Ombre milieu
PARTAGEONS LES POINTS
 
Ombre haut
Ombre bas
 














































 

> Résultats de la recherche

18GI

Fu tu



Noms secondaires

Shui xue



> LOCALISATION

Chamfrault :

À 1,5 cun du point Ren ying (9E), 1 cun au-dessous de l’angle du maxillaire inférieur, sur le sterno-cléido-mastoïdien, vers son bord postérieur, sur la même horizontale passant par Ren ying (9E) qui, lui, est situé sur le bord antérieur du même muscle, à l’endroit où émerge la carotide et où l’on sent ses battements. Il faut faire renverser la tête en arrière pour localiser le point ; il est également à peu près au même niveau horizontal que Lian quan (23VC).

Soulié de Morant :

Face latérale du cou, juste sous l’angle postéro-inférieur du maxillaire inférieur, à l’angle du rebord antérieur du sterno-cléido-mastoïdien et du ventre du digastrique, 4 TDD au-dessus et en avant de Tian ding (17GI), 2 TDD sous et en avant de Tian rong (17IG), 3 TDD sous Jia che (6E), 2 TDD au-dessus et en arrière de Ren ying (9E), 2 TDD en avant de Tian chuang (16IG). Le méridien traverse Da ying (5E) et Di cang (4E).

Pékin :

3 cun en dehors de la pomme d’Adam, sur la même horizontale que celle-ci, entre le faisceau sternal et le faisceau claviculaire du muscle sterno-cléido-mastoïdien.

Shanghai :

3 cun en dehors de la pomme d’Adam, entre les deux chefs du muscle sterno-cléido-mastoïdien.

Duron-Borsarello :

La forte pression de ce point se répercute sous la langue. Renverser la tête en arrière, porter l’auriculaire sur la clavicule au niveau de l’insertion du sterno-cléido-mastoïdien, les quatre autres doigts bien à plat et alignés, le point se trouve à l’extrémité de l’index. À égale distance entre le Ren ying (9E) et le Tian rong (17IG), sur le bord antérieur du sterno-cléido-mastoïdien.

Nguyen van Nghi :

3 cun en dehors de la pomme d’Adam, entre les deux faisceaux du muscle sterno-cléido-mastoïdien.

Dacheng :

À 1,5 cun au-dessus de Qi she (11E), 1 cun au-dessous de l’angle du maxillaire et à 1,5 cun de Ren ying (9E) (ou à 1,5 cun au-dessous de la mâchoire, en arrière de Ren ying (9E) selon la traduction). Repérer le point en position de décubitus dorsal.

Sun Simiao :

1,5 cun en arrière du point Qi she (11E).

Lingshu :

LS 2 : « Les points shu des quatre membres »
缺盆之中,任脈也,名曰天突。一次,任脈側之動脈足陽明也,名曰人迎;二次脈,手陽明也,名曰扶突;三次脈,手太陽也,名曰天窗;四次脈,足少陽也,名曰天容五次脈,手少陽也,名曰天牖;六次脈,足太陽也,名曰天柱;七次脈,頸中央之脈,督脈也,名曰風府。
« Au milieu des creux sus-claviculaires (缺盆 quepen), c’est le [méridien] renmai [où se situe] le point Tian tu (22VC). Des deux côtés du renmai, sur la première rangée [verticale], là où il y a un vaisseau qui bat, c’est le [méridien] yangming de pied [où se situe] le point appelé Ren ying (9E) ; sur la deuxième rangée, c’est le [méridien] yangming de main [où se situe] le point appelé Fu tu (18GI) ; sur la troisième rangée, c’est le [méridien] taiyang de main [où se situe] le point appelé Tian chuang (16IG) ; sur la quatrième rangée, c’est le [méridien] du shaoyang de pied [où se situe] le point appelé Tian rong (17IG) ; sur la cinquième rangée, c’est le [méridien] du shaoyang de main [où se situe] le point appelé Tian you (16TR) ; sur la sixième rangée, c’est le [méridien] du taiyang de pied [où se situe] le point appelé Tian zhu (10V) ; sur la septième rangée, en plein milieu (中央 zhong yang) de la nuque, c’est le [méridien] dumai [où se situe] le point appelé Feng fu (16VG). »

Jiayi jing :

III-12 : « Les dix-sept points du cou »
扶突,在人迎後一寸五分(針經云在氣舍後一寸五分。)
« Le [point] Fu tu (18GI) se situe à 1,5 pouce en arrière du [point] Ren ying (9E). » [Le "Classique de l’aiguille" (autre nom du Lingshu) dit : il se situe à 1,5 pouce derrière du [point] Qi she].


> TECHNIQUES DE PUNCTURE

Chamfrault :

3 à 4 fen.

Pékin/Shanghai :

Perpendiculaire 0,5 à 1 cun.

Nguyen van Nghi :

Verticale, 0,1 à 1 cun.

Dacheng :

Selon Tongren, 0,3 cun ; selon Suzhu, 0,4 cun.

Jiayi jing :

III-12 : « Les dix-sept points du cou »
刺入三分,灸三壯。
« On le puncture à 0,3 pouce de profondeur et on y fait trois cônes de moxa. »


> FONCTIONS

Soulié de Morant :

Agit sur gros intestin, intestin grêle, rate et pancréas, rein, estomac, cou, lèvre supérieure, muscles peauciers du cou, parotides, pharynx, larynx, orbite, hanche.

Nguyen van Nghi :

Point spécifique dans le traitement de la stagnation énergético-sanguine.
Point "fenêtre du ciel" à puncturer en cas d’aphonie.

Gérard Guillaume-Mach Chieu :

Dégage les poumons. Arrête la toux. Calme la dyspnée.
Harmonise le qi. Dissipe les enflures. Calme la douleur.

Lingshu :

LS 2 : « Les points shu des quatre membres »

Après avoir énuméré les trajets des méridiens principaux des cinq organes et des six entrailles (le méridien du coeur n’est pas cité) dans l’ordre : P – MC – F – Rt – Rn – V – VB – E – TR – IG – GI, le texte parle des points fenêtre du ciel en ces termes :
缺盆之中,任脈也,名曰天突。一次,任脈側之動脈足陽明也,名曰人迎;二次脈,手陽明也,名曰扶突;三次脈,手太陽也,名曰天窗;四次脈,足少陽也,名曰天容;五次脈,手少陽也,名曰天牖;六次脈,足太陽也,名曰天柱;七次脈,頸中央之脈,督脈也,名曰風府。腋內動脈手太陰也,名曰天府。腋下三寸手心主也,名曰天池。
« Au milieu des creux sus-claviculaires (缺盆 quepen), c’est le [méridien] renmai [où se situe] le point appelé Tian tu (22VC). Des deux côtés du renmai, sur la première rangée [verticale], là où il y a un vaisseau qui bat, c’est le [méridien] yangming de pied [où se situe] le point appelé Ren ying (9E) ; sur la deuxième rangée, c’est le [méridien] yangming de main [où se situe] le point appelé Fu tu (18GI) ; sur la troisième rangée, c’est le [méridien] taiyang de main [où se situe] le point appelé Tian chuang (16IG) ; sur la quatrième rangée, c’est le [méridien] du shaoyang de pied [où se situe] le point appelé Tian rong (17IG) ; sur la cinquième rangée, c’est le [méridien] du shaoyang de main [où se situe] le point appelé Tian you (16TR) ; sur la sixième rangée, c’est le [méridien] du taiyang de pied [où se situe] le point appelé Tian zhu (10V) ; sur la septième rangée, en plein milieu (中央 zhong yang) de la nuque, c’est le [méridien] dumai [où se situe] le point appelé Feng fu (16VG). À l’intérieur des aisselles, là où il y a un vaisseau qui bat, c’est le [méridien] taiyin
 de main [où se situe] le point appelé Tian fu (3P). Trois pouces au-dessous des aisselles, c’est le [méridien] ministre du coeur de main [où se situe] le point appelé Tian chi (1MC). »
1. Commentaire de Nguyen van Nghi : « Le Tian rong (17IG) appartenant au zu shaoyang » a été l’objet de discussion au cours des siècles. Le paragraphe décrit la localisation des points cervicaux et nucaux ». Par conséquent, nous ne pensons pas qu’il s’agisse d’une erreur d’impression car le Tian chong (9VB) est situé au crâne et non au cou. Nous penchons donc vers la thèse suivante : Avant l’époque des Tang (618-906), le Tian rong (17IG) a été classé parmi les points appartenant au zu shaoyang (VB), probablement en raison de la liaison étroite entre taiyang et shaoyang (le shaoyang étant le méridien « mi-interne et mi-externe » = « barrière »).
Commentaire de Chamfrault : « Tous ces points sont sur des méridiens qui montent graduellement vers le cou. Ils représentent l’énergie yang qui monte de la terre pour aller se relier à celle du ciel. Le renmai et le dumai prennent leur source aux reins ; ils communiquent également avec l’énergie yin et yang de l’univers. L’énergie située aux points Tian fu (3P) et Tian chi (1MC) vient du réchauffeur moyen. Ces deux méridiens, poumon et maître du coeur, régissent l’un l’énergie, l’autre le sang. Tous les points énumérés ci-dessus sont des points de communication avec l’énergie du ciel, mais leur énergie vient du bas du corps. »

- LS 2 : « Les points shu des quatre membres »
« [Pour le méridien] yangming de main, son point 腧 shu (Fu tu 18GI) se situe plus à l’extérieur à un pouce plus bas que l’angle de la mâchoire inférieure. »

LS 5 : « Racines et nœuds » / Jiayi jing II-5 : « La cime et le tronc d’enracinement des douze méridiens »
手陽明根於商陽,溜於合谷,注於陽谿,入於扶突、偏歷也。此所謂十二經者,盛絡皆當取之。
« Le yangming de main s’enracine (根 gen) à Shang yang (1GI), s’écoule (溜 liu) à He gu (4GI), se déverse (注 zhu) à Yang xi (5GI), entre (入ru) à Fu tu (18GI) et Pian li (6GI)1 […] Quand un luo est plein (盛 sheng), il faut le traiter. »
1. Le Taisu dit : « En ce qui concerne les points shu, il s’agit des six méridiens (脈 maiyang qui s’écoulent par 井 jing, 榮 ying, 輸 shu, 原 yuan, 經 jing, 合 he suivant l’ordre des cinq éléments (五行 wuxing) et leur arrivée au corps en fait l’extrémité. Ici, [le trajet] des six yang de main et de pied, qui montent de la racine jusqu’à l’entrée, s’écoulent, se déversent et circulent en montant, présente une certaine différence avec le trajet des chapitres Benshu et Mingtang. Ici, les points où l’on dit « s’enraciner » (根 gen) correspondent tous aux points de sortie de ces deux derniers textes. Ici, les points où l’on dit « s’écouler » (溜 liu) correspondent tous aux points de passage. Seul le point où s’écoule le taiyang de main ne passe pas à Wan gu (4IG), mais se déplace vers le [point] Yang gu (5IG) qui correspond dans ces textes à un point d’écoulement abondant ; il semble que ce soit le seul méridien qui diffère. Ici, les points où l’on dit « se déverser » correspondent tous aux points d’écoulement abondant de ces textes ; seul le yangming de pied ne correspond pas au [point] Xie xi (41E) d’écoulement abondant, mais se déplace vers le [point] de réunion Xia ling (36E) ; comme plus haut, c’est le seul méridien qui diffère. Ici, les points où l’on dit « entrer » diffèrent tous des points de ces textes. Les six méridiens yang partent tous des doigts de la main et du pied en tant qu’enracinement et montent établir une liaison (絡 luo) jusqu’à la ramification du grand luo qu’on appelle « l’entrée ». Il y a deux endroits d’entrée […] ; seuls les yangming de main et de pied arrivent en avant du cou aux [points] Ren ying (9E) et Fu tu (18GI). L’endroit où sort le trajet d’écoulement s’appelle 井 jing (puits) ; ici, il s’appelle racine, [car] le puits est le lieu d’où sort l’eau ; c'est pourquoi la racine équivaut au puits (井 jing). »

- LS 52 : « Le souffle défensif » / Jiayi jing II-4 : « La cime et le tronc d’enracinement des douze méridiens »
手陽明之本,在肘骨中,上至別陽,標在顏下合鉗上也。
« Le tronc d’enracinement du yangming de main se situe au milieu de l’os du coude1 et arrive en haut à 別陽 bie yang2. Sa cime se situe sous la joue (顏 yan) en haut de la réunion du collier de fer3. »
1. C’est-à-dire au [point] Qu chi (11GI).
2. Les commentaires divergent sur l’interprétation de bie yang, cependant, la plupart s’accordent pour dire que
 bie yang indique ici le [point] Bi nao (14GI) situé à sept pouces au-dessus de Qu chi (11GI). Bie yang est aussi un autre nom des points Yang shi (4TR) et Yang jiao (35VB).
3. Cette traduction se base sur le texte suivant du 
Taisu : « [La région située à] un pouce sous la joue en arrière du [point] Ren ying (9E) et en haut du [point] Fu tu (18GI) s’appelle 鉗qian, et qian c’est le collier de fer. Cette région du collier de fer s’appelle 鉗上 qianshang (en haut du collier de fer) ». Cependant, un texte corrigé du Lingshu 52 dit : « La cime du yangming de main se situe sous le front en haut de 含鉗 hanqian ». han signifie tenir dans la bouche et, pour le mot qian, le Grand Dictionnaire de la médecine chinoise donne la définition suivante : « C’est l’endroit qui se situe en avant et en bas du tragus. Quand on ouvre la bouche, il y a un creux comme des pinces et c’est pour cela qu’on l’appelle ainsi (qian veut dire pince) ». Dans les textes corrigés, han (tenir dans la bouche) a remplacé le caractère 合 he (réunion) considéré comme une erreur de copiste en raison de la ressemblance des deux caractères.
Note personnelle : ordre de citation des troncs et des cimes
Lingshu : V – VB – Rn – F – E – Rt – IG – TR – GI – P – C – MC
Jiayi jing : V – Rn – VB – E – F – Rt – IG – TR – GI – P – C – MC

Jiayi jing :

- III-12 : « Les dix-sept points du cou »
手陽明脈氣所發。
« Le souffle du méridien yangming de main s’y déploie. »

- VIII-1 (2) : « transmission des maladies dans les cinq organes et les accès de frissons et de fièvre »
« Fait partie des grands points [de l’estomac]1. »
1. Les « cinq grands points de l’estomac » sont appelés dans Lingshu (chapitre 21) « les cinq positions de tian you (天牖五部 tianyou wu bu). Ce sont les points : Tian you (16TR), Fu tu (18GI), Tian zhu (10V), Tian fu (3P) et Ren ying (9E). Cette désignation provient de ce que les quatre autres points sont disposés autour du point Tian you (16TR) quand les bras sont levés.

Jean Marc Kespi :

« Acupuncture »
Les idéogrammes illustrent bien la fonction de ce point qui est de faire gicler l’énergie authentique yang (aspect weiqi) hors du thorax, de faire sortir la fin du yang (yangming) nutritif élaboré dans le tronc. Ce yang nutritif est davantage défensif (衛 wei) que nourricier (榮 rong). Il doit donc intervenir "soudainement" en cas d’agression pour "se précipiter" contre l’agresseur. Il faut le puncturer quand l’énergie authentique yang est bloquée dans la poitrine ou pour aider son irruption en cas d’agression extérieure. On comprend que sa symptomatologie évoque une plénitude de la poitrine avec vide au-dessus se manifestant surtout sur les dépendances de yangming (glandes salivaires, lèvre supérieure, face, …).
Il est dialectique, comme nous l’avons vu, du 2 STYi/P qui fait sortir du thorax l’énergie authentique yin.

Bernard Cygler :

« Connaissance de l’acupuncture : Intestins, labyrinthes et métamorphoses – 2008 »
Le Jiayi jing XII-2 (cf infra) nous décrit une situation de type « hystériforme » avec forte charge émotionnelle, évoquant la « mutité soudaine » de Tian ding (17GI). Je le puncture chez les patients qui ont ce profil : toux claire et sonore (donc avec un fonctionnement vocal normal) mais voix « chuchotée ».

Jean Marc Eyssalet :

Connaissance de l’acupuncture : Intestins, labyrinthes et métamorphoses – 2008
Il existe un lien fondamental entre l’intestin grêle et la gorge souligné par le Lingshu 5 :
咽喉小腸者傳送也 Yan hou xiao chang zhe chuan song ye
« La gorge (pharynx-larynx) et l’intestin grêle sont (des lieux de) transmission et propagation »
On sait en effet que le « clair du trouble » monte à la gorge alors que le trouble du yang ou « trouble du trouble » culmine au niveau de l’intestin grêle. Ce rapport dynamique entre intestins et carrefour pharyngolaryngé pourrait permettre d’envisager certains points « fenêtre du ciel » dans le sens du dialogue entre clair et trouble, en particulier les points appartenant aux méridiens de l’intestin grêle, voire du gros intestin qui lui succède. Ainsi le 16IG, 天窗 Tian chuang, « Fenêtre céleste », traite conjointement la pathologie anale et l’aphonie brutale ; le 17IG, 天容 Tian rong, « Accueil céleste », traite le bégaiement et la raideur de la langue ; 17GI, 天鼎 Tian ding, « Chaudron céleste », « ouvre » la gorge et traite la paralysie de la langue et des muscles hyoïdiens ; 18GI, 扶突 Fu tu, « Soutient le surgissement », traite les spasmes laryngés et l’oedème de la luette.


> SYMPTOMATOLOGIE

Neurologie

Chamfrault :

Devient brusquement muet.

Soulié de Morant :

Mutité soudaine. Paralysie aiguë des muscles hyoïdiens opposé.
Névralgie oculaire opposée. Paralysie faciale opposée. Tremblements de la lèvre supérieure opposée.

Dacheng :

Aphonie subite.

ORL

Chamfrault :

Bruits de gargouillement dans la gorge (comme le chant du coq).
Devient brusquement muet.

Soulié de Morant :

Parotide. Gorge opposée : angine chronique. Gorge enflée. Amygdalite opposée. Enrouement. Mutité soudaine. Spasmes laryngés. Oedème de la luette opposé.

Pékin :

Enflure et douleur de la gorge.

Shanghai :

Difficulté pour parler, difficulté pour avaler, gonflement de la gorge. Bruits dans la gorge (sorte de suffocation intermittente accompagnée d’un bruit de gargouillement « comme le chant du coq » selon Chamfrault).

Nguyen van Nghi :

Amygdalite aiguë. Troubles de la déglutition.

Sun Simiao :

Mutisme soudain. Incapacité de parler.

Bernard Cygler :

Amygdalite caséeuse sans angine : point de sortie du caséum.

Stomatologie

Soulié de Morant :

Salive en excès (salive coulant en ruisselet). Glandes salivaires latérales opposées.
Tremblements de la lèvre supérieure opposée.

Duron-Borsarello :

Salivaire en excès.

Sun Simiao :

Hémorragie de la base de la langue.

Pneumologie

Chamfrault :

Toux avec oppression.

Soulié de Morant :

Trachéite opposée. Quintes de toux, énergie en haut. Toux avec beaucoup de salive, suffocation.

Pékin :

Toux. Asthme. Crachats abondants.

Roustan :

Suffocation intermittente. Hypersécrétion.

Duron-Borsarello :

Toux. Ne peut respirer.

Nguyen van Nghi :

Toux. Dyspnée. Crachats abondants.

Dacheng :

Plénitude thoracique. Respiration bruyante ou avec ronflement. Respiration rapide. Suffocation. Toux avec expectoration abondante.

Sun Simiao :

Cornage. Respiration sifflante avec dyspnée. Toux, inversion et remontée du souffle.

Appareil locomoteur

Soulié de Morant :

Articulation de hanche opposée : douleur d’arthrite.
Petit et moyen fessiers opposés. Adducteurs.

Autres

Soulié de Morant :

Muscles peauciers du cou.


> SYMPTOMATOLOGIE DANS LES TEXTES

Lingshu :

- LS 20 : « Les cinq pervers (五邪 wuxie) » / Jiayi jing IX-3 : « Toux avec remontée du souffle produite par le pervers qui, se situant au poumon, aux cinq organes et aux six entrailles, les rend malades »
邪在肺,則病皮膚痛,寒熱,上氣喘,汗出,欬動肩背。取之膺中外喻,背三節五臟之傍,以手疾按之,快然,乃刺之。取之缺盆中以越之。
« Si le pervers se situe dans le poumon, on souffre de douleurs à la peau, d’accès de frissons et de fièvre, de remontée du souffle avec dyspnée, de transpiration et de toux qui secoue les épaules et le dos. On traite les points (俞 shu) sur les côtés externes de la poitrine (膺中 yingzhong)1 ainsi que ceux du dos à côté de la 3ème vertèbre dorsale [Fei shu-13V]. On appuie dessus et, dès que [le patient] ressent une sensation agréable, on puncture. On traite aussi au milieu du creux sus-claviculaire2 afin de dissiper (越 yue) [le pervers]. »
1. Selon le Leijing, il s’agit des points Yun men (2P) et Zhong fu (1P).
2. Ou bien on traite le point Que pen (12E). Le commentaire moderne du
Lingshu dit qu’il s’agit du point Tian tu (22VC) qui se situe au milieu et à égale distance des deux creux sus-claviculaires. Il fait en cela probablement référence à la phrase du Lingshu 2 qui dit « au milieu des creux sus-claviculaires, c’est renmai, on l’appelle tiantu. »
Version de Chamfrault : « Si l’énergie perverse atteint les poumons, le malade ressent des douleurs à l’épiderme, des frissons ou de la fièvre, il a la sensation que son énergie assaille la partie supérieure du corps, il transpire et tousse ; dans ce cas, il faut puncturer le point Po hu (42V), situé à côté du point d’assentiment des poumons (Fei shu 13V). Il faut d’abord masser fortement Po hu avec le doigt jusqu’à ce qu’il sente un soulagement, à ce moment on le puncture, puis on puncture le point Fu tu (18GI) pour attirer l’énergie perverse au-dehors. »

- LS 21 : « Les maladies du froid et de la chaleur » / Jiayi jing XII-7 : « Epistaxis causés par le débordement du sang (rhinorrhée et polype nasal inclus) »
  暴瘖氣鞭,取扶突與舌本出血。 [...] 此為天牖五部。
«
Dans l’aphonie subite avec suffocation, on puncture le [point] Fu tu (18GI) et on fait saigner à la racine de la langue [...] Telles sont "les cinq positions du point tianyou" (天牖五部 tianyou wu bu)1 »
1. Note reprise du Jiayi jing : Les « cinq grands points de l’estomac » sont appelés dans Lingshu (chapitre 21) « les cinq positions de tian you (天牖五部 tianyou wu bu). Ce sont les points : Tian you (16TR), Fu tu (18GI), Tian zhu (10V), Tian fu (3P) et Ren ying (9E). Cette désignation provient de ce que les quatre autres points sont disposés autour du point Tian you (16TR) quand les bras sont levés.

LS 21 : « Les maladies du froid et de la chaleur » / Jiayi jing XII-6 : « Maladies de la bouche et des dents provoquées par l’atteinte des méridiens (脈 maiyangming de main et de pied »
臂陽明,有入頄遍齒者,名曰大迎。下齒齲,取之臂。惡寒補之,不惡寒瀉之。
« Le 
yangming de bras a [une branche qui] entre dans les pommettes et parcourt toutes les dents. [Son point] s’appelle Da ying (5E)1. Dans les caries des dents du [maxillaire] inférieur, on traite au bras2. Si on craint [les boissons] froides, on tonifie3 ; si on ne les craint pas, on disperse4. »
1. Le Taisu dit : Ren ying (9E).
2. Au bras signifie 
yangming de main. Selon le Taisu, il s’agit du point Shang yang (1GI).
3. Une autre version du 
Jiayi jing dit : on le puncture.
4. Le 
Lingshu zhuzheng fawei écrit : « Ici on parle de caries dentaires, il faut donc soigner les dents [des maxillaires] supérieur et inférieur par des méridiens différents. Leyangming de bras, c’est le méridien du gros intestin yangming de main. Comme ce méridien circule au bras, on ne dit pas « de main » mais « de bras ». La branche duyangming de main part du creux sus-claviculaire, monte au cou, passe par les [points] Tian ding (17GI) et Fu tu (18GI), monte enfiler la joue, entre dans les interstices des dents, ressort des deux côtés de la bouche, se croise au sillon naso-labial, [la branche] de gauche va à droite et [celle de] droite à gauche, monte des deux côtés des narines et passe par les [points] He liao (19GI) et Ying xiang (20GI) où elle se croise avec le yangming de pied. C'est pourquoi [le texte] dit que le yangming de main a [une branche qui] entre dans les pommettes et parcourt toutes les dents, [son point] s’appelle Da ying (5E), car le yangming de pied sort au [point] Da ying (5E) et le méridien yangming de main y entre et se croise avec [ce dernier]. Lorsque les dents sont douloureuses, cela s’appelle caries dentaires, c'est pourquoi lorsque les dents [du maxillaire] inférieur souffrent de caries, on doit traiter ce point du yangming de main. Si [le malade] craint les boissons froides, c’est vide [et] il convient de tonifier. S’il ne craint pas de boire froid, c’est plein [et] il convient de disperser. »
Une note du texte correspondant du 
Jiayi jing précise que le Lingshu écrit : « s’appelle He liao (禾窌) ou s’appelle Da ying. On sait que Da ying est [le point] où se déploie [le souffle] du méridien yangming ; on doit alors dire He liao (19GI) et Da ying (5E) du yangming de pied. On ne connaîtra [l’efficacité] que si l’on essaie]. »

Jiayi jing :

- IX-3 : « Toux avec remontée du souffle produite par le pervers qui, se situant au poumon, aux cinq organes et aux six entrailles, les rend malades » / LS 20 : « Les cinq pervers (五邪 wuxie) »
咳逆上氣,咽喉鳴喝喘息,扶突主之。
« La toux avec reflux du souffle vers le haut, bruit [de crachats] dans le larynx et halètement bruyant relève du [point] Fu tu (18GI). »


XII-2 : « Aphonie et perte [complète] de la voix provoquées par la localisation du souffle froid dans l’épiglotte (厭 yan) »
暴喑氣硬,刺扶突與舌本出血
« Dans l’aphonie subite avec suffocation on puncture le [point] Fu tu (18GI) et on fait saigner à la racine de la langue
. »


> OBSERVATIONS