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> Résultats de la recherche

47V

Hun men




> LOCALISATION

Chamfrault :

Au-dessous et à côté de la 9ème vertèbre dorsale, à 4 cun de la ligne médiane postérieure, dans un creux.

Soulié de Morant :

Dans le dos, 3 TDD sous la pointe de l’omoplate, 4 TDD de chaque côté du rebord supérieur de la 10ème vertèbre dorsale, au rebord inférieur de la 9ème côte, à la verticale du rebord interne de l’omoplate, dans un creux, 4 TDD sous Ge guan (46V), 2 TDD au-dessus de Yang guan (48V), 2 TDD en dehors de Gan shu (18V). Pas de point de VG sur D9 ; Jing suo (8VG) sur D10.

Pékin :

À 3 cun de la ligne médiane, sur l’horizontale passant par l’apophyse épineuse de la 9ème vertèbre dorsale.

Shanghai :

3 cun en dehors de la pointe de l’apophyse épineuse de la 9ème vertèbre dorsale.

Duron-Borsarello :

Sous D9, à 4 cun environ de 8VG.

Nguyen van Nghi :

3 cun en dehors de l’apophyse épineuse de la 9ème vertèbre dorsale, dans le 9ème espace intercostal.

Dacheng :

3 cun en dehors et au-dessous de la 9ème vertèbre (dorsale). Pour localiser le point, le sujet doit être en position assise avec tête et dos en rectitude.

Sun Simiao :

Sous la 9ème dorsale, à 3 cun latéralement de la colonne. Selon Waitai Biyao, ce point est situé sous la 10ème dorsale.

Jiayi jing :

III-9 : « Les vingt-six points qui longent l’épine dorsale à trois pouces de chaque côté et qui descendent de la deuxième jusqu’à la vingt-et-unième vertèbre [4ème sacrée] »
魂門在第九椎下兩傍。各三寸陷者中 [] 正坐取之。
« Le [point] Hun men (47V) se situe au-dessous de la 9ème vertèbre [dorsale], dans un creux, à trois pouces de chaque côté […] On le localise en position assise. »


> TECHNIQUES DE PUNCTURE

Chamfrault/Dacheng :

0,5 cun pour Tongren.

Pékin :

Perpendiculaire, 0,3 à 0,5 cun.

Shanghai :

Oblique, 0,5 à 0,8 cun.

Nguyen van Nghi :

Oblique vers le bas, 0,5 à 1 cun.

Jiayi jing :

III-9 : « Les vingt-six points qui longent l’épine dorsale à trois pouces de chaque côté et qui descendent de la deuxième jusqu’à la vingt-et-unième vertèbre [4ème sacrée] »
刺入五分,灸五壯。
« On le puncture à 0,5 pouce de profondeur. On y fait trois cônes de moxa. »


> FONCTIONS

Soulié de Morant :

LES TROIS PLANS DU PSYCHIQUE :
Le plan moyen grâce à l’action pratique obtenue sur lui, s’est montré double pour les chinois : le nom chinois est hun « ce qui reste quand les hautes facultés, l’Evolué (shen), ne sont plus » ; le subconscient de Freud mais avec les mémoires.
a- Les lobes pariétaux droits semblent commander la mémoire héréditaire, les dons natifs bons ou mauvais : mémoire entièrement inconsciente. Il fait agir sans réflexion, les yeux fermés. Il oblige à certaines conceptions. C’est par lui que s’accomplit notre destinée. Quand d’autres parties du psychique ou du milieu sont en contradiction, il peut mener aux névroses ou aux psychoses si la raison n’est pas solide. C’est « l’ Automate ». Si dominant sur la gauche, l’os pariétal droit est plus grand que le gauche.
b- Les lobes pariétaux gauches paraissent agir sur deux formes de mémoire : consciente, pouvant évoquer les images et les mots à volonté ; semi-consciente, enregistrant le savoir, les images, les rythmes, les slogans entendus sans les écouter, mais qui influencent cependant, et peuvent en certaines circonstances, reparaître à la mémoire consciente. C’est le « Perroquet ». Si dominant sur l’Automate, l’os pariétal gauche est plus grand que le droit.
Le pouls est le gauche IV [région située au-dessus du pied gauche dans la classification de Soulié] moyen, rebord radial de l’artère pour l’Automate, rebord médial pour le Perroquet.
Les points bilatéraux agissent sur les lobes opposés des pariétaux. Ce sont surtout des points du « Maître du coeur », mais aussi Qian ding (21VG), Zu xia lian (39E).
Les bons élèves et les « bêtes à concours » ont le Perroquet très développé. Très brillants pour les cas ordinaires avec précédents, ils ont des chefs désastreux dans les circonstances graves.
Troubles de l’automate :
- Insuffisance : non-conformiste, attiré par des entreprises inattendues. N’a pas de respect pour la tradition. Victime de l’occasion. Obligé de réfléchir avant d’agir.
- Excès : conformiste. Mené par la tradition de famille et de milieu. Agit les yeux fermés, par routine.
Troubles du perroquet :
- Insuffisance : Pas de mémoire des mots, ou des dates, ou des images, ou des sons. Ne peut apprendre, doit comprendre. Indépendant, chercheur. Fonctionnaire médiocre, distrait mais grand chef en cas de crise.
- Excès : Ne parle que par citations, d’abondance, avec assurance, sur n’importe quel sujet, de ses lectures ou de ses conférences. Mémoire des mots, des dates. Les mots remplacent et cachent les faits. Profite du travail d’autrui. Bon fonctionnaire en second ; dangereux dans un grand poste aux heures graves.

Agit sur vessie, oesophage, foie, coeur, muscles, dos.

Nguyen van Nghi :

Point qui harmonise les activités psychiques du foie ou hun.

Gérard Guillaume-Mach Chieu :

Perméabilise le foie. Tonifie la rate et régularise l’estomac.
Harmonise le qi. Régularise le qi des organes.

Jiayi jing :

III-9 : « Les vingt-six points qui longent l’épine dorsale à trois pouces de chaque côté et qui descendent de la deuxième jusqu’à la vingt-et-unième vertèbre [4ème sacrée] »
足太陽脈氣所發。
« Le souffle du méridien taiyang de pied s’y déploie. »

Jean Marc Kespi :

« Acupuncture »
Les points « âmes » ou benshen portent les noms de shen et sont à la même hauteur que les points shu des organes qui sont en continuité avec le même élément qu’eux. Cette relation des benshen avec les 4 éléments nous est dite par le cycle de création. Leurs fonctions sont obscures. Ils ne comportent aucune indication psychique ou spirituelle et ne paraissent agir que sur l’organe correspondant, plus que sur la métabolisation des aliments. Il s nous ont donnés par Husson (SW32 ?) comme points shu, yang, des viscères. Nous ne voyons pas la relation entre la fonction créatrice de ces cinq « âmes » et les indications de ces points ; à moins qu’ils ne soient dialectiques des points mu des 4 éléments dont ils renforceraient l’action sur un plan plus subtil, plus yang.

« L’homme et ses symboles en MTC »
p 196 : Les viscères : zangfu […] Po-hun et les points 25E, 42V et 47V
« Le 25E, pivot céleste, est situé au milieu du corps, à hauteur de l’ombilic. « Au-dessus, c’est l’énergie du Ciel ; au-dessous, c’est celle de la Terre1 ». Il est logis du po-Terre et du hun-Ciel, sa fonction est en effet de relier Ciel et Terre pour qu’ils puissent être ensuite accomplis par le 12VC […] Le 42V, Po hu, répond aux jing (quintessence) et shen (« entrées et sorties ») du poumon. L’épuisement du jing d’un organe provient d’une maladie grave ou chronique ou d’un surmenage retentissant sur ce viscère […] Le 47V, Hun men, régit le jing du foie et son shen (« allées et venues »). »
1. A. Chamfrault, Traité de médecine chinoise, Coquemard, 1964.

Jean Marc Eyssalet :

Actes du congrès de la FAFORMEC – Rouen 2010, p 23-24
En ce qui concerne le développement affectif et psychique au cours de l’enfance :

- Manque ou vide affectif de mère : 16Rn Huang shu 肓輸 « assentiment des membranes » ; 12Rt Ci gong 慈宮 « palais de l’affection » ; 25E Tian shu 天樞 « charnière céleste » ; 42V Po hu 魄戶 « porte du po ».
- Insuffisance de présence ou vide de la parole du père : 47V Hun men 魂門 « porte du hun » ; 50V Wei cang 胃倉 « grenier de l’estomac » ; 3IG Hou xi 後谿 « vallon postérieur » ; 44V Shen tang 神堂 « palais de l’esprit ».


> SYMPTOMATOLOGIE

Psychisme

Soulié de Morant :

Tonifie Automate et Perroquet (les 3 mémoires) (cf Fonctions).

Roustan :

Neurasthénie.

Neurologie

Chamfrault :

Syncope cadavérique.

Dacheng :

Coma cadavérique.

Pneumologie

Pékin/Nguyen van Nghi/Roustan :

Pleurésie.

Sun Simiao :

Douleurs thoraciques.
Expectoration abondante.

Cardiovasculaire

Chamfrault/Soulié de Morant :

Douleur au coeur irradiant dans le dos et la poitrine.

Pékin/Nguyen van Nghi :

Endocardite.

Duron-Borsarello :

Affections cardiaques.

Dacheng :

Douleur au coeur irradiant dans le dos et la poitrine. Dorsalgie irradiant au coeur.

Sun Simiao :

Douleurs thoraciques.

Digestif

Chamfrault :

Impossibilité de manger ou de boire. Troubles digestifs dus au yin dans l’estomac.
Grondement de tonnerre dans l'abdomen. Diarrhée, selles fréquentes.
Urines jaune foncé.

Soulié de Morant :

Foie : tout trouble.
Gros intestin : diarrhée, spasmes coliques, bruits d'intestins, aérocolie.
Contractions de l'oesophage avec salive et vomissements. Aliments et boissons ne descendent pas.
Estomac : crampes, mauvaise digestion.

Pékin :

Affections hépato-vésiculaires.
Gastralgie, dyspepsie.

Roustan :

Affections hépato-vésiculaires.

Duron-Borsarello :

Maladies du foie, ictère.
Digestion lente. Anorexie. Constipation. Parasitose intestinale.

Nguyen van Nghi :

Maladies du foie.
Gastralgie, dyspepsie.

Dacheng :

Dysphagie, borborygmes, selles fréquentes.
Froid dans l’estomac et dyspepsie. Anorexie.
Urines foncées.

Sun Simiao :

Vomissements.

Dacheng :

Urines foncées (dans le cadre d’atteinte digestive).

Uro-néphrologie

Chamfrault :

Urines jaune foncé.

Appareil locomoteur

Chamfrault :

Spasmes musculaires.

Soulié de Morant :

Rhumatisme musculaire.
Muscles contractés, douleur aux os.


> SYMPTOMATOLOGIE DANS LES TEXTES

Lingshu :

LS 26 : « Maladies diverses »
心痛,當九節刺之,按,已刺按之,立已;不已,上下求之,得之立已
« Dans les douleurs précordiales, il faut puncturer [sous] la neuvième vertèbre ; si [la douleur] ne s’arrête pas, il faut appuyer [après la] puncture, elle s’arrêtera immédiatement. Sinon, [il faut] essayer plus haut et plus bas ; dès qu’on obtient le résultat, on s’arrête immédiatement. »
Traduction de NvN :
« Dans les douleurs du coeur, il faut chercher le point situé en dehors de la 9ème vertèbre, que l’on masse (avec le doigt) avant de puncturer1. Après l’ablation de l’aiguille, effectuer les mêmes gestes de massage et les douleurs disparaissent aussitôt. S’il n’y a pas d’amélioration, masser et puncturer le point situé en haut et en bas du point puncturé2 ; dès que le daqi (obtention de l’énergie) arrive, les douleurs disparaissent comme par enchantement. »
1. D’après Zhang shi : « Le point en dehors de la 9ème vertèbre désigne Hun men (47V) […] Le hun (âme végétative) de l’organe foie et le shen (mental) de l’organe coeur se suivent et exécutent les mouvements d’entrée et de sortie. C'est pourquoi il est conseillé de puncturer Hun men (47V) pour aérer l’énergie du coeur. Masser avant de puncturer et masser de nouveau après avoir puncturé sont des gestes de conduction et d’aération de l’énergie permettant de guérir les douleurs du coeur ». Chamfrault parle également de Hun men (47V).
D’après Ma shi, il s’agit par contre du « point situé au-dessous de l’apophyse épineuse de la 9ème vertèvre dorsale, c'est-à-dire le point Jin suo (8VG). Pour obtenir la guérison, il faut le masser avant de puncturer. Si cette technique ne donne pas de résultat, il faut masser et puncturer le dessous de l’apophyse épineuse de la 8ème vertèbre (absence de point cinétique) ou le dessous de la 10ème vertèbre (absence de point cinétique) [Ne s’agit-il pas du 7VG ?] ; la guérison est immédiate. »
2. D’après Zhang shi : « Le point situé au-dessus du point puncturé (47V) est Ge guan (46V), à 1,5 cun en dehors de Ge shu (17V) et le point situé au-dessous est le point Yang gang (48V), à 1,5 cun en dehors de Dan shu (19V). L’énergie du coeur et celle du foie sont propulsées vers l’extérieur par les mouvements diaphragmatiques. C'est pourquoi, en cas de non guérison, il faut masser et puncturer ces deux points, Ge guan (46V) et Yang gang (48V), pour aérer xinshen (le mental du coeur) et le ganhun (âme végétative du foie). »

Jiayi jing :

VII-1 (2) : « Atteintes par le froid et maladies fébriles produites par l’affection des six méridiens » / SW 61 : « Les points des eaux et des chaleurs » / LS 23 : « Maladies fébriles »
Selon Lingshu, « ce que l’on appelle les 59 punctures [sont] : sur les côtés interne et externe des deux mains, il y en a trois de chaque [côté], soit [douze] points en tout [c’est à dire Shao shang (11P), Zhong chong (9MC), Shao chong (9C) du côté interne et Shao ze (1IG), Guan chong (1TR), Chang yang (1GI) du côté externe]. Aux intervalles des cinq doigts1, il y en a un à chaque [intervalle], soit huit points en tout [c’est à dire Hou xi (3IG), Zhong zhu (3TR), San jian (3GI), Shao fu (8C)] ; il en est de même aux pieds [c’est à dire Shu gu (65V), Zu lin qi (41VB), Xian gu (43E), Tai bai (3Rt)]. [Au-dessus du front], à 1 pouce à l’intérieur des cheveux, il y en a trois de chaque [côté], soit six [points] en tout [c’est à dire Wu shu (5V), Cheng guan (6V), Tong tian (7V)]. Plus loin, à trois pouces à l’intérieur des cheveux, il y en a cinq de [chaque] côté, soit dix [points] en tout [c’est à dire Lin qi (15VB), Mu chuang (16VB), Zheng ying (17VB), Cheng ling (18VB), Nao kong (19VB)]. En avant et en arrière de l’oreille, au-dessous de la bouche, il y en a un à chaque endroit qui, avec celui du milieu de la nuque, en fait six en tout [c’est à dire Ting hui (2VB), Wan gu (12VB), Cheng jiang (24VC), Ya men (15VG)]. Il y en a un au vertex [c’est à dire Bai hui (20VG)], un au [point] Xin hui (22VG), un à chaque bord des cheveux [selon Leijing, il s’agit de deux points : l’un au bord des cheveux en avant, c’est à dire Shen ting (24VG) et l’autre en arrière, c’est à dire Feng fu (16VG)], un au point Lian quan (23VC), deux au point Feng chi (20VB) et deux aux [points] Tian zhu (10V) ».
« Le Suwen dit : " Les 59 [points] sont les suivants : cinq points sur [chacune des] cinq lignes de la tête2 pour disperser par le haut le reflux de la chaleur de tous les yang. [Les points] Da zhui (14VG), Ying shu (1P), Que pen (12E), Bei shu (12V)* servent tous les huit à disperser la chaleur du thorax. [Les points] Qi chong (30E), San li (36E), Ju xu shang lian (37E) et Ju xu xia lian (39E) servent tous les huit à disperser la chaleur de l’estomac. [Les points] Yun men (2P), Yu gu (15GI), Wei zhong (40V) et Sui kong (11Rn)** servent tous les huit à disperser la chaleur des quatre membres. Les cinq [points] situés des deux côtés des points shu [du dos] des cinq organes [Po hu (42V), Shen tang (44V), Hun men (47V), Yi shu (49V) et Zhi shi (52V)] servent tous les dix à disperser la chaleur des cinq organes. Ces 59 [points] sont à gauche et à droite [des points importants pour guérir les maladies] fébriles." »
1. Selon le Leijing, il s’agit des points situés en arrière des articulations métacarpo-phalangiennes.
2. Le Leijing précise : « les cinq lignes de la tête indiquent les cinq trajets des méridiens, le 
dumai, les deux taiyang de pied et les deux shaoyang de pied. Les cinq points sont respectivement : Shang xing (23VG), Xin hui (22VG), Xian ding (21VG), Bai hui (20VG) et Hou ding (19VG) ; Wu chu (5V), Cheng guan (6V), Tong tian (7V), Luo que (8V) et Yu zhen (9V) ; Lin qi (15VB), Mu chuang (16VB), Zheng ying (17VB), Cheng ling (18VB) et Nao kong (19VB) ; soit 25 points en tout. »
* 背輸 Bei shu est un nom secondaire des points 11V, 12V et 15V. Il s’agit ici du 12V.
** 髓空 Sui kong est un nom secondaire des points 11Rn et 2VG.

VII-1 (2) : « Atteintes par le froid et maladies fébriles produites par l’affection des six méridiens »
胸脅脹滿,背痛惡風寒,飲食不下,嘔吐不留住,魂門主之。
« La sensation de gonflement et de plénitude de la poitrine et des côtés, les douleurs dorsales (背 bei), la crainte du vent et du froid, la non descente des aliments, les vomissements des aliments dès qu’ils sont avalés relèvent du [point] Hun men (47V). »

- VII-5 : « Les trois (types) de malaria causée par la permutation du yin et du yang » / SW 36 : « La puncture de la malaria »
瘧脈滿大急,刺背,用中針傍五胠各一,適肥瘦出血。
« Lorsque dans la malaria le pouls est rempli (滿 man), grand (大 da) et impétueux (急 ji), on puncture les points shu du dos (背俞 beishu)1 et sur les côtés les cinq points latéraux2 en utilisant l’aiguille moyenne et en puncturant une fois chaque point. On fait saigner en fonction de la corpulence [du malade]. »
1. Il s’agit des points shu du dos, à savoir : Fei shu (13V), Xin shu (15V), Gan shu (18V), Pi shu (20V) et Shen shu (23V).
2. Littéralement cinq points sous-axillaires (五胠俞 wuqushu). Les interprétations concernant ce terme divergent. La présente édition suit le Leijing et le Suwen jizhuqui donnent les points : Po hu (42V), Shen tang (44V), Hun men (47V), Yi she (49V) et Zhi shi (52V). Wu kun pense qu’il s’agit des points : Po hu (42V), Shen tang (44V), Yi xi (45V), Ge guan (46V) et Hun men (47V).

- VII-5 : « Les trois (types) de malaria causée par la permutation du yin et du yang » / SW 36 : « L’acupuncture dans les malarias »
一十二瘧者,其發各不同時。察其病形,以知其何脈之病。先其發時,如一食頃而刺之,一刺則衰,二刺則知,三刺則已,不已刺舌下兩脈出血,不已刺中盛經出血,又刺項以下俠脊者必已。舌下兩脈者,廉泉穴也。
« Les douze [types de] malaria1 ont chacun leur propre moment d’accès ; on observe les symptômes afin de savoir quel est le méridien (脈 mai) malade. Si on puncture le temps d’un repas avant l’accès, à la première fois [la maladie] s’affaiblit, à la deuxième [l’amélioration] est perceptible, à la troisième [le malade] guérit. S’il ne guérit pas, on puncture les deux vaisseaux sous la langue en les faisant saigner. S’il ne guérit [toujours] pas, on puncture le méridien en excès (盛經 sheng jing)2 [au point] Xi zhong (40V) pour le faire saigner ainsi que [les points] qui longent la colonne vertébrale sous la nuque
3 et [le malade] guérira obligatoirement. Les deux vaisseaux sous la langue sont les points lian quan4. »
1. Il s’agit des malarias des six méridiens, des cinq organes et de celle de l’estomac.
2. 盛經 sheng jing désigne ici les vaisseaux congestionnés. Nous l’avons traduit littéralement pour accentuer le fait que les mots méridiens (經 jing) et vaisseaux (脈 mai) sont souvent interchangeables dans les textes médicaux chinois.
3. Remarque :  La version de Chamfrault indique les points Da zhu (11V) et Feng men ou Re fu (12V). La version de Nguyen van Nghi par contre indique en lieu et place de 11V et 12V les «Wu ku shu » ou points benshen (42V, 44V, 47V, 49V, 52V) et les points shu du dos.
4. Le Suwen shi indique qu’ici il ne doit pas s’agir du point Lian quan (23VC) du renmai car les points du renmai sont tous uniques et il ne peut donc pas y en avoir deux. Le chapitre 59 « Discussion sur les demeures du souffle » (Qifu lun) du Suwen dit : « Le shaoyin de pied [a] sous la langue un [point] de chaque [côté] ». Wang Bing commente : « Les deux points sous la langue du shaoyin se situent dans un creux devant le ren ying et devant les artères ; ils s’appellent she ben (racine de la langue) et [se situent] à droite et à gauche [de celle-ci, soit] deux [points en tout] ». Le chapitre 5 « Les racines et les nœuds » (genjie) du Lingshu dit : « Le shaoyin s’enracine au [point] Yong quan (1Rn) et se noue au [point] Lian quan (23VC) ».



> OBSERVATIONS