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5TR

Wai guan



Noms secondaires

Yang wei xue


(d'après Zhen jing zhi nan)

> LOCALISATION

Chamfrault :

2 cun au-dessus du pli postérieur du poignet, soit 2 cun au-dessus de Yang chi (4TR), au milieu de la face postérieure de l’avant-bras, entre radius et cubitus. Il est exactement à l’opposé du point Nei guan (6MC) qui est situé à la face antérieure de l’avant –bras, 2 cun au-dessus du pli antérieur du poignet.

Soulié de Morant :

Face dorsale du poignet, à l’ouverture supérieure entre radius et cubitus, en arrière de l’angle de la tête et du corps du cubitus (au rebord supéro-externe de l’apophyse cubitale), à l’angle saillant du radius, dans un creux, 2 TDD au-dessus de Yang chi (4TR), 1 TDD sous Zhi gou (6TR), 1 TDD sous et en dedans de Hui zhong (7TR) dans l’angle antérieur de l’arête et de l’apophyse cubitale.

Pékin/Shanghai/Nguyen van Nghi :

2 cun au-dessus du milieu du pli postérieur du poignet, entre radius et cubitus.

Duron-Borsarello :

2 cun au-dessus de 4TR, entre l’aponévrose du muscle cubital postérieur et l’extenseur commun des doigts, dans un creux très bien senti à la pression.

Dacheng :

Entre deux os, en arrière du poignet, juste en face de Nei guan (6MC).

Sun Simiao :

Dans une dépression, 2 cun en arrière du pli dorsal du poignet. Une branche collatérale du shaoyang en part pour rejoindre la Maître du Coeur.

Jiayi jing :

III-28 : « Les vingt quatre points du shaoyang de main aux membres supérieurs1 »
外關,手少陽絡,在腕後二寸陷者中
« Le [point] Wai guan (5TR) est le [point] luo du shaoyang de main. Il se situe dans un creux à deux pouces en arrière du poignet. »
1. Littéralement : « Les vingt quatre points du shaoyang de main arrivant aux bras.


> TECHNIQUES DE PUNCTURE

Chamfrault/Dacheng :

0,3 cun pendant 7 respirations selon Tongren.

Pékin :

Perpendiculaire, 0,5 à 1 cun

Shanghai :

Verticale, 1 à 1,5 cun (technique à utiliser lorsque l’on désire faire communiquer yin et yang, shaoyang et jueyin, yangwei et yinwei).
Oblique vers le haut, 1,5 à 2 cun (pour le simple traitement du méridien).

Nguyen van Nghi :

Verticale ou oblique, 0,5 à 1,5 cun.

Lingshu :

LS 2 : « Les points shu des quatre membres »
刺兩關者,伸不能屈。
« Lorsqu’on puncture les deux [points] 關 guan (barrière) (Nei guan 6MC et Wai guan 5TR), le bras doit être tendu et non plié. »

Jiayi jing :

III-28 : « Les vingt quatre points du shaoyang de main aux membres supérieurs1 »
刺入三分,留七呼,灸三壯。
« On le puncture à 0,3 pouce de profondeur et on laisse l’aiguille pendant sept expirations. On y fait trois cônes de moxa. »
1. Littéralement : « Les vingt quatre points du shaoyang de main arrivant aux bras.


> FONCTIONS

Chamfrault :

Point de vaisseau secondaire vers le méridien SJYi/MC à puncturer avec le point Da ling (7MC) dans les troubles de vaisseau secondaire du méridien SJYi/MC.
Point clé ouvrant le méridien yangwei, à puncturer en même temps que le point Zu lin qi (41VB) qui ouvre le méridien daimai.

Soulié de Morant :

Répond dans Feng chi (20VB). « Connaître le seul Wai guan est important ».
Point de commande de toutes les énergies yang, du yangwei. Répond dans Zu lin qi (41VB) du daimai qui lie tous les méridiens avec faiblesse du yang.
Point de passage entre méridiens yin et yang. Fait passer l’excès des uns dans l’insuffisance des autres. Agit sur les yang.
Pour tous les troubles décrits au 5TR, commencer par ce point et, si le résultat est insuffisant, finir par Zu lin qi (41VB).
Ce point fait disparaître les troubles prémonitoires de changements de temps et allège les aggravations par modification du baromètre.
Agit sur oreilles, glandes salivaires, nuque, coude (luo longitudinal), main, talon.

Duron-Borsarello :

À piquer en premier dans toutes les attaques d’énergie saisonnières. Défait le feng.

Nguyen van Nghi :

Point luo du SSYg/TR d’où partent les vaisseaux luo. Le luo transversal communique avec le SSYi/C (?? Il s’agit probablement d’une coquille !).
Point d’ouverture du yangwei mai.
Point de dispersion en cas de plénitude (contracture du coude) et point de tonification en cas de vide (coude relâché).

Dacheng :

Point luo lié avec le SJYi/MC.
Énoncé 44 : « Notions fondamentales de la pratique de l’acupuncture »
« Le yangwei est un vaisseau qui maintient la liaison des méridiens yang. Il communique avec le point Wai guan (5TR) du SSYg/TR. »

Gérard Guillaume-Mach Chieu :

Disperse le vent. Libère le biao. Purifie la chaleur.
Neutralise les toxiques.
Perméabilise les jingluo.
Selon Tai yi shen zhen : Élimine tous les symptômes du biao dus au qi pervers des six débordements liu yin (vent, froid, canicule, humidité, sécheresse, feu).

Lingshu :

LS 5 : « Racines et nœuds » / Jiayi jing II-5 : « La cime et le tronc d’enracinement des douze méridiens »
手少陽根於關沖,溜於陽池,注於支溝,入於天牖、外關也 [] 此所謂十二經者,盛絡皆當取之。
« Le shaoyang de main s’enracine (根 gen) à Guan chong (1TR), s’écoule (溜 liu) à Yang chi (4TR), se déverse (注 zhu) à Zhi gou (6TR), entre (入 ru) à Tian you (16TR) et Wai guan (5TR)1 […] Quand un luo est plein (盛 sheng), il faut le traiter. »
1. Le Taisu dit : « En ce qui concerne les points shu, il s’agit des six méridiens (脈 maiyang qui s’écoulent par 井 jing, 榮 ying, 輸 shu, 原 yuan, 經 jing, 合 he suivant l’ordre des cinq éléments (五行 wuxing) et leur arrivée au corps en fait l’extrémité. Ici, [le trajet] des six yangde main et de pied, qui montent de la racine jusqu’à l’entrée, s’écoulent, se déversent et circulent en montant, présente une certaine différence avec le trajet des chapitres Benshu et Mingtang. Ici, les points où l’on dit « s’enraciner » (根 gen) correspondent tous aux points de sortie de ces deux derniers textes. Ici, les points où l’on dit « s’écouler » (溜 liu) correspondent tous aux points de passage. Seul le point où s’écoule le taiyang de main ne passe pas à Wan gu (4IG), mais se déplace vers le [point] Yang gu (5IG) qui correspond dans ces textes à un point d’écoulement abondant ; il semble que ce soit le seul méridien qui diffère. Ici, les points où l’on dit « se déverser » correspondent tous aux points d’écoulement abondant de ces textes ; seul le yangming de pied ne correspond pas au [point] Xie xi (41E) d’écoulement abondant, mais se déplace vers le [point] de réunion Xia ling (36E) ; comme plus haut, c’est le seul méridien qui diffère. Ici, les points où l’on dit « entrer » diffèrent tous des points de ces textes. Les six méridiens yang partent tous des doigts de la main et du pied en tant qu’enracinement et montent établir une liaison (絡 luo) jusqu’à la ramification du grand luo qu’on appelle « l’entrée ». Il y a deux endroits d’entrée […] ; seuls les yangming de main et de pied arrivent en avant du cou aux [points] Ren ying (9E) et Fu tu (18GI). L’endroit où sort le trajet d’écoulement s’appelle 井 jing (puits) ; ici, il s’appelle racine, [car] le puits est le lieu d’où sort l’eau ; c'est pourquoi la racine équivaut au puits (井 jing). »

- LS 6 : « Durée de vie, dur et mou » / Jiayi jing VI-6 : « Importante discussion sur l’examen de la forme corporelle à l’extérieur et à l’intérieur, des jeunes et des vieux, des gras et des maigres et sur la clarté d’esprit le matin et l’aggravation le soir chez les malades »
病在陰之陽者,刺絡脈。
« Lorsque la maladie est dans le yang de yin, on puncture les [points] luo des yang1. »
1. Le Lingshu zhuzheng fawei dit : « Ceci veut dire que lorsque les cinq organes sont malades et que [la maladie] se situe dans la peau, on doit puncturer le [point] luo des méridiens yang ». Le Lingshu jizhu dit : « La maladie est dans le yang de yin signifie qu’à l’intérieur les six entrailles sont malades, c\'est pourquoi on doit puncturer les vaisseaux luo. ». Le Leijing dit : « Le yang de yin désigne une maladie yin dans le yang. On doit puncturer les vaisseaux luo car les vaisseaux luo sont superficiels et se trouvent tous en zone yang. »

- LS 10 : « Les méridiens (經脈 jingmai) / Jiayi jing II-1 (2) : « Les douze méridiens, les luo et les branches distinctes »
手少陽之別,名曰外關。去腕二寸,外繞臂,注胸中,合心主。病實則肘攣,虛則不收。取之所別也 [] 凡此十五絡者,實則必見,虛則必下。視之不見,求之上下。人經不同,絡脈亦所別也。
« Le luo (bie)1 du shaoyang de main s’appelle Wai guan (5TR). [Il se sépare] à deux distance du poignet, serpente sur la face externe du bras et se déverse dans la poitrine pour s’unir au ministre du coeur. En cas de plénitude, les coudes sont contractés ; en cas de vide, [les coudes] sont relâchés. On le traite à l’endroit où il se sépare [de son méridien] […] Chacun de ces quinze luo2, en cas de plénitude, est obligatoirement visible ; en cas de vide, ils sont obligatoirement enfoncés. Quand ils ne sont pas visibles, on les cherche en avant et en aval [du point luo, car] les méridiens (經 jing) des hommes n’étant pas identiques, les vaisseaux luo sont également différents3. »
1. Ici le 絡 luò est appelé 別 bie ce qui veut dire « se séparer » ou « trajet séparé ». À ce sujet, le Lingshu zhuzheng fawei dit : « Or [ici] on ne dit pas 絡 luò mais 別 bie parce qu’au niveau de ce point [le luò] se sépare de son méridien propre pour aller au méridien voisin ».
2. Le Lingshu zhuzheng fawei dit : « Ce chapitre (LS 10) compte quinze méridiens luo avec le changqiang du dumai et le weiyi du renmai [tandis que] le Nanjing compte quinze méridiens luo avec les luo du yangqiao et du yinqiao. [Ce dernier] ignore totalement que c’est par les vaisseaux luo que le dumai gouverne les yang et que le renmai gouverne lesyin ; c’est encore le Lingshu qui a raison. » Le Leijing écrit : « Dans ce chapitre, le luo (別 bie) de taiyin de pied s’appelle gongsun, mais il y a aussi le grand luo de la rate qui s’appelle dabao, le luo (別 bie) de yangming de pied s’appelle fenglong, mais dans [le chapitre] "Sur la respiration et le pouls du sujet sain" (Suwen 18), il y a aussi le grand luode l’estomac qui s’appelle xuli. Cependant, chaque méridien n’a qu’un seul luo, mais la rate et l’estomac en ont chacun deux, car la rate et l’estomac sont l’origine (本 ben) des organes et des entrailles et les douze méridiens en reçoivent tous le souffle. On compte en tout seize luo. »
3. Le 
Taisu dit : « En cas de plénitude, le sang remplit les vaisseaux, c'est pourquoi [ils sont] obligatoirement visibles ; en cas de vide, le sang manque dans les vaisseaux, c'est pourquoi ils s’enfoncent obligatoirement. Les vaisseaux enfoncés sont difficiles à voir, c'est pourquoi on les cherche en amont ou en aval. L’homme est doté du souffle et du corps, aucune partie ne peut être identique [chez les sujets différents], comment serait-il possible qu’il y ait des méridiens et des luo identiques ? C'est pourquoi il faut les chercher en amont et en aval et alors on peut les voir. »

Remarque personnelle : Ordre de citation des méridiens luo dans le Jiayi jing et le Lingshu :
P – C – MC – IG – GI – TR – V – VB – E – Rt – Rn – F – VC – VG – 21Rt
 
Traduction de Chamfrault : « La maladie par plénitude se caractérise par les spasmes du coude. Le vide traduit un défaut fonctionnel ».

Jiayi jing :

III-28 : « Les vingt quatre points du shaoyang de main aux membres supérieurs1 »
外關,手少陽絡 [] 別走心者。
« Le [point] Wai guan (5TR) est le [point] luo du shaoyang de main […] Un trajet se sépare vers (別走 bie zou) le [méridien du] ministre du coeur. »
1. Littéralement : « Les vingt quatre points du shaoyang de main arrivant aux bras.

Jean Marc Kespi :

Ce point luo :
- Régularise l’intérieur et l’extérieur au niveau du SSYg/TR (charnière du yang),
- Résonne sur le méridien couplé SJYi/MC ,
- Gouverne les moyens de contact dépendant du luo longitudinal, à savoir le coude.
Il est de plus utilisé unilatéralement dans les atteintes controlatérales de ZTYi/Rt.
Il s’agit également du point clé du yangwei, méridien curieux/extraordinaire qui nous relie au ciel en tant qu’agent créateur, qui append les yang du corps à l’arête centrale céleste qui leur est commune et qui régente les espaces yang.

Paul Couderc :

Revue Française d'Acupuncture n° 88 - 1996 : waiguan 外關 (5TR), la barrière (retenant) l’extérieur

La notion de barrière, de poste-frontière, de passe ou de mise en rapport (guan ) est ici déterminée par une qualification extérieure ou étrangère (wai ). Le nom secondaire, yangweixue 陽維穴, rappelle que ce point est la caverne (xue ) de la corde qui lie (wei ) les yang, c'est à dire le point clé du méridien yangweimai 陽維脈.

[...] Selon Lavier, wei est non seulement la corde qui lie tout le yang comme un fil à la patte relie l’oiseau du pictogramme correspondant, mais implique encore, d’une part, à travers la silhouette d’un volatile, un déploiement : encéphale, névraxe et racines nerveuses ; d’autre part, à travers le fil de soie qui est associé, un aspect fonctionnel le conditionnant : neurones et cylindraxes. Il y aurait en effet, selon cet auteur, une interprétation du pictogramme wei dans un sens plus différencié que le fil à la patte de l’oiseau, celui, médical, des structures nerveuses yang : par l’allusion topographique au système nerveux central (encéphale, névraxe et racines nerveuses) et à la fonction qui soumet ce dernier à la transmission d’un influx central (neurones et cylindraxes).

Au plan géographique, les eaux sauvages dévalent des flancs de la barrière (gaunchong 關衝 – 1TR), infiltrent le sol (yemen 液門 – 2TR), surgissent des sources pour grossir les cours d’eau entre lesquels se tient l’éminence centrale (zhongzhu中渚 – 3TR) dont ils isolent et purifient le yang (yangchi – 4TR). Ces eaux sont domestiquées par des barrages, des digues et des canaux (yangweimai) afin de faire barrière à un yang destructeur qui risque de dévaster la vaste plaine jouxtant les capitales successives de l’empire (waiguan 外關 – 5TR). Une seconde comparaison peut assimiler les contreforts du paisible plateau du Shandung que surmonte Taishan à une barrière faisant front à la plaine inondable à l’ouest et à la mer Jaune, ses tempêtes et ses pirates, à l’est.

De même, au plan géopolitique, les nomades excités qui se précipitaient vers le centre se trouvaient retenus (yangweimai) sur les marches de la Mandchourie, de Mongolie, de Dzoungarie, du bassin du Tarim (Turkestan chinois) et des monts Nanshan par la Grande Muraille (waiguan 外關 – 5TR). Les nomades, infiltrés et installés, sinisés et donc presque « centrés », étaient probablement heureux de l’être puisqu’on raconte qu’ils se mettaient à reconstruire derrière eux la muraille qu’il leur arrivait de franchir.

Le yang, moteur et sensitif, encore débordant de ces nomades fraîchement sédentarisés, yang pervers dépendant des évènements extérieurs, yang, affolant un peu comme celui de l’oiseau qui bat des ailes, était donc pris « aux pattes »  (comme celui de l’oiseau), plaqué comme au rugby et immobilisé par l’action du centre afin d’éviter toute réaction futile qui ne viendrait pas de ce dernier.

Comme beaucoup de points d’acupuncture dont on pense à tort que leurs troubles sont essentiellement aigus, waiguan 外關 (5TR) se présente souvent sous forme d’un tableau de vide chronique de l’axe shaoyang en accord avec le type (ren) shoushaoyang. Sur ce fond de chronicité se développent des accès de plénitude perverse.

Deux patients dont la puncture exclusive de waiguan 外關 (5TR) apporte de fidèles résultats me permettent de penser que la spécificité du trouble de cette fonction réside dans l’aspect contraint et accablé de ces malades, allure bien en accord avec le trouble de yangweimai et aussi de son méridien couplé daimai : ils sont un peu voûtés car ils « supportent cent kilos sur leurs épaules ». Bien qu’aspirant à l’espace et à la liberté, bien qu’indépendants, fuyant le train-train des habitudes et aimant le changement, ils ne peuvent s’échapper. Ils en deviennent sauvages, brusques et gauches. Le carcan yang qui les oppresse provoque au niveau des orifices et des viscères des manifestations explosives, épisodes aigus qui finissent par épuiser. L’expédient est alors une asthénie alourdie par une recrudescence compensatrice de l’appétit. Puis la tension trouve le moyen de s’exprimer à nouveau au sein de leur prison : ils se remettent à la tâche. L’évolution est donc cyclique, mais comme ils ne désespèrent pas, ils persévèrent en se détériorant : c’est un vrai supplice de Sisyphe.


> SYMPTOMATOLOGIE

Signes généraux

Chamfrault :

Céphalée après coup de froid.

En tant que point luo
Plénitude : contracture du coude (disperser).
Vide : coude relâché (tonifier).

Soulié de Morant :

Tout trouble par température extérieure ou par changement de temps :
- Chaleur : maux de tête, poussées congestives, enflures (disperser)
- Froid : faiblesse, troubles de peau, prurit (tonifier)
- Orage : mal de tête névralgique ou congestif (disperser). Perte de vitalité (disperser)
- Vent ou sécheresse : douleur, névralgie, asthme (disperser)
- Neige ou humidité : rhumatisme, perte de force (tonifier).
Sueurs nocturnes spontanées.
En tant que point luo :
Excès : contracture du coude.
Insuffisance : faiblesse à flaccidité du membre supérieur.

Pékin :

Céphalée. Rhume. Fièvre.

Roustan :

Grippe. Fièvre élevée. Maladies fébriles. Migraine.

Duron-Borsarello :

Dans toutes les maladies ayant pour origine les attaques des énergies externes saisonnières, ce point est très efficace si on l’a puncturé en premier.

Dacheng :

Toutes les maladies causées par le vent, le froid, la chaleur ou l’humidité entraînant céphalées et fièvre. Maladies du froid évolutif (attaque du biao avec céphalée) (disperser).

En tant que point luo
Plénitude : crampes du coude (disperser).
Vide : difficulté à fermer la main (tonifier).

Neurologie

Pékin/Nguyen van Nghi :

Paralysie du membre supérieur.

Duron-Borsarello :

Paralysie des nerfs des membres supérieurs. Difficulté pour écrire ou se saisir d’un objet.

Dacheng :

Difficulté à fermer la main. Difficulté à plier le bras.

Sun Simiao :

Paralysie de l’avant-bras.
Paralysie faciale avec trismus.

Ophtalmologie

Soulié de Morant :

Oeil même côté : muscle oculaire externe. Oeil côté opposé : muscle oculaire interne.
Tous troubles de l'oeil. Gonflement de l'oeil, pupille rouge (glaucome ?).

Duron-Borsarello :

Affections des yeux.

ORL

Chamfrault :

Demi-surdité. N’entend pas nettement.

Soulié de Morant :

Oreille opposée : grands bourdonnements, n’entend rien par rhumatisme.
Nez : coryza chronique.
Parotide opposée, inflammation. Oreillons.

Pékin :

Surdité. Tintement d’oreille.

Roustan :

Surdité. Bourdonnements d'oreilles.
Oreillons.

Duron-Borsarello :

Perte de l’ouïe.

Nguyen van Nghi :

Otite. Bourdonnements.

Dacheng :

Surdité. Hypoacousie.

Sun Simiao :

Surdité à divers degrés.

Stomatologie

Soulié de Morant :

Dents et langue opposées.
Cou latéral et région mastoïdienne : enflure.

Duron-Borsarello :

Odontalgies. 

Dermatologie

Soulié de Morant :

Troubles de peau. Prurit en cas de froid.

Pneumologie

Soulié de Morant :

Asthme en cas d’orage.

Roustan :

Pneumonie.

Digestif

Dacheng :

Douleur abdominale diffuse (+ 7MC). Douleur abdominale et constipation.

Uro-néphrologie

Roustan :

Perte d’urine.

Obstétrique

Chamfrault :

Placenta qui ne descend pas (puncturer avec Shui gou 26VG).

Dacheng :

Guérit les femmes des troubles du placenta.

Appareil locomoteur

Chamfrault :

Douleur à tous les doigts de la main, ne peut pas tenir les objets.
Contracture du coude qui ne peut être fléchi.

Soulié de Morant :

Nuque et dos même côté : os et muscles douloureux, raides.
Membre supérieur même côté. Articulations. Coude contracturé. Coude et poignet : douleur. Poignets et mains dorsaux : flaccidité ou contracture. Cinq doigts : articulations douloureuses.
Membre inférieur opposé, face médiale (ligne de ZTYi/Rt) : articulations enflées, douloureuses. Rotule froide. Talon postérieur douloureux et enflé.

Pékin :

Douleur de la partie latérale du corps. Raideur de la nuque.

Roustan :

Torticolis. Douleurs articulaires du membre supérieur. Douleurs digitales. Tremblements des doigts.

Duron-Borsarello :

Douleur rhumatismale ou névralgie du coude. Difficulté pour écrire ou se saisir d’un objet.

Nguyen van Nghi :

Douleurs articulaires du membre supérieur. Torticolis.

Dacheng :

Douleurs des cinq doigts. Difficulté à fermer la main. Difficulté à plier le bras.

Sun Simiao :

Engourdissement de l’avant-bras. Ne peut tendre le bras.


> SYMPTOMATOLOGIE DANS LES TEXTES

Lingshu :

LS 10 : « Les méridiens (經脈 jingmai) / Jiayi jing II-1 (2) : « Les douze méridiens, les luo et les branches distinctes »
手少陽之別,名曰外關。去腕二寸,外繞臂,注胸中,合心主。病實則肘攣,虛則不收。取之所別也。
« Le luo (bie)1 du shaoyang de main s’appelle Wai guan (5TR). [Il se sépare] à deux distance du poignet, serpente sur la face externe du bras et se déverse dans la poitrine pour s’unir au ministre du coeur. En cas de plénitude, les coudes sont contractés ; en cas de vide, [les coudes] sont relâchés. On le traite à l’endroit où il se sépare [de son méridien]. »
1. Ici le luo est appelé bie ce qui veut dire « se séparer » ou « trajet séparé ». À ce sujet, le Lingshu zhuzheng fawei dit : « Or [ici] on ne dit pas luo mais bie parce qu’au niveau de ce point [le luo] se sépare de son méridien propre pour aller au méridien voisin ».

Jiayi jing :

- X-2 (2) : « Le vent provoqué par le yang atteint par la maladie »
口僻噤,外關主之。
« La déviation de la bouche avec trismus relève du [point] Wai guan (5TR). »

- X-5 : « Douleurs scapulaires et dorsales, douleur à la partie antérieure de l’épaule, au bras et [douleur] d’arrachement à l’épaule provenant de l’atteinte des taiyin, yangming, taiyang et shaoyang de main »
肘中濯濯,臂廉痛,不可及頭,外關主之。
« Le gonflement à l’intérieur du coude (肘中濯濯 zhou zhong zhuo zhuo)1 et les douleurs de la face interne de l’avant-bras au point de ne pas pouvoir le lever au niveau de la tête relève du [point] (5TR). »

1. Au chapitre VIII-1, 濯濯 zhuo zhuo signifie « grelotter ». La présente édition chinoise commentant ce texte dit : « Ici, zhuo zhuo signifie "gonflé" ».

- XII-5 : « Maladies des oreilles provoquées par l’atteinte des méridiens (脈 mai) taiyang et shaoyang de main »
耳焞焞渾渾無所聞,外關主之。
« L’audition confuse et la surdité totale relèvent du [point] Wai guan (5TR). »


> OBSERVATIONS