Ombre milieu
PARTAGEONS LES POINTS
 
Ombre haut
Ombre bas
 














































 

> Résultats de la recherche

23VC

Lian quan



Noms secondaires

Ben chi


She ben


Hou zhong


(d'après Lingshu)

She pian


(d'après Dacheng)

> LOCALISATION

Chamfrault :

Sur la ligne médiane antérieure du cou, juste au niveau de l’angle du cou et du plancher de la bouche, dans un creux. Faire renverser la tête en arrière pour localiser et puncturer.

Soulié de Morant :

Cou antérieur, ligne médiane, à mi-hauteur au-dessus de la saillie des deux cornes du cartilage thyroïde et de la pomme d’Adam, à mi-hauteur de l’os hyoïde, dans un creux d’une gouttière verticale, entre les insertions des muscles sterno-cléido-hyoïdiens ; deux points au bord de chaque insertion, 3 TDD au-dessus de Tian ti (22VC) ; de chaque côté et plus bas à 2 TDD, Ren ying (9E), de chaque côté et au-dessus à 3 TDD, Fu tu (18GI).

Pékin :

Sur la ligne médiane du cou, au milieu de la ligne réunissant le sommet de la pomme d’Adam et le bord du maxillaire inférieur.

Shanghai/Nguyen van Nghi :

Juste au-dessus de la pomme d’Adam, au bord inférieur de l’os hyoïde.

Duron-Borsarello :

Se localise la tête renversée en arrière. Sur le bord supérieur du point saillant de la pomme d’Adam, dans un creux.

Dacheng :

Au milieu et au-dessous (coquille ?) de la pomme d’Adam. Demander au patient de lever la tête.

Sun Simiao :

À la racine de langue, au-dessous de la luette.

Jiayi jing :

III-12 : « Les dix-sept points du cou »
廉泉,一名本池,在頷下,結喉上,舌本下
« Le [point] Lian quan (23VC), qui s’appelle aussi Ben chi, se situe en bas de la région sous-maxillaire (頷下 hanxia), au-dessus de la pomme d’Adam et au-dessous de la racine de la langue. »


> TECHNIQUES DE PUNCTURE

Chamfrault/Dacheng :

0,1 cun selon Suwen pendant 7 respirations. Chamfrault précise qu’il faut puncturer de bas en haut, l’aiguille ayant sa pointe dirigée vers le haut.
0,3 cun selon Tongren. Dacheng précise de disperser dès que l’on obtient l’énergie.
0,2 cun selon Mingtang.

Pékin/Shanghai :

Oblique vers la racine de la langue, 1 à 1,5 cun.

Nguyen van Nghi :

Oblique vers le haut, 0,5 à 1 cun.

Jiayi jing :

III-12 : « Les dix-sept points du cou »
刺入二分,留三呼,灸三壯。(氣府論注云刺入三分。)
« On le puncture à 0,2 pouce de profondeur et on laisse l’aiguille pendant trois expirations. On y fait trois cônes de moxa » Le commentaire de la "Discussion sur les demeures du souffle" dit : on puncture à 0,3 pouce de profondeur].


> FONCTIONS

Chamfrault/Soulié de Morant/Duron-Borsarello/Nguyen van Nghi/Dacheng :

Réunion avec yinwei mai.

Chamfrault :

D’après Suwen, ce point est un point de concentration, un point « noeud » des méridiens ZTYi/Rt et SSYi/C.

Soulié de Morant :

Agit sur renmai, glandes salivaires, langue, bouche, gorge, larynx, bronches, poumon. 

Nguyen van Nghi :

Point de concentration (noeud) de l’énergie des Reins.

Gérard Guillaume-Mach Chieu :

Purifie et élimine le feu. Adoucit la gorge. Dissipe les glaires.
Ouvre les orifices.
Selon Tai yi shen zhen :
Supprime le feu. Élimine les glaires. Favorise l’expectoration. Abaisse le contre-courant (逆 ni).

Suwen :

- SW 59 : « Des demeures du qi »
任脈之氣所發者,二十八穴,喉中央二。
« Le vaisseau renmai a 28 points : 2 au milieu de la gorge  […] »

- SW 59 : « Des demeures du qi »
足少陰舌下。
« Le vaisseau shaoyin a un point sous la langue. »

Lingshu :

- LS 5 : « Racines et noeuds » / Jiayi jing II-5 : « Le noeud et la racine des méridiens »
少陰根於湧泉,結於廉泉。
« Le shaoyin s’enracine à Yong quan (1Rn) et se noue à Lian quan (23VC). »

LS 35 : « Discussion sur les ballonnements abdominaux » / Jiayi jing VIII-3 : « Les gonflements des cinq organes et des six entrailles »
黃帝曰:臟腑之在胸脅腹裏之內也,若匣匱之藏禁器也,名有次舍,異名而同處,一域之中,其氣各異,願聞其故。黃帝曰:未解其意,再問。岐伯曰:夫胸腹,臟腑之郭也。膻中者,心主之宮城也;胃者,太倉也;咽 喉、小腸者,傳送也;胃之五竅者,閭里門戶也;廉泉、玉英者,津液之道也。故五臟六腑者,各有畔界,其病各有形狀。
« [Huangdi] demanda : Les organes et les entrailles qui se situent à l’intérieur du thorax et de l’abdomen sont comme des ustensiles secrets cachés dans un coffre : chacun a une localisation fixe, leurs noms sont différents, mais ils demeurent ensemble [et bien qu’] ils soient dans un même territoire, le souffle de chacun diverge. J’aimerais en connaître la raison.

[Qibo] répondit : Le thorax et l’abdomen sont l’enceinte des organes et des entrailles. Le milieu de la poitrine (膻中 tanzhong), c’est le palais central du ministre du coeur (心輸 xinshu) ; l’estomac, c’est le grand grenier ; la gorge (咽喉 yanhou) et l’intestin grêle sont les voies de transmission (chuandao) ; les cinq orifices de l’estomac (胃之五竅 wei zhi wu qiao)1, ce sont les portes (門戶 menhu) du village ; les [points] Lian quan (23VC) et Yu ying (18VC) sont les chemins des liquides organiques (津液 jinye). Ainsi, chacun des cinq organes et des six entrailles a un territoire délimité et leurs maladies ont chacune des formes [particulières]. »
1. Le Leijing précise que l’estomac n’a pas cinq ouvertures, mais qu’il s’agit de cinq points de passage du tractus digestif, à savoir : le pharynx (咽門 yanmen), le cardia (賁門benmen), le pylore (幽門 youmen), la valvule iléocaecale (闌門 lanmen) et l’anus (魄門 pomen ) qui dépendent tous de l’estomac.

- LS 52 : « Le souffle défensif » / Jiayi jing II-4 : « La cime et le tronc d’enracinement des douze méridiens »
足少陰之本,在內踝下上三寸中,標在背輸與舌下兩脈也。
« Le tronc d’enracinement du shaoyin de pied se situe à trois distances de [la pointe] basse de la malléole interne au milieu1 et sa cime se situe aux points shu du dos2 et aux deux vaisseaux (脈 mai) sous la langue3. »
1. D’après les commentaires, il s’agit du [point] Jiao xin (8Rn) ou du [point] Fu liu (7Rn)
2. Aux [points] Shen shu (23V) d’après le commentaire moderne.
3. D’après le commentaire moderne, il s’agit du croisement des deux vaisseaux (脈 mai) extraordinaires yinwei mai et renmai, au [point] Lian quan (23VC).

Note personnelle : ordre de citation des troncs et des cimes
Lingshu : V – VB – Rn – F – E – Rt – IG – TR – GI – P – C – MC
Jiayi jing : V – Rn – VB – E – F – Rt – IG – TR – GI – P – C – MC

- LS 78 : « Discussion sur les neuf aiguilles »
五液:心主汗,肝主泣,肺主涕,腎主唾,脾主液,此五液所出也。
« Les cinq liquides (五液
wuye) [sont les suivants] : la sueur (汗 han) qui est gouvernée par le coeur1, les larmes (泣 qi) qui sont gouvernées par le foie, la morve qui est gouvernée par le poumon, la salive (唾 tuo) qui est gouvernée par le rein2, et les crachats (涎 xiang) qui sont gouvernés par la rate3. »
1. Le Leijing dit : « Le coeur gouverne la sueur, [car] la sueur, c’est l’excédent du sang. »
2. Le Leijing dit : « La salive se produit sous la langue, [car] le méridien du rein shaoyin de pied longe la gorge et passe des deux côtés de la racine de la langue (舌本 sheben). »
3. Le Taisu dit : « Le méridien de la rate taiyin de pied fait circuler les liquides des cinq céréales ; en haut, il sort au [point] Lian quan (23VC) ; c'est pourquoi on dit [qu’il gouverne] la salive. »

Jiayi jing :

III-12 : « Les dix-sept points du cou »
陰維、任脈之會。
« C’est [un point de] rencontre (會 hui) du yinwei mai et du renmai. »

Jean Marc Kespi :

« Acupuncture »
Ce point est noeud du shaoyin. Il ne régit pas le niveau shaoyin. Il est d’ailleurs en relation avec taiyin, yin qui s’ouvre vers l’extérieur. Situé entre l’os hyoïde et le cartilage thyroïde, il régit la gorge en tant que zone énergétique shaoyin. On retrouve ici les multiples rapports entre le carrefour qu’est la gorge et le zu shaoyin ; ce carrefour est situé entre les plans du maxillaire inférieur et des clavicules et en avant du rachis.
En fait, ce point semble agir :
- Sur la motricité de la langue, agent du verbe : "parle difficilement, contracture de la langue, ne peut manger, la langue est relâchée", et
- Sur la mise en mouvement des énergies du cou, lieu de retournement, lieu d’une nouvelle mutation.
On comprend alors qu’il régisse la « porte des amygdales ».

Jean Marc Eyssalet :

« Émergence et immersion du souffle et du désir », p 146
« Ce point noeud du niveau énergétique shaoyin combine l’énergie des reins à celle du coeur, de l’Eau à celle du Feu. Il est donc un lieu d’union des sources différenciées qui conditionnent notre individualité créatrice, shen. Il représente d’ailleurs concrètement une voie de distribution des liquides organiques (Lingshu 35) avec le 18VC, au-dessus du centre de la poitrine. Il participera donc à la distribution régulière de salive et d’humidité pour entretenir les fonctions vocales. »


> SYMPTOMATOLOGIE

Neurologie

Chamfrault :

Contracture de la langue ou langue relâchée.

Soulié de Morant :

Contracture ou atrophie de tous les muscles glossaux. Difficulté pour parler.

Pékin :

Aphasie.

Roustan :

Paralysie des muscles linguaux.

Chamfrault/Nguyen van Nghi/Dacheng/Roustan :

Aphonie.

Sun Simiao :

Tremblement de la langue. Trismus.

ORL

Chamfrault :

Angine. Aphonie.

Soulié de Morant :

Gorge : inflammation.

Pékin :

Pharyngolaryngite.

Roustan :

Affections de la gorge. Amygdalite.

Duron-Borsarello :

Maux de gorge.

Nguyen van Nghi :

Pharyngite. Amygdalite. Aphonie.

Dacheng :

Aphonie. Difficulté pour avaler les liquides.

Stomatologie

Chamfrault :

Gonflement sublingual accompagné de difficultés d’élocution avec sensation de contracture de la langue empêchant de manger ou langue relâchée avec bave. Hypersalivation. Plaies dans la bouche.

Soulié de Morant :

Salive en excès. Abcès de la bouche.
Langue : face inférieure enflée, douloureuse. Contracture ou atrophie de tous les muscles glossaux. Difficulté pour parler.

Roustan :

Paralysie des muscles linguaux.

Duron-Borsarello :

Enflure sous la langue. Salive beaucoup. Aphtes.

Nguyen van Nghi :

Glossite. Ptyalisme.

Dacheng :

Gonflement de la langue. Raideur de la langue. Rétraction de la base de la langue. Protraction linguale avec hypersalivation suite à une inflammation buccale. Sialorrhée. Dermatoses buccales. Inflammation sublinguale.

Sun Simiao :

Gonflement sublingual accompagné de difficultés d’élocution. Sialorrhée importante. Tremblement de la langue.

Pneumologie

Chamfrault/Soulié de Morant/Nguyen van Nghi/Roustan :

Bronchite.

Chamfrault :

Toux avec sensation de l’énergie qui remonte à la partie supérieure du corps. Dyspnée.

Soulié de Morant :

Toux. Asthme.

Duron-Borsarello :

Toux. Étouffement.

Nguyen van Nghi :

Trachéite.

Dacheng :

Oppression thoracique. Toux due à un afflux énergétique avec expectoration. Dyspnée. Quintes de toux.

Sun Simiao :

Toux, inversion et remontée du souffle. Dyspnée. Toux avec glaires.

Digestif

Chamfrault/Soulié de Morant :

Vomissements de salive.

Dacheng :

Vomissements mousseux.

Appareil locomoteur

Soulié de Morant :

Disperser trop pourrait causer une déviation de la colonne ?


> SYMPTOMATOLOGIE DANS LES TEXTES

Lingshu :

LS 22 : « Démences » / Jiayi jing XI-2 : « Folie furieuse et épilepsie provoquées par un jue yang et une grande frayeur »
狂始發,少臥不飢,自高賢也,自辨智也,自尊貴也。善罵詈,日夜不休。治之取手陽明、太陰、太陽。舌下少陰,視脈之盛者,皆取之。不盛者釋之。
« Lorsque la folie furieuse (狂 kuang) commence à se développer1, [le malade] dort peu, n’a pas faim, il se croit hautement vertueux, supérieurement intelligent et de grande noblesse. Il est enclin à proférer des injures jour et nuit sans s’arrêter. Pour le soigner, on traite les yangmingtaiyangtaiyin de main et le shaoyin sous la langue2. On regarde les vaisseaux qui sont congestionnés (盛 sheng) et on les traite tous. Ceux qui ne sont pas congestionnés, on les laisse [de côté sans les traiter] ».
1. Le Leijing dit : « Plus haut on dit "sur le point de se produire" (shi sheng), ceci veut dire début de la maladie ; ici on dit "commence à se développer" (shi fa) ; cela signifie que la maladie s’est [déjà] constituée et est en train de se manifester. »
2. Le Leijing interprète « le shaoyin » et « sous la langue » comme deux indications distinctes. Il écrit : « Les points des méridiens yangmingtaiyang et taiyin de main sont tous identiques au texte précédent. Sous la langue, c’est le point Lian quan (23VC) du renmai. Pour le shaoyin, ce sont les [points] Shen men (7C) et Shao chong (9C) du méridien de coeur ». Par contre, le Taisu considère qu’il s’agit du shaoyin de pied. La présente édition chinoise suit cette interprétation indiquant qu’il s’agit de traiter les vaisseaux luo dushaoyin de pied qui passent de chaque côté de la racine de la langue.

LS 23 : « Maladies de la chaleur » / Jiayi jing VII-1 (2) : « Atteintes par le froid et maladies fébriles produite par l’affection des six méridiens » 
熱病俠臍急痛,胸脅滿,取之涌泉與陰陵泉,以第四針針嗌裡。
« La maladie fébrile où [l’on souffre] de spasmes et douleurs des deux côtés du nombril et de plénitude de la poitrine et des côtés, se traite [aux points] Yong quan (1Rn) et Yin ling quan (9Rt)1 avec l’aiguille n°4 (鋒針 fengzhen). On peut aussi piquer à l’intérieur de la gorge (嗌裏 yili)2. »
1. Le Leijing dit : « Les spasmes et les douleurs des deux côtés du nombril [se situent sur] le trajet du méridien de rein shaoyin de pied ; la plénitude de la poitrine et des côtés [se situe sur] le trajet du méridien de la rate taiyin de pied. C'est pourquoi, sur le shaoyin on traite [le point] Yong quan et sur le taiyin [le point] Yin ling quan. »
2. Le Leijing dit : « Car les méridiens shaoyin et taiyin se lient tous deux à la gorge (咽嗌 yanyi). Il s’agit du [point] Lian quan (23VC) ».

Traduction de Ming Wong : « Dans la maladie due à la chaleur, la région péri-ombilicale est subitement douloureuse. On observe la plénitude thoracique. Il faut puncturer le Yong quan (1Rn) et le Yin ling quan (9Rt). On peut également piquer le Lian quan (23VC). »

LS 59 : « Anomalies du souffle défensif » / Jiayi jing IX-4 : « Sensation de plénitude et douleurs à la poitrine et aux côtés du thorax causées par la maladie qui atteint le foie et par la stagnation du souffle défensif »
黃帝曰:衛氣之留於腹中,搐積不行,菀蘊不得常所,使人支脅胃中滿,喘呼逆息者,何以去之?伯高曰:其氣積於胸中者,上取之,積於腹中者,下取之,上下皆滿者,旁取之。伯高對曰:積於上,瀉人迎、天突、喉中;積於下者,瀉三里與氣街;上下皆滿者,上下取之,與季脅之下一寸;重者,雞足取之。診視其脈大而弦急,及絕不至者,及腹皮急甚者,不可刺也。
« [Huangdi] demanda : Lorsque le souffle défensif reste dans l’abdomen1, il s’accumule, ne circule plus, stagne et ne peut [atteindre] ses lieux de prédilection ; cela provoque chez l’homme une sensation de plénitude dans les membres, aux côtés du thorax, à l’estomac2, un halètement sonore et un reflux du souffle. Comment l’élimine t-on ?
[Bogao] répondit : Lorsque le souffle s’accumule dans le thorax, on le traite en haut. Lorsqu’il s’accumule dans l’abdomen, on le traite en bas. Lorsque le haut et le bas sont pleins, on le traite sur les côtés. Lorsque [le souffle] s’accumule en haut, on disperse les [points] Ren ying (9E), Tian tu (22VC) et le milieu du larynx3. Lorsque [le souffle] s’accumule en bas, on disperse les [points] San li (36E) et Qi jie (30E). Lorsque le haut et le bas sont pleins, on traite [tous ces points] du haut et du bas, ainsi que [le point situé à] une distance sous les côtes flottantes4 ; dans les cas graves, on les traite en patte de poule5. Si, à l’examen le pouls est grand (大 da), tendu (弦 xian) et impétueux (急 ji), cessant (絕 jue) et n’arrivant pas, et si la peau de l’abdomen est très tendue, il ne faut pas puncturer. »
1. Le Jiayi jing dit : « dans les vaisseaux». D’après le paragraphe qui suit, les commentateurs supposent que, devant le mot abdomen, le mot thorax a été omis, ce qui donnerait « dans le thorax et l’abdomen ».
2. Le 
Jiayi jing dit : « une sensation de gonflement aux côtés du thorax, de la plénitude abdominale, … »
3. Le 
Leijing précise qu’il s’agit du point Lian quan (23VC).
4. Le Leijing précise qu’il s’agit du point Zhang men (13F).
5. D’après le 
Yixue gangmu, la technique de puncture « en patte de poule » consiste à enfoncer une aiguille tout droit, deux autres obliquement une vers la gauche et la dernière vers la droite.

- LS 75 : « Des méthodes de puncture du [souffle] véritable et du [souffle] pervers » / Jiayi jing IX-3 : « Toux avec remontée du souffle produite par le pervers qui, se situant au poumon, aux cinq organes et aux six entrailles, les rend malades »
黃帝曰:刺衛言振埃,夫子乃言刺外經,去陽 病,余不知其所謂也。願卒聞之。岐伯曰:振埃者,陽氣大逆,上滿於胸中,憤瞋肩息,大氣逆上,喘喝坐伏,病惡埃煙,飼不得息,請言振埃,尚疾於振埃。黃帝 曰:善。取之何如?岐伯曰:取之天容。黃帝曰:其咳上氣窮拙胸痛者,取之奈何?岐伯曰:取之廉泉。黃帝曰:取之有數乎?岐伯曰:取天容者,無過一里,取廉 泉者,血變而止。
« Huangdi demanda : Le Cijie1 parle de [la méthode de puncture appelée] "secouer la poussière" (振埃 zhenai)2 et vous dites, maître, qu’elle [consiste] à puncturer [le trajet] externe des méridiens (外經 waijing)3 pour éliminer les maladies yang ». Je ne sais pas ce que cela veut dire et j’aimerai l’entendre en détail.
Qibo répondit : Secouer la poussière c’est, dans son grand reflux, le souffle yang4 monte remplir le thorax [provoquant] oppression, gonflement et dyspnée avec haussement des épaules. Lorsque le grand souffle (大氣 daqi)5 reflue vers le haut, on halète bruyamment en position assise ou penchée en avant, cette maladie déteste la poussière et la fumée6, on souffre de dysphagie (ye) et l’on n’arrive pas à respirer. [Le traitement est] encore plus rapide [que par la méthode] "secouer la poussière" dont on vient de parler6
Huangdi dit : très bien. Comment le traite t-on ?
Qibo répondit : On traite le [point] Tian rong (17IG).
Huangdi demanda : Dans la toux avec remontée du souffle, corps recroquevillé et poitrine douloureuse comment le traite t-on ?
Qibo répondit : On traite le [point] Lian quan (23VC).
Huangdi demanda : Pour le traiter, y a-t-il une méthode ?
Qibo répondit : Lorsque l’on traite le [point] Tian rong (17IG), la profondeur [de la puncture] ne doit pas [dépasser] une distance7. Lorsque l’on traite le [point] Lian quan (23VC), on arrête [le traitement] dès que la circulation [des luo] est rétablie (血變 xuebian)8. »
1. Cijie : nom d’un ancien classique médical.
2. Une note du texte correspondant du Jiayi jing dit : Secouer la poussière (振埃 zhenai) est une des cinq méthodes de puncture qui fait allusion à l’efficacité thérapeutique obtenue par cette méthode.
3. Le texte correspondant du Jiayi jing dit : « puncturer les méridiens externes pour éliminer les maladies yang ». Il dit par ailleurs que le Taisu explique ainsi wai jing (portion externe du trajet du méridien) : « Lorsqu’ils entrent dans les entrailles et dans les organes, les douze méridiens s’appellent méridiens internes (內經 nei jing). Lorsqu’ils circulent dans les quatre membres et à la peau, ils s’appellent méridiens externes (外經 wai jing) ».
4. Selon le Leijing, ici « souffle yang » signifie « le pervers yang ».
5. D’après la note du Jiayi jing, il s’agit de 宗氣 zongqi, le souffle maître.
6. Ces phrases ne sont pas citées dans le Jiayi jing.
7. Le Taisu dit : « [Ici] une distance veut dire un pouce ; ainsi, le Mingtang dit : on puncture le [point] Tian rong à un pouce de profondeur. » Liu Hengru dit : « Encore cinq pouces au-dessous du [point] Tian fu il y a un point qui s’appelle Wu li ; [Le point] trois pouces au-dessous du genou s’appelle San li ; ces deux points peuvent servir de référence de sémantique du caractère li au sens de "pouce"… »
8. Le Jiayi jing traduit 血變 xuebian différemment en disant : « on arrête le traitement dès que le teint change ».


Traduction de Ming Wong :
« "Secouer la poussière" ou stimuler signifie puncturer les méridiens jing en superficie (sur la peau des quatre membres) afin de traiter les maladies de type yang …
Qibo : "Secouer la poussière" atteste la forte remontée contraire du yangqi entraînant la plénitude thoracique. Elle est comparée à la montée de la colère et à la levée de l’épaule par la respiration. Cette forte énergie, en remontée contraire, provoque l’asthme marqué par le son he. On est assis ou on paraît prosterné. Lors de la crise, on prend en aversion la poussière et la fumée. On étouffe et on ne peut plus respirer normalement. La discussion sur ce qui est appelé "secouer la poussière" est une allusion au traitement de la maladie.
Huangdi : Bien ! Quel point doit-on traiter ?
Qibo : On traite le point Tian rong (17IG) ».
Traduction de NvN :
« Huangdi : Parmi les méthodes de puncture j’ai entendu parler de celles des 5 délivrances […]
Qibo : La méthode "Secouer la poussière" (振埃 zhenai) est utilisée dans le traitement des grands afflux de l’énergie yang. Le yang pervers s’accumulant dans le thorax occasionne des signes tels que plénitude et oppression thoracique, respiration sus-claviculaire (tirage et élévation des épaules), remontée de la Grande Énergie (daqi) avec crises dyspnéiques, respiration bruyante, malade en position assise, tête baissée, impossibilité de s’allonger ; durant la crise : crainte de la poussière et de la fumée. Le zhenai est une thérapeutique d’urgence tel le balayement de la poussière lors du nettoyage de la maison. [On puncture] le point Tian rong (17IG)1 […] Lors de la puncture, le temps de pose de l’aiguille ne doit pas dépasser celui mis à parcourir 1 li (= 1500 mètres environ) ».
1. Tian rong (17IG) et Lian quan (23VC) sont les deux points utilisés en urgence dans les grandes crises provoquées par les afflux contraires.

Jiayi jing :

VII-1 (2) : « Atteintes par le froid et maladies fébriles produites par l’affection des six méridiens » / SW 61 : « Les points des eaux et des chaleurs » / LS 23 : « Maladies fébriles »
Selon Lingshu, « ce que l’on appelle les 59 punctures [sont] : sur les côtés interne et externe des deux mains, il y en a trois de chaque [côté], soit [douze] points en tout [c’est à dire Shao shang (11P), Zhong chong (9MC), Shao chong (9C) du côté interne et Shao ze (1IG), Guan chong (1TR), Chang yang (1GI) du côté externe]. Aux intervalles des cinq doigts1, il y en a un à chaque [intervalle], soit huit points en tout [c’est à dire Hou xi (3IG), Zhong zhu (3TR), San jian (3GI), Shao fu (8C)] ; il en est de même aux pieds [c’est à dire Shu gu (65V), Zu lin qi (41VB), Xian gu (43E), Tai bai (3Rt)]. [Au-dessus du front], à 1 pouce à l’intérieur des cheveux, il y en a trois de chaque [côté], soit six [points] en tout [c’est à dire Wu shu (5V), Cheng guan (6V), Tong tian (7V)]. Plus loin, à trois pouces à l’intérieur des cheveux, il y en a cinq de [chaque] côté, soit dix [points] en tout [c’est à dire Lin qi (15VB), Mu chuang (16VB), Zheng ying (17VB), Cheng ling (18VB), Nao kong (19VB)]. En avant et en arrière de l’oreille, au-dessous de la bouche, il y en a un à chaque endroit qui, avec celui du milieu de la nuque, en fait six en tout [c’est à dire Ting hui (2VB), Wan gu (12VB), Cheng jiang (24VC), Ya men (15VG)]. Il y en a un au vertex [c’est à dire Bai hui (20VG)], un au [point] Xin hui (22VG), un à chaque bord des cheveux [selon Leijing, il s’agit de deux points : l’un au bord des cheveux en avant, c’est à dire Shen ting (24VG) et l’autre en arrière, c’est à dire Feng fu (16VG)], un au point Lian quan (23VC), deux au point Feng chi (20VB) et deux aux [points] Tian zhu (10V) ».
« Le Suwen dit : " Les 59 [points] sont les suivants : cinq points sur [chacune des] cinq lignes de la tête2 pour disperser par le haut le reflux de la chaleur de tous les yang. [Les points] Da zhui (14VG), Ying shu (1P), Que pen (12E), Bei shu (12V)* servent tous les huit à disperser la chaleur du thorax. [Les points] Qi chong (30E), San li (36E), Ju xu shang lian (37E) et Ju xu xia lian (39E) servent tous les huit à disperser la chaleur de l’estomac. [Les points] Yun men (2P), Yu gu (15GI), Wei zhong (40V) et Sui kong (11Rn)** servent tous les huit à disperser la chaleur des quatre membres. Les cinq [points] situés des deux côtés des points shu [du dos] des cinq organes [Po hu (42V), Shen tang (44V), Hun men (47V), Yi shu (49V) et Zhi shi (52V)] servent tous les dix à disperser la chaleur des cinq organes. Ces 59 [points] sont à gauche et à droite [des points importants pour guérir les maladies] fébriles." »
1. Selon le Leijing, il s’agit des points situés en arrière des articulations métacarpo-phalangiennes.
2. Le Leijing précise : « les cinq lignes de la tête indiquent les cinq trajets des méridiens, le 
dumai, les deux taiyang de pied et les deux shaoyang de pied. Les cinq points sont respectivement : Shang xing (23VG), Xin hui (22VG), Xian ding (21VG), Bai hui (20VG) et Hou ding (19VG) ; Wu chu (5V), Cheng guan (6V), Tong tian (7V), Luo que (8V) et Yu zhen (9V) ; Lin qi (15VB), Mu chuang (16VB), Zheng ying (17VB), Cheng ling (18VB) et Nao kong (19VB) ; soit 25 points en tout. »
* 背輸 Bei shu est un nom secondaire des points 11V, 12V et 15V. Il s’agit ici du 12V.
** 髓空 Sui kong est un nom secondaire des points 11Rn et 2VG.

- VII-5 : « Les trois (types) de malaria causée par la permutation du yin et du yang » / SW 36 : « L’acupuncture dans les malarias »
一十二瘧者,其發各不同時。察其病形,以知其何脈之病。先其發時,如一食頃而刺之,一刺則衰,二刺則知,三刺則已,不已刺舌下兩脈出血,不已刺中盛經出血,又刺項以下俠脊者必已。舌下兩脈者,廉泉穴也。
« Les douze [types de] malaria1 ont chacun leur propre moment d’accès ; on observe les symptômes afin de savoir quel est le méridien (脈 mai) malade. Si on puncture le temps d’un repas avant l’accès, à la première fois [la maladie] s’affaiblit, à la deuxième [l’amélioration] est perceptible, à la troisième [le malade] guérit. S’il ne guérit pas, on puncture les deux vaisseaux sous la langue en les faisant saigner. S’il ne guérit [toujours] pas, on puncture le méridien en excès (盛經 sheng jing)2 [au point] Xi zhong (40V) pour le faire saigner ainsi que [les points] qui longent la colonne vertébrale sous la nuque
3 et [le malade] guérira obligatoirement. Les deux vaisseaux sous la langue sont les points lian quan4. »
1. Il s’agit des malarias des six méridiens, des cinq organes et de celle de l’estomac.
2. 盛經 sheng jing désigne ici les vaisseaux congestionnés. Nous l’avons traduit littéralement pour accentuer le fait que les mots méridiens (經 jing) et vaisseaux (脈 mai) sont souvent interchangeables dans les textes médicaux chinois.
3. Remarque :  La version de Chamfrault indique les points Da zhu (11V) et Feng men ou Re fu (12V). La version de Nguyen van Nghi par contre indique en lieu et place de 11V et 12V les «Wu ku shu » ou points benshen (42V, 44V, 47V, 49V, 52V) et les points shu du dos.
4. Le Suwen shi indique qu’ici il ne doit pas s’agir du point Lian quan (23VC) du renmai car les points du renmai sont tous uniques et il ne peut donc pas y en avoir deux. Le chapitre 59 « Discussion sur les demeures du souffle » (Qifu lun) du Suwen dit : « Le shaoyin de pied [a] sous la langue un [point] de chaque [côté] ». Wang Bing commente : « Les deux points sous la langue du shaoyin se situent dans un creux devant le ren ying et devant les artères ; ils s’appellent she ben (racine de la langue) et [se situent] à droite et à gauche [de celle-ci, soit] deux [points en tout] ». Le chapitre 5 « Les racines et les nœuds » (genjie) du Lingshu dit : « Le shaoyin s’enracine au [point] Yong quan (1Rn) et se noue au [point] Lian quan (23VC) ».

- XII-6 : « Maladies de la bouche et des dents provoquées par l’atteinte des méridiens (脈 mai) yangming de main et de pied »
舌下腫,難以言,舌縱涎出,廉泉主之。
« L’enflure sous la langue avec difficulté pour parler, le relâchement de la langue et la salivation relèvent du [point] Lian quan (23VC). »


> OBSERVATIONS