Ombre milieu
PARTAGEONS LES POINTS
 
Ombre haut
Ombre bas
 














































 

> Résultats de la recherche

20VG

Bai hui



Noms secondaires

Wu hui


San yang


San yang wu hui


Ni wan gong


Ling shang


Dian shang


Tian man 滿


Wei hui


(d'après Biao you fu)

Ding shang hui mao


(d'après Qian jin yao fang)

Ding shang xuan mao


(d'après Sheng hui fang)

> LOCALISATION

Chamfrault :

Sur la ligne médiane du crâne, au sommet de la tête, au croisement de la ligne médiane et d’une ligne passant par l’axe vertical médian des oreilles. Ce point est à 1,5 cun de Hou ding (19VG) et à 1,5 cun de Qian ding (21VG), à 8 cun de Yin tang (3PC) (situé entre les sourcils et que Chamfrault et Soulié de Morant considèrent comme un point du dumai) ; à 5 cun de la racine frontale et à 7 cun de la racine occipitale des cheveux ; dans un petit creux de la suture pariétale pas plus gros qu’un petit pois.

Soulié de Morant :

Tête, en arrière du sommet, sur la fontanelle postérieure, sur la ligne médiane, sur la suture occipito-pariétale, au niveau du rebord postérieur de deux petites saillies, dans un creux, 2 TDD au-dessus de Hou ding (19VG), 2 TDD en arrière de Qian ding (21VG), 1 large TDD en dedans de Luo que (8V).

Pékin :

7 cun au-dessus du bord postérieur du cuir chevelu, au milieu de la ligne unissant les deux sommets de l’oreille situé au centre du sommet de la tête.

Shanghai :

Au vertex, sur la ligne médiane, à son intersection avec la ligne transversale joignant les deux pointes des oreilles.

Duron-Borsarello :

La localisation la plus sûre serait le creux du sommet de la tête où se dispersent les cheveux en différents sens autour d’une petite surface.

Nguyen van Nghi :

Sur la ligne médiane de la voûte crânienne, 7 cun au-dessus du bord postérieur du cuir chevelu de la nuque, à 1,5 cun en avant de Hou ding (19VG).

Dacheng :

1,5 cun en arrière de Qian ding (21VG), au niveau des deux oreilles, au milieu du vertex, dans une dépression.

Sun Simiao :

Juste au centre du sinciput, à 1,5 cun en arrière de Qian ding (21VG).

Jiayi jing :

III-2 : « Les huit points [situés] sur la ligne médiane qui va du nez à la tête, à partir d’un pouce à l’intérieur des cheveux jusqu’au [point] Feng fu (16VG) »
百會,一名三陽五會,在前頂後一寸五分,頂中央旋毛中,陷可容指
« Le [point] Bai hui (20VG), qui s’appelle aussi San yang wu hui, se situe à 1,5 pouce en arrière du [point] Qian ding (21VG), au centre du vertex (頂 ding), dans le tourbillon des cheveux, dans un creux qui peut contenir le bout du doigt. »


> TECHNIQUES DE PUNCTURE

Chamfrault :

0,4 cun selon Suwen. 0,2 cun selon Tongren, jamais plus de 7 moxas dans une séance.

Pékin :

Horizontalement vers l’arrière, 0,3 cun.

Shanghai :

Tangentielle vers l’avant, l’arrière, la droite ou la gauche, 0,5 à 1,5 cun.

Duron-Borsarello :

Moxas recommandés pour toute ptose, tout ce qui tombe, pour la perte des sens (goût, odorat, ouïe) ; les moxas renouvellent l’énergie. Pour toutes les attaques de feng, puncturer à l’aiguille triangulaire.

Nguyen van Nghi :

Oblique, 0,5 à 1 cun ; ou associée à Si shen cong (réunion des quatre dieux), 1 cun de chaque côté, en avant et en arrière de Bai hui.

Dacheng :

0,2 cun selon Suzhu. 0,2 cun selon Tongren, disperser dès l’arrivée de l’énergie.
« Acupuncture et fièvres intermittentes de l’automne »
« La puncture doit débuter au niveau de la partie atteinte. Par exemple, si la maladie débute par une céphalée, il faut commencer par puncturer les points situés à la tête [Shang xing (23VG) et Bai hui (20VG)], puis ceux des deux côtés du front [Yang bai (14VB)], enfin ceux qui se trouvent aux sourcils [Zan zhu (2V)] et les faire saigner. »

Jiayi jing :

- III-2 : « Les huit points [situés] sur la ligne médiane qui va du nez à la tête, à partir d’un pouce à l’intérieur des cheveux jusqu’au [point] Feng fu (16VG) »
刺入三分,灸三壯。
« On le puncture à 0,3 pouce de profondeur et on y fait trois cônes de moxa. »

VIII-1 (1) : « La transmission des maladies dans les cinq organes et les accès de frissons et de fièvre » / SW60 : « Discussion sur les creux osseux »
灸寒熱之法先取項大椎以年為壯數,次灸撅骨以年為壯數,視背陷者灸之,舉臂肩上陷者灸之,兩季脅之間灸之,外踝上骨之端灸之,足小指、次指之間灸之, 上陷脈灸之,外踝後灸之,缺盆骨上切之堅動如筋者灸之,膺中陷骨間灸之,掌束骨下灸之,臍下關元三寸灸之,毛際動脈灸之,臍下二寸分間灸之,足陽明跗上動脈灸之,上一灸之,取犬所嚙處灸之,即以犬傷病法三炷灸之,凡當灸二十九處。
« La méthode de la moxibustion dans les frissons et la fièvre [est la suivante] : d’abord, on traite le [point] Da zhui (14VG) à la nuque, avec le nombre de cônes en fonction de l’âge ; ensuite, on fait des moxas au coccyx (橛骨 juegu)1 avec un nombre de cônes en fonction de l’âge ; on observe les points shu du dos (背俞 beishu) qui sont affaissés et on leur fait des moxas2 ; on lève le bras pour faire [apparaître] un creux sur l’épaule et on y fait des moxas [Jian yu (15GI) selon Leijing et les autres commentaires] ; on fait des moxas entre les deux côtes flottantes [Jing men (25VB) selon Leijing]* ; on fait des moxas à l’extrémité de la partie inférieure du péroné, au-dessus de la malléole externe [Yang fu (38VB) selon Leijing] ; on fait des moxas entre le 4ème et le 5ème orteil [Xia xi (43VB) selon Leijing] ; on fait des moxas sur le vaisseau affaissé au-dessous du mollet [Cheng shan (57V) selon Leijing]** ; on fait des moxas en arrière de la malléole externe [Kun lun (60V) selon Leijing] ; on palpe au-dessus de la clavicule, [il y a quelque chose de] dur qui bouge comme un tendon et on y fait des moxas [selon les commentaires anciens, il ne s’agit pas d’un point d’acupuncture mais d’un amas qu’il faut moxibuster là où il se trouve] ; on fait des moxas dans le creux entre les os au milieu de la poitrine [Tian tu (22VC) selon Leijing] ; on fait des moxas sous l’os du carpe au-dessus de la paume de la main [Yang chi (4TR) selon Leijing et Wang Bing ; Da ling (7MC) selon Suwen zhijie ; Yin xi (6C) selon Wu Kun] ; on fait des moxas au [point] Guan yuan (4VC) à trois distances au-dessous du nombril ; on fait des moxas sur l’artère (動脈 dongmai) à la frontière supérieure des poils du pubis [Qi chong (30E) selon Leijing] ; on fait des moxas à l’interstice [situé] à deux distances au-dessous du genou [San li (36E) selon Leijing] ; on fait des moxas [au point du] yangming de pied situé sur l’artère [située] sur le dessus du pied [Chong yang (42E) selon Leijing] ; on fait des moxas au vertex [Bai hui (20VG) selon Leijing] ; on traite par la moxibustion à l’endroit des morsures de chien avec trois cônes selon la méthode de moxibustion des maladies [causées par] les morsures de chien. Au total, il y a 29 localisations auxquelles il convient de faire de la moxibustion3. »
1. Jue gu désigne le coccyx. C’est là où se situe le point Wei lü, autre nom de Chang qiang (1VG).
2. Selon 
Leijing, « Les [points] shu du dos sont tous des points du méridien taiyang de pied. Les endroits affaissés sont ceux où le souffle du méridien est insuffisant, c’est pourquoi il faut faire des moxas ».
3. Selon 
Leijing, on ne compte pas les morsures de chien qui n’ont pas de localisation précise.
* Dans la traduction de NvN, il s’agirait du point Qi men (14F).
** Dans la traduction de Husson, il s’agirait du point Cheng jin (56V).


> FONCTIONS

Chamfrault :

Ce point est considéré comme « l’étoile polaire » de l’homme qui le met en relation avec le Ciel, avec le yang céleste, tandis que Yong quan (1Rn) le met en relation avec la Terre.
Point de réunion de tous les yang.
Dans tous les symptômes feng (se caractérisant dans la plupart des cas par une atteinte nerveuse) deux points sont très importants : 16VG et 20VG.

Soulié de Morant :

Éveille une réponse dans Shang lian (37E).
Pour l’ensemble du cerveau, le pouls est le droit IV profond. Les points les plus puissants sur l’ensemble du cerveau sont : Bai hui (20VG), Xin hui (22VG), Shou shang lian (9GI).
Primate : le plan inférieur, dominé par les instincts primitifs de la plante qui pousse, s’empare de tout ce qu’elle peut prendre, le désagrège et en fait sa substance. Acquisivité, agressivité, destructivité, constructivité, tel est le « Primate », égoïste et avide. Son nom chinois est po, « ce qui ne se voit pas et nous influence dans la nouvelle lune ».
Un pouls le reflète : gauche IV profond [secteur décrit par SdM comme au-dessus du pied du pouls, vers le coude]. En vérité, c’est l’instrument de l’horrible Loi de Nature qui veut que nous ne puissions vivre qu’en tuant et en dévorant la vie. C’est par lui que la Nature nous aveugle par l’instinct de reproduction le plus grossier. La forme d’intelligence du Primate est la ruse-astuce, l’art de mentir et le plaisir de duper par la parole ou le silence.
Son intensité se voit dans un teint un peu gras, sans couleur ; son insuffisance dans une peau farineuse, sèche ; sa dominance dans la grande taille de l’os occipital.
La tradition enseigne une relation entre le Primate et les poumons.
Troubles du Primate :

- Insuffisance : teint farineux, sans vie, sec. Générosité, désintéressement. Altruisme jusqu’à complexe d’infériorité et insuccès. Indécis sans volonté. Naïf, suggestible. Détaché, peut mener à la schizophrénie.
- Excès : Teint gras, peau souple. Avidité, envie, avarice. Égoïste, en admiration devant soi. Se regarde dans les miroirs. Sûr de soi, a toujours raison. Rusé, retors, sans équité ni réciprocité. Contradicteur, diffamateur, persécuteur ; peut mener à la paranoïa. Servile devant le tort, sadique devant le faible.
Le Primate et les lobes occipitaux supérieurs du cerveau ont ensemble à leur pouls les mêmes modifications en réponse à certains points : Shang lian de jambe (37E), Bai hui (20VG), Hou ding (19VG).
En acupuncture, les lobes temporaux et pariétaux répondent toujours ensembles et en même temps à la stimulation de leurs points de commande. De plus ; ils n’ont qu’un seul pouls ; aussi sont-ils nommés ensemble "cerveau latéral". Le pouls correspondant est le droit IV profond quart moyen inférieur.
À gauche, se trouve le siège de la mémoire consciente présente et de la mémoire semi consciente, qu’il est possible d’évoquer avec effort. Description synthétique des fonctions analytiques décrites par l’occident qui reconnaît aussi la prédominance de la gauche pour le langage, les organes des sens et leurs fonctions physiques (vision, …) et psychiques (compréhension des perceptions et mémoires visuelle, auditive, olfactive, gustative), donc conscientes et semi conscientes. À droite, se trouve le siège de la mémoire et des dons héréditaires totalement inconscients : la transmission des tendances, des qualités, des défauts, … La tradition des observations asiatiques et nos découvertes récentes ont démontré que les lobes temporaux et pariétaux forment un ensemble inséparable. Les points agissant sur le temporo-pariétal agissent aussi, comme il faut s’y attendre, sur les parties avoisinantes du cerveau qui sont indispensables au fonctionnement des organes des sens. Tels sont : Shao hai (3C), Nei guan (6MC), Shou shang lian (9GI), Xin hui (22VG).
Certains agissent plus spécialement sur certains centres :
- Ouïe : Er men (21TR), Ting hui (2VB), Ting gong (19IG).
- Odorat – goût : Ying xiang (20GI), Bai hui (20VG). Certains agissent nettement sur l’odorat et donc le goût : He gu (4GI) répond dans le temporal, Feng chi (20VB) agit sur sympathique et hypothalamus postérieur, Shen ting (24VG).
- Langage, parole : Ya men (15VG). Aussi les points agissant sur la moitié controlatérale du cerveau : Xin hui (22VG), Jiu wei (15VC), Tao dao (13VG), Jian shi (5MC) (agit sur temporo-pariétal et occipital).
Agit sur dumai, renmai, tous les méridiens yang, visage, genou.

Shanghai :

Réunion de tous les méridiens yang de main et de pied. Fait monter le yang.
Calme l’esprit et ouvre les orifices. Orifices du coeur, selon une très ancienne tradition, c’est du coeur envisagé à la chinoise dont il s’agit ici, avec toutes les implications psychiques que sous-entend le shen – énergie mentale 
– qui est son âme végétative. C’est aussi le maître suprême des organes et des entrailles. Il régit les organes des sens. Traditionnellement, l’épilepsie serait due à l’obstruction des orifices du coeur par des glaires … Cela peut vouloir dire que le coeur gouverne les orifices et, entre autres, les organes des sens qui permettent la communication avec l’extérieur.
Équilibre le foie et calme le vent du foie. Le vent est l’énergie spécifique du foie. Quand on parle de « vent du foie », on sous- entend que cette énergie est en excès.

Duron-Borsarello :

Réunion de tous les vaisseaux collatéraux et ligamentaires.
Réunion des jing gan (foie) et des jing bie.
Traite l’excès de yang en général (disperser). Fait monter l’énergie dans tout le corps (tonifier). Relève l’énergie centrale diminuée par la diarrhée (tonifier).

Nguyen van Nghi :

Réunion de tous les yang.

Dacheng :

Énoncé 44 : « Notions fondamentales de la pratique de l’acupuncture »
天地人,三才也。湧泉同璇璣百會。百會一穴在頭,以應乎天,璇璣一穴在胸,以應乎人,湧泉一穴在足心,以應乎地,是謂三才也。

« Le Ciel, la Terre et l’Homme forment les trois puissances. Le Bai hui (20VG) situé à la partie crânienne répond au Ciel, le Shan zhong (17VC)1 situé au thorax répond à l’Homme et le Yong quan (1Rn) situé à la partie caudale répond à la Terre ».
1. Le texte parle de Xuan ji (21VC) et non de Shan zhong (17VC) !

Gérard Guillaume-Mach Chieu :

Purifie la chaleur. Apaise le foie. Calme le vent. Restaure le yang. Calme l’échappement (tuo).
Ouvre les orifices. Tonifie le cerveau. Calme le shen.
Selon Tai yi shen zhen :
Fait monter le yang. Renforce le qi.
Clarifie la tête et éveille le cerveau. Calme le shen et tranquillise.

Lingshu :

- LS 10 : « Les méridiens (經脈 jingmai » / Jiayi jing I-1 (1) : « Les douze méridiens, les luo et les branches distinctes »
膀胱足太陽之脈,起於目內眥,上額,交巔。
« Le méridien de vessie, taiyang de pied, commence au coin interne de l’oeil, monte au front et croise [son homologue] au sommet de la tête1. »
1. Le Shisi jing fahui dit : « [Ce méridien] part du [point] Tong tan (7V), circule obliquement et [les méridiens] de gauche et de droite se croisent au [point] Bai hui (20VG) ».

LS 10 : « Les méridiens (經脈 jingmai » / Jiayi jing I-1 (1) : « Les douze méridiens, les luo et les branches distinctes »
肝足厥陰之脈 [] 循喉嚨之後,上入頏顙,連目系,上出額,與督脈會於巔。
« Le méridien du foie, jueyin de pied, […] passe en arrière de la gorge (喉嚨 houlong), monte pour entrer dans le nasopharynx, se lie au système de liaison de l’oeil (目系 muxi), monte sortir au front et s’unit (會 hui) au dumai au sommet de la tête1. »
1. Le Taisu dit : « Le dumai sort des yeux et monte au sommet de la tête, c’est pourquoi il y a rencontre mutuelle avec le jueyin ». Le Shisi jing fahui dit : « [Le jueyin] se lie au système de liaison de l’oeil, monte sortir au front, passe du côté interne du [point] Lin qi (15VB) et se rencontre avec le dumai au [point] Bai hui (20VG) au sommet de la tête ».

- LS 33 : « Discussion sur les mers » / Jiayi jing I-8 : « Les quatre mers »
人有四海,十二經水者皆注於海。有髓海,有血海,有氣海,有水穀之海1胃者水谷之海,其輸上在氣街(衝),下至三里;衝脈者,為十二經之海,其輸上在於大杼,下出於巨虛之上下廉;膻中者,為氣之海,其輸上在於柱骨之上下,前在於人迎,腦為髓之海,其輸上在於其蓋,下在風府。
« L’homme a quatre mers. Les douze cours d’eau se déversent dans les quatre mers. Il y a la mer des moelles, la mer du sang, la mer du souffle, la mer de l’eau et des céréales1. L’estomac, c’est la mer de l’eau et des céréales, son point en haut c’est Qi jie (30E), en bas c’est San li (36E). Le chongmai, c’est la mer des douze méridiens, son point (輸 shu) en haut c’est Da zhu (11V), en bas ces points (輸 shu) sortent à Ju xu shang lian (37E) et Ju xu xia lian (39E). Le milieu de la poitrine (膻中 tanzhong)2, c’est la mer des souffles, ses points (輸 shu) en haut sont au-dessus et au-dessous de la septième vertèbre cervicale (柱骨 zhugu)3, en avant c’est Ren ying (9E). Le cerveau, c’est la mer des moelles, son point (輸 shu) en haut se situe au vertex (蓋 gai)4, en bas c’est Feng fu (16VG). »
1. Ce passage ne provient pas du Lingshu mais du Jiayi jing.
2. C’est aussi le nom du point 17VC.
3. D’après le commentaire chinois, il s’agit des points Da zhui (14VG) et Ya men (15VG).
4. C’est le point Bai hui (20VG)

- LS 52 : « Le souffle défensif » / Jiayi jing II-4 : « La cime et le tronc d’enracinement des douze méridiens »
請言氣街 [] 故氣在頭者,止之於腦;氣在胸者,止之膺與背腧;氣在腹者,止之背腧,與沖脈於臍左右之動脈者;氣在脛者,止之於氣街,與承山踝上以下。取此者,用毫針,必先按而在久應於手,乃刺而予之。所治者,頭痛眩,腹痛中滿暴脹,及有新。痛可移者,易已也;積不痛,難已也。
À propos du « carrefour des souffles (氣街 qìjiē)1 […] Quand le souffle est à la tête, il loge (止 zhi)2 au cerveau3 ; quand le souffle est dans le thorax (胸 xiong) il loge des deux côtés de la poitrine (應 ying) et aux [points] shu du dos4 ; quand le souffle est dans le ventre, il loge aux [points] shu du dos ainsi que dans le chōngmài et dans les artères à gauche et à droite du nombril5 ; quand le souffle est dans les jambes, il loge au [point] Qì jiē (30E), au [point] Chéng shān (57V) ainsi qu’au-dessus de la cheville6. Si l’on choisit [de traiter] cela, il faut employer des aiguilles fines (毫針 haozhen) ; on doit d’abord presser, attendre longtemps [le souffle] et seulement quand il répond sous la main on puncture afin de traiter7. On traite [ainsi] les céphalées, les étourdissements et les syncopes, les douleurs au ventre, les plénitudes abdominales, les ballonnements soudains ainsi que les amas récents. Ceux qui font mal et qui bougent sont faciles à guérir. Les amas qui ne sont pas douloureux sont difficiles à guérir. »
1. Qìjiē désigne les points de liaison des méridiens et des luò qui se situent à la tête, à la poitrine, au ventre et aux jambes. Qìjiē désigne aussi la région de l’artère fémorale et est un autre nom du point Qì chōng (30E).
2. Il y a différentes interprétations de cette phrase. Certains l’interprètent comme : « pour traiter on choisit… », d’autres comme : « le souffle se rassemble à… ».
3. Le commentaire du 
Taisu dit : « Le cerveau, c’est le carrefour des souffles de la tête, c’est pourquoi quand le souffle est la tête, il s’arrête à Bai hui (20VG) ». Le Leijing dit : « Toutes les moelles dépendent du cerveau, et celui qui agit en tant que rassemblement le plus élevé des souffles, c’est le carrefour des souffles de la tête ».
4. Le 
Leijing commente : « Les deux côtés de la poitrine s’appellent ying ; quand le souffle est dans la partie antérieure de la poitrine, il demeure dans les deux côtés de la poitrine (應 ying) : il s’agit d’une partie des méridiens yángmíng et shàoyīn. Quand il est dans la partie postérieure de la poitrine, il est aux [points] shu du dos. Il s’agit des points shu des organes du méridien taiyang de pied au-dessus de la 11ème vertèbre [dorsale] et du diaphragme ; ils sont tous le carrefour des souffles de la poitrine ».
5. Le 
Leijing dit : « Ce que l’on appelle les [points] shu du dos, ce sont pour le ventre tous les [points] d’organe du méridien taiyang au-dessous de la 11ème vertèbre [dorsale] et du diaphragme. Quant à ce qui circule dans la partie antérieure, ce sont les méridiens chongmai et shàoyīn, qui circulent ensemble au ventre, et l’artère des deux côtés du nombril ; c’est à dire aux [points] Huang shu (16Rn), Tian shu (25E), etc. Ils sont au carrefour des souffles du ventre ».
6. Le 
Leijing commente : « Ce que l’on appelle qìjiē, c’est un [point] du méridien yangming de pied, c’est à dire le point Qì jiē (30E). Cheng shan (57V), c’est un point du méridien taiyang de pied, il se situe au-dessus et au-dessous de la cheville ; ils sont tous également le carrefour des souffles du pied ».
7. Le 
Taisu dit : « Les méthodes de puncture du carrefour des souffles consistent toutes à appuyer longtemps pour savoir si les souffles "répondent à la main" soit par le [déclenchement] d’une douleur sous la main soit par le battement d’un vaisseau sous la main. Ensuite, il faut procéder à une tonification ou à une dispersion des souffles ».

Jiayi jing :

III-2 : « Les huit points [situés] sur la ligne médiane qui va du nez à la tête, à partir d’un pouce à l’intérieur des cheveux jusqu’au [point] Feng fu (16VG) »
督脈、足太陽之會
« C’est [un point de] rencontre (會 hui) du dumai et du taiyang de main1. »
1. Remarque : le texte écrit taiyang de pied.

Jean Marc Kespi :

Ce point a pour particularité d’être la jonction du yin de l’homme et du yang céleste. En effet, il attire en haut du corps, et en particulier à la tête, le yin de l’homme ; d’où : "force d’esprit diminuée par trop de soucis et de pensées, oublie le passé et néglige l’avenir, perte de mémoire, mélancolie, chagrin" par vide de yin ; "insomnie, surexcitation, après boire visage rouge" par excès de yang.
On comprend que se rejoignent à ce point les méridiens distincts qui viennent de la profondeur et le zu jueyin qui y amène le yin de l’homme et de la terre. Mais il reçoit aussi le yang céleste qui descend dans l’homme et le met en mouvement ; aussi ce point est-il source du méridien distinct shou shaoyang. Aussi répond-il dans le 37 ZYgM/E qui commande les passages du yang au yin à différents niveaux.

Paul Couderc :

Revue Française d'Acupuncture n° 81 – 1994
Il y a dans Bai hui (20VG) comme un primum movens, comme une initiative prise à un haut niveau et qui peut être poursuivie dans la mise en œuvre Lao gong (8MC) qui constitue un diagnostic différentiel, une hiérarchie créatrice au point que je me permets à titre personnel de surnommer les patients améliorés électivement par la puncture de Bai hui, les « collègues de Dieu, le Père créateur » tant je les sens désireux de pouvoir créer, de leur esprit comme de leurs mains, l’univers qui les entoure. Bai hui (20VG) est d’ailleurs, comme Lao gong (8MC) et Jian shi (5MC) un point du po (primate). Il y a peut-être dans Bai hui (20VG) une autorité et une responsabilité plus présentes qui débouchent sur de la fatigue à la longue, mais il y a peu de différences avec Lao gong (8MC) : jusqu’à présent, je puncture l’un quand l’autre, après quelques espérances, a cessé d’améliorer le malade et j’ai relevé alors une adéquation manifeste qui n’a pas eu besoin de plusieurs séances.

Catherine Despeux :

« Taiji quan », p 67 (Éd. Trédaniel)
« Grâce à la stimulation du souffle et à son déblocage par des mouvements de gymnastique accompagnés d’une respiration appropriée, le champ de cinabre en est empli et le souffle va s’écouler et emplir les deux canaux de contrôle (dumai) et de fonction (renmai). Il convient au début de le diriger par la pensée. Ce souffle appelé "souffle central" (zhongqi) dans le milieu des arts martiaux est conduit selon deux circulations en anneaux : la petite révolution et la grande révolution. Pour ce qui est de la grande révolution, le trajet suivi par le souffle n’est pas toujours défini avec précision et varie selon les sources d’information. Le plus courant est la circulation en circuit fermé dans le canal de contrôle et le canal de fonction. À l’aide de la pensée créatrice, l’on fait descendre le souffle du champ de cinabre au point Hui yin (1VC), situé entre l’anus et le sexe, et point de départ des deux canaux, on le fait remonter par le canal de contrôle jusqu’au sinciput (20VG), en lui faisant franchir les trois passes du dos (san guan) qui sont : les reins, le point Ling tai (10VG) au niveau de la 7ème dorsale, et le point Yu zhen (9V)1 au niveau de la nuque ; puis le souffle redescend au milieu du visage jusqu’au point Ren zhong (26VG) entre le nez et la bouche , terminaison du canal de contrôle ; il emprunte enfin le canal de fonction jusqu’au point Hui yin.
Cette circulation du canal de contrôle au canal de fonction est appelée circulation "du ciel antérieur au ciel postérieur". Elle peut être effectuée inversement du canal de fonction au canal de contrôle et est alors dite "du ciel postérieur au ciel antérieur". Ces canaux, nous ditChen Pinsan, "sont dans le corps humain comme le cycle des douze périodes dans le macrocosme. Dans le corps, ces deux canaux circulent au milieu du dos et de la face antérieure du corps qui représentent le ciel et la terre. On peut les considérer séparément ou dans leur union. Considérés séparément, on s’aperçoit que le yin et le yang ne sont pas dissociés. Considérés dans leur union, c’est l’indifférenciation primordiale." »
1. Yu zhen est le nom principal du 9V et désigne probablement la région de Nao hu (17VG) et peut-être plus largement la nuque.


> SYMPTOMATOLOGIE

Signes généraux

Chamfrault :

Asthénie. « Cent maladies » (toutes sortes de maladies).
Éblouissements. Étourdissements. Céphalée avec sensation de cerveau lourd.

Soulié de Morant :

Guérit toutes sortes de maladies. Insomnie.
Maux de tête. Cerveau congestionné, tête lourde et visage rouge après avoir bu.

Pékin :

Céphalée.

Roustan :

Céphalée, vertige avec évanouissement, insomnie. Douleur du vertex.

Duron-Borsarello :

Congestion de la tête. Faciès rubicond.
Attaque de feng, puncturer à l’aiguille triangulaire.

Nguyen van Nghi :

Céphalée. Vertige.

Dacheng :

Guérit toutes sortes de maladies. Tête lourde. Tête lourde ne pouvant être relevée (par vide de rein. Ajouter 5TR pour yangwei). Céphalée rebelle. Céphalée avec éblouissement. Céphalée due au Vent avec nausées et vomissements glaireux (ajouter 5TR pour yangwei). Céphalée du vertex d’origine « vent » (+ 5TR). Attaque soudaine du vent. Vertiges. Éblouissements avec diminution de l’acuité visuelle par obstruction glaireuse (ajouter 5TR pour yangwei).

Sun Simiao :

Fièvre tierce. Redoute le vent et le froid. Souffle pathogène. Vent pathogène. Sudation.

Psychisme

Chamfrault :

Pleurs et gémissements, « bêle comme un mouton », parle à tort et à travers. Peur. Étourdi. Distrait. Perte de mémoire.

Soulié de Morant :

Énergie du cerveau postérieur (primate, couleur).
Insuffisance : cerveau et nerfs surtendus, affaiblis. Force d’esprit diminuée par trop de soucis et de pensée : oublie le passé et néglige l’avenir. Perte de mémoire. Mélancolie, anxiété. Dépression, esprit tremblant, désespoir. Chagrin, troubles avec larmes la nuit. Perte du sens des réalités. Esprit faux, idées fausses. Surdité psychique.
Enfant pleurant la nuit : 20VG + 9MC si inquiet dans l’obscurité.

Pékin :

Schizophrénie.

Roustan :

« Épilepsie agitée » (syndrome psychique).

Duron-Borsarello :

Mémoire défaillante. Émotivité.

Nguyen van Nghi :

Psychasthénie.

Dacheng :

Nervosité. État d’angoisse. Frayeur. Troubles de mémoire. Délire verbal.
Alcoolisme avec face rouge.

Sun Simiao :

Amnésie.

Neurologie

Chamfrault :

Apoplexie subite. Hémiplégie. Apoplexie avec aphonie. Épilepsie avec trismus. Trouble de la parole. Corps renversé en arc.

Soulié de Morant :

Énergie du cerveau postérieur (primate, couleur)
- Insuffisance : parole gênée, pas facile. Amnésie cérébrale avec faiblesse.
- Excès : méningite aiguë ou chronique. Enfants surexcités se renversant en arrière. Tout trouble nerveux. Épilepsie (corps renversé, bêle comme un mouton). Hémiplégie ?
Paupière supérieure (nerf moteur oculaire commun). Paralysie faciale (ne peut fermer les paupières, disperser ; ne peut ouvrir les paupières, tonifier). Névralgie faciale (oeil, le long du nez, coin de bouche, premières molaires, gorge).
Epilepsie infantile et tous troubles épileptoïdes ; spasme, courbe le dos.

Pékin :

Apoplexie. Épilepsie.

Roustan :

Syncope, épilepsie. Attaque directe du vent (中風 zhongfeng : apoplexie), trismus, hémiplégie.

Duron-Borsarello :

Anémie cérébrale. Hémiplégie. Épilepsie.

Dacheng :

Hémiplégie. Épilepsie. Apoplexie avec coma et anarthrie. Coma cadavérique. Perte de connaissance due à l'attaque directe de shou shaoyin par le Vent (+ 6MC). Perte de connaissance avec anarthrie, paralysie oculaire et orthotonos due à l'attaque directe du Vent (+ 62V). Convulsions, épilepsie infantile due à un trouble de Rate (regard fixe, convulsions des mains, émission salivaire) (+ 7P pour VC).

Sun Simiao :

Épilepsie avec vomissements. Spasmes. Se lève soudainement et tombe à la renverse.

Ophtalmologie

Dacheng :

Yeux rouges par déferlement énergétique du Sang/Coeur.

Sun Simiao :

Fragilité de l’oeil au vent et au froid. Larmoiements.

ORL

Chamfrault :

Nez bouché. Épistaxis. Ne sent plus les saveurs (agueusie).
Angine.

Soulié de Morant :

Oreille interne. Bourdonnements ?
Odorat et goût (boissons et aliments sans goût). Toutes les affections du nez ; coryza (récent, disperser ; ancien, tonifier). Nez bouché, mal de tête, vertige, larmes coulant.

Roustan :

Bourdonnements d'oreilles. Surdité. Nez bouché.

Duron-Borsarello :

Perte des sens (goût, odorat, vue, ouïe) (moxas).

Dacheng :

Nez bouché. Rhinorrhée purulente. Acouphène.

Sun Simiao :

Bourdonnements d'oreilles. Douleur auriculaire.

Dermatologie

Dacheng :

Prurit généralisé (+ 41VB pour daimai).

Cardiovasculaire

Chamfrault :

Malaise au coeur. Palpitations.

Roustan :

HTA.

Dacheng :

Malaise thoracique.

Digestif

Chamfrault :

Vomissements de glaires. Vomissements et sueurs abondantes. Dysenterie ou diarrhée chronique.
Hémorroïdes. Prolapsus rectal chez l'adulte et l'enfant.

Soulié de Morant :

Anus. Hémorroïdes. Prolapsus du rectum.

Roustan :

Prolapsus anal. Hémorroïdes.

Duron-Borsarello :

Ptose (moxas).

Nguyen van Nghi :

Hémorroïdes. Prolapsus rectal.

Dacheng :

Prolapsus rectal chez l’adulte et l’enfant. Dysenterie. Défécation difficile entraînant un prolapsus rectal (+ 6MC pour yinwei).

Sun Simiao :

Nausées.

Andrologie

Soulié de Morant :

Enflure des testicules par accès ?

Dacheng :

Orchi-épididymite sévère.

Gynécologie

Chamfrault :

Symptômes de feng avant ou après l’accouchement. Utérus augmenté de volume.

Nguyen van Nghi/Roustan :

Prolapsus utérin.

Duron-Borsarello :

Ptose (moxas).

Dacheng :

Faiblesse de qi/xue chez la femme : inquiétude, douleurs généralisées, tête lourde, éblouissement (+ 6Rn pour yinqiao).

Hématologie

Chamfrault :

Anémie.

Métabolisme

Dacheng :

Anasarque dû au Vent.

Appareil locomoteur

Chamfrault :

Quatre membres glacés.

Dacheng :

Lombalgie. Contracture de la nuque. Douleur des épaules et du dos.

Pédiatrie

Soulié de Morant :

Enfant pleurant la nuit : 20VG + 9MC si inquiet dans l’obscurité.
Enfants surexcités se renversant en arrière. Tout trouble nerveux. Epilepsie infantile et tous troubles épileptoïdes ; spasme, courbe le dos.

Dacheng :

Convulsions, épilepsie infantile due à un trouble de Rate (regard fixe, convulsions des mains, émission salivaire) (+ 7P pour VC).

Chamfrault/Dacheng :

Prolapsus rectal.


> SYMPTOMATOLOGIE DANS LES TEXTES

Jiayi jing :

- VII-1 (2) : « Atteintes par le froid et maladies fébriles produites par l’affection des six méridiens » / SW 61 : « Les points des eaux et des chaleurs » / LS 23 : « Maladies fébriles »
Selon Lingshu, « ce que l’on appelle les 59 punctures [sont] : sur les côtés interne et externe des deux mains, il y en a trois de chaque [côté], soit [douze] points en tout [c’est à dire Shao shang (11P), Zhong chong (9MC), Shao chong (9C) du côté interne et Shao ze (1IG), Guan chong (1TR), Chang yang (1GI) du côté externe]. Aux intervalles des cinq doigts1, il y en a un à chaque [intervalle], soit huit points en tout [c’est à dire Hou xi (3IG), Zhong zhu (3TR), San jian (3GI), Shao fu (8C)] ; il en est de même aux pieds [c’est à dire Shu gu (65V), Zu lin qi (41VB), Xian gu (43E), Tai bai (3Rt)]. [Au-dessus du front], à 1 pouce à l’intérieur des cheveux, il y en a trois de chaque [côté], soit six [points] en tout [c’est à dire Wu shu (5V), Cheng guan (6V), Tong tian (7V)]. Plus loin, à trois pouces à l’intérieur des cheveux, il y en a cinq de [chaque] côté, soit dix [points] en tout [c’est à dire Lin qi (15VB), Mu chuang (16VB), Zheng ying (17VB), Cheng ling (18VB), Nao kong (19VB)]. En avant et en arrière de l’oreille, au-dessous de la bouche, il y en a un à chaque endroit qui, avec celui du milieu de la nuque, en fait six en tout [c’est à dire Ting hui (2VB), Wan gu (12VB), Cheng jiang (24VC), Ya men (15VG)]. Il y en a un au vertex [c’est à dire Bai hui (20VG)], un au [point] Xin hui (22VG), un à chaque bord des cheveux [selon Leijing, il s’agit de deux points : l’un au bord des cheveux en avant, c’est à dire Shen ting (24VG) et l’autre en arrière, c’est à dire Feng fu (16VG)], un au point Lian quan (23VC), deux au point Feng chi (20VB) et deux aux [points] Tian zhu (10V) ».
« Le Suwen dit : " Les 59 [points] sont les suivants : cinq points sur [chacune des] cinq lignes de la tête2 pour disperser par le haut le reflux de la chaleur de tous les yang. [Les points] Da zhui (14VG), Ying shu (1P), Que pen (12E), Bei shu (12V)* servent tous les huit à disperser la chaleur du thorax. [Les points] Qi chong (30E), San li (36E), Ju xu shang lian (37E) et Ju xu xia lian (39E) servent tous les huit à disperser la chaleur de l’estomac. [Les points] Yun men (2P), Yu gu (15GI), Wei zhong (40V) et Sui kong (11Rn)** servent tous les huit à disperser la chaleur des quatre membres. Les cinq [points] situés des deux côtés des points shu [du dos] des cinq organes [Po hu (42V), Shen tang (44V), Hun men (47V), Yi shu (49V) et Zhi shi (52V)] servent tous les dix à disperser la chaleur des cinq organes. Ces 59 [points] sont à gauche et à droite [des points importants pour guérir les maladies] fébriles." »
1. Selon le Leijing, il s’agit des points situés en arrière des articulations métacarpo-phalangiennes.
2. Le Leijing précise : « les cinq lignes de la tête indiquent les cinq trajets des méridiens, le 
dumai, les deux taiyang de pied et les deux shaoyang de pied. Les cinq points sont respectivement : Shang xing (23VG), Xin hui (22VG), Xian ding (21VG), Bai hui (20VG) et Hou ding (19VG) ; Wu chu (5V), Cheng guan (6V), Tong tian (7V), Luo que (8V) et Yu zhen (9V) ; Lin qi (15VB), Mu chuang (16VB), Zheng ying (17VB), Cheng ling (18VB) et Nao kong (19VB) ; soit 25 points en tout. »
* 背輸 Bei shu est un nom secondaire des points 11V, 12V et 15V. Il s’agit ici du 12V.
** 髓空 Sui kong est un nom secondaire des points 11Rn et 2VG.

- VII-4 : « Maladies convulsives provoquées par l’attaque du vent et du froid et de l’humidité du taiyang »
取囟會、百會,及天柱、鬲、上關,光明主之。
« Les maladies convulsives relèvent des [points] Xin hui (22VG), Bai hui (20VG), ainsi que des [points] Tian zhu (10V), Ge shu (17V), Shang guan (3VB), Guang ming (37VB). »

- VII-5 : « Les trois (types) de malaria causée par la permutation du yin et du yang » / SW 36 : « L’acupuncture dans les malarias »
一,刺瘧者,必先問其病之所先發者,先刺之。先頭痛及重者,先刺頭上及兩額兩肩間出血。先項背痛者,先刺之,先腰脊痛者,先刺中出血。先手臂痛者,先刺手少陰陽明十指間;先足脛酸痛者,先刺足陽明十指間出血。
« Dans la puncture contre la malaria, on se renseigne d’abord sur l’endroit où commence l’accès de la maladie et l’on puncture en premier cet endroit. Si [le patient] commence par avoir la tête douloureuse et lourde, on puncture d’abord en haut de la tête, des deux cotés du front, entre les sourcils et l’on fait saigner1. S’il commence par avoir des douleurs à la nuque et au dos, on les puncture d’abord2. S’il commence par avoir des douleurs aux vertèbres lombaires, on puncture d’abord Xi zhong (40V) et on le fait saigner. S’il commence par des douleurs aux mains et aux bras, on puncture d’abord les shaoyin et yangming de main et les dix doigts3. S’il commence par des douleurs et des courbatures aux pieds et aux jambes, on puncture d’abord le yangming4 de pied et les dix doigts que l’on fait saigner. »
1. Le Leijing dit : « En haut de la tête désigne les points Bai hui (20VG) et Shang xing (23VG) du dumai. Les deux côtés du front désignent les points Xuan lu (5VB) du shaoyang de pied. Entre les sourcils désigne le point Zan zhu (2V) du taiyang de pied ».
Remarques : Ici, NvN cite en lieu et place du 5VB et du 2V deux points hors méridien : Tai yang (9PC) et Yin trang (3PC).
La version du Dacheng dit : « les deux côtés du front » au lieu des tempes et donne Yang bai (14VB) au lieu de 5VB.
2. Remarque : Cette phrase reste imprécise. NvN et Husson la traduisent comme « il faut puncturer les points de la nuque et du dos » à savoir : Feng chi (20VB), Feng fu (16VG), Shen dao (11VG) et Da zhui (11V).
3. Le
Leijing dit : « Pour les shaoyin et yangming de main, il s’agit des points 井 jing (puits), Shao chong (9C) et Shang yang (1GI). On puncture les dix doigts en traitant aussi les points 井 jing (puits) selon les méridiens affectés par la maladie ».
4. Remarque : NvN et Husson citent Li dui (45E).

- VII-5 : « Les trois (types) de malaria causée par la permutation du yin et du yang »
瘧,神庭及百會主之。
« Les malarias (㾬瘧 jienue) relèvent des [points] Shen ting (24VG) et Bai hui (20VG). »

VIII-1 (1) : « La transmission des maladies dans les cinq organes et les accès de frissons et de fièvre » / SW60 : « Discussion sur les creux osseux »
灸寒熱之法先取項大椎以年為壯數 […] 上一灸之 […] 凡當灸二十九處。
« La méthode de la moxibustion dans les frissons et la fièvre [est la suivante] : d’abord, on traite le [point] Da zhui (14VG) à la nuque, avec le nombre de cônes en fonction de l’âge […] On fait des moxas au vertex […] Au total, il y a 29 localisations auxquelles il convient de faire de la moxibustion. »
1. Selon Leijing, il s'agit du point Bai hui (20VG).

- X-2 (2) : « Le vent provoqué par le yang atteint par la maladie »
頂上痛,風頭重,目如,不可左右顧,百會主之。
« Les douleurs au vertex, la tête lourde due au vent, [les douleurs] aux yeux comme s’ils sortaient de leur orbite, l’impossibilité de tourner la tête à droite ou à gauche relèvent du [point] Bai hui (20VG). »
1. 風昡 fengxuan (vertiges dus au vent) désigne aussi bien les vertiges provoqués par un vent interne que par une agression par le pervers vent externe.

XI-2 : « Folie furieuse et épilepsie provoquées par un jue yang et une grande frayeur »
癲疾嘔沫,神庭及兌端、承漿主之。其不嘔沫,本神及百會、後頂、玉枕、天衝、大杼、曲骨、尺澤、陽溪、外丘、當上脘傍五分,通谷、金門、承筋、合陽主之,委中下二寸為合陽。
« L’épilepsie (癲疾 dianji) avec vomissements d’écume relèvent des [points] Shen ting (24VG), Dui duan (27VG), Cheng jiang (24VC). L'épilepsie sans vomissements d'écume relève des [points] Ben shen (13VB), Bai hui (20VG), Hou ding (19VG), Yu zhen (9V), Tian chong (9VB), Da zhu (11V), Qu gu (2VC), Chi ze (5P), Yang xi (5GI), Wai qiu (36VB), Tong gu (20Rn) qui se situe à 0,5 cun à côté du [point] Shang wan (13VC), Jin men (63V), Cheng jin (56V) et He yang 55V). »

- XII-5 : « Maladies des oreilles provoquées par l’atteinte des méridiens (脈 mai) taiyang et shaoyang de main »
耳鳴,百會及頷厭、顱息、天窗、大陵、偏歷、前谷、後溪皆主之。
« Les acouphènes relèvent du [point] Bai hui (20VG) et de tous les [points suivants] : Han yan (4VB), Lu xi (19TR), Tian chuang (16IG), Da ling (7MC), Pian li (6GI), Qian gu (2IG) et Hou xi (3IG). »

Dacheng :

« Acupuncture et fièvres intermittentes de l’automne »
« La puncture doit débuter au niveau de la partie atteinte. Par exemple, si la maladie débute par une céphalée, il faut commencer par puncturer les points situés à la tête [Shang xing (23VG) et Bai hui (20VG)], puis ceux des deux côtés du front [Yang bai (14VB)], enfin ceux qui se trouvent aux sourcils [Zan zhu (2V)] et les faire saigner. »

:

LS 33 : « Discussion sur les mers » / Jiayi jing I-8 : « Les quatre mers »
  人有四海,十二經水者皆注於海。。。腦為髓之海,其輸上在於其蓋,下在風府。。。髓海有餘,則輕勁多力,自過其度;髓海不足,則腦轉耳鳴,脛痠眩冒,目無所見,懈怠安 臥。
« L’homme a quatre mers. Les douze cours d’eau se déversent dans les quatre mers ... Le cerveau, c’est la mer des moelles, son point (輸 shu) en haut se situe au vertex (蓋 gai)1, en bas c’est Feng fu (16VG) ... Quand la mer des moelles est trop abondante, on se sent léger et fort outre mesure ; quand la mer des moelles est insuffisante, on a des vertiges et des acouphènes, les jambes sont courbaturées, on est étourdi et les yeux ne voient pas, on est indolent et on a envie de rester couché. »
1. C’est le point Bai hui (20VG)


> OBSERVATIONS