Ombre milieu
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Ombre haut
Ombre bas
 














































 

> Résultats de la recherche

58V

Fei yang



Noms secondaires

Fei yang


Jue qi


Jue yang


Jue yang



> LOCALISATION

Chamfrault :

7 cun au-dessus du milieu de la malléole externe, au-dessus de Kun lun (60V), 1 cun au-dessous de Cheng shan (57V).

Soulié de Morant :

Face postéro-externe de jambe, environ à mi-hauteur, 7 TDD au-dessus de la malléole externe, 1 large TDD en arrière du péroné, 1 petit TDD sous l’insertion externe du jumeau externe sur le tendon d’Achille, au bord externe du tendon, dans une gouttière transverse, sur le soléaire, 2 TDD sous et en dehors de Cheng shan (57V), 3 TDD au-dessus et en arrière de Fu yang (59V), 1 petit TDD en dehors et un peu sous Wai qiu (36VB).

Pékin :

7 cun au-dessus de Kun lun (60V) situé en arrière de la malléole externe.

Shanghai :

En arrière du péroné, en dehors du triceps sural, 7 cun au-dessus de Kun lun (60V) et environ 1 cun au-dessous de Cheng shan (57V).

Duron-Borsarello :

Sur une ligne verticale passant à 1 cun en dehors de Cheng shan (57V), à la verticale de Kun lun (60V), 7 cun au-dessus du bord supérieur de la malléole externe.

Nguyen van Nghi :

7 cun au-dessus de Kun lun (60V) et 1 cun au-dessous et en dehors de Cheng shan (57V).

Dacheng :

7 cun au-dessus de la malléole externe.

Sun Simiao :

7 cun au-dessus de la malléole externe. Une branche collatérale part de ce point et va rejoindre le shaoyang.

Jiayi jing :

III-35 : « Les trente quatre points du taiyang de pied aux membres inférieurs, y compris les six points du yangqiao mai »
飛揚,一名厥陽,在足外踝上七寸
« Le [point] Fei yang s’appelle aussi Jue yang. Il se situe à sept pouces au-dessus de la malléole externe. »


> TECHNIQUES DE PUNCTURE

Chamfrault/Dacheng :

0,3 cun selon Tongren.

Pékin :

Perpendiculaire, 1 à 1,5 cun.

Shanghai :

Perpendiculaire, 1,5 à 2,5 cun.

Nguyen van Nghi :

Verticale, 1 à 1,5 cun.

Jiayi jing :

III-35 : « Les trente quatre points du taiyang de pied aux membres inférieurs, y compris les six points du yangqiao mai »
刺入三分,灸三壯。
« On le puncture à 0,3 pouce de profondeur. On fait trois cônes de moxa. »


> FONCTIONS

Chamfrault :

Point de vaisseau secondaire du ZTYg, qui relie ce méridien au ZSYi. Ce point est à puncturer en même temps que le point Tai xi (3Rn), en présence des troubles de vaisseau secondaire du ZTYg.

Soulié de Morant :

Répond dans le Tai xi (3Rn) et réciproquement.
Agit sur vessie, urètre, rein, triple réchauffeur, coeur, vaisseaux, anus, nez, toutes les articulations, orteils, nuque, dos ; Disperse vessie, gros intestin, poumon, intestin grêle.

Nguyen van Nghi :

Point luo (絡) du ZTYg d’où partent le luo longitudinal et le luo transversal.

Dacheng :

Point de liaison (絡 luo) du taiyang de pied ; se ramifie au shaoyin de pied.

Gérard Guillaume-Mach Chieu :

Disperse le vent. Libère le biao. Vivifie les luo.
Fait circuler le qi. Calme les douleurs.

Lingshu :

- LS 5 : « Racines et nœuds » / Jiayi jing II-5 : « La cime et le tronc d’enracinement des douze méridiens »
足太陽根於至陰,溜於京骨,注於昆侖,入於天柱、飛揚也 [] 此所謂十二經者,盛絡皆當取之。
« Le taiyang de pied s’enracine (根 gen) au [point] Zhi yin (67V), s’écoule (溜 liu) à Jing gu (64V), se déverse (注 zhu) à Kun lun (60V), entre (入 ru) à Tian zhu (10V) et [en bas] à Fei yang (58V)1 […] Quand un luo est plein (盛 sheng), il faut le traiter. »
1. Le Taisu dit : « En ce qui concerne les points shu, il s’agit des six méridiens (脈 maiyang qui s’écoulent par 井 jing, 榮 ying, 輸 shu, 原 yuan, 經 jing, 合 he suivant l’ordre des cinq éléments (五行 wuxing) et leur arrivée au corps en fait l’extrémité. Ici, [le trajet] des six yang de main et de pied, qui montent de la racine jusqu’à l’entrée, s’écoulent, se déversent et circulent en montant, présente une certaine différence avec le trajet des chapitres Benshu et Mingtang. Ici, les points où l’on dit « s’enraciner » (根 gen) correspondent tous aux points de sortie de ces deux derniers textes. Ici, les points où l’on dit « s’écouler » (溜 liu) correspondent tous aux points de passage. Seul le point où s’écoule le taiyang de main ne passe pas à Wan gu (4IG), mais se déplace vers le [point] Yang gu (5IG) qui correspond dans ces textes à un point d’écoulement abondant ; il semble que ce soit le seul méridien qui diffère. Ici, les points où l’on dit « se déverser » correspondent tous aux points d’écoulement abondant de ces textes ; seul le yangming de pied ne correspond pas au [point] Xie xi (41E) d’écoulement abondant, mais se déplace vers le [point] de réunion Xia ling (36E) ; comme plus haut, c’est le seul méridien qui diffère. Ici, les points où l’on dit « entrer » diffèrent tous des points de ces textes. Les six méridiens yang partent tous des doigts de la main et du pied en tant qu’enracinement et montent établir une liaison (絡 luo) jusqu’à la ramification du grand luo qu’on appelle « l’entrée ». Il y a deux endroits d’entrée : l’une qui entre dans le grand luo, l’autre qui prend un trajet montant jusqu’à la tête pour entrer dans le [point] Tian zhu (10V) ; seuls les yangming de main et de pied arrivent en avant du cou aux [points] Ren ying (9E) et Fu tu (18GI). L’endroit où sort le trajet d’écoulement s’appelle 井 jing (puits) ; ici, il s’appelle racine, [car] le puits est le lieu d’où sort l’eau ; c'est pourquoi la racine équivaut au puits (井 jing). Le [point] Tian zhu (10V) [se situe] dans un creux des deux côtés de la nuque à l’extérieur du grand tendon, c’est le méridien principal du taiyang de pied. Le [point] Fei yang (58V) se situe à 7 pouces au-dessus de la malléole externe, c’est le grand luo du taiyang de pied. Le Leijing (livre 9, chapitre 19) commente : « le texte parle desluo prospères des trois yang de main et de pied, dans tous les soins des maladies, il faut le traiter. Le [point] Zhi yin (67V) du taiyang de pied, c’est le [point] jing (puits), Jing gu (64V), c’est le [point] yuan. Le [point) Kun lun (60V), c’est le [point] jing (passage). Le [point] Tian zhu (10V) se situe à la tête, le [point] Fei yang (58V) se situe au pied ; tous les deux sont [les points] de ce méridien qu’il faut traiter, pour le reste, il faut faire de même. »

- LS 6 : « Durée de vie, dur et mou » / Jiayi jing VI-6 : « Importante discussion sur l’examen de la forme corporelle à l’extérieur et à l’intérieur, des jeunes et des vieux, des gras et des maigres et sur la clarté d’esprit le matin et l’aggravation le soir chez les malades »
病在陰之陽者,刺絡脈。
« Lorsque la maladie est dans le yang de yin, on puncture les [points] luo des yang1. »
1. Le Lingshu zhuzheng fawei dit : « Ceci veut dire que lorsque les cinq organes sont malades et que [la maladie] se situe dans la peau, on doit puncturer le [point] luo des méridiens yang ». Le Lingshu jizhu dit : « La maladie est dans le yang de yin signifie qu’à l’intérieur les six entrailles sont malades, c'est pourquoi on doit puncturer les vaisseaux luo. ». Le Leijing dit : « Le yang de yin désigne une maladie yin dans le yang. On doit puncturer les vaisseaux luo car les vaisseaux luo sont superficiels et se trouvent tous en zone yang. »

- LS 10 : « Les méridiens (經脈 jingmai) / Jiayi jing II-1 (2) : « Les douze méridiens, les luo et les branches distinctes »
足太陽之別,名曰飛揚。去踝七寸,別走少陰。實則鼽窒,頭背痛;虛則鼽衄。取之所別也 [] 凡此十五絡者,實則必見,虛則必下。視之不見,求之上下。人經不同,絡脈亦所別也。
« Le 絡 luo (別 bie)1 du taiyang de pied s’appelle Fei yang (58V). Il se sépare à sept distances de la malléole pour aller au shaoyin. En cas de plénitude le nez est bouché2 et il y a des douleurs de la tête et du dos ; en cas de vide, le nez coule et saigne. On traite à l’endroit où il se sépare [de son méridien] […] Chacun de ces quinze luo3, en cas de plénitude, est obligatoirement visible ; en cas de vide, ils sont obligatoirement enfoncés. Quand ils ne sont pas visibles, on les cherche en avant et en aval [du point luo, car] les méridiens (經 jing) des hommes n’étant pas identiques, les vaisseaux luo sont également différents4. »
1. Ici le 絡 luo est appelé 別 bie ce qui veut dire « se séparer » ou « trajet séparé ». À ce sujet, le Lingshu zhuzheng fawei dit : « Or [ici] on ne dit pas 絡 luo mais 別 bie parce qu’au niveau de ce point [le 絡 luo] se sépare de son méridien propre pour aller au méridien voisin. »
2. Une autre version du Jiayi jing dit « rhinorrhée et nez bouché ».
3. Le Lingshu zhuzheng fawei dit : « Ce chapitre (LS 10) compte quinze méridiens luo avec le changqiang du dumai et le weiyi du renmai [tandis que] le Nanjing compte quinze méridiens luo avec les luo du yangqiao et du yinqiao. [Ce dernier] ignore totalement que c’est par les vaisseaux luo que le dumai gouverne les yang et que le renmai gouverne les yin ; c’est encore le Lingshu qui a raison. » Le Leijing écrit : « Dans ce chapitre, le luo (別 bie) de taiyin de pied s’appelle gongsun, mais il y a aussi le grand luo de la rate qui s’appelle dabao, le luo (別 bie) de yangming de pied s’appelle fenglong, mais dans [le chapitre] "Sur la respiration et le pouls du sujet sain" (Suwen 18), il y a aussi le grand luo de l’estomac qui s’appelle xuli. Cependant, chaque méridien n’a qu’un seul luo, mais la rate et l’estomac en ont chacun deux, car la rate et l’estomac sont l’origine (本 ben) des organes et des entrailles et les douze méridiens en reçoivent tous le souffle. On compte en tout seize luo. »
4. Le Taisu dit : « En cas de plénitude, le sang remplit les vaisseaux, c'est pourquoi [ils sont] obligatoirement visibles ; en cas de vide, le sang manque dans les vaisseaux, c'est pourquoi ils s’enfoncent obligatoirement. Les vaisseaux enfoncés sont difficiles à voir, c'est pourquoi on les cherche en amont ou en aval. L’homme est doté du souffle et du corps, aucune partie ne peut être identique [chez les sujets différents], comment serait-il possible qu’il y ait des méridiens et des luo identiques ? C'est pourquoi il faut les chercher en amont et en aval et alors on peut les voir. »
Remarque : Ordre de citation des méridiens luo dans le Jiayi jing et le Lingshu :
P – C – MC – IG – GI – TR – V – VB – E – Rt – Rn – F – VC – VG – 21Rt 

- LS 52 : « Le souffle défensif » / Jiayi jing II-4 : « La cime et le tronc d’enracinement des douze méridiens »
請言氣街 [] 故氣在頭者,止之於腦;氣在胸者,止之膺與背腧;氣在腹者,止之背腧,與沖脈於臍左右之動脈者;氣在脛者,止之於氣街,與承山踝上以下。取此者,用毫針,必先按而在久應於手,乃刺而予之。所治者,頭痛眩,腹痛中滿暴脹,及有新。痛可移者,易已也;積不痛,難已也。
À propos du « carrefour des souffles (氣街 
qìjiē)1 […] Quand le souffle est à la tête, il loge (止 zhi)2 au cerveau3 ; quand le souffle est dans le thorax (胸 xiong) il loge des deux côtés de la poitrine (應 ying) et aux [points] shu du dos4 ; quand le souffle est dans le ventre, il loge aux [points] shu du dos ainsi que dans le chōngmài et dans les artères à gauche et à droite du nombril5 ; quand le souffle est dans les jambes, il loge au [point] Qì jiē (30E), au [point] Chéng shān (57V) ainsi qu’au-dessus de la cheville6. Si l’on choisit [de traiter] cela, il faut employer des aiguilles fines (毫針 haozhen) ; on doit d’abord presser, attendre longtemps [le souffle] et seulement quand il répond sous la main on puncture afin de traiter7. On traite [ainsi] les céphalées, les étourdissements et les syncopes, les douleurs au ventre, les plénitudes abdominales, les ballonnements soudains ainsi que les amas récents. Ceux qui font mal et qui bougent sont faciles à guérir. Les amas qui ne sont pas douloureux sont difficiles à guérir. »
1. Qìjiē désigne les points de liaison des méridiens et des luò qui se situent à la tête, à la poitrine, au ventre et aux jambes. Qìjiē désigne aussi la région de l’artère fémorale et est un autre nom du point Qì chōng (30E).
2. Il y a différentes interprétations de cette phrase. Certains l’interprètent comme : « pour traiter on choisit… », d’autres comme : « le souffle se rassemble à… ».
3. Le commentaire du 
Taisu dit : « Le cerveau, c’est le carrefour des souffles de la tête, c’est pourquoi quand le souffle est la tête, il s’arrête à Bai hui (20VG) ». Le Leijing dit : « Toutes les moelles dépendent du cerveau, et celui qui agit en tant que rassemblement le plus élevé des souffles, c’est le carrefour des souffles de la tête ».
4. Le 
Leijing commente : « Les deux côtés de la poitrine s’appellent ying ; quand le souffle est dans la partie antérieure de la poitrine, il demeure dans les deux côtés de la poitrine (應 ying) : il s’agit d’une partie des méridiens yángmíng et shàoyīn. Quand il est dans la partie postérieure de la poitrine, il est aux [points] shu du dos. Il s’agit des points shu des organes du méridien taiyang de pied au-dessus de la 11ème vertèbre [dorsale] et du diaphragme ; ils sont tous le carrefour des souffles de la poitrine ».
5. Le 
Leijing dit : « Ce que l’on appelle les [points] shu du dos, ce sont pour le ventre tous les [points] d’organe du méridien taiyang au-dessous de la 11ème vertèbre [dorsale] et du diaphragme. Quant à ce qui circule dans la partie antérieure, ce sont les méridiens chongmai et shàoyīn, qui circulent ensemble au ventre, et l’artère des deux côtés du nombril ; c’est à dire aux [points] Huang shu (16Rn), Tian shu (25E), etc. Ils sont au carrefour des souffles du ventre ».
6. Le 
Leijing commente : « Ce que l’on appelle qìjiē, c’est un [point] du méridien yangming de pied, c’est à dire le point Qì jiē (30E). Cheng shan (57V), c’est un point du méridien taiyang de pied, il se situe au-dessus et au-dessous de la cheville ; ils sont tous également le carrefour des souffles du pied ».
7. Le 
Taisu dit : « Les méthodes de puncture du carrefour des souffles consistent toutes à appuyer longtemps pour savoir si les souffles "répondent à la main" soit par le [déclenchement] d’une douleur sous la main soit par le battement d’un vaisseau sous la main. Ensuite, il faut procéder à une tonification ou à une dispersion des souffles ».
La traduction de Chamfrault diffère ! :
« Quand les méridiens des membres inférieurs sont en vide, le malade a la sensation de jambes glacées ; s’ils sont en plénitude, il a la sensation de chaleur dans les membres inférieurs. Quand les méridiens situés en haut du corps sont en vide, le malade a des vertiges ; s’ils sont en plénitude le malade a la sensation de chaleur dans le haut du corps qui est douloureux. S’il y a plénitude en haut, il faut puncturer de telle sorte qu’elle ne puisse descendre vers le bas. Si elle est en bas, il faut puncturer de telle sorte qu’elle ne puisse monter vers le haut. S’il y a vide, il faut, dans le haut ou dans le bas, y attirer l’énergie pour rétablir l’équilibre. Il existe quatre régions principales où s’effectuent les ramifications des méridiens : à la poitrine, au ventre, à la tête et au mollet où il faut puncturer les points Cheng jin (56V), Cheng shan (57V) et Fei yang (58V) avec l’aiguille n°7 après avoir appuyé longtemps sur le point avec le doigt. »

Jiayi jing :

III-35 : « Les trente quatre points du taiyang de pied aux membres inférieurs, y compris les six points du yangqiao mai »
足太陽絡,別走少陰者。
« [Point] luo du taiyang de pied. Un trajet se sépare (別走 biezou) vers le shaoyin. »

Jean Marc Kespi :

Régularise l’extérieur et l’intérieur au niveau de ZTYg.
Résonne sur le méridien couplé ZSYi.
Gouverne les moyens de contact dépendant du luo longitudinal, à savoir la tête et le nez. Il est, de plus, utilisé unilatéralement dans les grandes atteintes externes controlatérales de shou taiyin (midi/minuit).


> SYMPTOMATOLOGIE

Signes généraux

Chamfrault :

Paludisme yin.
Sensation que l’énergie remonte vers le haut du corps, que tout le corps est très lourd.
Tremblements, ne peut se tenir debout ni rester assis longtemps. Difficulté à marcher.

En tant que point luo :
Plénitude : céphalée, dorsalgie, obstruction nasale.
Vide : épistaxis.

Soulié de Morant :

Révolte d’énergie. Vertiges – Évanouissements.
Tremblements, faiblesse, ne peut rester longtemps debout ou assis. Ne peut se relever de la position assise.
Céphalée opposée.
En tant que point
luo :
Plénitude : céphalée occipitale, dorsalgie supérieure, nez bouché.
Vide : écoulement nasal et même épistaxis.

Roustan :

Vertige.

Duron-Borsarello :

Migraines.
Douleur généralisée empêchant tout mouvement.

Dacheng :

Sensation de corps lourd avec difficulté à se tenir debout ou à se lever.
Tremblements. Vertiges.
Afflux énergétique causé par le froid de l’automne. Fièvre et frilosité alternantes périodiques (maladie nie d’origine froid).
En tant que point luo :
Plénitude : céphalée, cervico-dorsalgie, obstruction nasale, éternuements.
Vide : épistaxis, éternuements.

Sun Simiao :

Absence de sudation. Chaud et froid dans la partie inférieure du corps.
Céphalée avec vertiges. Fièvre intermittente avec crise de folie et vertiges. Fièvre intermittente avec insuffisance de souffle. Sudation généralisée.
Pesanteur du corps.

Psychisme

Chamfrault/Roustan :

Folie.

Soulié de Morant :

Dépression, langue sortie. – Hystérie.

Dacheng :

Folie calme.

Sun Simiao :

Démence. Langue pendante.
Fièvre intermittente avec crise de folie et vertiges.

Neurologie

Chamfrault :

Impossibilité de remuer et surtout de fléchir les orteils. Difficulté à marcher.

Soulié de Morant :

Convulsions. Épilepsie.
Hémiplégie : marche sans lever le pied, comme en « planant » (en fauchant). Suite d’hémiplégie gauche. Pied flasque, ne peut mobiliser les orteils.
Tremblements, faiblesse, ne peut rester longtemps debout ou assis. Ne peut se relever de la position assise.

Pékin :

Faiblesse de jambe.

Roustan :

Épilepsie.
Polynévrite vitaminoprive.

Duron-Borsarello :

Ne peut mobiliser les orteils.

Nguyen van Nghi :

Parésie des membres.

Dacheng :

Difficulté à se lever, difficulté à marcher, difficulté à fléchir et étendre les orteils.
Tremblement.

Sun Simiao :

Convulsions, opisthotonos. Épilepsie. Langue pendante.
Paralysie du pied. Steppage.

Ophtalmologie

Chamfrault :

Éblouissement douloureux.

Pékin :

Douleur des yeux.

Duron-Borsarello :

Éblouissement.

Nguyen van Nghi :

Ophtalmalgie. Éblouissement.

Dacheng :

Troubles de la vue. Douleur des yeux. Éblouissement.

ORL

Chamfrault :

Épistaxis.

Soulié de Morant :

Nez bouché (disperser). Ecoulement nasal et même épistaxis (tonifier).

Dacheng :

Obstruction nasale. Épistaxis. Éternuements.

Sun Simiao :

Épistaxis due à la présence de chaleur dans la tête.

Cardiovasculaire

Soulié de Morant :

Coeur, vaisseaux : faiblesse ou excès.

Digestif

Chamfrault/Dacheng :

Hémorroïdes enflées et douloureuses.

Soulié de Morant :

Anus : hémorroïdes enflées, ou saignantes, déchirées (de « faisan »).

Duron-Borsarello/Sun Simiao/Roustan :

Hémorroïdes.

Uro-néphrologie

Pékin/Nguyen van Nghi/Roustan :

Néphrite. Cystite.

Sexologie

Soulié de Morant :

Organes sexuels : faiblesse ou excès.

Appareil locomoteur

Chamfrault :

Feng articulaire (rhumatisme).
Douleur et enflure du mollet empêchant de se tenir debout.

Soulié de Morant :

Nuque et dos supérieurs opposés : douleur aiguë. Ou faible : ne peut se relever de la position assise.
Jambe et pied : engourdissement, enflure.
Mollet : douleur aiguë. Ou crampes.
Pied flasque. Gros orteil relevé (agit sur les fléchisseurs) et quatre orteils immobiles ou contractés (agit sur extenseurs).

Pékin :

Lombalgie.
Douleur et faiblesse de la jambe.

Roustan :

Lombalgie.
Arthrite. Douleurs articulaires.

Duron-Borsarello :

Arthrose cervicale. Lombalgie.
Rhumatisme du genou.
Douleurs généralisées empêchant tout mouvement.

Nguyen van Nghi :

Lombalgie.

Dacheng :

Lie jie feng : douleurs articulaires avec enflure, quelquefois avec rougeur.
Douleur au mollet. Contracture des orteils.
Cervico-dorsalgie.

Sun Simiao :

Douleur du cou et de la nuque. Lombalgie insupportable.
Douleur du mollet.


> SYMPTOMATOLOGIE DANS LES TEXTES

Lingshu :

- LS 10 : « Les méridiens (經脈 jingmai) / Jiayi jing II-1 (2) : « Les douze méridiens, les luo et les branches distinctes »
足太陽之別,名曰飛揚。去踝七寸,別走少陰。實則鼽窒,頭背痛;虛則鼽衄。取之所別也。
« Le 絡 luo (別 bie)1 du taiyang de pied s’appelle Fei yang (58V). Il se sépare à sept distances de la malléole pour aller au shaoyin. En cas de plénitude le nez est bouché2 et il y a des douleurs de la tête et du dos ; en cas de vide, le nez coule et saigne. On traite à l’endroit où il se sépare [de son méridien]. »
1. Ici le 絡 luo est appelé 別 bie ce qui veut dire « se séparer » ou « trajet séparé ». À ce sujet, le Lingshu zhuzheng fawei dit : « Or [ici] on ne dit pas 絡 luo mais 別 bie parce qu’au niveau de ce point [le 絡 luo] se sépare de son méridien propre pour aller au méridien voisin. »
2. Une autre version du Jiayi jing dit « rhinorrhée et nez bouché ».


- LS 21 : « Les maladies du froid et de la chaleur » / Jiayi jing VIII-1 (1) : « La transmission des maladies dans les cinq organes et les accès de frissons et de fièvre »
風感則為寒熱。皮寒熱,皮不可附席,毛髮焦,鼻槁臘,不得汗,取三陽之絡,補手太陽。
« Les atteintes (感 gan) par le vent provoquent des frissons et de la fièvre1. Dans les frissons et la fièvre de la peau2, la peau [est tellement douloureuse que] l’on ne peut pas toucher la natte, les poils et les cheveux sont comme calcinés, le nez est extrêmement desséché3 et l’on n’arrive pas à transpirer. On traite le [point] luo du troisième yang et on tonifie le taiyin de main4. »
1. Cette phrase provient du texte correspondant du Jiayi jing VIII-1 (1).
2. Les frissons et la fièvre de la peau, des muscles et des os correspondent aux frissons et à la fièvre provoqués par le degré de pénétration du vent pervers dans le corps.
3. Remarque : Le Jiayi jing emploie un terme différent (voir vol 2, p 404) du Lingshu qui utilise 槁 gao.
4. Le Lingshu zhuzheng fawei dit : « Il faut traiter Fei yang (58V) qui est le point luo du méridien de la vessie taiyang de pied en le dispersant, car le taiyang est le troisième yang. Il faut aussi traiter Lie que (7P) qui est le point luo du méridien du poumon du taiyin de main en le tonifiant ». Pour notre part, nous serions tenté de voir comme point luo du troisième yang le point Zhi zheng (7IG) du taiyang de main, car ce point a une action importante sur la peau.


- LS 22 : « Démences » / Jiayi jing IX-10 : « Impossibilité d’uriner et d’aller à la selle provoquée par l’obstruction interne de [la fonction de] maîtrise [de l’eau] du triple réchauffeur »
閉不得溲,刺足少陰,太陽與上以長針。氣逆,取其太陰、陽明。厥甚,取太陰、陽明動者之經。
« Dans l’obstruction interne (內閉 neibi) où l’on n’arrive pas à uriner, on puncture les shaoyin et taiyang de pied, ainsi que les points du sacrum, au moyen de la longue aiguille (長針 changzhen)1. Lorsque le souffle reflue, on traite les taiyin et yangming2. Si c’est un jue grave, on traite là où battent les yangming et shaoyin3 sur leurs méridiens4. »
1. Il s’agit de l’une des neuf aiguilles (n°8 de sept pouces dans le Lingshu 1). Le Leijing dit : « Dans l’obstruction où l’on n’arrive pas à uriner, la maladie se situe dans les viscères de l’eau, c’est pourquoi il convient de puncturer les [points] Yong quan (1Rn) et Zhu bin (9Rn) du méridien shaoyin ainsi que les [points] Wei yang (39V), Fei yang (58V), Pu can (61V) et Jin men 63V) du méridien taiyang de pied. [Le point situé] sur le coccyx désigne le point du dumai sur le coccyx ; on l’appelle Chang qiang (1VG). On le puncture au moyen de la grande aiguille qui est la huitième [des neuf aiguilles].
2. Le Leijing dit : « Sur le méridien taiyin de la rate, on traite les [points] Yin bai (1Rt) et Gong sun (4Rt) ; sur le méridien yangming de l’estomac, on traite les [points] San li (36E) et Jie xi (41E) ».
3. Le texte original écrit taiyin. La présente édition chinoise l’a corrigé d’après le Lingshu et le Taisu.
4. Le Lingshu zhuzheng fawei dit : « On traite le point Fu liu (7Rn) du méridien de shaoyin de pied du rein et le point Jie xi (41E) du méridien yangming de pied de l’estomac ».

Dacheng :

« Acupuncture et traitement des lombalgies » (traduction de NvN)
« Les troubles du vaisseau "feiyang" (autre nom du yinwei) peuvent aussi provoquer une lombalgie toujours pénible et accompagnée de lamentations et de frayeur. Il faut puncturer les points Fei yang (58V), Fu liu (7Rn) et Zhu bin (9Rn), tous à 0,3 cun et appliquer à chacun 5 cônes de moxa. »

Jiayi jing :

- VII-1 (3) : « Atteintes par le froid et maladies fébriles produites par l’affection des six méridiens »
身懈,寒少氣,熱甚惡人,心惕惕然,取飛揚及骨、跗下臨泣,立已。淫濼脛酸,熱病汗不出,皆主之。
« Lorsque le corps est fatigué et froid avec manque de souffle, fièvre intense, crainte des gens, peur, on traite les [points] Fei yang (58V) et Jue gu (38VB) et le point Lin qi (41VB) sur le dessus du pied, la guérison est immédiate. Les courbatures et la fatigue des jambes, les maladies fébriles sans transpiration relèvent également de ces [points]. »

- VII-1 (3) : « Atteintes par le froid et maladies fébriles produites par l’affection des six méridiens »
下部寒,熱病汗不出,體重,逆氣頭眩,飛揚主之。
« Les maladies fébriles sans transpiration où la partie inférieure du corps est froide, avec corps lourd, reflux du souffle qui cause vertiges et céphalées relèvent du [point] Fei yang (58V). »

- VII-4 : « Maladies convulsives provoquées par l’attaque du vent et du froid et de l’humidité du taiyang »
互折,飛揚主之。
« Les maladies convulsives avec opisthotonos relèvent du [point] Fei yang (58V). »

- VII-5 : « Les trois [types] de malaria causées par la permutation du yin et du yang »
瘧,實則腰背痛,虛則鼽衄,飛揚主之。
« La malaria qui, en cas de plénitude, s’accompagne de douleurs lombaires et dorsales et, en cas de vide, de rhinorrhée claire (鼽 qiu) relève du [point] Fei yang (58V). »

- VII-5 : « Les trois [types] de malaria causées par la permutation du yin et du yang »
瘧不渴,間日作,崙主之。
« La malaria sans soif avec des accès tous les deux jours relève du [point] Fei yang (58V). » [Le texte original dit Kun lun (60V)]

- IX-8 : « Gonflement abdominal, douleurs lombaires irradiant au dos et douleurs hypogastriques irradiant aux testicules provoqués par les maladies qui atteignent les reins et l’intestin grêle » / SW 41 : « La puncture des lombalgies »
飛揚之脈令人腰痛,痛上怫怫然,甚則悲以恐。刺飛揚之脈,在踝上二寸(素問作五寸),少陰之前,與陰維之會。
« Lorsque le vaisseau feiyang1 provoque chez l’homme des lombalgies avec stagnation aux endroits douloureux et, dans les cas graves, chagrin et peur, on puncture le vaisseau feiyang qui se situe à deux pouces [le Suwen écrit cinq pouces] au-dessus de la malléole interne en avant du shaoyin et [au point de rencontre] avec le yinwei mai2. »
1. Selon le Taisu et le Leijing, il s’agit du méridien luo du taiyang de pied ; Fei yang est le nom du [point] luo (58V) qui se lie au shaoyin de pied. D’après Wang Bing, c’est une autre appellation du yinwei mai. Selon le Suwen shi il s’agit du point Li gou (5F) du jueyin de pied. Ces différentes versions sont de plus en contradiction avec l’indication de puncture dans la suite du texte, ce qui fait pencher la présente édition vers une erreur de copiste.
2. Selon Suwen zhijie il s’agit du point Zhu bin (9Rn).

Traduction de Husson :
« Dans la lombalgie du "Yang volant" [Fei yang (58V)], la douleur monte et, dans les cas graves, il y a tristesse profonde et crainte (ce vaisseau de la chaîne yin met en rapport le coeur/tristesse et le rein/crainte). On le pique à 5 cun au-dessus de la malléole interne (Zhu bin de rein 9Rn) et à la réunion du yinwei (point Fu liu du rein 7Rn) ».
Traduction de NvN :
« L’atteinte du feiyang mai peut provoquer une révélation visuelle des luo tendino-musculaires. Dans la forme grave, le sujet est à la fois triste et craintif. Il faut puncturer le feiyang mai à 5 cun au-dessus de la malléole interne, à la réunion du yinwei ».
Il commente ainsi : « Fei yang désigne le méridien distinct du ZTYg. Le Lingshu précise : "Le jingbie (méridien distinct) du ZTYg s’appelle feiyang mai. En effet, à 7 cun au-dessus de la malléole externe, un vaisseau oblique vers le ZSYi. Ainsi, le feiyang mai est un vaisseau de déviation du méridien ZTYg." Puncturer le feiyang mai à 5 cun au-dessus de la malléole interne, à la réunion du yinwei : Zhang Zhitong spécifie : "il s’agit du Zhu bin (9Rn), point xi du yinwei."

- IX-12 : « Hémorroïdes et prolapsus du rectum provoqués dans la partie inférieure du corps par l’atteinte du méridien (脈 mai) taiyang de pied »
痔,痛,飛揚、委中及扶承主之。
« Les hémorroïdes et les douleurs périnéales relèvent des [points] Fei yang (58V), Wei zhong (40V) et Fu cheng (36V). »

- X-2 (2) : « Le vent provoqué par le yang atteint par la maladie »
腰痛,頸項痛,歷節汗出而步履,寒複不仁, 中痛,飛揚主之。
« La douleur lombaire, la douleur au cou et à la nuque, l'arthrite aiguë (歷節 lijie) avec transpiration et perte des chaussures à la marche, le froid avec engourdissement [et] les douleurs dans les mollets relèvent du [point] Fei yang (58V). »

- XI-2 : « Folie furieuse et épilepsie provoquées par un jue yang et une grande frayeur »
癲狂疾,體痛,飛揚主之。
« L’épilepsie et la folie furieuse ainsi que le corps douloureux relèvent du [point] Fei yang (58V). »


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