Ombre milieu
PARTAGEONS LES POINTS
 
Ombre haut
Ombre bas
 














































 

> Résultats de la recherche

15VC

Jiu wei



Noms secondaires

Shen fu


Wei yi


(d'après Jiayi jing)

He gan ?


(d'après Jiayi jing)

He yu ?


(d'après Lingshu)

> LOCALISATION

Chamfrault :

7 cun au-dessus de l’ombilic, vers le niveau de la pointe de l’appendice xiphoïde, 1 cun au-dessus du sommet du sternum. 

Soulié de Morant :

Épigastre, ligne médiane, 1 TDD sous la pointe inférieure du sternum, à mi-hauteur et mi-largeur de l’appendice xiphoïde, dans le trou xiphoïdien, deux points séparés par un léger relief, 2 TDD serrés au-dessus de Ju que (14VC), 1 large TDD sous Zhong ting (16VC), de chaque côté à un petit TDD You men (21Rn).

Pékin/Nguyen van Nghi :

Sur la ligne médiane antérieure, 7 cun au-dessus de l’ombilic ; au-dessous de l’appendice xiphoïde précise Nguyen van Nghi.

Shanghai :

7 cun au-dessus de l’ombilic, 0,5 cun au-dessous de l’appendice xiphoïde.

Duron-Borsarello :

À l’extrémité inférieure de l’appendice xiphoïde.

Dacheng :

1 cun au-dessous du sternum, on l’appelle Jiu wei car cet os ressemble à la queue d’une tourterelle.

Sun Simiao :

0,5 cun au-dessous du sternum.

Jiayi jing :

III-19 : « Les quinze points de l’abdomen qui descendent le renmai du [point] Jiu wei (15VC) jusqu’au [point] Hui yin (1VC) »
鳩尾,一名尾翳,一名𩩲,在臆前,蔽骨下五分(鳩尾心上人無蔽骨者當從上*骨度下行一寸五分;氣府論註云一寸為鳩尾處*不為鳩尾處,則針巨闕者中心。人有鳩尾短者少饒,今強一寸。)
« Le [point] Jiu wei (15VC), qui s’appelle aussi Wei yi et He gan, se situe à la partie antérieure de la poitrine à 0,5 pouce au-dessous de l’appendice xiphoïde1. »

1.Le [point] Jiu wei (15VC) couvre le coeur : chez l’homme qui n’a pas d’appendice xiphoïde, on doit mesurer 1,5 pouce au-dessous de la proéminence osseuse supérieure de la septième articulation chondro-costale. Le commentaire de la "Discussion sur les demeures du souffle" (chapitre 59) du Suwen dit : à un pouce c’est l’emplacement du [point] Jiu wei ; si ce n’est pas l’emplacement du [point] Jiu wei, la puncture du [point] Ju que (14VC) atteint le coeur (中心 zhongxin). Chez les personnes qui ont un appendice xiphoïde (鳩尾 jiuwei) court, on accorde un peu plus que le pouce actuel.


> TECHNIQUES DE PUNCTURE

Chamfrault :

Moxas interdits selon Tongren ; si on fait des moxas, il y a dispersion de l’énergie du coeur. Par ailleurs, la puncture à ce point doit être faite par un expert acupuncteur, car si on disperse trop l’énergie, il peut y avoir exitus fatal. 0,3 cun pendant 3 respirations pour tonifier, 5 respirations pour disperser. Chez un sujet corpulent, laisser l’aiguille pendant 10 respirations.

Soulié de Morant :

Massage ou moxa en approchant une allumette ou une cigarette allumée.

Pékin :

Oblique vers le bas, 0,5 à 1 cun.

Shanghai :

Oblique vers le bas, 1 cun.

Nguyen van Nghi :

Oblique vers la bas, 0,5 à 1 cun.

Dacheng :

Selon Tongren, il est interdit de cautériser car la cautérisation peut diminuer la force du coeur du patient ; 0,3 cun pendant 3 respirations, doubler la durée chez les sujets corpulents. Selon Suzhu, interdit de piquer.

Sun Simiao :

Piqûre et moxas sont interdits.

Jiayi jing :

- III-19 : « Les quinze points de l’abdomen qui descendent le renmai du [point] Jiu wei (15VC) jusqu’au [point] Hui yin (1VC) »
不可灸刺。
« Il ne faut pas le puncturer ni y faire de moxibustion. »

V-1 (2) : « Les interdictions de la puncture et de la moxibustion »
鳩尾禁不可刺。
« Le [point] Jiu wei (15VC) est formellement interdit à la puncture.
»

V-1 (2) : « Les interdictions de la puncture et de la moxibustion »
« Sont formellement interdits à la moxibustion* les [points] : Tou wei (8E), Cheng guang (6V), Nao hu (17VG), Feng fu (16VG), Yin men (15VG) [la moxibustion rend le patient muet], Xia guan (7E) […] s’il y a du cérumen (gandi) dans l’oreille, Er men (21TR) […] s’il y a du pus dans l’oreille, Ren ying (9E), Si zhu kong (23TR) [si par malheur on fait des moxas, les eux rapetissent ou bien le patient devient aveugle], Cheng qi (1E), Ji zhong (6VG) [si on fait des moxas le patient devient bossu], Bai huan shu (30V), Ru zhong (17E), Shi men (5VC) chez la femme, Qi jie (30E) [si par malheur on fait des moxas on provoque de la dyspnée], Yuan ye (22VB) [si par malheur on fait des moxas on provoque des tuméfactions phagédéniques], Jing qu (8P) [blesse l’esprit du patient], Jiu wei (15VC), Yin shi (33E), Yang guan (3VG), Tian fu (3P) [provoque un reflux respiratoire chez le patient], Fu tu (32E), Di wu hui (42VB) [provoque de la maigreur chez le patient, Qi mai (18TR). Tels sont les points interdits à la moxibustion. »
* La traduction mot à mot de C. Minsky dit : le point Tou wei (8E) est formellement interdit à la moxibustion. Le point Nao hu (17VG) est formellement interdit à la moxibustion, … Par soucis de simplicité, la formulation a été modifiée dans ce travail.


> FONCTIONS

Chamfrault :

Point qui régit les graisses.

Soulié de Morant :

Répond dans Gao huang (43V).
Source des centres vitaux. Héraut des organes sexuels. Troubles par chasteté prolongée.
Pour l’acupuncture, deux régions répondent à des points différents : la moitié supérieure qui contrôle les instincts primitifs (le primate) et la moitié inférieure qui agit sur la vision. La vision primaire et psychique dans l’occipital inférieur est un des éléments de la mémoire consciente et présente. Une lésion de la région psychique ne provoque pas de cécité mais empêche de reconnaître les objets, de reconnaître correctement les distances et les formes ; elle peut même provoquer des hallucinations visuelles et l’impossibilité de lire (alexie). Un trouble du cortex de vision primaire entrave la vision des formes, couleurs et reliefs. Les points agissant sur les instincts primitifs (primate) agissent autant sur la vision. Il est cependant possible de distinguer les points agissant sur :

- Occipital supérieur (primate) : Shang lian (37E) et dans le cervelet et la protubérance : Jiu wei (15VC), Zhong feng (4F) et Yin ling quan (9Rt)
- Occipital inférieur : Wan gu (12VB), Tong zi liao (1VB), Jing ming (1V), Zan zhu (2V), Nei guan (6MC) (qui agit aussi sur temporo-pariétal et central)
- Jian shi (5MC) qui agit sur tout l’occipital et le temporo-pariétal.
Pour l’ensemble du cerveau, le pouls est le droit IV profond. Les points les plus puissants sur l’ensemble du cerveau sont : Bai hui (20VG), Xin hui (22VG), Shou shang lian (9GI).
En acupuncture, les lobes temporaux et pariétaux répondent toujours ensembles et en même temps à la stimulation de leurs points de commande. De plus ; ils n’ont qu’un seul pouls ; aussi sont-ils nommés ensemble "cerveau latéral". Le pouls correspondant est le droit IV profond quart moyen inférieur.
À gauche, se trouve le siège de la mémoire consciente présente et de la mémoire semi-consciente, qu’il est possible d’évoquer avec effort. Description synthétique des fonctions analytiques décrites par l’occident qui reconnaît aussi la prédominance de la gauche pour le langage, les organes des sens et leurs fonctions physiques (vision, …) et psychiques (compréhension des perceptions et mémoires visuelle, auditive, olfactive, gustative), donc conscientes et semi-conscientes. À droite, se trouve le siège de la mémoire et des dons héréditaires totalement inconscients : la transmission des tendances, des qualités, des défauts, … La tradition des observations asiatiques et nos découvertes récentes ont démontré que les lobes temporaux et pariétaux forment un ensemble inséparable. Les points agissant sur le temporo-pariétal agissent aussi, comme il faut s’y attendre, sur les parties avoisinantes du cerveau qui sont indispensables au fonctionnement des organes des sens. Tels sont : Shao hai (3C), Nei guan (6MC), Shou shang lian (9GI), Xin hui (22VG).
Certains agissent plus spécialement sur certains centres :
- Ouïe : Er men (21TR), Ting hui (2VB), Ting gong (19IG).
- Odorat – goût : Ying xiang (20GI), Bai hui (20VG). Certains agissent nettement sur l’odorat et donc le goût : He gu (4GI) répond dans le temporal, Feng chi (20VB) agit sur sympathique et hypothalamus postérieur, Shen ting (24VG).
- Langage, parole : Ya men (15VG). Aussi les points agissant sur la moitié controlatérale du cerveau : Xin hui (22VG), Jiu wei (15VC), Tao dao (13VG), Jian shi (5MC) (agit sur temporo-pariétal et occipital).
Agit sur renmai, organes sexuels, oeil, gencives, gorge, parotide, poumon, muscles extenseur du membre supérieur, poignet dorsal.

Pékin/Shanghai/Nguyen van Nghi :

Point luo du renmai.

Dacheng :

Point yuan des huang.

Gérard Guillaume-Mach Chieu :

Élargit le thorax. Arrête la toux. Abaisse le reflux. Régularise l’estomac.
Harmonise le qi. Transforme les glaires. Purifie la chaleur. Apaise le vent.

Lingshu :

- LS 1 : « Neuf aiguilles et douze yuan » / Jiayi jing I-6 : « Les douze [points] 原 yuan »
五臟有六腑,六腑有十二原,十二原出於四關,四關主治五臟。五臟有疾,當取之十二原。十二原者,五臟之所以稟三百六十五節氣味也。五臟有疾也,應出十二原。十二原各有所出。明知其原,睹其應,而知五臟之害矣
陽中之少陰,肺也,其原出於太淵,太淵二。陽中之太陽,心也,其原出於大陵,大陵二。陰中之少陽,肝也,其原出於太沖,太沖二。陰中之至陰,脾也,其原出於太白,太白二。陰中之太陰,腎也,其原出於太溪,太溪二。膏之原,出於鳩尾,鳩尾一。肓之原,出於脖胦,脖胦一。凡此十二原者,主治五臟六腑之有疾者也。脹取三陽,飧泄取三陰。

« Les cinq organes ont six entrailles1, les six entrailles ont douze yuan2. Les douze yuan, c’est ce qui émerge aux quatre barrières3. Les quatre barrières sont chargées (主 zhu) de la guérison des cinq organes et, quand les cinq organes sont malades, il faut traiter leur maladie aux douze yuan. Les douze yuan, ce sont les endroits par où les cinq organes reçoivent les souffles et les saveurs (氣味 qi wei) des trois cent soixante cinq articulations4. Si les cinq organes sont atteints par la maladie, celle-ci émerge aux douze yuan et chaque yuan en est l’émanation. Si l’on connaît clairement les [points] yuan et si l’on regarde ce à quoi ils correspondent, on peut connaître les affections des cinq organes.
Le shaoyin dans le yang, c’est le poumon5 ; ses [points] yuan sortent aux deux Tai yuan (9P). Le taiyang dans le yang, c’est le coeur ; ses [points] yuan sortent aux deux Da ling (7MC). Le shaoyang dans le yin, c’est le foie6 ; ses [points] yuan sortent aux deux Tai chong (3F). Le taiyin dans le yin, c’est le rein ; ses [points] yuan sortent aux deux Tai xi (3Rn). L’extrême (至 zhiyin dans le yin, c’est la rate ; ses [points] yuan sortent aux deux Tai bai (3Rt). Le yuan des graisses (膏 gao)7 sort au [point] Jiu wei (15VC) ; le yuan des 肓 huang8 sort au [point] Bo yang (6VC)9. Tous les douze [points] yuan gouvernent la guérison des maladies des cinq organes et des six entrailles. Pour les ballonnements, on traite les yang, pour les diarrhées, on traite les yin. »
1. D’après le Leijing cette tournure de phrase concerne la relation de superficie et de profondeur (表裏 biaoli) qui existe entre les organes et les entrailles.
2. D’après le 
Leijing cette tournure de phrase fait allusion à la communication avec l’extérieur qu’établissent les entrailles par l’intermédiaire des points yuan. C’est pourquoi le commentaire moderne écrit à propos des douze yuan : « Yuan, ce sont les points yuan ; les points yuan sont les points où communiquent le souffle (氣 qi) des organes et des entrailles entre la superficie (表 biao) et la profondeur (裏 li). Les douze points yuan de ce chapitre concerne les points shu des cinq organes, le point Jiu wei (15VC) et le point Qi hai (6VC) ».
3. « 四關 s
i guan, les quatre barrières, correspondent aux points situés en bas des quatre articulations des coudes et des genoux » écrit le commentaire moderne. Elles désignent ainsi les quatre points He gu (4GI) et Tai chong (3F) comme le signale Yang Zizhou dans le commentaire du Dacheng II-3.
4. Le 
Leijing dit : « Les douze [points] yuan sont les endroits où se verse les souffles des cinq organes et où émanent les souffles et les saveurs des trois cent soixante cinq articulations ; c’est pourquoi, quand les cinq organes sont malades, ce souffle réagit obligatoirement aux douze [points] yuan dont chacun est une émanation ».
5. 
Shao a le sens de : petit, jeune, moindre. Le méridien du poumon s’appelle taiyinTaiyin a le sens de grand ou de suprême yin, mais ici, on considère la localisation de cet organe. Voici l’avis du commentaire chinois moderne : « Les poumons se trouvent dans la poitrine et la poitrine appartient au yang. Le poumon est un organe yin qui gouverne l’élimination par abaissement ; c’est à dire qu’il s’agit d’un organe yin qui se trouve en position yang. Il est yin dans le yang, c’est pourquoi on dit que le poumon c’est shaoyin ».
6. Le commentaire chinois dit : « Le foie se situe au-dessous du diaphragme. Ce qui est au-dessous du diaphragme appartient au 
yin ; le foie est un organe qui appartient au bois et au feu, son souffle gouverne l’ascension, c'est-à-dire que c’est un organe yang qui se trouve en position yin ; il est yang dans le yin, c'est pourquoi on dit que le foie c’estshaoyang.
7. 膏 
gao : c’est la graisse jaune qui se situe sous le coeur.
8. 肓 
huang désigne une membrane fibreuse qui se situe au-dessus du diaphragme.
9. Autre nom du point Qi hai (6VC) qui se trouve à une distance et demie sous le nombril ; Il s’appelle aussi 
Xia huang (le huang inférieur) et Xia qi hai (La mer des souffles du bas). Il appartient au méridien extraordinaire renmai.

- LS 10 : « Les méridiens (經脈 jingmai) » / Jiayi jing III-19 : « Les quinze points de l’abdomen qui descendent le renmai du [point] Jiu wei (15VC) jusqu’au [point] Hui yin (1VC) »
任脈之別,名曰尾翳。下鳩尾,散於腹。實則腹皮痛,虛則痒搔。取之所別也 [] 凡此十五絡者,實則必見,虛則必下。視之不見,求之上下。人經不同,絡脈亦所別也。
« Le 
luo (別 bie) de renmai s’appelle Wei yi (15VC)1, il descend à l’appendice xiphoïde ( jiuwei)2 et se disperse à l’abdomen. En cas de plénitude, la peau de l’abdomen est douloureuse ; en cas de vide, [la peau de l'abdomen] démange. On le traite à l’endroit où il se sépare [de son méridien] […] Chacun de ces quinze luo3, en cas de plénitude, est obligatoirement visible ; en cas de vide, ils sont obligatoirement enfoncés. Quand ils ne sont pas visibles, on les cherche en avant et en aval [du point luo, car] les méridiens (經 jing) des hommes n’étant pas identiques, les vaisseaux luo sont également différents4. »
1. Ici le luo est appelé bie ce qui veut dire « se séparer » ou « trajet séparé ». À ce sujet, le Lingshu zhuzheng fawei dit : « Or [ici] on ne dit pas luo mais bie parce qu’au niveau de ce point [leluo] se sépare de son méridien propre pour aller au méridien voisin ».
2. Les interprétations de ce texte divergent. Le Jiayi jing III-19 répète : « jiuwei se nomme aussi weiyi … c’est le luo (別 bie) du renmai. » Le Taisu dit également : « wei ou jiuweise nomme aussi weiyi, c’est l’os qui protège le coeur » (l’appendice xiphoïde s’appelle en chinois l’os de protection du coeur (蔽心骨 bixingu). Dongyi baojian de son côté considère que weiyi, c’est le [point] Hui yin (1VC). Le Leijing écrit aussi : « weiyi c’est une erreur. Le luo du renmai s’appelle pingyi, c’est à dire le [point] Hui yin (1VC) ; il se situe en avant de l’anus et en arrière des organes génitaux urinaires, entre les deux yin (les "deux yin" est une appellation globale qui désigne l’anus et les organes génitaux urinaires), à l’endroit où commencent les méridiens renmaidumai et chongmai. » Cependant, en considérant le texte suivant : « descend l’appendice xiphoïde et se disperse à l’abdomen », la version du Taisu est la plus vraisemblable.
3. Le Lingshu zhuzheng fawei dit : « Ce chapitre (LS 10) compte quinze méridiens luo avec le changqiang du dumai et le weiyi du renmai [tandis que] le Nanjing compte quinze méridiens luo avec les luo du yangqiao et du yinqiao. [Ce dernier] ignore totalement que c’est par les vaisseaux luo que le dumai gouverne les yang et que le renmai gouverne lesyin ; c’est encore le Lingshu qui a raison. » Le Leijing écrit : « Dans ce chapitre, le luo (別 bie) de taiyin de pied s’appelle gongsun, mais il y a aussi le grand luo de la rate qui s’appelle dabao, le luo (別 bie) de yangming de pied s’appelle fenglong, mais dans [le chapitre] "Sur la respiration et le pouls du sujet sain" (Suwen 18), il y a aussi le grand luode l’estomac qui s’appelle xuli. Cependant, chaque méridien n’a qu’un seul luo, mais la rate et l’estomac en ont chacun deux, car la rate et l’estomac sont l’origine (本 ben) des organes et des entrailles et les douze méridiens en reçoivent tous le souffle. On compte en tout seize luo. »
4. Le 
Taisu dit : « En cas de plénitude, le sang remplit les vaisseaux, c'est pourquoi [ils sont] obligatoirement visibles ; en cas de vide, le sang manque dans les vaisseaux, c'est pourquoi ils s’enfoncent obligatoirement. Les vaisseaux enfoncés sont difficiles à voir, c'est pourquoi on les cherche en amont ou en aval. L’homme est doté du souffle et du corps, aucune partie ne peut être identique [chez les sujets différents], comment serait-il possible qu’il y ait des méridiens et des luo identiques ? C'est pourquoi il faut les chercher en amont et en aval et alors on peut les voir. »
Remarque personnelle : Ordre de citation des méridiens luo dans le Jiayi jing et le Lingshu :
P – C – MC – IG – GI – TR – V – VB – E – Rt – Rn – F – VC – VG – 21Rt 

Jiayi jing :

- III-9 : « Les vingt-six points qui longent l’épine dorsale à trois pouces de chaque côté et qui descendent de la deuxième jusqu’à la vingt-et-unième vertèbre [4ème sacrée] »
足太陽脈氣所發(經云與鳩尾相直)
À propos du point Huang men (51V), « Le souffle du méridien taiyang de pied s’y déploie. » [Le classique dit : s’assiste réciproquement avec Jiu wei (15VC)]

- III-19 : « Les quinze points de l’abdomen qui descendent le renmai du [point] Jiu wei (15VC) jusqu’au [point] Hui yin (1VC) »
任脈之別
« C’est le [point] luo (別 bie) du renmai. »

Jean Marc Kespi :

« Acupuncture »
Ce point luo du renmai répond au centre de l’expression de l’homme, à l’origine de cette expression, au plus profond de l’être, au coeur de l’être ; d’où sa situation centrale, près du 14VC. Il ne régit pas l’expression de l’être dans le monde extérieur au niveau des apparences, des manifestations ; il en contrôle la source. Sa symptomatologie évoque bien nos différents moyens d’expression dans le monde extérieur : "paume des mains, plante des pieds", "plénitude de la poitrine", "convulsions", "troubles sexuels, manque de vitalité, surexcitation sexuelle", "déteste entendre le son de sa voix", "attend un malheur, court dans tous les sens, divagation", "troubles du conscient : le malade est prostré et ne veut pas parler". Il faut donc puncturer ce point dans toute perturbation de l’expression de l’homme dans le monde extérieur. Remarquons que l’idéogramme « pigeon/réunir » n’a pas été choisi que pour des raisons anatomiques.

« L’homme et ses symboles en MTC », p 170
« Sont reliés à xin, Coeur, Soleil, Lumière et Feu, les points 14VC, 15VC et 16VC. Situés au plexus « solaire », ils régissent le Coeur/Feu et ses mouvements. Le 14VC, médian, à deux distances sous le sternum, est le logis du Feu du Coeur […] Le 15VC, une distance au-dessus du précédent, exprime, extériorise, le Feu du Coeur […] Le 16VC réintègre le Feu du Coeur. »


> SYMPTOMATOLOGIE

Signes généraux

Chamfrault :

Affections yang avec migraine s'étendant au coin externe de l'oeil.
Fatigue. Épuisement. Tuberculose à la suite de débauche. Manque d’énergie.

Soulié de Morant :

Source des centres vitaux. Peu d’énergie, vitalité dispersée. Faiblesse nerveuse. Manque de force.
Sommeil difficile ou insomnie totale ?
Céphalée la nuit irradiant au coin externe de l’oeil.

Duron-Borsarello :

Crises vésiculaires avec migraine sensible jusqu’aux yeux. 

Dacheng :

Maladies fébriles. Migraines.

Sun Simiao :

Maladies chaudes. Migraines.

Psychisme

Chamfrault :

Débilité nerveuse. Folie. Court dans tous les sens. Divagation. Peur. Idiotie. Déteste entendre le son de sa voix.

Soulié de Morant :

Ennui. N’aime pas entendre des voix humaines. Attend un malheur prochain. Distrait.
Affaiblissement de nerfs et cerveau. Affaiblissement mental. Ne trouve plus ses mots. Perte de mémoire. 

Pékin :

Psychose.

Nguyen van Nghi/Roustan :

Maladies mentales.

Duron-Borsarello :

Troubles du conscient : le malade est prostré et ne veut pas parler.

Dacheng :

Délire verbal. Folie yang. Déteste entendre le son de sa voix. Confusion mentale.

Neurologie

Chamfrault :

Point spécial pour les épilepsies.

Soulié de Morant :

Toutes sortes d’épilepsies et de convulsions. Crispations épileptiformes de l'enfant ou de l'adulte.
Convulsions infantiles à l'apparition des dents avec forte fièvre.

Pékin/Duron-Borsarello/Nguyen van Nghi/Roustan :

Épilepsie.

Dacheng :

Cinq sortes d’épilepsies (spécial pour épilepsie) (moxibustion interdite). Stertor.

Ophtalmologie

Soulié de Morant :

Oeil opposé : douleur du canthus externe, inflammation ou faiblesse.

Dacheng :

Douleur du canthus externe.

Sun Simiao :

Tiraillements et douleur du canthus externe.

ORL

Chamfrault :

Chant dans la gorge. Gorge enflée. Angine empêchant d'avaler de l’eau.

Soulié de Morant :

Gorge opposée : enflure, obstruction, douleur, inflammation. Parotide enflée. Amygdalite.

Dacheng :

Affections de la gorge. Laryngopharyngite.

Sun Simiao :

Gonflement de la gorge avec impossibilité d’avaler la salive. Inflammation de la gorge. Angine.

Stomatologie

Soulié de Morant :

Bouche : ulcération aux commissures, dartre, perlèche. Gencives enflées (même côté). Dents se déplaçant vers l’avant.

Dermatologie

Soulié de Morant :

Peau des mains devenant dures et pelant par endroits, surtout au printemps et à l’été (tonifier). Herpès au bas du dos. Bulles à la plante des pieds. Prurit herpétique (tonifier). Mauvaise odeur du corps.

Sun Simiao :

Prurit dans la région abdominale.

Pneumologie

Chamfrault :

Plénitude de la poitrine. Dyspnée. Toux avec vomissements. Toux avec crachats hémoptoïques.

Soulié de Morant :

Toux. Poitrine pleine. Bronchite. Asthme. Emphysème. Pneumonie. Crache du sang.

Roustan :

Suffocation intermittente.

Duron-Borsarello :

Asthme.

Dacheng :

Suffocation intermittente. Stertor. Crachement de sang. Dyspnée. Respiration courte dans les maladies fébriles avec migraines irradiant jusqu’à la commissure externe de l’oeil. Dyspnée avec râles laryngés. Plénitude de la poitrine avec toux et vomissements.

Sun Simiao :

Dyspnée. Éructations. Engorgement thoracique. Hémoptysie et reflux énergétique. Respiration bruyante. Respiration pneumatorectique (= respiration profonde et accélérée par besoin d’oxygène). Toux avec hémoptysie. Toux et inversion du souffle. Toux et nausées.

Cardiovasculaire

Chamfrault :

Péricardite. Palpitations.

Soulié de Morant :

Hypotension avec tous les pouls mous et faibles. Ou HTA avec tous les pouls durs et sans battements.
Douleur au coeur ou inflammation du coeur. Myocardite.

Pékin/Nguyen van Nghi :

Cardialgie.

Roustan :

Angine de poitrine.

Dacheng :

Palpitations.

Sun Simiao :

Cardialgie. Engorgement thoracique. Froid au coeur. Précordialgies.

Digestif

Chamfrault/Roustan :

Hoquet.

Soulié de Morant :

Vomissements. Inflammation de l'estomac. Douleur de l'estomac.

Pékin/Nguyen van Nghi :

Gastralgie. Nausées et vomissements. Hoquet.

Duron-Borsarello :

Crises vésiculaires avec migraine sensible jusqu’aux yeux.

Dacheng :

Dysenterie. Prolapsus rectal chez l’adulte et l’enfant.

Sun Simiao :

Douleur abdominale. Dyspnée. Éructations. Engorgement et ballonnement épigastrique empêchant de s’alimenter. Éructations.

Andrologie

Chamfrault :

Perte de virilité.

Soulié de Morant :

Héraut des organes sexuels. Troubles sexuels par chasteté prolongée. Ou surexcitation sexuelle.

Dacheng :

Hypotonie énergétique due aux activités sexuelles.

Gynécologie

Soulié de Morant :

Héraut des organes sexuels. Troubles sexuels par chasteté prolongée. Ou surexcitation sexuelle.

Autres

Soulié de Morant :

Noyés. Tenus la tête en bas, moxas avec une cigarette allumée approchée ou touchée très rapidement fait rendre l’eau des poumons et estomac.

Pédiatrie

Soulié de Morant :

Crispations épileptiformes de l'enfant ou de l'adulte.
Convulsions infantiles à l'apparition des dents avec forte fièvre.


> SYMPTOMATOLOGIE DANS LES TEXTES

Lingshu :

LS 10 : « Les méridiens (經脈 jingmai) / Jiayi jing II-1 (2) : « Les douze méridiens, les luo et les branches distinctes »
任脈之別,名曰尾翳。下鳩尾,散於腹。實則腹皮痛,虛則痒搔。取之所別也
« Le luo (別 bie) de renmai s’appelle Wei yi (15VC)1, il descend à l’appendice xiphoïde ( jiuwei)2 et se disperse à l’abdomen. En cas de plénitude, la peau de l’abdomen est douloureuse ; en cas de vide, elle démange. On le traite à l’endroit où il se sépare [de son méridien]. »
1. Ici le luo est appelé bie ce qui veut dire « se séparer » ou « trajet séparé ». À ce sujet, le Lingshu zhuzheng fawei dit : « Or [ici] on ne dit pas luo mais bie parce qu’au niveau de ce point [le luo] se sépare de son méridien propre pour aller au méridien voisin ».
2. Les interprétations de ce texte divergent. Le Jiayi jing III-19 répète : « jiuwei se nomme aussi weiyi … c’est le luo (別 bie) du renmai. » Le Taisu dit également : « wei ou jiuwei se nomme aussi weiyi, c’est l’os qui protège le coeur » (l’appendice xiphoïde s’appelle en chinois l’os de protection du coeur (蔽心骨 bixingu). Dongyi baojian de son côté considère que weiyi, c’est le [point] Hui yin (1VC). Le Leijing écrit aussi : « weiyi c’est une erreur. Le luo du renmai s’appelle pingyi, c’est à dire le [point] Hui yin (1VC) ; il se situe en avant de l’anus et en arrière des organes génitaux urinaires, entre les deux yin (les "deux yin" est une appellation globale qui désigne l’anus et les organes génitaux urinaires), à l’endroit où commencent les méridiens renmai,dumai et chongmai. » Cependant, en considérant le texte suivant : « descend l’appendice xiphoïde et se disperse à l’abdomen », la version du Taisu est la plus vraisemblable.

Jiayi jing :

XII-8 : « Bi du larynx et douleurs pharyngées provoquées par l’atteinte des méridiens (脈 mai) yangming et shaoyang de main et de pied »
喉痺食不下,鳩尾主之。
« Le bi du larynx avec difficulté pour avaler les aliments relève du [point] Jiu wei (15VC). »


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