Ombre milieu
PARTAGEONS LES POINTS
 
Ombre haut
Ombre bas
 














































 

> Résultats de la recherche

1Rn

Yong quan ou



Noms secondaires

Di chong


Yong quan


Di wei


(d'après Sheng hui fang)

Zu xin


(d'après Qian jin yao fang)

Di qu


(d'après Philippe Laurent)

Jue xin


(d'après Philippe Laurent)

Jue xin


(d'après Philippe Laurent)

> LOCALISATION

Chamfrault/Dacheng :

À la plante du pied. Les orteils en flexion, le point est dans le creux qui se forme au talon antérieur. Faire mettre le sujet à genou, les orteils en flexion.

Soulié de Morant :

Sur la plate des pieds, à environ mi-longueur, environ au 1/3 externe, au niveau et à 2 TDD en dedans du rebord antérieur du tubercule du 5ème métatarsien, à l’angle du rebord interne de l’abducteur du 5éme orteil et du rebord inférieur d’une masse transverse, dans un creux, un peu en dehors du court fléchisseur des 4 orteils, 2 TDD en dehors et en avant de Ran gu (2Rn). Une branche longe l’abducteur du 5ème orteil et contourne celui-ci sur sa face inférieure jusqu’à la face externe de la phalangette à Zhi yin (67V) faisant passer l’énergie depuis le méridien des reins dans celui de la vessie.

Pékin :

Dans le creux qui se forme à l’union du 1/3 antérieur et du 1/3 moyen de la plante du pied, en arrière des 2ème et 3ème articulations métatarso-phalangiennes.

Shanghai/Nguyen van Nghi :

À l’union du 1/3 antérieur et des 2/3 postérieurs de la plante du pied, sur la ligne plantaire médiane, dans la dépression qui se forme lors de la flexion des orteils.

Duron-Borsarello :

Faire fléchir les orteils. Le point est en arrière du gros orteil, dans le V formé par les lasses musculaires.

Sun Simiao :

Dans une dépression au milieu de la plante du pied, au pli formé lorsque les orteils sont recroquevillés. Au chapitre sur le foie, il est dit que ce point est situé sur le gros muscle au-dessus du gros orteil à la plante du pied.

Lingshu :

LS 2 : « Les points shu des quatre membres »
湧泉者足心也。

« [Le point] Yong quan (1Rn) [se situe] au centre de la plante du pied (足心 zuxin). »

Jiayi jing :

III-32 : « Les vingt points du shaoyin de pied aux membres inférieurs1 [y compris ceux] du yinqiao et du yinwei »
涌泉者一名地衝,在足心陷者中,屈足卷指宛宛中。
« Le [point] Yong quan s’appelle aussi Di chong. Il se situe dans un creux au milieu de la voûte plantaire, là où se forme une dépression quand on plie le pied et recourbe les orteils ».
1. Textuellement : « Les vingt point du shaoyin de pied arrivant aux membres inférieurs ».


> TECHNIQUES DE PUNCTURE

Chamfrault :

0,5 cun selon Tongren. Ne pas faire saigner.
Selon Mingtang, il vaut mieux puncturer que faire saigner.
0,3 cun pour Suwen pendant trois respirations.

Pékin :

Perpendiculaire, 0,3 à 0,5 cun.

Shanghai :

Perpendiculaire, 0,5 à 1 cun.

Nguyen van Nghi :

Verticale, 0,5 à 1 cun.

Dacheng :

0,5 cun selon Tongren. Ne pas faire saigner.
Selon Mingtang, les moxas ne sont pas aussi efficaces que les punctures.
0,3 cun selon Suwen zhu pendant trois expirations. Abus de moxas dangereux.

Jiayi jing :

III-32 : « Les vingt points du shaoyin de pied aux membres inférieurs1 [y compris ceux] du yinqiao et du yinwei »
刺入三分,留三呼,灸三壯。
« On le puncture à 0,3 pouce de profondeur et on laisse l’aiguille pendant trois expirations. On y fait trois cônes de moxa ».
1. Textuellement : « Les vingt point du shaoyin de pied arrivant aux membres inférieurs ».


> FONCTIONS

Chamfrault :

Point jing (井) et point de dispersion du méridien zu shaoyin.

Soulié de Morant :

Répond dans Fu liu (7Rn).
Agit sur reins, coeur, organes sexuels, bouche, gorge, poumons, face postérieure de l’épaule, lombes.

Shanghai :

Point jing (井) du zu shaoyin.
Ouvre « les orifices et le coeur ». Calme l’esprit.

Duron-Borsarello :

Incite le feu à descendre. Purifie le feu du rein (disperser).

Nguyen van Nghi :

Point jing (井) du ZSYi/Rn correspondant au mouvement « bois/foie ».
Point de dispersion en cas de plénitude de l’énergie des reins.
Point faisant partie du groupe des récupérateurs du yang, au nombre de 9 : Ya men (15VG), Lao gong (8MC), San yin jiao (6Rt), Yong quan (1Rn), Tai xi (3Rn), Zhong wan (12VC), Huan tiao (30VB), Zu san li (36E) et He gu (4GI).
Point faisant partie des points de réanimation dans le traitement de la « syncope cadavérique » : Yong quan (1Rn), Shao shang (11P), Shen men (7C), Yin bai (1Rt) et Li dui (45E).

Auteroche :

Nourrit le yin des reins pour rafraîchir la chaleur
Enlève l’agitation, apaise l’esprit. Ouvre les orifices pour sauver le contresens (celles du coeur bloquées par un facteur pathogène).
Métamère S1.

Dacheng :

Fait partie des 9 points récupérateurs de yang.
Énoncé 44 : « Notions fondamentales de la pratique de l’acupuncture »
天地人,三才也。湧泉同璇璣百會。百會一穴在頭,以應乎天,璇璣一穴在胸,以應乎人,湧泉一穴在足心,以應乎地,是謂三才也。

« Le Ciel, la Terre et l’Homme forment les trois puissances. Le Bai hui (20VG) situé à la partie crânienne répond au Ciel, le Shan zhong (17VC)1 situé au thorax répond à l’Homme et le Yong quan (1Rn) situé à la partie caudale répond à la Terre ».
1. Le texte parle de Xuan ji (21VC) et non de Shan zhong (17VC) !

Gérard Guillaume-Mach Chieu :

Inverse le reflux (ni).
Ouvre les orifices. Calme et apaise le shen.
Nourrit le yin. Purifie la chaleur.
Selon Tai yi shen zhen :
Communique avec le cerveau.
Élimine les troubles de la conscience en rapport avec le froid et la chaleur (fièvre et frissons).
Clarifie et éveille le shen. Ouvre les orifices. Restaure le yang et réanime.

Lingshu :

- LS 2 : « Les points shu des quatre membres »
腎出於湧泉 [] 為井木
« [Le souffle] du rein sort au [point] Yong quan (1Rn) […], c’est le [point] jing (puits), [son élément] est le bois. »

- LS 5 : « Racines et noeuds » / Jiayi jing II-5 : « Le noeud et la racine des méridiens »
少陰根於湧泉,結於廉泉。
« Le shaoyin s’enracine à Yong quan (1Rn) et se noue à Lian quan (23VC). »

LS 9 : « Fin et commencement »
三脈動於足大趾之間,必審其實虛,虛而瀉之,是謂重虛。重虛病益甚。凡刺此者,以指按之,脈動而實且疾者疾瀉之,虛而徐者則補之。反此者,病益甚。其動也,陽明在上,厥陰在中,少陰在下。
« Lorsque les trois vaisseaux (脈 mai)1 battent dans la région du gros orteil2, il faut examiner soigneusement s’ils sont vides ou pleins. S’ils sont vides et qu’on les disperse, c’est ce que l’on appelle un double vide (重虛 chongxu) et un double vide aggrave la maladie3. En somme, lorsque l’on puncture un tel [patient], il faut appuyer dessus avec les doigts : si les battements des pouls sont pleins (實 shi) et vifs (疾 ji), on les disperse rapidement ; s’ils sont vides et calmes (徐 xu), on les tonifie. Le contraire aggrave la maladie. [Parmi les trois pouls] qui battent [au gros orteil]4, leyangming se situe en haut, le jueyin au milieu et le shaoyin est en bas. »
1. D’après le Leijing, il s’agit des trois méridiens de pied yangmingjueyin et shaoyin.
2.
 Ma Shi dit : « Le [méridien] yangming bat entre le grand et le deuxième orteil ; ses points Li dui (45E), Xian gu (43E), Chong yang (42E) et Jie xi (41E) se situent tous sur la partie haute du dessus du pied. Le jueyin bat entre le grand et le deuxième orteil, [les points] Da dun (1F), Xing jian (2F), Tai chong (3F) et Zhong feng (4F) se situent sur le côté intérieur du dessus du pied. Le shaoyin bat dans le creux de la voûte plantaire, son point Yong quan (1Rn) se situe sous le dessus du pied. »
3. Le 
Taisu dit : « Il faut examiner entre le grand et le deuxième orteil si les trois méridiens sont vides ou pleins en appuyant avec la main. D’abord on tonifie le vide et ensuite on disperse le plein. Si l’on ne sait pas que les trois méridiens sont pleins et que l’on disperse le vide, cela s’appelle double vide et la maladie s’aggrave. »
4. Les mots entre crochets sont ajoutés d’après le 
Leijing.

Jiayi jing :

III-32 : « Les vingt points du shaoyin de pied aux membres inférieurs1 [y compris ceux] du yinqiao et du yinwei »
腎出涌泉。涌泉者,水也。一名地衝 [] 足少陰脈之所出也,為井。
« Le [méridien du] rein sort au [point] Yong quan. Le [point] Yong quan, c’est le bois. Il s’appelle aussi Di chong […] Là sort le méridien shaoyin de pied, c’est le [point] jing (puits) ».
1. Textuellement : « Les vingt point du shaoyin de pied arrivant aux membres inférieurs ».

B. Lacourte :

Revue Française d'Acupuncture, n° 40
Point d’ouverture des orifices du shen avec les 1VG, 24VG, 26VG et 14VC.

Suwen :

SW 6 : « Traité sur les séparations et réunions du yin et du yang »
帝曰:願聞三陰三陽之離合也。岐 伯曰:聖人南面而立,前曰廣明,後曰太沖。太沖之地,名曰少陰、少陰之上,名曰太陽。太陽根起於至陰,結於命門,名曰陰中之陽。中身而上名曰廣明。廣明之 下名曰太陰,太陰之前,名曰陽明。陽明根起於厲兌,名曰陰中之陽。厥陰之表,名曰少陽。少陽根起於竅陰,名曰陰中之少陽。是故三陽之離合也:太陽為開,陽明為闔,少陽為樞。三經者不得相失也,搏而勿浮,命曰一陽。帝 曰:願聞三陰?岐伯曰:外者為陽。內者為陰。然則中為陰,其沖在下,名曰太陰,太陰根起於隱白,名曰陰中之陰。太陰之後,名曰少陰,少陰根起於涌泉,名曰 陰中之少陰。少陰之前,名曰厥陰,厥陰根起於大敦,陰之絕陽,名曰陰之絕陰。是故三陰之離合也,太陰為開,厥陰為闔,少陰為樞。三經者不得相失也,搏而勿沉,名曰一陰。陰陽**,積傳為一周,氣裏形表,而為相成也。

Traduction de Cl. Larre et E. Rochat :
« L’Empereur : J’aimerai un enseignement sur les séparations et les réunions des trois 
yin et des trois yang ? Qibo : L’homme saint, établi face au sud, devant c’est le Vaste rayonnement, derrière c’est le Puissant courant du médian. Le domaine inférieur de ce puissant courant, on l’appelle shaoyin. L’en haut du shaoyinon l’appelle taiyang. Le taiyang s’enracine et surgit à Zhi yin (67V) et il noue son extrémité à Ming men (1V) ; on l’appelle le yang au sein du yin. L’au-dessus du milieu du corps s’appelle Vaste rayonnement. L’en bas de ce Vaste rayonnement s’appelle taiyin. L’avant du taiyin s’appelle yangming. Le yangming s’enracine et surgit à Li dui (45E). On l’appelle le yang au sein du yin. L’avers du jueyin s’appelle shaoyang. Le shaoyang s’enracine et surgit à Qiao yin (44VB) ; on l’appelle shaoyang au sein du yin. Voici en quoi consiste les séparations et réunions des Trois yang : le taiyang fait (est) l’ouverture, le yangming fait (est) la fermeture, le shaoyang fait (est) le pivot. Ces Trois méridiens dépendent nécessairement les uns des autres ; on doit les sentir battre, mais pas trop en superficie ; c’est ce qu’on appelle l’Unité des yang. »

« L’Empereur : Qu’en est-il des Trois yin ? Qibo : L’extérieur est yang alors que l’interne est yin. En conséquence, le centre est yīn et son impétueux courant médian est par en bas ; on l’appelle taiyin. Le taiyin s’enracine et surgit à Yin bai (1Rt). On l’appelle le yin au sein du yin. L’arrière du taiyin s’appelle le shaoyin. Le shaoyin s’enracine et surgit à Yong quan (1Rn). On l’appelle le shaoyin au sein du yin. L’avant du shaoyin s’appelle le jueyin. Le jueyin s’enracine et surgit à Da dun (1F). Le yang qui s’épuise dans le yin, on l’appelle le yin qui s’épuise au sein du yin. Voici en quoi consiste les séparations et réunions des Trois yin : letaiyin fait (est) l’ouverture, le jueyin fait (est) la fermeture, le shaoyin fait (est) le pivot. Ces Trois méridiens dépendent nécessairement les uns des autres ; on doit les sentir battre, mais pas trop en profondeur ; c’est ce qu’on appelle l’Unité des yin. Ils vont et viennent le yin et le yang ! Il se concentrent, ils se diffusent réalisant la totalité de leur circuit. Souffle au revers, forme corporelle à l’avers, s’accomplissent l’un par l’autre. »

Traduction de Nguyen van Nghi :
« Huangdi interroge : Voulez-vous me parler de la séparation et de la réunion des trois méridiens yin et des trois méridiens yang ? Qibo répond : Lorsque le Sage fait face au sud, le devant s’appelle guangming (vaste lumière) ; le derrière taichong (grand carrefour)1. Le jingmai qui circule dans la région de taichongs’appelle le shaoyin (reins). Au-dessus de shaoyin est le taiyang (vessie) ; celui-ci a sa racine au niveau du point Zhi yin (67V), il remonte à la face pour se concentrer au point Jing ming (1V) et porte le nom de "yang dans le yin". Si l’on considère le haut et le bas du corps, la moitié supérieure est yang, appelée aussiguangming, la moitié inférieure est yin, appelée taiyin (rate). Le devant du taiyin est le yangming (estomac). Ce dernier a sa racine au point Li dui (45E) et porte le nom de "yang dans le yin". Si l’on considère l’extérieur et l’intérieur du corps, la partie extérieure du méridien jueyin (foie) s’appelle le shaoyang (vésicule biliaire) dont la racine se trouve au point Qiao yin (44VB). C’est le shaoyang dans le yin". C’est pourquoi, si l’on considère la séparation et la réunion des trois méridiens yang, on a le taiyang qui s’ouvre, le yangming qui se referme et le shaoyang qui est la charnière. Parmi ces trois méridiens, aucun n’est le principal. Entre eux, ils ont des relations très étroites. Ensemble, ils portent le nom de "Un yang".
Huangdi interroge : Voulez-vous me parler de la séparation et de la réunion des trois yin ? Qibo répond : l’extérieur est yang, l’intérieur est yin. C'est pourquoi la partie interne correspond aux trois yin. Le qichong est en bas. Le vaisseau qui se trouve devant le shaoyin (reins) s’appelle le taiyin (rate) dont la racine se situe au point Yin bai (1Rt). C’est le yin dans le yin. Le vaisseau qui circule derrière le méridien taiyin s’appelle le shaoyin (reins) dont la racine se trouve au point Yong quan (1Rn). C’est le shaoyin dans le yin. Le vaisseau qui circule devant le méridien shaoyin s’appelle le jueyin (foie) dont la racine se trouve au point Da dun (1F). C’est là que le yang n’arrive pas, c’est la fin du yin dans le yin. C'est pourquoi, si l’on considère la séparation et la réunion des trois méridiens, on aura : letaiyin qui s’ouvre, le jueyin qui se referme, le shaoyin qui est la charnière. Mais parmi ces trois méridiens aucun ne joue le rôle principal. Entre eux, ils ont des relations très étroites. Aussi se nomment-ils "Un yin". »
1. Guangming désigne tout ce qui correspond au yangtaichong tout ce qui correspond au yin. Par conséquent, le devant et la partie antéro-supérieure du corps sont guangming, le derrière et le bas du dos (région lombaire) sont taichong. [Ainsi], le guangming représente chez l’homme le cœur et la poitrine (la poitrine est en haut donc « yang de yin » ; et cœur = sud = feu = yang). Le guangming est donc le lieu de croisement de tous les yang du corps avant qu’ils ne se répartissent dans la région yin (poitrine et abdomen). Même raisonnement pour le taichong. Celui-ci désigne les reins et la région lombaire, parce que la région rénale est en bas du dos, donc yin, et reins = nord = eau = yin. Le taichong est donc une sorte de carrefour où se réunissent toutes les énergies yin venant des reins avant qu’elles ne se répartissent dans la région yang (dos).


> SYMPTOMATOLOGIE

Signes généraux

Chamfrault :

Manque d’énergie. Syncope par manque de force. Symptômes yin, a toujours sommeil. Frilosité.
Énergie qui remonte. Éblouissements. Céphalée extrêmement douloureuse.
Toutes sortes de hernies.

Soulié de Morant :

Peu d’énergie. Évanouissements chauds, pieds chauds. Faiblesse. Visage noir comme du charbon.
Voix sans timbre et voilée ; parle avec effort.
Bâillements ; aime s’étendre, ne désire pas parler mais aussitôt assis veut se lever.
Engourdissement picotant de tout le corps. Fièvre par toute inflammation commençant par engourdissement des lombes. Fièvres éruptives, rougeole, rubéole, scarlatine.
Céphalée en se penchant.

Pékin :

Douleur du vertex.

Nguyen van Nghi :

Céphalée du vertex. Syncope. Maladie offensive de la chaleur.

Dacheng :

Teint noirâtre. Céphalée avec étourdissements. Céphalée avec vertiges. Céphalée du vertex avec difficulté à l’ouverture des yeux. Remontée d'énergie vers le haut. Signes précurseurs de la maladie de la chaleur (= lombalgie, soif, sensation de froid au corps et au cou avec douleur, sensation de chaleur à la plante des pieds, phobie des paroles, violente céphalée).
Manque d’énergie. Maladie du froid. Maladie jue du froid. Maladie évolutive du froid avec stagnation énergétique au niveau de l’abdomen, diminution de l’acuité visuelle et anhidrose.
Hypersomnie. Aime s’allonger et s’étirer.
Hernie. Maladie shan.

Sun Simiao :

Maladies chaudes avec d’abord endolorissement des cuisses et des reins, tendance à avoir soif et boire souvent avec bleuissement du corps (teint bleuté), nuque douloureuse, froid et endolorissement, pieds chauds, ne veut pas parler, céphalée, tête lourde. Maladies chaudes avec insuffisance et reflux du souffle, froid et perte de chaleur lors de la moxibustion.
Sudation généralisée. Vertiges épisodiques. Cinq sortes de hernies.

Auteroche :

Douleur du vertex. Vertige. Éblouissement. Insolation. Choc.

Psychisme

Chamfrault :

Peureux. Gémissements. Perte de mémoire. Folie. Ne veut pas parler. Devient muet.

Soulié de Morant :

Timidité ; appréhension ; chagrin facile ; bouleversé facilement ; mémoire confuse ; oublis faciles.
Crises de surexcitation.

Pékin :

Manie. Hystérie.

Roustan :

Affections psychiques. Hystérie.

Nguyen van Nghi :

Hystérie.

Dacheng :

Peur. Peur d’être arrêté. Nervosité. Anxiété. Chagrin. Folie. Folie calme. Ne veut pas parler. Compassion. Amnésie subite.

Sun Simiao :

Aphonie. Mutisme. Confusion et amnésie.

Auteroche :

Facilement effrayé. Agitation anxieuse (xinfan).

Neurologie

Chamfrault :

Cinq sortes d’épilepsies. Syncope cadavérique avec la figure noirâtre comme du charbon. Syncope par manque de force. Apoplexie. Devient muet.

Soulié de Morant :

Convulsions infantiles. Méningite aiguë ou chronique ?
Épilepsie avec douleur au coeur ?
Larynx : mutité, aphonie. Faiblesse à flaccidité des muscles hyoïdiens et glossaux.

Pékin :

Coma. Choc. Épilepsie. Convulsions infantiles.

Roustan :

Syncope, attaque directe du vent (中風 zhongfeng), épilepsie, convulsions infantiles
Paralysie des membres inférieurs.

Duron-Borsarello :

Épilepsie. Toutes les maladies de la phonation.

Nguyen van Nghi :

Coma. Syncope. Convulsions infantiles. Apoplexie. Épilepsie.

Dacheng :

Coma cadavérique. Perte de connaissance. Syncope due au Froid/Chaleur. Aphonie.
Épilepsie. Cinq sortes d’épilepsie. Choléra avec myoclonies.

Sun Simiao :

Épilepsie.

Auteroche :

Syncope due au zhongfeng. Convulsions infantiles. Épilepsie.

Ophtalmologie

Chamfrault :

Voit flou.

Soulié de Morant :

Vue assombrie. Voit mal. Paupières tombantes (ptosis).

Dacheng/Roustan :

Troubles visuels.

Auteroche :

Vue confuse.

ORL

Chamfrault :

Angine. Gorge enflée, gorge sèche. Laryngite. Devient muet.
Épistaxis continuel.

Soulié de Morant :

Enflure et douleur de la gorge, ne peut avaler ni parler, fièvre, toux, gorge fermée (amygdalite aiguë), opposée (disperser).
Larynx : mutité, aphonie. Faiblesse à flaccidité des muscles hyoïdiens et glossaux.
Oreille : bourdonnements. Surdité (par excès des reins) (disperser).
Odorat/goût : diminués ou perdus. Saignement de nez ne s’arrêtant pas.

Pékin :

Douleur de la gorge.

Roustan :

Gonflement de la gorge. Épistaxis.

Duron-Borsarello :

Toutes les maladies de la gorge, de la déglutition, de la phonation.

Dacheng :

Gorge enflée. Gorge sèche. Sensation de gêne dans le pharynx. Paresthésie du pharynx. Aphonie. Affections de la gorge. Pharyngite avec difficulté pour avaler et aphonie.
Épistaxis.

Sun Simiao :

Aphonie. Bi de la gorge. Chaud et froid dans la gorge. Douleur de la gorge au point de ne pouvoir avaler les aliments. Douleur de la gorge empêchant le patient de s’alimenter. Inflammation de la gorge. Angine.
Épistaxis ininterrompue.

Auteroche :

Douleur de la gorge (larynx/pharynx). Aphonie.

Stomatologie

Chamfrault/Auteroche/Roustan :

Langue sèche.

Soulié de Morant :

Odorat/goût : diminués ou perdus.
Bouche sèche, langue sèche et gorge sèche (opposé). Tendance à boire beaucoup (tonifier).

Duron-Borsarello :

Toutes les maladies de la déglutition.

Dacheng :

Langue sèche. Sensation de raccourcissement de la langue.

Dermatologie

Soulié de Morant :

Peau sèche, absence de sueurs (par vide de rein). Transpiration abondante (par excès de rein).
Fièvres éruptives, rougeole, rubéole, scarlatine.

Dacheng :

Urticaire.

Pneumologie

Chamfrault :

Dyspnée avec grande soif. Plénitude de la poitrine et des côtés avec sensation de malaise. Tuberculose pulmonaire. Toux avec fièvre. Crache du sang.

Soulié de Morant :

Dyspnée, étouffement en riant. Toux avec hémoptysie.

Dacheng :

Toux avec hémoptysie, soif et dyspnée. Toux et fièvre. Plénitude du thorax et de l’hypochondre. Soif et suffocation. Oppression de la poitrine. Souffle court. Quintes de toux. Tuberculose.

Sun Simiao :

Dyspnée. Dyspnée et inversion du souffle. Engorgement de la région thoraco-costale et claviculaire. Toux et respiration courte.

Auteroche :

Toux avec crachats sanguinolents.

Cardiovasculaire

Chamfrault :

Malaise au coeur. Douleur au coeur brutale. Inflammation du coeur. Palpitations. Affections cardiaques.

Soulié de Morant :

Hypertension de la minima (par excès de reins) (disperser).
Agitation du coeur. Palpitations. Tachycardie.
Douleurs chaudes insupportables, soudaines, intérieur de poitrine comme noué.

Roustan :

HTA.

Duron-Borsarello :

Cardialgie.

Dacheng :

Accumulation de la chaleur au coeur. Faim et troubles de la déglutition d’origine cardiaque. Angine de poitrine. Cardialgie subite.

Digestif

Chamfrault :

Choléra avec spasmes musculaires. Diarrhée ou constipation avec douleur aux reins.
Bas-ventre très douloureux. Ventre ballonné, douleur aux deux côtés du nombril. Impression de quelque chose qui court dans le ventre (« petit cochon qui court »).
Faim constante sans vouloir manger. Pas d’appétit. Borborygmes (= symptôme
yin des reins).
Chez l’homme : induration abdominale comme dans la tuberculose intestinale.
Chez la femme : ventre gros et dur comme si elle était enceinte.

Soulié de Morant :

Gros intestin : excès, selles difficiles. Ou diarrhée, douleur au ventre et aux flancs. Pesanteur anale et pesanteur du bas-ventre.
Douleur de l'intestin grêle avec spasmes. Choléra avec crampes, douleur abdominale, froid, évanouissement.
Estomac : inflammation. Même à jeun, refuse de manger. Boit beaucoup.
Foie, vésicule : jaunisse, corps jaune, poitrine nouée, selles arrêtées.

Pékin :

Vomissements incoercibles.

Roustan :

Diarrhée. Constipation.

Duron-Borsarello :

Jaunisse et diarrhée.

Dacheng :

Gastralgie. Faim et troubles de la déglutition d’origine cardiaque. Anorexie. Soif excessive.
Ictère. Ictère dû à une accumulation de la chaleur.
Dysenterie. Diarrhée avec épreintes. Constipation. Gonflement du ventre chez l’homme. Douleurs péri-ombilicales. Ballonnement abdominal. Maladie
feng au niveau des intestins. Hémorroïdes.

Sun Simiao :

Ballonnement abdominal. Constipation. Douleurs et tensions péri-ombilicales. L’homme est comme en proie aux parasites intestinaux. Inappétence. Vent pénétrant dans l’abdomen. Vent pénétrant dans les intestins.

Auteroche :

Défécation difficile.

Uro-néphrologie

Chamfrault :

Mauvais fonctionnement des reins. Chez la femme : ne peut pas uriner.

Soulié de Morant :

Reins : pouls profond (réabsorption – excrétion – sécrétion ; tubules) :

- Insuffisance des reins (tonifier) (insuffisance des tubules, d’excrétion) : urine sans couleur ; besoins fréquents de nuit comme de jour. Douleur aux reins en attendant trop longtemps pour uriner. Peau sèche, absence de sueurs. Oedème sous les yeux (salle des larmes). Crampes la nuit.
- Excès des reins (disperser) (tubules en excès) : urine insuffisante, colorée, difficile. Reins contractés ; douleurs des lombes. Transpiration abondante. Hypertension de la minima ; céphalée en se penchant. Oedème, ascite. Crampes par excès des reins. Excès d’urée dans le sang. Pouls profond, sombré, dur.
Vessie : spasmes de vessie ; rétention d'urine ; bas-ventre contracté.

Pékin/Roustan :

Dysurie.

Dacheng :

Fausse anurie chez la femme. Entassement de l’énergie des reins. Rétention d’urine. Polydipsie d’étiologie « rein ».

Sun Simiao :

Troubles urinaires.

Auteroche :

Miction difficile. Dysurie causée par la pression du foetus.

Andrologie

Chamfrault :

Inflammation des parties génitales.

Soulié de Morant :

Affaiblissement sexuel chez l'homme. Non érection. Blennorragie.

Sun Simiao :

Bi des organes génitaux.

Gynécologie

Chamfrault :

Stérilité. Déviation utérine. Ptose utérine. Inflammation des parties génitales.

Soulié de Morant :

Stérilité, sans enfant. Utérus déplacé ou spasmes de l'utérus. Prolapsus de l’utérus. Blennorragie.

Dacheng :

Grossesse nerveuse. Stérilité. Douleur pelvienne irradiant à l’ombilic.

Sun Simiao :

Bi des organes génitaux. Stérilité.

Métabolisme

Soulié de Morant :

Oedème. Ascite (par excès des reins).

Roustan :

Oedème.

Dacheng :

Soif excessive. Polydipsie d’étiologie « rein ».

Appareil locomoteur

Chamfrault :

Mauvais fonctionnement des reins avec douleur aux reins. Douleurs aux vertèbres irradiant jusqu’aux flancs. Ne peut pas rester assis longtemps.
Face interne des cuisses douloureuse. Pieds glacés jusqu’aux genoux. Douleur des extrémités des orteils. Le pied ne peut toucher terre.
Douleur au cou.

Soulié de Morant :

Douleurs, névralgies. Crampes de tout le membre. Crampes du choléra. Rhumatisme articulaire.
Moitié du corps même côté : douleur. Ou crampes. Ou rhumatisme articulaire. Ou engourdissement.
Épaule, membre supérieur même côté : tout trouble.
Lombes : douleur.
Membre inférieur : douleur, contracture ou faiblesse. Cuisse postérieure médiane : douleurs. Pieds : froid jusqu’au genou. Ou douleur, ne peut toucher le sol. Cinq orteils : douleur. Plante : froid. Ou chaleur, contracture.

Roustan :

Douleur de la plante du pied.

Duron-Borsarello :

Douleur des extrémités des orteils.

Dacheng :

Douleur de la face interne de la cuisse. Froid aux jambes. Douleur des extrémités. Sensation de chaleur à la plante des pieds. Pied froid jusqu’au genou. Crampes du membre inférieur. Sensation de chaleur à la plante du pied. Sensation de brûlure du pied. Douleur du pied lorsqu’il touche la terre.
Lombalgies. Lassitude lombaire dans les maladies fébriles. Douleur de la colonne vertébrale irradiant vers les flancs.
Douleur du corps, du cou avec sensation de froid et lassitude.
Bi dû au yin.

Sun Simiao :

Bleuissement des pieds jusqu’aux genoux. Douleurs intenses des orteils, le malade ne peut poser son pied sur le sol. Douleurs profondes de l’extrémité des orteils au point de ne pouvoir poser son pied sur le sol.
Corps, reins et colonne vertébrale semblent disloqués. Douleurs de l’épaule, du dos et de la nuque. Douleurs et chaleur du corps. Lombalgie. Reins et colonne vertébrale contractés au point qu’il semble y avoir une luxation. Tiraillements dans les côtés et la colonne vertébrale.

Auteroche :

Plante des pieds chaude. Crampes du mollet consécutive à diarrhée et vomissements.

Pédiatrie

Soulié de Morant/Pékin/Auteroche/Nguyen van Nghi/Roustan :

Convulsions infantiles.

Obstétrique

Sun Simiao :

Malaise de la femme enceinte. 

Dacheng :

Grossesse nerveuse.


> SYMPTOMATOLOGIE DANS LES TEXTES

Suwen :

- SW 32 : « De l’acupuncture des chaleurs »
諸治熱病,以飲之寒水乃刺之,必寒應之,居止寒處,身寒而止也 [] 熱病先身重骨痛、耳聾、好瞑、刺足少陰,病甚為五十九刺。
« Toutes les maladies chaudes se traitent par les boissons fraîches et l’acupuncture. On habille de vêtements frais le malade que l’on fait reposer dans un endroit frais. Dès que le corps est rafraîchi, on cesse les piqûres […] Si elle est précédée de lourdeur du corps, de douleurs osseuses, de surdité et de photophobie, on pique le shaoyin de pied1. Si elle s'aggrave, on fait les 59 punctures. »
1- Il s'agit des points Yong quan (1Rn) et Ran gu (2Rn).

- SW 32 : « De l’acupuncture des chaleurs »
諸治熱病,以飲之寒水乃刺之,必寒應之,居止寒處,身寒而止也 [] 熱病先眩冒而熱,胸脅滿,刺足少陰少陽。
« Toutes les maladies chaudes se traitent par les boissons fraîches et l’acupuncture. On habille de vêtements frais le malade que l’on fait reposer dans un endroit frais. Dès que le corps est rafraîchi, on cesse les piqûres […] Si la maladie est précédée de vertiges, brûlures gastriques, réplétion thoracique, on pique les shaoyin et shaoyang de pied1. »
1- Il s'agit des points Yong quan (1Rn) et Ran gu (2Rn), Qiao yin (44VB) et Xia xi (43VB).

SW 41 : « Acupuncture dans les lombalgies »
中熱而喘,刺足少陰。
« [Dans la lombalgie avec] atteinte de la chaleur et dyspnée on puncture le shaoyin de pied : Yong quan (1Rn) et Da zhong (4Rn). »
Remarque : NvN ne cite pas Yong quan (1Rn) mais ajoute Wei zhong (40V).

- SW 63 : « Discussion sur la piqûre miu (côté opposé) (miu ci lun) » / Jiayi jing V-3 : « La piqûre miu » (traduction Jiayi jing)
邪 客於手足少陰太陰足陽明之絡,此五絡皆會於耳中,上絡左角,五絡俱竭,令人身脈皆動,而形無知也,其狀若屍,或曰屍厥。刺其足大指內側爪甲上,去端如韭 葉,後刺足心,後刺足中指爪甲上各一痏,後刺手大指內側,去端如韭葉,後刺手心主,少陰銳骨之端,各一痏,立已。不已,以竹管吹其兩耳,鬄其左角之髮,方 一寸燔治,飲以美酒一杯,不能飲者,灌之,立已。
« Lorsque le pervers s’installe dans les luo des shaoyin et taiyin [une autre version dit : taiyang] de main et de pied et dans le yangming de pied qui se rencontrent tous les cinq dans l’oreille et qui en haut se lient (絡 luo) à l’angle gauche du front, et si les cinq luo sont tous épuisés, il provoque chez le patient, malgré des pulsations dans le corps, une perte complète de connaissance et le corps devient comme un cadavre ; cela s’appelle un jue cadavérique (尸厥 shijue). On puncture l’extrémité du côté interne du gros orteil distante de l’angle de l’ongle [de la largeur] d’une feuille d’échalote1, ensuite on puncture le creux de la voûte plantaire2 puis on puncture le troisième au-dessus de l’ongle*, une fois à chaque [orteil], puis on puncture le côté interne du pouce distant de l’angle de l’ongle [de la largeur] d’une feuille d’échalote3, ensuite puncturer le ministre du coeur de main**, enfin on puncture le shaoyin de main à l’extrémité de la styloïde [cubitale] une fois à chaque [main]*** et cela cesse immédiatement.
Si cela ne cesse pas, on souffle dans ses deux oreilles à travers un tube de bambou, on coupe un pouce carré de cheveux sur son angle gauche du front et on les brûle en lui faisant boire dans un verre de bon vin. S'il ne peut boire, on lui fait ingurgiter et cela cesse immédiatement. »
1. Soit le point Yin bai (1Rt).
2. Soit le point Yong quan (1Rn)
3. Soit le point Shao shang (11P)
* 45E bis (séminaire AFA novembre 2008).
**
Il s'agit du point Zhong chong (9MC). Le Jiayi jing dit : "ensuite puncturer le ministre du coeur de main, ce qui n'est pas correct" ( 後刺手心主者,非也 )
*** 7C (séminaire AFA novembre 2008).

Lingshu :

LS 20 : « Les cinq pervers » / Jiayi jing IX-8 : « Gonflement abdominal, douleurs lombaires irradiant au dos et douleurs hypogastriques irradiant aux testicules provoqués par les maladies qui atteignent les reins et l’intestin grêle »
邪在腎,則病骨痛,陰痹。陰痹者,按之而不得,腹脹,腰痛,大便難,肩背頸項痛,時眩。取之湧泉、崑崙。視有血者,盡取之。
« Lorsque le pervers se situe dans le rein, on souffre de douleurs dans les os et de bi [de type] yin. Le bi [de type] yin ne se trouve pas lorsque l’on appuie dessus1 [et il provoque] des gonflements abdominaux, des douleurs lombaires, de la difficulté pour aller à la selle, de la raideur douloureuse des épaules, du dos, du cou et de la nuque ainsi que des vertiges fréquents. On le traite aux points Yong quan (1Rn) et Kun lun (60V). Si l’on voit du sang [stagnant, on doit] les faire saigner entièrement. »
1. Le Lingshu zhuzheng fawei dit : « Dans le bi [de type] yin, la douleur n’a pas de localisation fixe. Si on appuie dessus, on ne la trouve pas » ; c’est justement ce que le chapitre 43 "Discussion sur [la maladie] bi" (bi lun) du Suwen dit : « Celui (bi) ou le froid domine s’appelle bi douloureux ».
Version de NvN : « … on traite les points rong de rein (2Rn) et jing de vessie (60V). »

- LS 22 : « Démences » / Jiayi jing IX-10 : « Impossibilité d’uriner et d’aller à la selle provoquée par l’obstruction interne de [la fonction de] maîtrise [de l’eau] du triple réchauffeur »
閉不得溲,刺足少陰,太陽與上以長針。氣逆,取其太陰、陽明。厥甚,取太陰、陽明動者之經。
« Dans l’obstruction interne (內閉 neibi) où l’on n’arrive pas à uriner, on puncture les shaoyin et taiyang de pied, ainsi que les points du sacrum, au moyen de la longue aiguille (長針 changzhen)1. Lorsque le souffle reflue, on traite les taiyin et yangming2. Si c’est un jue grave, on traite là où battent les yangming et shaoyin3 sur leurs méridiens4 ».
1. Il s’agit de l’une des neuf aiguilles (n°8 de sept pouces dans le Lingshu 1). Le Leijing dit : « Dans l’obstruction où l’on n’arrive pas à uriner, la maladie se situe dans les viscères de l’eau, c’est pourquoi il convient de puncturer les [points] Yong quan (1Rn) et Zhu bin (9Rn) du méridien shaoyin ainsi que les [points] Wei yang (39V), Fei yang (58V), Pu can (61V) et Jin men 63V) du méridien taiyang de pied. [Le point situé] sur le coccyx désigne le point du dumai sur le coccyx ; on l’appelle Chang qiang (1VG). On le puncture au moyen de la grande aiguille qui est la huitième [des neuf aiguilles].
2. Le 
Leijing dit : « Sur le méridien taiyin de la rate, on traite les [points] Yin bai (1Rt) et Gong sun (4Rt) ; sur le méridien yangming de l’estomac, on traite les [points] San li (36E) et Jie xi (41E) ».
3. Le texte original écrit 
taiyin. La présente édition chinoise l’a corrigé d’après le Lingshu et le Taisu.
4. Le 
Lingshu zhuzheng fawei dit : « On traite le point Fu liu (7Rn) du méridien de shaoyin de pied du rein et le point Jie xi (41E) du méridien yangming de pied de l’estomac ».

- LS 23 : « Maladies fébriles » / Jiayi jing VIII-1 (1) : « La transmission des maladies dans les cinq organes et les accès de frissons et de fièvre »
男子如蠱,女子如怚,身體腰脊如解,不欲飲食,先取涌泉見血,視跗上盛者,盡見血也。
« Quand l’homme est comme s’il avait une distension abdominale due aux parasites (蠱 gu)1 ou quand la femme est comme si elle souffrait de malaises dus à la grossesse (怚 zu)2, quand le corps, les lombes et le rachis sont comme s’ils étaient disjoints, et que l’on aime ni boire ni manger3, on traite d’abord le [point] Yong quan (1Rn) jusqu’à ce que le sang apparaisse, on observe [les vaisseaux] congestionnés sur le dessus du pied et on les fait tous saigner. »
1. Le chapitre 19 du Suwen dit : « [Lorsque] la rate transmet [la maladie] au rein, la maladie s’appelle hernie jia ; le bas-ventre est oppressé, chaud et douloureux ; il y a des écoulements pathologiques blanchâtres (leucorrhée). Ceci s’appelle 蠱 gu. »
2. Remarque : Le texte correspondant du Jiayi jing utilise le terme 阻 zu qui signifie : « obstacle ; empêcher ; difficulté, détresse ; défilé, passe stratégique ; compter sur ; suspecter ; triste, découragé ; être séparés ; refuser » (
Ricci).
3. Remarque : Le texte correspondant du Jiayi jing dit : 不欲食 (bu yü shi) « et que l’on est anorexique » au lieu de 不欲飲食 (bu yü yin shi) « et que l’on n'aime ni boire ni manger »

LS 23 : « Maladies de la chaleur » / Jiayi jing VII-1 (2) : « Atteintes par le froid et maladies fébriles produite par l’affection des six méridiens » 
熱病俠臍急痛,胸脅滿,取之涌泉與陰陵泉,以第四針針嗌裡。
« La maladie fébrile où [l’on souffre] de spasmes et douleurs des deux côtés du nombril et de plénitude de la poitrine et des côtés, se traite [aux points] Yong quan (1Rn) et Yin ling quan (9Rt)1 avec l’aiguille n°4 (鋒針 fengzhen). On peut aussi piquer à l’intérieur de la gorge (嗌裏 yili)2. »
1. Le Leijing dit : « Les spasmes et les douleurs des deux côtés du nombril [se situent sur] le trajet du méridien de rein shaoyin de pied ; la plénitude de la poitrine et des côtés [se situe sur] le trajet du méridien de la rate taiyin de pied. C'est pourquoi, sur le shaoyin on traite [le point] Yong quan et sur le taiyin [le point] Yin ling quan. »
2. Le Leijing dit : « Car les méridiens shaoyin et taiyin se lient tous deux à la gorge (咽嗌 yanyi). Il s’agit du [point] Lian quan (23VC) ».

Traduction de Ming Wong : « Dans la maladie due à la chaleur, la région péri-ombilicale est subitement douloureuse. On observe la plénitude thoracique. Il faut puncturer le Yong quan (1Rn) et le Yin ling quan (9Rt). On peut également piquer le Lian quan (23VC). »

Dacheng :

- « Acupuncture et traitement des fièvres intermittentes de l’automne »
« L’énergie perverse peut s’installer simultanément dans le tai luo du shou et du zu shaoyin (C, Rn), du shou et du zu tai yin (P, Rt) et du zu yang ming (E). Ces cinq grands luo se réunissent dans l’oreille et se ramifient à l’angle frontal. L’épuisement de l’énergie de ces grands luo favorise la pénétration de l’énergie perverse et entraîne des troubles en chaîne des voies énergétiques du corps dont le signe essentiel est la perte de conscience appelée "syncope cadavérique" (état lipothymique). On puncture d’abord Yin bai (1Rt), Yong quan (1Rn), Li dui (45E) puis Shao shang (11P), Shao chong (9C)1, Shen men (7C). Le malade sera immédiatement réanimé. Si le malade n’est pas réanimé, on insuffle les deux oreilles avec un tube de bambou (pour désobstruer les grands luo) et en même temps on arrache une touffe de cheveux située à l’angle frontal de l’oreille (pour faire revenir l’énergie des grands luo situés dans l’oreille), on les calcine et on mélange la cendre avec de l’alcool que l’on fait ingurgiter au malade. Il revient aussitôt à lui. »
1. Pour certains auteurs, il s’agit de Zhong chong (9MC) et non de Shao chong (9C).

- « Acupuncture et traitement des lombalgies »
« Si la douleur lombaire s’accompagne de sensation de chaleur à l’intérieur de l’abdomen avec dyspnée, il faut puncturer le zu shaoyin aux points Ying quan (1Rn) et Da zhong (4Rn) […] Si la douleur s’accompagne de constipation, il faut puncturer le zu shaoyin au point Yong quan (1Rn). »

- « Puncture à l’opposé »
« Quand l’énergie perverse s’installe dans le grand luo du zu shaoyin, les signes cliniques sont violents : cardialgie, ballonnement abdominal, oppression thoracique, douleur des hypochondres […] S’il n’y a pas de signe d’entassement abdominal, on puncture le point situé en deçà de Ran gu (2Rn)1 en le faisant saigner. Le temps d’un repas, le malade est guéri. Dans le cas contraire, l’affection siégeant à gauche, on puncture le côté droit et inversement. Si l’affection est récente, la guérison survient en 15 jours. »
1. Il s’agit du point Yong quan (1Rn) ».
Remarque : Le texte correspondant du Suwen (chapitre 63) indique la puncture au sang du Ran gu (2Rn).

Jiayi jing :

VII-1 (3) : « Atteintes par le froid et maladies fébriles produite par l’affection des six méridiens »
熱中少氣厥陽寒,灸之熱去(千金作灸涌泉)煩心不嗜食,咳而短氣,善喘,喉痺身熱,脊脅相引,忽忽善忘,涌泉主之。
« Dans la chaleur interne (熱中 
rezhong) le manque de souffle et le jue froid, la chaleur s’en va si [l’on traite avec] des moxas [Le Qianjin écrit : on fait des moxas au [point] Yong quan (1Rn)]. L’anxiété sans appétit, toux et souffle court, essoufflement facile, bi de la gorge (喉痺 houbi), corps fiévreux, tiraillements au dos et aux côtés et l’esprit confus avec de fréquentes pertes de mémoire relèvent du [point] Yong quan (1Rn). »


- VII-3 : « Apparition d’un jue chaud par dépérissement du yin et apparition d’un jue froid par dépérissement du yang »
足厥喘逆,足下清至膝,涌泉主之。
« Les jue des pieds1 avec dyspnée et une sensation de froid de la plante des pieds jusqu’aux genoux relèvent du [point] Yong quan (1Rn). »
1. La présente édition explique qu’il s’agit du souffle jue qui reflue du bas vers le haut.

- VII-5 : « Les trois (types) de malaria causée par la permutation du yin et du yang » / SW 36 : « L’acupuncture dans les malarias »
一十二瘧者,其發各不同時。察其病形,以知其何脈之病。先其發時,如一食頃而刺之,一刺則衰,二刺則知,三刺則已,不已刺舌下兩脈出血,不已刺中盛經出血,又刺項以下俠脊者必已。舌下兩脈者,廉泉穴也。
« Les douze [types de] malaria1 ont chacun leur propre moment d’accès ; on observe les symptômes afin de savoir quel est le méridien (脈 mai) malade. Si on puncture le temps d’un repas avant l’accès, à la première fois [la maladie] s’affaiblit, à la deuxième [l’amélioration] est perceptible, à la troisième [le malade] guérit. S’il ne guérit pas, on puncture les deux vaisseaux sous la langue en les faisant saigner. S’il ne guérit [toujours] pas, on puncture le méridien en excès (盛經 sheng jing)2 [au point] Xi zhong (40V) pour le faire saigner ainsi que [les points] qui longent la colonne vertébrale sous la nuque
3 et [le malade] guérira obligatoirement. Les deux vaisseaux sous la langue sont les points lian quan4. »
1. Il s’agit des malarias des six méridiens, des cinq organes et de celle de l’estomac.
2. 盛經 sheng jing désigne ici les vaisseaux congestionnés. Nous l’avons traduit littéralement pour accentuer le fait que les mots méridiens (經 jing) et vaisseaux (脈 mai) sont souvent interchangeables dans les textes médicaux chinois.
3. Remarque :  La version de Chamfrault indique les points Da zhu (11V) et Feng men ou Re fu (12V). La version de Nguyen van Nghi par contre indique en lieu et place de 11V et 12V les «Wu ku shu » ou points benshen (42V, 44V, 47V, 49V, 52V) et les points shu du dos.
4. Le Suwen shi indique qu’ici il ne doit pas s’agir du point Lian quan (23VC) du renmai car les points du renmai sont tous uniques et il ne peut donc pas y en avoir deux. Le chapitre 59 « Discussion sur les demeures du souffle » (Qifu lun) du Suwen dit : « Le shaoyin de pied [a] sous la langue un [point] de chaque [côté] ». Wang Bing commente : « Les deux points sous la langue du shaoyin se situent dans un creux devant le ren ying et devant les artères ; ils s’appellent she ben (racine de la langue) et [se situent] à droite et à gauche [de celle-ci, soit] deux [points en tout] ». Le chapitre 5 « Les racines et les nœuds » (genjie) du Lingshu dit : « Le shaoyin s’enracine au [point] Yong quan (1Rn) et se noue au [point] Lian quan (23VC) ».


- IX-8 : « Gonflement abdominal, douleurs lombaires irradiant au dos et douleurs hypogastriques irradiant aux testicules provoqués par les maladies qui atteignent les reins et l’intestin grêle »

腰痛大便難,涌泉主之。
« Les lombalgies avec difficulté pour aller à la selle relèvent du [point] Yong quan (1Rn). » [Le
Qianjin écrit : tiraillements réciproques du dos et des lombes comme s’ils se relâchaient]

- IX-9 : « Ballonnements hypogastriques et impossibilité d’uriner provoqués par les maladies qui atteignent le triple réchauffeur et la vessie »
少腹中滿(一本作痛),小便不利,涌泉主之。
« La sensation de plénitude dans le bas-ventre
 [une autre version écrit : douleur dans le bas-ventre] et la miction peu aisée relèvent du [point] Yong quan (1Rn). »

- IX-11 : « Hernie 隤 tui1, incontinence ou rétention urinaire provoquées par l’atteinte du méridien (脈 mai) jueyin de pied ou par la joie et la colère fréquentes »
丈夫疝,陰跳痛引纂中,不得溺,腹中支,脅下榰滿,閉癃,陰痿,後時泄,四肢不收,實則身疼痛,汗不出,目䀮䀮然無所見,怒欲殺人,暴痛引髕,下節時有熱氣,筋攣膝痛不可屈伸,狂如新發,衄,不食,喘呼,少腹痛引噫,足厥痛,涌泉主之。
« La hernie 隤 tui chez l’homme, la rétraction des organes génitaux, les douleurs irradiant au périnée, l’impossibilité d’uriner, la sensation de gonflement et de plénitude dans l’abdomen et aux côtés du thorax, le blocage ou la rétention d’urine, la flaccidité (痿 wei) du pénis, les diarrhées fréquentes, l’impotence des quatre membres et en cas de plénitude les douleurs du corps, l’absence de transpiration, la vue trouble, les colères avec l’intention de tuer, les douleurs violentes [aux organes génitaux] qui irradient aux articulations sous la ceinture, les fréquentes sensations de chaleur, les contractions des tendons avec des douleurs des genoux au point de ne pouvoir ni [les] plier ni [les] étendre, la folie furieuse (狂 kuang) comme dans ses premiers accès, l’épistaxis, le refus de s’alimenter, la dyspnée sonore, les douleurs hypogastriques irradiant à la gorge, les pieds froids (厥 jue) et douloureux relèvent du point Yong quan (1Rn). »
1. Chez l’homme, hernies scrotales qui se manifestent par un gonflement dur et douloureux du testicule ; chez la femme, gonflement du bas-ventre qui survient dans le cadre de certaines maladies gynécologiques.
Remarque : le caractère tui a été modifié d'après l’index des termes chinois (voir tome 2, p 317)

- X-2 (2) : « Le vent provoqué par le yang atteint par la maladie »
風入腹中,俠臍急胸痛,脅滿楮,衄不止,五指端盡痛,足不得地,涌泉主之。
« Le vent qui pénètre dans l’abdomen [et provoque] des contractions des deux côtés du nombril, les douleurs à la poitrine, la sensation de plénitude aux côtés du thorax, l’épistaxis qui ne s’arrête pas, la douleur à la pointe des cinq orteils (五趾 wuzhi)1 et l’impossibilité de toucher le sol avec les pieds relèvent du [point] Yong quan (1Rn). »
1. Le caractère zhi signifie « doigt », mais aussi dans les textes anciens « orteil ». Compte tenu du contexte, nous avons suivi la présente édition chinoise dans cette dernière interprétation.

- X-5 : « Douleurs scapulaires et dorsales, douleur à la partie antérieure de l’épaule, au bras et [douleur] d’arrachement à l’épaule provenant de l’atteinte des taiyin, yangming, taiyang et shaoyang de main ».
肩背頭痛時眩,涌泉主之。
« La douleur de l’épaule, du dos et de la tête avec de fréquents vertiges relèvent du [point Yong quan (1Rn). »

- XII-2 : « Aphonie et perte [complète] de la voix provoquées par la localisation du souffle froid dans l’épiglotte (厭 yan) »
喑不能言,合谷及涌泉、陽交主之。
« L’aphonie et perte [complète] de la voix relève des [points] He gu (4GI), Yong quan (1Rn) et Yang jiao (35VB). »

- XII-8 : « Bi du larynx et douleurs pharyngées provoquées par l’atteinte des méridiens (脈 mai) yangming et shaoyang de main et de pied »
咽中痛,不可納食,涌泉主之。
« La douleur du pharynx au point de ne pas pouvoir s’alimenter relève du [point] Yong quan (1Rn). »

- XII-10 : « Diverses maladies de la femme »
婦人無子,涌泉主之。
« Chez la femme, l’infécondité (無子 wuzi) relève du [point] Yong quan (1Rn). »


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