ce qui concerne le développement affectif et psychique au cours de l’enfance :

- Manque ou vide affectif de mère : 16Rn Huang shu 肓輸 « assentiment des membranes » ; 12Rt Ci gong 慈宮 « palais de l’affection » ; 25E Tian shu 天樞 « charnière céleste » ; 42V Po hu 魄戶 « porte du po ».
- Insuffisance de présence ou vide de la parole du père : 47V Hun men 魂門 « porte du hun » ; 50V Wei cang 胃倉 « grenier de l’estomac » ; 3IG Hou xi 後谿 « vallon postérieur » ; 44V Shen tang 神堂 « palais de l’esprit ».


> SYMPTOMATOLOGIE

Signes généraux

Chamfrault :

Tuberculose pulmonaire due au yin et toutes sortes de tuberculose.

Soulié de Morant :

Primate. Faiblesse, épuisement, parésie. Ou agitation, plénitude.
Ne peut se reposer (par atteinte des voies respiratoires).

Psychisme

Soulié de Morant :

Primate. Épuisement ou agitation.

Dacheng :

Tristesse. Nervosité.

Pneumologie

Chamfrault :

Point qui correspond surtout à une symptomatologie pulmonaire comme Fei shu (13V).
Toux de tuberculose avec fièvre (disperser). Tuberculose pulmonaire due au yin.
Dyspnée avec quintes de toux. Malaise et plénitude de la poitrine.

Soulié de Morant :

Poumons. Écoulement de toutes les ouvertures (inflammation de toutes muqueuses ?).
Essoufflé, ne peut se reposer. Accès de toux. Asthme. Bronchite. Chaud et froid dans les poumons. Pneumonie. Atrophie des poumons ; vide, épuisement des poumons. Tuberculose par vide, épuisement.

Pékin/Roustan :

Bronchite, asthme, pleurésie, tuberculose pulmonaire.

Duron-Borsarello :

Maladies du poumon par excès de yin.

Nguyen van Nghi :

Tuberculose pulmonaire. Toux et dyspnée. Bronchite.

Dacheng :

Tuberculose pulmonaire (textuellement : fei wei, atrophie pulmonaire, maladies chroniques qui ressemblent en médecine occidentale à la tuberculose pulmonaire). Dyspnée et toux. Quintes de toux.

Sun Simiao :

Chaud et froid dans les poumons. Dyspnée. Dyspnée empêchant de s’allonger. Toux avec glaires. Toux, inversion et remontée du souffle.

Digestif

Chamfrault/Pékin :

Vomissements.

Dacheng :

Nausées, vomissements.

Hématologie

Soulié de Morant :

Lance dans le sang, en petites quantités, des globules rouges.

Appareil locomoteur

Chamfrault :

Douleur du dos, du bras, de l’épaule.
Contracture du cou. Torticolis.

Soulié de Morant :

Trajet du nerf cubital : partie supérieure du dos, région postérieure de l’épaule, nuque, région postérieure du bras, avant-bras et main cubitale. Sans force. Ou douleur, contracture.
Nuque et épaule : douleur et contracture après avoir porté des poids trop lourds.
Contracture du rhomboïde et du dentelé supérieur.

Pékin :

Douleur de l’épaule.

Duron-Borsarello :

Névralgie du bras.

Nguyen van Nghi :

Scapulalgie. Torticolis.

Dacheng :

Scapulo-brachialgie. Raideur cervicale (torticolis).


> SYMPTOMATOLOGIE DANS LES TEXTES

Suwen :

- SW 32 : « De l’acupuncture des chaleurs »
諸治熱病,以飲之寒水乃刺之,必寒應之,居止寒處,身寒而止也 [] 熱病始於頭首者,刺項太陽而汗出止。
« Toutes les maladies chaudes se traitent par les boissons fraîches et l’acupuncture. On habille de vêtements frais le malade que l’on fait reposer dans un endroit frais. Dès que le corps est rafraîchi, on cesse les piqûres […] Si la maladie s’aggrave, on fait les 59 piqûres (wu shi jiu ci). »


SW 36 : « La puncture de la malaria » / Jiayi jingVII-5 : « Les trois [types] de malaria causées par la permutation du yin et du yang »
瘧脈滿大急,刺背,用中針傍五胠各一,適肥瘦出血。
« Lorsque dans la malaria le pouls est rempli (滿 man), grand (大 da) et impétueux (急 ji), on puncture les points shu du dos (背俞 beishu)1 et sur les côtés les cinq points latéraux2 en utilisant l’aiguille moyenne et en puncturant une fois chaque point. On fait saigner en fonction de la corpulence [du malade]. »
1. Il s’agit des points shu du dos, à savoir : Fei shu (13V), Xin shu (15V), Gan shu (18V), Pi shu (20V) et Shen shu (23V).
2. Littéralement cinq points sous-axillaires (五胠俞 wuqushu). Les interprétations concernant ce terme divergent. La présente édition suit le Leijing et le Suwen jizhuqui donnent les points : Po hu (42V), Shen tang (44V), Hun men (47V), Yi she (49V) et Zhi shi (52V). Wu kun pense qu’il s’agit des points : Po hu (42V), Shen tang (44V), Yi xi (45V), Ge guan (46V) et Hun men (47V).

Lingshu :

LS 20 : « Les cinq pervers (五邪 wuxie) » / Jiayi jing IX-3 : « Toux avec remontée du souffle produite par le pervers qui, se situant au poumon, aux cinq organes et aux six entrailles, les rend malades »
邪在肺,則病皮膚痛,寒熱,上氣喘,汗出,欬動肩背。取之膺中外喻,背三節五臟之傍,以手疾按之,快然,乃刺之。取之缺盆中以越之。
« Si le pervers se situe dans le poumon, on souffre de douleurs à la peau, d’accès de frissons et de fièvre, de remontée du souffle avec dyspnée, de transpiration et de toux qui secoue les épaules et le dos. On traite les points (俞 shu) sur les côtés externes de la poitrine (膺中yingzhong)1 ainsi que ceux du dos à côté de la 3ème vertèbre dorsale [Fei shu-13V]. On appuie dessus et, dès que [le patient] ressent une sensation agréable, on puncture. On traite aussi au milieu du creux sus-claviculaire2 afin de dissiper (越 yue) [le pervers]. »
1. Selon le Leijing, il s’agit des points Yun men (2P) et Zhong fu (1P).
2. Ou bien on traite le point Que pen (12E). Le commentaire moderne du 
Lingshu dit qu’il s’agit du point Tian tu (22VC) qui se situe au milieu et à égale distance des deux creux sus-claviculaires. Il fait en cela probablement référence à la phrase du Lingshu 2 qui dit « au milieu des creux sus-claviculaires, c’est renmai, on l’appelle tiantu. »
Version de Chamfrault : « Si l’énergie perverse atteint les poumons, le malade ressent des douleurs à l’épiderme, des frissons ou de la fièvre, il a la sensation que son énergie assaille la partie supérieure du corps, il transpire et tousse ; dans ce cas, il faut puncturer le point Po hu (42V), situé à côté du point d’assentiment des poumons (Fei shu 13V). Il faut d’abord masser fortement Po hu avec le doigt jusqu’à ce qu’il sente un soulagement, à ce moment on le puncture, puis on puncture le point Fu tu (18GI) pour attirer l’énergie perverse au-dehors. »

Jiayi jing :

- VII-1 (2) : « Atteintes par le froid et maladies fébriles produites par l’affection des six méridiens » / SW 61 : « Les points des eaux et des chaleurs » / LS 23 : « Maladies fébriles »
Selon Lingshu, « ce que l’on appelle les 59 punctures [sont] : sur les côtés interne et externe des deux mains, il y en a trois de chaque [côté], soit [douze] points en tout [c’est à dire Shao shang (11P), Zhong chong (9MC), Shao chong (9C) du côté interne et Shao ze (1IG), Guan chong (1TR), Chang yang (1GI) du côté externe]. Aux intervalles des cinq doigts1, il y en a un à chaque [intervalle], soit huit points en tout [c’est à dire Hou xi (3IG), Zhong zhu (3TR), San jian (3GI), Shao fu (8C)] ; il en est de même aux pieds [c’est à dire Shu gu (65V), Zu lin qi (41VB), Xian gu (43E), Tai bai (3Rt)]. [Au-dessus du front], à 1 pouce à l’intérieur des cheveux, il y en a trois de chaque [côté], soit six [points] en tout [c’est à dire Wu shu (5V), Cheng guan (6V), Tong tian (7V)]. Plus loin, à trois pouces à l’intérieur des cheveux, il y en a cinq de [chaque] côté, soit dix [points] en tout [c’est à dire Lin qi (15VB), Mu chuang (16VB), Zheng ying (17VB), Cheng ling (18VB), Nao kong (19VB)]. En avant et en arrière de l’oreille, au-dessous de la bouche, il y en a un à chaque endroit qui, avec celui du milieu de la nuque, en fait six en tout [c’est à dire Ting hui (2VB), Wan gu (12VB), Cheng jiang (24VC), Ya men (15VG)]. Il y en a un au vertex [c’est à dire Bai hui (20VG)], un au [point] Xin hui (22VG), un à chaque bord des cheveux [selon Leijing, il s’agit de deux points : l’un au bord des cheveux en avant, c’est à dire Shen ting (24VG) et l’autre en arrière, c’est à dire Feng fu (16VG)], un au point Lian quan (23VC), deux au point Feng chi (20VB) et deux aux [points] Tian zhu (10V) ».
« Le Suwen dit : " Les 59 [points] sont les suivants : cinq points sur [chacune des] cinq lignes de la tête2 pour disperser par le haut le reflux de la chaleur de tous les yang. [Les points] Da zhui (14VG), Ying shu (1P), Que pen (12E), Bei shu (12V)* servent tous les huit à disperser la chaleur du thorax. [Les points] Qi chong (30E), San li (36E), Ju xu shang lian (37E) et Ju xu xia lian (39E) servent tous les huit à disperser la chaleur de l’estomac. [Les points] Yun men (2P), Yu gu (15GI), Wei zhong (40V) et Sui kong (11Rn)** servent tous les huit à disperser la chaleur des quatre membres. Les cinq [points] situés des deux côtés des points shu [du dos] des cinq organes [Po hu (42V), Shen tang (44V), Hun men (47V), Yi shu (49V) et Zhi shi (52V)] servent tous les dix à disperser la chaleur des cinq organes. Ces 59 [points] sont à gauche et à droite [des points importants pour guérir les maladies] fébriles." »
1. Selon le Leijing, il s’agit des points situés en arrière des articulations métacarpo-phalangiennes.
2. Le Leijing précise : « les cinq lignes de la tête indiquent les cinq trajets des méridiens, le 
dumai, les deux taiyang de pied et les deux shaoyang de pied. Les cinq points sont respectivement : Shang xing (23VG), Xin hui (22VG), Xian ding (21VG), Bai hui (20VG) et Hou ding (19VG) ; Wu chu (5V), Cheng guan (6V), Tong tian (7V), Luo que (8V) et Yu zhen (9V) ; Lin qi (15VB), Mu chuang (16VB), Zheng ying (17VB), Cheng ling (18VB) et Nao kong (19VB) ; soit 25 points en tout. »
* 背輸 Bei shu est un nom secondaire des points 11V, 12V et 15V. Il s’agit ici du 12V.
** 髓空 Sui kong est un nom secondaire des points 11Rn et 2VG.

- VII-1 (2) : « Atteintes par le froid et maladies fébriles produites par l’affection des six méridiens »
肩髆間急,淒厥惡寒,魄主之。
« Les contractures dans la région des épaules et des bras, le jue glacial et la crainte du froid relèvent du [point] Po hu (42V). »

- VII-1 (2) : « Atteintes par le froid et maladies fébriles produites par l’affection des six méridiens »
項背痛引頸,魄主之。
« Les douleurs à la nuque et au dos avec des irradiations au cou relèvent du [point] Po hu (42V). »

- VII-5 : « Les trois (types) de malaria causée par la permutation du yin et du yang » / SW 36 : « L’acupuncture dans les malarias »
一十二瘧者,其發各不同時。察其病形,以知其何脈之病。先其發時,如一食頃而刺之,一刺則衰,二刺則知,三刺則已,不已刺舌下兩脈出血,不已刺中盛經出血,又刺項以下俠脊者必已。舌下兩脈者,廉泉穴也。
« Les douze [types de] malaria1 ont chacun leur propre moment d’accès ; on observe les symptômes afin de savoir quel est le méridien (脈 mai) malade. Si on puncture le temps d’un repas avant l’accès, à la première fois [la maladie] s’affaiblit, à la deuxième [l’amélioration] est perceptible, à la troisième [le malade] guérit. S’il ne guérit pas, on puncture les deux vaisseaux sous la langue en les faisant saigner. S’il ne guérit [toujours] pas, on puncture le méridien en excès (盛經 sheng jing)2 [au point] Xi zhong (40V) pour le faire saigner ainsi que [les points] qui longent la colonne vertébrale sous la nuque
3 et [le malade] guérira obligatoirement. Les deux vaisseaux sous la langue sont les points lian quan4. »
1. Il s’agit des malarias des six méridiens, des cinq organes et de celle de l’estomac.
2. 盛經 sheng jing désigne ici les vaisseaux congestionnés. Nous l’avons traduit littéralement pour accentuer le fait que les mots méridiens (經 jing) et vaisseaux (脈 mai) sont souvent interchangeables dans les textes médicaux chinois.
3. Remarque :  La version de Chamfrault indique les points Da zhu (11V) et Feng men ou Re fu (12V). La version de Nguyen van Nghi par contre indique en lieu et place de 11V et 12V les «Wu ku shu » ou points benshen (42V, 44V, 47V, 49V, 52V) et les points shu du dos.
4. Le Suwen shi indique qu’ici il ne doit pas s’agir du point Lian quan (23VC) du renmai car les points du renmai sont tous uniques et il ne peut donc pas y en avoir deux. Le chapitre 59 « Discussion sur les demeures du souffle » (Qifu lun) du Suwen dit : « Le shaoyin de pied [a] sous la langue un [point] de chaque [côté] ». Wang Bing commente : « Les deux points sous la langue du shaoyin se situent dans un creux devant le ren ying et devant les artères ; ils s’appellent she ben (racine de la langue) et [se situent] à droite et à gauche [de celle-ci, soit] deux [points en tout] ». Le chapitre 5 « Les racines et les nœuds » (genjie) du Lingshu dit : « Le shaoyin s’enracine au [point] Yong quan (1Rn) et se noue au [point] Lian quan (23VC) ».

- IX-3 : « Toux avec remontée du souffle produite par le pervers qui, se situant au poumon, aux cinq organes et aux six entrailles, les rend malades »
咳逆上氣,魄及氣舍, 噫嘻主之。
« La toux avec reflux du souffle vers le haut relève des [points] Po hu (42V), Qi she (11E) et Yi xi (45V). »

- XI-4 : « Syndrome cholériforme (霍亂 huoluan) avec vomissements et diarrhée provoqués par la perturbation du souffle dans les intestins et l’estomac »
嘔吐煩滿,魄主之。
« Les vomissements avec anxiété et sensation de plénitude relèvent du [point] Po hu (42V). »


> OBSERVATIONS