Ombre milieu
PARTAGEONS LES POINTS
 
Ombre haut
Ombre bas
 














































 

> Résultats de la recherche

12E

Que pen



Noms secondaires

Tian gai


Chi gai



> LOCALISATION

Chamfrault :

Face supérieure de la clavicule, à 4 cun de la ligne médiane antérieure, dans un creux, à 4 cun du point Tian tu (22VC).

Soulié de Morant :

Face antéro-externe du cou, 3 larges TDD en dehors du renflement de la clavicule (corne du sternum), juste au-dessus et en arrière de la clavicule, à l’angle du rebord supérieur profond de la 1ère côte et du rebord externe du scalène antérieur avec forte artère (carotide), dans un creux, 4 TDD en dehors de Qi she (11E), 2 TDD en dedans et au-dessus de Qi hu (13E).

Pékin :

Au milieu du creux sus-claviculaire, sur la verticale passant par le mamelon.

Shanghai :

Au milieu du creux sus-claviculaire, dans la dépression du bord supérieur de la clavicule, à la verticale du mamelon.

Duron-Borsarello :

Sur la clavicule dans l’axe vertical du mamelon.

Nguyen van Nghi :

Au milieu de la fosse claviculaire sur la ligne mamelonnaire.

Dacheng :

Au-dessus et au milieu du bord supérieur de la clavicule.

Sun Simiao :

Dans le creux sus-claviculaire.

Jiayi jing :

III-13 : « les 28 points de l’épaule »
缺盆,一名天蓋,在肩上橫骨陷者中。
« Le [point] Que pen (12E), qui s’appelle aussi Tian gai, se situe à l’épaule dans le creux sus-claviculaire (橫骨 henggu). »


> TECHNIQUES DE PUNCTURE

Chamfrault :

3 fen pendant 7 respirations. Ne pas piquer trop profondément ; une piqûre trop profonde peut déclencher la dyspnée et la toux selon Suwen.

Pékin/Shanghai :

Perpendiculaire, 0,3 à 0,5 cun. Ne pas piquer les vaisseaux.

Nguyen van Nghi :

Verticale, 0,3 à 0,5 cun. Le Suwen précise : « Ne pas piquer trop profondément. La puncture profonde peut déclencher toux et dyspnée.

Dacheng :

Selon Tongren, 0,3 cun. Selon Suwen, 0,3 cun pendant 7 respirations ; ne pas puncturer trop profondément, la puncture profonde pouvant déclencher toux et dyspnée.

Jiayi jing :

III-13 : « les 28 points de l’épaule »
刺入三分,留七呼,灸三壯,刺太深,令人逆息。
« On le puncture à 0,3 pouce de profondeur et on laisse l’aiguille pendant sept expirations. On y fait trois cônes de moxa. Si on le puncture trop profondément, on provoque un reflux (逆 ni) du souffle respiratoire (息 xi). »


> FONCTIONS

Soulié de Morant :

Tonifie estomac et autres méridiens/organes producteurs yang.
Agit estomac et méridiens yang en général, muscles élévateurs de l’épaule, extenseurs du bras, de l’avant-bras, du carpe, des doigts, des supinateurs.

Duron-Borsarello :

Point de passage des méridiens yang.

Nguyen van Nghi :

Point de passage des méridiens tendino-musculaires yang du pied, passant par le cou pour gagner le crâne (V, E, VB).
Point de passage de tous les méridiens principaux yang du corps, à l’exception de ZTYg/V.

Gérard Guillaume-Mach Chieu :

Dégage et abaisse le qi du poumon
Perméabilise les méridiens et vivifie les luo. Harmonise le qi et le sang.

Lingshu :

LS 17 : « Les mesures des méridiens (脈 mai) » / Jiayi jing II-2 : « Les huit méridiens extraordinaires »
蹻脈者,少陰之別,起於然骨之後。上內踝之上,直上循陰股,入陰,上循胸,入缺盆,上出人迎之前,入頄,屬目內眥,合於太陽,陽蹻而上行,氣并相還,則為濡,目氣不榮,則目不合。

« Le qiaomai est une branche (別 bie) du shaoyin, il part en arrière du scaphoïde [du pied] (然谷 rangu)1, monte au-dessus de la malléole interne, monte tout droit en suivant la face interne de la cuisse, entre dans les organes génitaux (陰 yin), monte pour suivre l’intérieur (裏li) de la poitrine et pour entrer dans le creux sus-claviculaire (缺盆 quepen)2, monte en suivant le sinus carotidien3 pour entrer dans l’os malaire, établit une relation de dépendance (屬 shu) avec le coin interne de l’oeil et se réunit au taiyang et au yangqiao pour circuler vers le haut. Lorsque les souffles (du yinqiao et du yangqiao) se réunissent (並 bing) et communiquent entre eux (相還 xianghuan) les yeux sont imbibés ; si [leur] souffle ne [les] fait pas prospérer, les yeux ne se ferment pas4 *. »
1. D’après la note de la présente édition, il s’agit du point Zhao hai (6Rn), le point de départ du yinqiao mai. Cependant, d’autres auteurs le font partir du point Ran gu (2Rn).
2. Que pen 缺盆 désigne le creux sus-claviculaire, mais c’est aussi le nom du [point] 12E.
3. Ren ying 人迎 désigne le sinus carotidien, endroit où l’on prend le pouls, mais c’est aussi le nom du [point] 9E.
4. Le 
Leijing commente : « Si le souffle du qiaomai n’est pas florissant (榮 rong), les yeux ne peuvent pas se fermer. » C'est pourquoi le chapitre 21 du présent ouvrage dit : « Après être entrée dans le cerveau, [cette branche] se sépare en yinqiao et yangqiao dont [les souffles] yin et yang se croisent : le [souffle] yang entre et le [souffle] yin sort. Le yin et le yang se croisent au coin externe de l’oeil (銳眥 ruizi). Lorsque le souffle yang abonde, les yeux sont écarquillés ; lorsque le souffle yin abonde, les yeux se ferment ». C'est-à-dire que l’ouverture et la fermeture des yeux sont gouvernées par les qiaomai. D’après la note de la présente édition, il s’agit du point Zhao hai, le point de départ du yinqiao mai.
* Le 
Jiayi jing écrit : « Les souffles (du yin et du yangqiao) se réunissent (相並 xiangbing) et communiquent entre eux (相還 xianghuan) pour imbiber [une autre version dit : profondément] les yeux ; si (leur) souffle ne (les) nourrit pas, les yeux ne se ferment pas. »

Jiayi jing :

III-13 : « les 28 points de l’épaule »
骨空論注云手陽明脈氣所發。氣府論注云足陽明脈氣所發。
Le commentaire de la "Discussion sur les demeures du souffle" dit : « Le souffle du méridien yangming de pied s’y déploie. »

Jean Marc Kespi :

« Acupuncture »
Les idéogrammes évoquent les notions de toit, de couvercle, de "vers le ciel", de cuvette, d’ébréché (anatomique) et de déficient (énergétique).
Il ne faut pas confondre ce point avec la zone de même nom qui est le creux sus-claviculaire.
Sa symptomatologie nous dit :
- Plénitude du tronc au niveau de la poitrine ("plénitude de la poitrine, chaleur dans la poitrine, dyspnée améliorée après expectoration" – après donc expulsion de l’énergie) et de l’abdomen ("ne supporte pas cou et taille serrés").
- Vide aux membres supérieurs, au creux sus-claviculaire et à la tête : "fièvre avec sensation de froid, enflure en général (et non oedème, ce qui est différent)" (car le yang ne fait pas circuler le yin), "faiblesse et irritabilité des nerfs, insomnie par nervosisme, tremblements ou agitation des membres".
Ainsi, à l’échelon du corps entier, ce point dirige la fin du yang (yangming) qui, parti des membres inférieurs (taiyang-56 ZTYg/V), passe au tronc (shaoyang-23 ZSYg/VB) pour gagner la tête et les membres supérieurs (yangming-12 ZYgM/E). Ne nous étonnons pas que le yang monte car nous ne considérons pas ici l’homme sur le plan topographique de l’intensité de yang (où le haut est yang quand le bas est yin) mais sur celui des échanges au cours desquels le yang va de haut en bas et de bas en haut, d’avant en arrière et d’arrière en avant, … comme le yin.
Remarquons de plus comment le même idéogramme évoque dans le même temps une notion anatomique (ébréché) et énergétique (déficient : fin du yang), ceci pour dire que des critères anatomiques ne suffisent jamais à expliquer le nom d’un point.
Il faut donc piquer le 12 ZYgM/E pour faire monter le yang des membres inférieurs et du tronc vers la tête et les membres supérieurs.


> SYMPTOMATOLOGIE

Signes généraux

Chamfrault :

Fièvre avec sensation de froid. Fièvre avec sensation de chaleur dans la poitrine (la piqûre de ce point disperse cette sensation).
Scrofule.

Soulié de Morant :

Ne supporte pas cou et taille serrés (tonifier).
Faiblesse et irritabilité des nerfs (tonifier).
Insomnie par nervosisme, par surexcitation et par angoisse (tonifier).
Après un refroidissement, chaleur prolongée de poitrine, fièvre. Ganglions ?

Duron-Borsarello :

scrofule.

Sun Simiao :

Fièvre et frilosité. Hyperhidrose. Maladie du shanghan.
Scrofule. Adénopathie cervicale.

Psychisme

Soulié de Morant :

Faiblesse et irritabilité des nerfs (tonifier). Loquacité. Grimaces.
Nervosisme, surexcitation ou angoisse (entraînant insomnie).

Neurologie

Soulié de Morant :

Tremblements ou agitation des membres (tonifier) (Parkinson, SEP ?).
Paralysie d’Erb (cf appareil locomoteur).

Pékin/Duron-Borsarello/Nguyen van Nghi/Roustan :

Névralgie intercostale.

ORL

Pékin :

Enflure et douleur de la gorge.

Nguyen van Nghi :

Pharyngite.

Dacheng :

Bi du pharynx. Affections de la gorge.

Sun Simiao :

Chaud et froid dans la gorge. Inflammation de la gorge. Angine.

Lymphatiques

Chamfrault/Duron-Borsarello :

Scrofule.

Soulié de Morant :

Acné ne cédant pas.
Épaule, creux sus-claviculaire (salières) : inflammation, ulcère, abcès, ganglions suppurés.

Dacheng :

Scrofule. Adénopathie cervicale. Inflammation de la fosse sus-claviculaire.

Pneumologie

Chamfrault :

Fièvre avec sensation de chaleur dans la poitrine (la piqûre de ce point disperse cette sensation).
Plénitude de la poitrine. Dyspnée.

Soulié de Morant :

Toux incessante, nerveuse, sèche (tonifier).
Asthme amélioré après expectoration le matin surtout (bronchite chronique) (tonifier). Bronchite aiguë. Pleurésie. Abcès des poumons.
Après un refroidissement, chaleur prolongée de poitrine, fièvre, toux, essoufflement.

Pékin :

Asthme. Pleurésie.

Roustan :

Suffocation intermittente (certains textes ajoutent pleurésie).

Duron-Borsarello :

Maladies de poitrine. Asthme.

Nguyen van Nghi :

Asthme. Emphysème. Affections pleurales.

Dacheng :

Dyspnée. Sensation de gonflement thoracique avec plénitude abdominale. Sensation permanente de chaleur ou de brûlure dans le thorax.

Sun Simiao :

Chaleur thoracique. Respiration saccadée (xifen). Toux. Toux avec hémoptysie.

Cardiovasculaire

Soulié de Morant :

Artères : carotides, forts battements (tonifier). HTA (tonifier) (agit sur sinus carotidien).
Tachycardie paroxystique.

Duron-Borsarello :

Maladies de la poitrine.

Digestif

Roustan :

Hoquet.

Dacheng :

Plénitude abdominale avec sensation de gonflement thoracique.
Ascite (ou oedème).

Endocrinologie

Roustan :

Gonflement du cou.

Métabolisme

Chamfrault :

Oedème en général.

Dacheng :

Oedème.

Appareil locomoteur

Chamfrault :

Enflure de la ceinture scapulaire.

Soulié de Morant :

Cou, épaule et membre supérieur : muscles élévateurs du bras(deltoïde, trapèze) ; muscles extenseurs du bras (triceps) ; muscles supinateurs, muscles radiaux ; extenseurs des doigts : flaccidité (paralysie d’Erb) ; ou contracture ou inflammation.

Dacheng :

Douleur et enflure de la fosse sus-claviculaire.
Torticolis dû au Vent.

Sun Simiao :

Douleur de l’épaule et du dos.

Pékin/Duron-Borsarello/Nguyen van Nghi/Roustan :

Névralgie intercostale.

Suwen :

Torticolis. 


> SYMPTOMATOLOGIE DANS LES TEXTES

Suwen :

SW60 : « Dissertation sur les trous osseux »
失枕在肩上橫骨間。折使榆臂齊肘正灸脊中。
« Dans la cervicalgie avec nuque raide, il faut puncturer le dessus de l’os transversal (acromion) de l’épaule et le point du rachis au niveau des coudes verticalisés. »
Commentaire de NvN : il s’agit de Jian jing (21VB) pour le premier point et Yang guan (3VG) pour le second.
Commentaire de Husson : il s’agit de Que pen (12E) au lieu de Jian jing (21VB).

Lingshu :

- LS 20 : « Les cinq pervers (五邪 wuxie) » / Jiayi jing IX-3 : « Toux avec remontée du souffle produite par le pervers qui, se situant au poumon, aux cinq organes et aux six entrailles, les rend malades »
邪在肺,則病皮膚痛,寒熱,上氣喘,汗出,欬動肩背。取之膺中外喻,背三節五臟之傍,以手疾按之,快然,乃刺之。取之缺盆中以越之。
« Si le pervers se situe dans le poumon, on souffre de douleurs à la peau, d’accès de frissons et de fièvre, de remontée du souffle avec dyspnée, de transpiration et de toux qui secoue les épaules et le dos. On traite les points (俞 shu) sur les côtés externes de la poitrine (膺中 yingzhong)1 ainsi que ceux du dos à côté de la 3ème vertèbre dorsale [Fei shu-13V]. On appuie dessus et, dès que [le patient] ressent une sensation agréable, on puncture. On traite aussi au milieu du creux sus-claviculaire2 afin de dissiper (越 yue) [le pervers]. »
1. Selon le Leijing, il s’agit des points Yun men (2P) et Zhong fu (1P).
2. Ou bien on traite le point Que pen (12E). Le commentaire moderne du
Lingshu dit qu’il s’agit du point Tian tu (22VC) qui se situe au milieu et à égale distance des deux creux sus-claviculaires. Il fait en cela probablement référence à la phrase du Lingshu 2 qui dit « au milieu des creux sus-claviculaires, c’est renmai, on l’appelle tiantu. »
Version de Chamfrault : « Si l’énergie perverse atteint les poumons, le malade ressent des douleurs à l’épiderme, des frissons ou de la fièvre, il a la sensation que son énergie assaille la partie supérieure du corps, il transpire et tousse ; dans ce cas, il faut puncturer le point Po hu (42V), situé à côté du point d’assentiment des poumons (Fei shu 13V). Il faut d’abord masser fortement Po hu avec le doigt jusqu’à ce qu’il sente un soulagement, à ce moment on le puncture, puis on puncture le point Fu tu (18GI) pour attirer l’énergie perverse au-dehors. »

- LS 79 : « Discussion sur la rosée de la fin de l’année » / Jiayi jing VII-5 : « Les trois [types] de malaria causées par la permutation du yin et du yang » / SW 35 : « Des malarias »
邪客於風府,病循膂而下,衛氣一日一夜,常大會於風府,其明日日下一節,故其日作晏,此其先客於脊背也。故每至於風府則腠理開,腠理開則邪氣入,邪氣入則病作,此所以日作尚晏也。衛氣之行風府,日下一節,二十一日下至尾底,二十二日入脊內,注於伏沖之脈,其行九日,出於缺盆之中,其氣上行,故其病稍益至。其內搏於五臟,橫連募原,其道遠,其氣深,其行遲,不能日作,故次日乃蓄積而作焉。
黃帝曰:衛氣每至於風府,腠理乃發,發則邪入焉。其衛氣日下一節,則不當風府,奈何?岐伯曰:風府無常,衛氣之所應,必開其腠理,氣之所舍節,則其府也
« Le souffle pervers s’installe au [point] Feng fu (16VG) et descend le long de la colonne vertébrale. Le souffle défensif fait une grande réunion (大會 dahui) régulièrement (常 chang)1 à chaque nycthémère au [point] Feng fu (16VG), et le pervers descend chaque jour d’une vertèbre, c’est pourquoi les accès se produisent avec retard2. Il en est ainsi parce que [le pervers] loge d’abord dans le dos (脊背 jibei). Chaque fois que [le souffle défensif] arrive au [point] Feng fu, les linéaments (腠理 couli) s’ouvrent. Si les couli s’ouvrent, le souffle pervers pénètre et, lorsqu’il pénètre, il y a accès de la maladie. C’est pour cette raison que les accès quotidiens se produisent avec quelque retard. Circulant [à partir du point] Feng fu (16VG), le souffle défensif descend d’une vertèbre par jour3. Au 21e jour, il arrive au sacrum (尾骶 weidi) ; au 22e jour il entre à l’intérieur de la colonne vertébrale et se verse dans le chongmai (伏衝之脈 fuchong zhi mai)4. Le souffle monte pendant neuf jours et sort au milieu du creux sus-claviculaire (缺盆 quepen)5. Ce souffle monte plus haut de jour en jour6, c’est pourquoi les accès sont chaque jour plus tôt.
Huangdi demanda : Chaque fois que le souffle défensif arrive au [point] Feng fu (16VG), les couli [s’ouvrent] et il y a un accès. S’il y a un accès, le pervers est entré. Comme le souffle défensif descend d’une vertèbre chaque jour, [l’endroit où] surgit le souffle ne correspond [donc] plus au [point] Feng fu (16VG). Pourquoi en est-il ainsi ?
Qibo répondit : Le vent (風 feng) n’a pas de demeure (府 fu) permanente7. À l’endroit où le souffle défensif y correspond, les linéaments (腠理 couli) s’ouvrent obligatoirement ; si le souffle pervers s’y installe (舍 she), alors c’est sa demeure8. »
1. Remarque : « Régulièrement » n’est pas cité dans le texte correspondant du Jiayi jing. 常 chang signifie d’après le petit dictionnaire Ricci de la langue chinoise : « durable, constant, immuable »
2. Les commentaires du
Leijing, Wang Bing, … expliquent que l’accès de malaria se produit lors de la rencontre du souffle défensif avec le souffle pathogène externe qui pénètre d’abord dans la région du point Feng fu (16VG) et ensuite descend le long de la colonne vertébrale à une vitesse d’une vertèbre par jour, ce qui allonge le chemin du souffle défensif avant la rencontre du souffle pervers. Un chemin exigeant un temps plus long, les accès retardent.
3. Le texte correspondant du
Jiayi jing est différent : « En sortant du [point] Feng fu (16VG) [le souffle pervers] descend d’une vertèbre par jour »
4. Le texte correspondant du
Jiayi jing dit 太衝之脈 taichongzhimai et la note précise que 太衝 taichong est un autre nom du chongmai. Le texte du Suwen l’appelle 伏膂 fulü. D’après Wang Bing, 伏膂 fulü est une branche interne du méridien du rein. De la même façon, à la place de 21e et 22e jours, le Suwen dit : « 25e et 26e » jours. Se basant sur le nombre de vertèbres, la plupart des commentaires anciens suivent le Jiayi jing, d’autant plus aisément que le Taisu donne aussi les nombres 21 et 22. Une note du texte correspondant du Jiayi jing dit « dans le Suwen, il y a 25 à la place de 21, 26 à la place de 22 et 伏膂 fulü à la place de 太衝 taichong ».
5. D’après le commentaire de
Wang Bing, cette phrase doit se lire : « Sort au [point] Que pen (12E) », car ici le [souffle] pervers quitte le méridien du rein pour entrer dans le méridien du poumon. Cependant, le Suwen shi précise que, dans ce texte, quepen ne désigne pas le point de même nom (12E) mais le creux sus-claviculaire. L’édition chinoise suit cette dernière interprétation.
6. « De jour en jour » est ajouté d’après le commentaire du
Taisu.
7. On peut aussi traduire cette phrase ainsi : « La pénétration au [point] Feng fu (16VG) n’est pas constante ».Les noms des points d’acupuncture ont souvent une signification qui a trait à leur emplacement, fonction thérapeutique ou physiologique, etc.
Fengfu peut se traduire par « demeure du vent ». Comme le précise le commentaire du Suwen zhuzheng fawei, fu signifie l’endroit où quelque chose s’assemble et « n’a pas de demeure permanente » signifie qu’il n’y a pas d’endroit permanent où le vent puisse atteindre [l’homme].
8. C'est-à-dire qu’il y a un accès de la maladie.


Jiayi jing :

VII-1 (2) : « Atteintes par le froid et maladies fébriles produites par l’affection des six méridiens » / SW 61 : « Les points des eaux et des chaleurs » / LS 23 : « Maladies fébriles »
Selon Lingshu, « ce que l’on appelle les 59 punctures [sont] : sur les côtés interne et externe des deux mains, il y en a trois de chaque [côté], soit [douze] points en tout [c’est à dire Shao shang (11P), Zhong chong (9MC), Shao chong (9C) du côté interne et Shao ze (1IG), Guan chong (1TR), Chang yang (1GI) du côté externe]. Aux intervalles des cinq doigts1, il y en a un à chaque [intervalle], soit huit points en tout [c’est à dire Hou xi (3IG), Zhong zhu (3TR), San jian (3GI), Shao fu (8C)] ; il en est de même aux pieds [c’est à dire Shu gu (65V), Zu lin qi (41VB), Xian gu (43E), Tai bai (3Rt)]. [Au-dessus du front], à 1 pouce à l’intérieur des cheveux, il y en a trois de chaque [côté], soit six [points] en tout [c’est à dire Wu shu (5V), Cheng guan (6V), Tong tian (7V)]. Plus loin, à trois pouces à l’intérieur des cheveux, il y en a cinq de [chaque] côté, soit dix [points] en tout [c’est à dire Lin qi (15VB), Mu chuang (16VB), Zheng ying (17VB), Cheng ling (18VB), Nao kong (19VB)]. En avant et en arrière de l’oreille, au-dessous de la bouche, il y en a un à chaque endroit qui, avec celui du milieu de la nuque, en fait six en tout [c’est à dire Ting hui (2VB), Wan gu (12VB), Cheng jiang (24VC), Ya men (15VG)]. Il y en a un au vertex [c’est à dire Bai hui (20VG)], un au [point] Xin hui (22VG), un à chaque bord des cheveux [selon Leijing, il s’agit de deux points : l’un au bord des cheveux en avant, c’est à dire Shen ting (24VG) et l’autre en arrière, c’est à dire Feng fu (16VG)], un au point Lian quan (23VC), deux au point Feng chi (20VB) et deux aux [points] Tian zhu (10V) ».
« Le Suwen dit : " Les 59 [points] sont les suivants : cinq points sur [chacune des] cinq lignes de la tête2 pour disperser par le haut le reflux de la chaleur de tous les yang. [Les points] Da zhui (14VG), Ying shu (1P), Que pen (12E), Bei shu (12V)* servent tous les huit à disperser la chaleur du thorax. [Les points] Qi chong (30E), San li (36E), Ju xu shang lian (37E) et Ju xu xia lian (39E) servent tous les huit à disperser la chaleur de l’estomac. [Les points] Yun men (2P), Yu gu (15GI), Wei zhong (40V) et Sui kong (11Rn)** servent tous les huit à disperser la chaleur des quatre membres. Les cinq [points] situés des deux côtés des points shu [du dos] des cinq organes [Po hu (42V), Shen tang (44V), Hun men (47V), Yi shu (49V) et Zhi shi (52V)] servent tous les dix à disperser la chaleur des cinq organes. Ces 59 [points] sont à gauche et à droite [des points importants pour guérir les maladies] fébriles." »
1. Selon le Leijing, il s’agit des points situés en arrière des articulations métacarpo-phalangiennes.
2. Le 
Leijing précise : « les cinq lignes de la tête indiquent les cinq trajets des méridiens, le du mai, les deux tai yang de pied et les deux shao yang de pied. Les cinq points sont respectivement : Shang xing (23VG), Xin hui (22VG), Xian ding (21VG), Bai hui (20VG) et Hou ding (19VG) ; Wu chu (5V), Cheng guan (6V), Tong tian (7V), Luo que (8V) et Yu zhen (9V) ; Lin qi (15VB), Mu chuang (16VB), Zheng ying (17VB), Cheng ling (18VB) et Nao kong (19VB) ; soit 25 points en tout. »
* 背輸 Bei shu est un nom secondaire des points 11V, 12V et 15V. Il s’agit ici du 12V.
** 髓空 Sui kong est un nom secondaire des points 11Rn et 2VG.

- VIII-1 (2) : « Transmission des maladies dans les cinq organes et les accès de frissons et de fièvre »
肩痛引項,寒熱,缺盆主之。
« La douleur des épaules avec irradiation à la nuque et frissons et fièvre relèvent du [point] Que pen (12E). »

- VIII-1 (2) : « Transmission des maladies dans les cinq organes et les accès de frissons et de fièvre »
寒熱適,胸中滿,有大氣,缺盆中滿痛者死;外潰不死,肩引項,不舉,缺盆中痛,汗不出,喉痺,咳嗽血,缺盆主之。
« Les frissons et la fièvre avec lymphadénite scrofuleuse (癧 li), plénitude de la poitrine qui est remplie d’air (大氣 daqi), sont mortels si le creux sus-claviculaire (缺盆 quepen) est plein et douloureux ; si [les ganglions] se fistulisent, ce n’est pas mortel. La douleur des épaules irradie à la nuque avec impossibilité de lever les bras, douleur du creux sus-claviculaire (缺盆 quepen), absence de transpiration, bi de la gorge, toux [avec crachement de] sang relèvent du [point] Que pen (12E). »

- IX-8 : « Gonflement abdominal, douleurs lombaires irradiant au dos et douleurs hypogastriques irradiant aux testicules provoqués par les maladies qui atteignent les reins et l’intestin grêle »
腰痛怏怏不可以俯仰,腰以下至足不仁,入脊腰背寒,次窌主之,先取缺盆,後取尾與八
« Les lombalgies avec sensation de mal être (怏怏 yangyang), impossibilité de se pencher en avant et en arrière, engourdissement de la ceinture jusqu’aux pieds, [et si le pervers] pénètre dans les vertèbres, froid aux lombes et au dos relèvent du [point] Ci liao (32V). On traite d’abord le [point] Que pen (12E) et ensuite on traite la région sacro-coccygienne (尾骶 weidi)1 et les huit [points] 髎 liao (八髎 baliao)2. »
1. D’après la présente édition chinoise, il s’agit du [point] Chang qiang (1VG).
2. Il s’agit des points 髎
liao situés en regard des quatre trous sacrés, de chaque côté de la ligne médiane (Shang liao 31V, Ci liao 32V, Zhong liao 33V et Xia liao 34V).

- XII-10 : « Diverses maladies de la femme »
腰痛不可俯仰,先取缺盆,後取尾
« Les douleurs lombaires au point de ne pas pouvoir se pencher en avant ni en arrière relèvent du [point] Ci liao (32V)1. On traite d’abord le [point] Que pen (12E) et ensuite on traite la région sacro-coccygienne (尾骶 weidi). »
1. Note personnelle : Le texte chinois ne parle pas de Ci liao (32V).


> OBSERVATIONS