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43V

Gao huang



Noms secondaires

Gao huang shu



> LOCALISATION

Chamfrault :

Ce point extrêmement curieux et important n’est pas mentionné dans les ouvrages très anciens. Il n’est cité dans les ouvrages d’acupuncture qu’à partir de la dynastie Chan. C’est un point shu à action extraordinaire. Tous les médecins acupuncteurs s’accordent pour le localiser sur le méridien de la vessie. Sa localisation est donc très importante mais elle est assez discutée. Cependant, dans 21 traités on le localise de la façon suivante : au-dessous et en dehors de la 4ème vertèbre dorsale, à 0,1 cun au-dessous d’elle et à 0,2 cun au-dessus de la 5ème vertèbre dorsale, à 4 cun de la ligne médiane postérieure. Pour localiser le point le malade doit être assis, le torse bien cambré, les jambes légèrement écartées, les bras bien tendus et le pouce de chaque main est placé sur la rotule. Si le malade est trop fatigué pour être assis, on le couchera en position ventrale, les membres supérieurs élevés au-dessus de la tête.

Soulié de Morant :

Région supérieure du dos, coudes en avant pour écarter les omoplates qui couvrent le point en position normale. En suivant le rebord inférieur, vers le dos, du relief en biais de l’épine de l’omoplate, on tombe entre les 3ème et 4ème côtes, dans un creux triangulaire. Le point est dans l’angle inféro-externe de creux, au rebord supérieur de la 4ème côte et du tendon oblique du dentelé supérieur, dans une gouttière oblique entre rhomboïde majeur et mineur, sur le trapèze, 1 très large TDD sous Po hu (42V), 1 très large TDD au-dessus de Shen tang (44V), 2 TDD en dehors de Jue yin shu (14V), 2 TDD en dehors et un peu au-dessus de Bing feng (12IG).

Pékin :

À 3 cun de l a ligne médiane, sur l’horizontale passant par l’apophyse épineuse de la 4ème vertèbre dorsale.

Shanghai :

3 cun en dehors de la pointe de l’apophyse épineuse de la 4ème vertèbre dorsale.

Duron-Borsarello :

Sous D4, à 4 cun environ du dumai, au bord interne de l’omoplate. Malade assis, les coudes sur les genoux, la tête entre les deux mains, le menton soutenu par les paumes.

Nguyen van Nghi :

3 cun en dehors de l’apophyse épineuse de la 4ème vertèbre dorsale, dans le 4ème espace intercostal.

Dacheng :

3 cun en dehors de la 4ème vertèbre (dorsale), à 0,1 cun au-dessous d’elle et à 0,2 cun au-dessus de la 5ème vertèbre (dorsale), dans l’espace qui sépare les 3ème et 4ème côtes. Pour localiser ce point, le sujet doit être en position assise le torse bien cambré, mains sur les genoux, pouces appuyés fortement sur la rotule, coudes soutenus par des coussins. Ou demander au patient de se tenir en position assise, fléchir la colonne vertébrale, prendre les genoux dans les bras. Le malade ne doit pas bouger pendant la puncture. Si le patient est trop fatigué et qu’il lui est impossible de rester en position assise, on peut lui demander de se mettre en décubitus latéral. Sun simiao dit : « les acupuncteurs médiocres ne savent pas localiser le Gao huang. S’ils se donnent la peine de l’étudier, ils peuvent guérir de nombreuses maladies avec la moxibustion ».

Sun Simiao/Jiayi jing :

Non cité.


> TECHNIQUES DE PUNCTURE

Chamfrault/Dacheng :

Selon Tongren : Moxas de 100 à 500 fois. Pendant l’application des moxas, le patient ressent une impression d’eau qui coule dans le corps, ou plus exactement d’énergie qui reflue vers le bas, sensation qu’éprouvent les sujets atteints de stagnation de glaires et d’entassement d’humidité. Si le malade ne peut s’asseoir ou se tenir en décubitus ventral, il faut le mettre en décubitus latéral, les mains sur la tête. Le Gao huang shu (43V) doit être obligatoirement associé à l’un des quatre points sous-ombilicaux suivants : 3VC, 4VC, 5VC ou 6VC. Mais de toute façon, il faut toujours compléter le traitement par application de moxas au Zu san li (36E) pour attirer l’énergie « feu » en plénitude vers le bas du corps.
Selon Bian qu (auteur présumé du Nanjing) : On ne pratique la moxibustion sur ces deux points que chez les sujets de plus de 20 ans mais toujours conjointement avec les deux Zu san li (36E) afin de diriger l’énergie « feu » vers le bas en vue de consolider la source énergétique du corps.. Les moxas appliqués sur ces deux points chez le sujet trop jeune causent un excès de feu à l’origine de troubles avec signes de chaleur au zhong jiao (RM). Nombreux sont les médecins qui chauffent ces deux points sans tenir compte de l’âge et de la dispersion du Zu san li (36E), de sorte que le feu, au lieu de descendre, remonte en aggravant la maladie ; aussi n’arrivent-ils jamais à obtenir une guérison. Ainsi, pour éviter l’action néfaste du feu, il faut toujours appliquer des moxas au Gao huang (43V) et puncturer le Zu san li (36E) ou Qi hai (6VC). En outre, il faut conseiller au malade de ne pas se livrer aux actes sexuels pendant la durée du traitement et de suivre les règles d’hygiène prescrites.

Pékin :

Perpendiculaire, 0,3 à 0,5 cun.

Shanghai :

Oblique, 0,5 à 1 cun. Ne pas piquer trop profondément.

Duron-Borsarello :

Le moxa renforce l’énergie mieux que la piqûre qui peut la disperser. Ne jamais le faire en cas d’hypertension.

Nguyen van Nghi :

Oblique vers le bas, 0,5 à 1 cun.

Jiayi jing :

Non cité.


> FONCTIONS

Chamfrault :

Point shu à action extraordinaire.

Soulié de Morant :

Augmente l’érythropoïèse
Agit sur globules rouges, coeur, glandes endocrines, épaule, dos ; disperse le poumon.

Shanghai :

Traite le poumon. Traite l’insuffisance de la rate et de l’estomac.
Tonifie et corrige le vide.

Dacheng :

L’importance de ce point est illustrée par l’anecdote suivante : A la dixième année du règne de l’empereur Cheng Gong (672 av. J.-C.), le prince Jin tomba malade et demanda au prince Qin de lui envoyer un médecin. Le prince Qin lui envoya le praticien Huan guashu. Durant la nuit précédent sa venue, le prince dans son sommeil vit en rêve deux petits êtres en pleine conversation. Le premier disait : "Huan est un excellent médecin qui va sûrement nous chasser. Où allons-nous nous cacher ? " Le second répondit : "Nous allons nous installer au-dessus de Huang et au-dessous de Gao. Il ne pourra rien faire contre nous. " En effet, le lendemain, l’illustre praticien arrive, examine le malade et dit : "il n’y a rien à faire. L’énergie perverse a gagné le côté supérieur de Huang et le côté inférieur de Gao. Ni la phytothérapie, ni l’acupuncture ne peuvent vous guérir. " Le prince, impressionné par le jugement du médecin, le félicita pour son talent et lui discerna des récompenses.
Yang chi chou précise : "Les deux Gao huang sont élaborés dès la naissance. Quand les maladies gagnent ces points, elles sont incurables. Par contre, avec ces points, on peut guérir les affections bénignes dix fois sur dix."
Bian qu (auteur présumé du Nanjing) dit : "Huang répond à l’énergie du diaphragme, Gao à celle du coeur. Gao huang, en se matérialisant, est composé d’une substance solide appelée zhi (graisse) et d’une substance liquide appelée gao (substance huileuse). Cette dernière, liée au coeur, porte alors le nom de zhigao.

Gérard Guillaume-Mach Chieu :

Utile au qi. Tonifie le Rrin. Fortifie la rate, harmonise l’estomac. Calme le coeur et tranquillise l’Esprit.
Selon Tai yi shen zhen :
Tonifie en cas de blessure par surmenage. Consolide le qi. Pallie l’insuffisance (yi sun).
Arrête la toux et calme la dyspnée.

Jiayi jing :

Non cité

Jean Marc Kespi :

« Acupuncture »
Tous les points huang (43V, 51V, 53V et 16Rn) répondent à la nutrition de l’être par l’énergie et le sang. 43 ZTYg/V gouverne la nutrition de l’être autonome (c’est à dire non nourri par sa mère) au niveau de l’"enveloppe du coeur". Les moxas conviennent mieux que les piqûres. Il est donc indiqué dans les cas de malnutrition par perturbation de l’enveloppe du coeur, comme en témoigne sa symptomatologie : "épuisement, faiblesse, froid, tuberculose, point des cent maladies, …"

« L’homme et ses symboles en MTC »
p 101 : « Entre les 4ème et 5ème vertèbres dorsales résonne la fonction nutritive de xinbaoluo, équivalant à la partie privée de la Cité interdite, avec les points 14V et 43V ».
p 175 : « Sont reliés à xinbaoluo, nutrition et protection, les points 14V et 43V d’une part, et 10VG, 16V et 45V d’autre part […] Le 43V, Gao huang, apporte au coeur ses graisses nobles (gao) et sa chaleur nutritive (huang). Indiqué dans les épuisements avec sensation de froid interne dus à des maladies chroniques, dans des neurasthénies avec perte de mémoire, dans les malnutritions et les ruptures affectives, il est très utile, comme le précédent (14V), dans certaines insuffisances coronaires. La MTC considère que, lorsque ce point est atteint, la maladie est difficile à traiter ».

Paul Couderc :

Revue Française d'Acupuncture n° 81 – 1994
Deux fonctions de la branche externe de zu taiyang règlent par deux « diaphragmes » respectifs l’ascension du 精 jing à l’expiration et lestent ainsi, d’une part le coeur avec les « graisses » (膏 gao) (fonction de 43V), et d’autre part les organes sexuels avec une « matrice » (胞 bao) (fonction de 53V).
Le diaphragme (肓 huang) est un muscle circulaire qui se contracte en son pourtour pendant l’inspiration afin d’abaisser l’impur dans l’abdomen et se relâche pendant l’expiration afin de laisser remonter le pur dans le thorax. C’est le plancher du coeur, il soutient le coeur. Le diaphragme (肓 huang) est ainsi déterminé dans le nom de ce point par la notion de graisses (膏 gao). S’agit-il d’une fonction de nutrition partant du pur, du diaphragme, remontant de l’abdomen à la poitrine et venant constituer une réserve énergétique de « graisse » qui se lierait au coeur en s’accumulant entre lui et le diaphragme ? La graisse animale ou le beurre sont des matières essentiellement précieuses pour des peuples de pasteurs ou de chasseurs. Elles interviennent dans tous les rites de la vie, en Inde védique puis en Asie centrale, comme support symbolique de richesse et d’abondance. Les matières grasses sont ainsi assimilées à la richesse et leur symbolisme rejoint celui de la couleur rouge du coeur, du centre. Cette note de richesse par les graisses se rapproche de la connotation de promotion de l’essence (精 jing) que semblent présenter les autres fonctions de la branche externe de zu taiyang.
Devant la débilité de cette fonction de constitution spontanée d’une « richesse matricielle » attenante au coeur, la réaction « artificielle extérieure » pour assurer un expédient indispensable, comme si on était riche dans son coeur, est une surcompensation au niveau du comportement avec tous les troubles (excès apparents) : accès de surexcitation par faiblesse, folie, hystérie, démence, « doutes surexcités, erreurs extravagantes », un « feu imaginaire ». Le pauvre Don Quichotte [illustration de JM Kespi] va ainsi se lancer « héroïquement » à l’assaut des moulins…


> SYMPTOMATOLOGIE

Signes généraux

Chamfrault :

Toutes sortes de faiblesse, de dépérissement. Toutes sortes de tuberculose y compris la foudroyante « tuberculose cadavérique » et la tuberculose osseuse.
Sensation de l’énergie qui remonte et afflue à la partie supérieure du corps.
Toutes les hypersécrétions.
La symptomatologie de ce point est extrêmement variée. Il est appelé par Yang le « point aux cent maladies ».

Soulié de Morant :

Épuisement, faiblesse, froid. Moments d’épuisement.
Tous les troubles récents ou anciens par faiblesse (excepté la tuberculose pulmonaire congestive avec crachement de sang). Toutes sortes de tuberculose.
Faiblesse et déchéance de l’énergie d’activité
yang.

Pékin :

Débilité.

Duron-Borsarello :

Toutes maladies chroniques et dégénératives.

Nguyen van Nghi :

Asthénie due à des maladies chroniques.
Sueurs nocturnes.

Dacheng :

Toutes la maladies dues à des épuisements énergétiques : maigreur, cachexie.
Toutes les affections ayant pour origine l’accumulation de glaires.
Soigne tout.

Sun Simiao :

Anémie et amaigrissement. État de vide et de faiblesse.

Psychisme

Chamfrault :

Folie.

Soulié de Morant :

Neurasthénie (affaiblissement de nerfs).
Tous les troubles de « doutes surexcités, erreurs extravagantes ».
Accès de surexcitation par faiblesse. Hystérie ?

Pékin/Nguyen van Nghi/Roustan :

Neurasthénie.

Duron-Borsarello :

Dépression nerveuse.

Dacheng :

Troubles psychiques (folies).

Sun Simiao :

Amnésie. Démence.

Neurologie

Chamfrault/Soulié de Morant/Duron-Borsarello :

Perte de mémoire.

Soulié de Morant :

Tuberculose de la moelle épinière.
Faiblesse des membres.

Nguyen van Nghi/Dacheng/Sun Simiao :

Amnésie.

Pneumologie

Chamfrault :

Tuberculose pulmonaire. Toux avec quintes. Bronchite chronique. Hypersécrétion bronchique.

Soulié de Morant :

Tuberculose pulmonaire atonique, non congestive (visage blanc, faiblesse) (tonifier). Poumons constellés.
Troubles par faiblesse des voies respiratoires. Bronchite. Pleurésie.
Prend froid facilement. Sensibilité des voies respiratoires. Glaires respiratoires.
Quintes de toux, énergie en haut.

Pékin :

Tuberculose pulmonaire. Bronchite. Pleurésie.

Roustan :

Bronchite. Tuberculose pulmonaire. Affections pleurales.
Suffocation intermittente. Hémoptysie.

Nguyen van Nghi :

Tuberculose pulmonaire. Toux et dyspnée. Hémoptysie.

Dacheng :

Toux obnubilante due à une remontée d’énergie.
Toutes les affections de type « glaires ».

Sun Simiao :

Toux, inversion et remontée du souffle.

Digestif

Chamfrault :

Vomissements. Hémorragie de l’estomac.

Soulié de Morant :

Estomac : par anémie, digestion ralentie, l’estomac ne se vide pas. Gonflement de l’estomac disparaissant à 600 m d’altitude. Hoquet. Diaphragme. Nausées, vomissements.

Roustan :

Insuffisance de la rate et de l’estomac.

Duron-Borsarello :

Anorexie. Vomissements de sang.

Nguyen van Nghi :

Vide de l’énergie de rate/estomac.

Dacheng :

Toutes les affections ayant pour origine l’accumulation de glaires.

Uro-néphrologie

Dacheng :

Cinq sortes de cystite chronique.

Andrologie

Soulié de Morant :

Dos douloureux au coït. Pertes séminales en rêve.

Nguyen van Nghi/Roustan :

Spermatorrhée.

Dacheng :

Spermatorrhée, pollution nocturne. Azoospermie.

Sun Simiao :

Pollution nocturne.

Gynécologie

Soulié de Morant :

Dos douloureux au coït.
Règles ne venant pas par faiblesse ou anémie.

Hématologie

Soulié de Morant :

En cas d’anémie, production instantanée de globules rouges en formation, de la quantité environ qui manque et qui deviennent adultes en 15 à 18 heures. Souvent avec fatigue passagère et dos un peu courbaturé. Il est bon de dégonfler d’abord la rate si distendue, car elle détruit plus de globules rouges que le corps (moelle des os plats, sternum, côtes) ne peut en fabriquer [tonifier Yu tang (18VC)].

Duron-Borsarello :

Anémie.

Sun Simiao :

Anémie et amaigrissement.

Appareil locomoteur

Soulié de Morant :

Tuberculose osseuse. Os décalcifiés, ramollis. Mal de Pott. Tuberculose de la moelle épinière.
Faiblesse des membres.
Dos douloureux à la fatigue, ou au froid, ou par coït.
Épaule et dos : douleurs.

Roustan :

Douleur du rachis.

Dacheng :

Maladies osseuses.


> OBSERVATIONS